{"id":30483,"date":"2011-07-08T14:50:09","date_gmt":"2011-07-08T14:50:09","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4285","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4285\/","title":{"rendered":"Carole Bakotto : Sur les traces de Richard Bona"},"content":{"rendered":"<p>La jeune chanteuse explore sa langue peu usit\u00e9e en musique dans l\u2019Afro jazz. &#8211; <\/p>\n<p>\n&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\">  <\/p>\n<p>Demain  soir, les m&eacute;lomanes habitu&eacute;s des spectacles du centre culturel fran&ccedil;ais  (Ccf) de Yaound&eacute; pourront peut-&ecirc;tre d&eacute;couvrir une chanteuse  camerounaise. Non pas parce qu&rsquo;elle vient d&rsquo;entrer dans le circuit  musical camerounais. Mais, parce qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas une habitu&eacute;e des hits  parades locaux depuis la sortie de son premier album, &laquo;Mbombo&raquo; il y a  plus d&rsquo;un an. Carole Bakotto, danseuse appr&eacute;ci&eacute;e est aussi une  chanteuse, qui semble surfer sur plusieurs voies, selon les  compositions. Dans sa chanson principale, &laquo;Mbombo&raquo;, l&rsquo;on croirait  entendre la Capverdienne Cesaria Evora ou le c&eacute;l&egrave;bre duo des ann&eacute;es 70,  80 Claudette Et Ti Pierre. Musique langoureuse, qui la rapprocherait  plut&ocirc;t des &icirc;les.<br \/>\nEt pourtant, Carole Bakotto se d&eacute;foule bien sur la  piste &agrave; travers des rythmes tr&egrave;s enlev&eacute;s et une voix similaires &agrave; celle  d&rsquo;une autre Camerounaise, Sally Nyollo. Carolle Bakotto ne classe pas sa  musique dans un registre pr&eacute;cis. Afro Jazz, World music, &laquo;groove  bombastic&raquo; pour la reprendre, l&rsquo;essentiel est que chacun y trouve son  compte. Soit sur une piste de danse avec des rythmes soutenus pas sa  langue maternelle, soit en &eacute;coutant tout simplement des berceuses.<\/p>\n<p>La  native de Minta, comme le c&eacute;l&egrave;bre bassiste camerounais Richard Bona  chantede tout. De la gratitude maternelle (Igneu), de la solitude  (Itam), s&rsquo;insurge contre les comm&eacute;rages (Maya Nime), est triste apr&egrave;s un  r&ecirc;ve d&eacute;chu (Mellendo), parle de la magie d&rsquo;une grand-m&egrave;re (Mbombo) son  homonyme Bakotto dont elle a h&eacute;rit&eacute; le nom. Elle chante aussi pour les  enfants (Mona), &eacute;colo &agrave; la limite &agrave; travers la for&ecirc;t qui danse (Nga  Nkoukouma). Et pourquoi ne pas aussi &ecirc;tre heureux en chantant en parlant  de l&rsquo;amour (Tu m&rsquo;avais dit) ?<br \/>\nLa petite fille du chef de village  (Nioe), finaliste du concours M&uuml;tzig en 2001, concours qui propulsa la  carri&egrave;re de Longu&egrave; Longu&egrave; &eacute;tale &agrave; travers ce premier album son  exp&eacute;rience acquise, d&rsquo;une part dans les cabarets de la ville de Yaound&eacute;,  avant de s&rsquo;envoler pour l&rsquo;Europe ; d&rsquo;autre part, &agrave; travers ses  &laquo;prestigieuses collaborations&raquo;. <\/p>\n<p>Ainsi, l&rsquo;on retrouve dans son  carnet de chasse l&rsquo;Ivoirienne Monique Seka, Jay Lou Ava, Justin Bowen,  Talla Andr&eacute; Marie, Jean Pierre Essom&egrave; et bien d&rsquo;autres. Jamais sans sa  trousse de beaut&eacute; m&ecirc;me au vestiaire avant le spectacle, Carole Bakotto  estime &ecirc;tre beaucoup plus cr&eacute;atrice de son propre style que  consommatrice des tendances. D&rsquo;ailleurs, celle qui sait ais&eacute;ment allier  chant et danse semble imposer sa langue maternelle dans la musique : le  Bamvel&eacute; parl&eacute; dans le d&eacute;partement de la Haute-Sanaga (Nanga-Edboko,  Minta) dont elle est originaire et qui est tr&egrave;s peu utilis&eacute;, abandonn&eacute;  m&ecirc;me par les originaires de cette partie du pays, qui pr&eacute;f&egrave;rent chanter  en langue Ewondo, langue v&eacute;hiculaire du Centre, &agrave; l&rsquo;instar d&rsquo;A&iuml;e Jo  Mamadou. La plupart des chansons de Carole Bakotto sont interpr&eacute;t&eacute;es en  cette langue. Ce qui ne d&eacute;nature pas ses chansons. Plut&ocirc;t !<\/p>\n<p><i>Justin Blaise Akono<\/i> <\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La jeune chanteuse explore sa langue peu usit\u00e9e en musique dans l\u2019Afro jazz. &#8211; &nbsp; Demain soir, les m&eacute;lomanes habitu&eacute;s des spectacles&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30483","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30483","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30483"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30483\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30483"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30483"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30483"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}