{"id":30470,"date":"2011-06-29T13:57:31","date_gmt":"2011-06-29T13:57:31","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4272","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4272\/","title":{"rendered":"Portrait : Leonora Miano"},"content":{"rendered":"<p>\nL\u00e9onora Miano est n\u00e9e en 1973 \u00e0 Douala au Cameroun et r\u00e9side en France depuis 1991. &#8211; <\/p>\n<p>\nEnfant, elle r&ecirc;vait en regardant des  artistes comme Cyd Charisse dans les com&eacute;dies musicales dont raffolait  son p&egrave;re,  d&rsquo;arpenter elle aussi les sc&egrave;nes de music-hall. L&rsquo;&eacute;criture,  dit-elle, est simplement une chose qui lui est arriv&eacute;e sans qu&rsquo;elle  puisse l&#8217;emp&ecirc;cher. Pour Miano, on &eacute;crit en raison d&rsquo;une certaine  tournure d&rsquo;esprit et parce qu&rsquo;on y est pouss&eacute;.<\/p>\n<p>C&rsquo;est avec <em>L&rsquo;int&eacute;rieur de la nuit<\/em> (2005), premier texte d&rsquo;un triptyque comprenant <em>Contours du jour qui vient<\/em> (2006) et <em>Les aubes &eacute;carlates<\/em> (2009), qu&rsquo;elle se fait conna&icirc;tre du public. Salu&eacute; par la critique et pl&eacute;biscit&eacute; par les lecteurs, <em>L&rsquo;int&eacute;rieur de la nuit<\/em> re&ccedil;oit une avalanche de prix, parmi lesquels :<\/p>\n<p>&#8211; Les lauriers verts de la for&ecirc;t des livres, R&eacute;v&eacute;lation 2005<br \/>\n&#8211; Le Prix Louis Guilloux 2006<br \/>\n&#8211; Le Prix Montalembert du premier roman de femme 2006<br \/>\n&#8211; Le Prix R&eacute;n&eacute; Fallet 2006<br \/>\n&#8211; Le Prix de l&rsquo;excellence camerounaise 2007<br \/>\n&#8211; Le Prix Grinzane Cavour (pour la traduction italienne du roman, dans la cat&eacute;gorie : 1er roman &eacute;tranger) 2008<\/p>\n<p><em>L&rsquo;int&eacute;rieur de la nuit<\/em> fait son entr&eacute;e dans les programmes  scolaires camerounais &agrave; la rentr&eacute;e 2010\/2011. Il sera propos&eacute; aux &eacute;l&egrave;ves  des classes de 2nde. Pour l&rsquo;auteur, il s&rsquo;agit d&rsquo;une v&eacute;ritable  cons&eacute;cration pour ce roman qui lui avait valu l&rsquo;ire d&rsquo;un grand nombre  d&rsquo;Africains vivant en Europe.<\/p>\n<p><em>Contours du jour qui vient<\/em> re&ccedil;oit le prix <strong>Goncourt des lyc&eacute;ens<\/strong> en novembre 2006. <em>Les aubes &eacute;carlates<\/em>,  &eacute;l&eacute;ment central d&rsquo;une trilogie centr&eacute;e sur les blessures ignor&eacute;es de  l&rsquo;&acirc;me subsaharienne, est  publi&eacute; &agrave; l&rsquo;automne 2009. Soumis &agrave; l&rsquo;&eacute;diteur  d&egrave;s 2006, ce roman a donn&eacute; du fil &agrave; retordre &agrave; l&rsquo;auteur qui devait en  assumer le propos.<\/p>\n<p>En effet, <em>Les aubes &eacute;carlates<\/em> interroge le silence subsaharien concernant la Traite transatlantique<sup>1<\/sup>, et propose une vision audacieuse, m&eacute;taphorique, de l&rsquo;impact de cet oubli sur la r&eacute;alit&eacute; contemporaine du continent.<\/p>\n<p>Avec <em>Tels des astres &eacute;teints<\/em> (2008), L&eacute;onora Miano entame la  production d&rsquo;une oeuvre ouvertement afro-diasporique, m&ecirc;lant personnages  subsahariens et afrodescendants. <em>Tels des astres &eacute;teints<\/em>, qualifi&eacute; de <strong>instant classic<\/strong>  par un grand nombre de lecteurs tant il est pionnier  dans l&rsquo;espace  litt&eacute;raire fran&ccedil;ais, aborde, en les probl&eacute;matisant, les sujets de la  race, de l&rsquo;origine et du rapport &agrave; l&rsquo;autre.<\/p>\n<p>Pour les jeunes Fran&ccedil;ais d&rsquo;ascendance subsaharienne et carib&eacute;enne en particulier, il s&rsquo;agit d&rsquo;un <strong>roman culte<\/strong>.  Miano est honor&eacute;e de d&eacute;couvrir que certains passages de ce livre ont  inspir&eacute; des artistes comme la chanteuse Cae, qui lui d&eacute;die un titre sur  son premier album<sup>2<\/sup>. Sans traiter des m&ecirc;mes sujets, les romans &agrave; venir continueront de porter cette ambition afro-transversale.<\/p>\n<p><em>Blues pour Elise<\/em>, que Miano envisage comme un roman &eacute;clat&eacute;,  para&icirc;t en octobre 2010. Ce texte marque le d&eacute;but d&rsquo;une t&eacute;tralogie  intitul&eacute;e Figures afrop&eacute;ennes, et qui sera consacr&eacute;e &agrave; la pr&eacute;sence noire  dans la France de nos jours. Le prisme choisi est volontairement  intimiste. Les textes de la t&eacute;tralogie para&icirc;tront en alternance avec des  romans plus &quot; conventionnels &quot;.<\/p>\n<p>L&rsquo;auteur propose &eacute;galement des textes courts. Dans la collection Etonnants Classiques des &eacute;ditions Flammarion, <em>Afropean Soul et autres nouvelles<\/em> (2008). Dans la collection Exquis d&rsquo;&eacute;crivains chez Nil, <em>Soulfood &eacute;quatoriale<\/em>  (2009), une d&eacute;couverte du Cameroun en saveurs. Ce texte re&ccedil;oit le prix  Eug&eacute;nie Brazier en novembre 2009, dans la cat&eacute;gorie : coup de coeur.<\/p>\n<p><sup>1<\/sup> Les Traites arabes devant bien s&ucirc;r &ecirc;tre sugg&eacute;r&eacute;es chaque fois qu&rsquo;on aborde ce sujet.<br \/>\n<sup>2<\/sup> Cette chanson s&rsquo;intitule Shelter From The Storm, et figure sur l&rsquo;album Daughter Of The Dust de Cae : <a href=\"http:\/\/www.myspace.com\/caemusic\" target=\"blank\">http:\/\/www.myspace.com\/caemusic<\/a><\/p>\n<p>http:\/\/www.leonoramiano.com<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u00e9onora Miano est n\u00e9e en 1973 \u00e0 Douala au Cameroun et r\u00e9side en France depuis 1991. &#8211; Enfant, elle r&ecirc;vait en regardant&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30470","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30470","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30470"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30470\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30470"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30470"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30470"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}