{"id":30477,"date":"2011-07-08T14:29:18","date_gmt":"2011-07-08T14:29:18","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4279","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4279\/","title":{"rendered":"Livre : Amour et beaut\u00e9 contre les affres de l\u2019existence"},"content":{"rendered":"<p>Le professeur Louis Martin Onguene Essono faite une note du recueil de po\u00e8me de Herv\u00e9 C\u00e9lestin Nkoa Essengu\u00e9, 13ans. &#8211; <\/p>\n<p>\n&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\">  <\/p>\n<p>La  vie d&rsquo;un &ecirc;tre humain, fut-il enfant, est faite de  vicissitudes. C&rsquo;est  la v&eacute;rit&eacute; qui se r&eacute;v&egrave;le la lecture de ce recueil de po&eacute;sie enfantine  intitul&eacute; &laquo;Et votre c?ur se purifie&raquo;, une po&eacute;sie parue aux &eacute;ditions  Ifrikiya, Yaound&eacute;, 2011. <br \/>\nOh! Une production enfant, et puis c&rsquo;est  tout! Pourraient s&rsquo;exclamer quelques ex&eacute;g&egrave;tes ressuscit&eacute;s de la g&eacute;henne.  Non, cette fr&ecirc;le plume berce son lecteur dans son univers de la puret&eacute;  transparente qui est v&eacute;ritablement celui de l&rsquo;enfance, au c?ur pur et  clair et qui se dessine sur plusieurs espaces. Une premi&egrave;re clairi&egrave;re  (La clairi&egrave;re, c&rsquo;est une subdivision d&rsquo;une oeuvre. <br \/>\nLes grands  analystes parlent d&rsquo;isotopie, c&rsquo;est-&agrave;-dire un regroupement de textes  d&rsquo;un m&ecirc;me ouvrage traitant d&rsquo;un m&ecirc;me th&egrave;me), la premi&egrave;re clairi&egrave;re  comprendrait peut-&ecirc;tre les po&egrave;mes familiaux comme Maman (p.13) qui  exhale, avec la candeur et innocence mais non avec  la na&iuml;vet&eacute; d&rsquo;un  enfant plein de gratitude pour celle qui, neuf mois durant, l&rsquo;a prot&eacute;g&eacute;  en son sein, l&rsquo;a allait&eacute; et consolid&eacute; de ses seins, l&rsquo;a ceint de son  amour, jusqu&rsquo;au jour il si&egrave;gera parmi les saints. <\/p>\n<p>Maman n&rsquo;a pas  ravi la vedette, car qui dit maman appelle forcement Papa (p.17), le  plus beau, le plus doux, le plus fort, le plus c&eacute;l&egrave;bre des hommes.  Toujours pr&eacute;sent par une reconnaissance et une protection &eacute;ternelle,  l&rsquo;unique p&egrave;re, trop t&ocirc;t parti et aujourd&rsquo;hui plus fort que jamais, est  devenu  l&rsquo;idole qui cl&ocirc;t l&rsquo;ouvrage gr&acirc;ce &agrave; ce que les po&egrave;tes appellent  l&rsquo;hom&eacute;ot&eacute;leute, c&rsquo;est-&agrave;-dire la reprise d&rsquo;un m&ecirc;me son &agrave; la fin des  phrases ou des mots. Le son [t], coupl&eacute; &agrave; [d] est envahissant et dur  dans ce po&egrave;me qui rappelle les toutes petites symphonies merveilleuses  mozartiennes qui ont perturb&eacute; les grands musiciens. <br \/>\nL&rsquo;enfance de  l&rsquo;auteur coule dans un univers bien pr&eacute;cis, &agrave; des heures pr&eacute;cises qui  rendent heureux tous les membres de la famille, les fr&egrave;res, les s?urs et  les parents vivant dans un environnement tranquille et paisible. C&rsquo;est  la deuxi&egrave;me clairi&egrave;re de cette verte et jeune po&eacute;sie qui m&ucirc;rit assez  vite et sans se h&acirc;ter, car il s&rsquo;&eacute;panouit un jour au village, (p.9), en  &eacute;cho &agrave; la tornade qu&rsquo;il ne faut pas confondre &agrave; l&rsquo;orage (p.10) ou &agrave; la  douce pluie (p.16), symbole de la puret&eacute; g&eacute;n&eacute;ralement port&eacute;e par l&rsquo;eau.  (p.24). <\/p>\n<p><b>Initiation<\/b><br \/>\nCette clairi&egrave;re, qui r&eacute;sume toute  l&rsquo;enfance (p.22) de l&rsquo;auteur s&rsquo;ex&eacute;cute avec une simplicit&eacute; verbale qui  r&eacute;v&egrave;le d&eacute;j&agrave; une &eacute;criture diaphane d&rsquo;o&ugrave; ruisselle avec aise &eacute;crit le  pr&eacute;facier, p.7, la forte teneur spirituelle d&rsquo;une po&eacute;sie &agrave; la fois  lyrique, suggestive et narrative qui &eacute;voque Dieu &agrave; longueur des vers et  se remplit de lumi&egrave;re comme le ciel du soleil p.7). Non, l&rsquo;enfance n&rsquo;est  pas un lieu clos, elle est aperture esp&eacute;rante, elle est aventure  heureuse, elle est d&eacute;couverte b&acirc;tissante, elle est m&egrave;re de l&rsquo;avenir. Ce  troisi&egrave;me espace est effectivement apprentissage et acquisition,  assimilation et d&eacute;multiplication. La feuille morte, qui rappelle  Pr&eacute;vert, l&rsquo;&eacute;cole qui est initiation, le train qui d&eacute;payse, le nouveau  monde &agrave; construire. Ces exp&eacute;riences sous  la juv&eacute;nile  observation de  Nkoa Essengue, r&eacute;v&egrave;lent l&rsquo;attachement de l&rsquo;auteur &agrave; l&rsquo;univers bucolique  de sa sylve originelle, en souvenir bien visible de Virgile. <br \/>\nC&rsquo;est  le quatri&egrave;me volet de ce beau recueil o&ugrave; se c&ocirc;toient d&eacute;sormais la f&ecirc;te  et la mort, la force et la faiblesse, la tristesse et la joie. Tous ces  th&egrave;mes se fondent en un fantastique oxymore et mettent au jour les  vicissitudes de la vie de l&rsquo;homme f&ucirc;t-il un enfant. Oh, pensez-vous  vraiment qu&rsquo;Herv&eacute; soit un enfant ? Pensez-vous qu&rsquo;il est un enfant ? Lui  qui, &agrave; son &acirc;ge, sait d&eacute;j&agrave; jouer avec l&rsquo;imagination et la logique et se  jouer de la coh&eacute;rence des grands. Voyons en p.10 : Il pleut \/ Les nuages  s&rsquo;assombrissent \/ Et le ciel devient noir. <\/p>\n<p><i>Louis Martin Onguene Essono, Professeur, Yaound&eacute; I<\/i> <\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le professeur Louis Martin Onguene Essono faite une note du recueil de po\u00e8me de Herv\u00e9 C\u00e9lestin Nkoa Essengu\u00e9, 13ans. &#8211; &nbsp; La&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30477","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30477","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30477"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30477\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30477"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30477"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30477"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}