{"id":30485,"date":"2011-07-08T14:57:06","date_gmt":"2011-07-08T14:57:06","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4287","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4287\/","title":{"rendered":"Livre : La fiscalit\u00e9 des affaires en 190 pages"},"content":{"rendered":"<p>\nR. Atanga Fongue et A. Tocke viennent de publier les \u00abhomme d\u2019affaires\u00bb qui veulent rest\u00e9s avertis. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\">  <\/p>\n<p>&laquo;El&eacute;ments  de la fiscalit&eacute; des affaires au Cameroun&raquo;. Le titre choisi par les  auteurs, notamment un expert du droit public aussi coiff&eacute; de la  casquette de fiscaliste professionnel (Roland Atanga Fongue) et un  inspecteur des imp&ocirc;ts qui a quel que peu fourbi ses armes dans la presse  (Adrien Tocke), peut para&icirc;tre r&eacute;ducteur au regard de l&rsquo;ampleur du champ  d&rsquo;&eacute;tude des auteurs. D&rsquo;ailleurs, en conclusion de sa pr&eacute;face, Thomas  Kousok, ancien directeur adjoint des Imp&ocirc;ts, confesse que &laquo;jamais un  ouvrage sur la fiscalit&eacute; n&rsquo;a abord&eacute;, avec m&eacute;thode et science, un spectre  aussi large de secteurs &eacute;conomique sp&eacute;cifiques&raquo;. De ce point de vue, le  titre &laquo;la fiscalit&eacute; des affaires dans tous ses &eacute;tats&raquo; aurait pu &ecirc;tre  plus appropri&eacute;.<\/p>\n<p>En effet, sur seulement 188 pages, les deux  auteurs de &laquo;El&eacute;ments de la fiscalit&eacute; des affaires au Cameroun&raquo;, ont tour  &agrave; tour explor&eacute; la fiscalit&eacute; p&eacute;troli&egrave;re amont et aval, les fiscalit&eacute;s  mini&egrave;re et foresti&egrave;re, la fiscalit&eacute; du secteur boursier, celle des  assurances, des &eacute;tablissements de cr&eacute;dits et de microfinance&hellip; tout ceci  apr&egrave;s avoir revisit&eacute; les grandes &eacute;tapes de l&rsquo;&eacute;volution de la fiscalit&eacute;  au Cameroun, avec les diff&eacute;rentes r&eacute;formes induites. Des pr&eacute;sentations  qui ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;c&eacute;d&eacute;es par le postulat selon lequel toute fiscalit&eacute; doit  pouvoir concilier  trois enjeux majeurs : la mobilisation du maximum de  recettes, la cr&eacute;ation d&rsquo;une relation de confiance entre l&rsquo;administration  fiscale et les contribuables, et l&rsquo;attractivit&eacute; aux fins d&rsquo;inciter les  op&eacute;rateurs &eacute;conomiques &agrave; investir.<\/p>\n<p>La fiscalit&eacute; camerounaise,  notamment celle des affaires, r&eacute;pond-elle &agrave; ces trois piliers de ce que  les auteurs appellent la &laquo;fiscalit&eacute; intelligente&raquo; ? Oui, r&eacute;pondent-ils &agrave;  l&rsquo;unisson, qui prennent pour preuve de leur posture, l&rsquo;augmentation  sans cesse croissante des recettes fiscales depuis quelques ann&eacute;es, les  diff&eacute;rents documents didactiques con&ccedil;us par l&rsquo;administration fiscale au  profit des contribuables, ainsi que les nombreuses plates-formes  d&rsquo;&eacute;changes cr&eacute;&eacute;es entre les deux parties.<br \/>\nMais ces avanc&eacute;es,  apprend-on, ne doivent en aucun cas occulter les nombreux efforts qui  restent &agrave; faire, notamment, insistent les auteurs, sur l&rsquo;&eacute;largissement  de l&rsquo;assiette fiscale au Cameroun. Pays dans lequel la &laquo;cartographie  fiscale se r&eacute;duit &agrave; quelques poches urbaines&raquo;. En outre, les auteurs de  &laquo;El&eacute;ments de la fiscalit&eacute; des affaires au Cameroun&raquo;, dans une mani&egrave;re de  plaidoyer aux pouvoirs publics, invitent &agrave; l&rsquo;abandon &laquo;du mim&eacute;tisme  fiscal&raquo; qui doit &ecirc;tre remplac&eacute; par une fiscalit&eacute; refl&eacute;tant les  sp&eacute;cificit&eacute;s de notre soci&eacute;t&eacute;, parce que &laquo;l&rsquo;importation des m&eacute;canismes&raquo;  fiscaux de &laquo;notre village plan&eacute;taire (&hellip;) est porteur de refus et  d&rsquo;incompr&eacute;hensions&raquo;. Autant de pistes qui sont propos&eacute;es dans un style  globalement simple, facile &agrave; comprendre.<\/p>\n<p>L&rsquo;ouvrage se pr&eacute;sente  d&eacute;j&agrave;, cependant, comme un document qui va rapidement faire r&eacute;f&eacute;rence et  agr&eacute;ger autour de lui aussi bien les partenaires habituels des services  fiscaux que les cadres et agents eux-m&ecirc;mes de cette administration, qui  peinent souvent &agrave; retrouver (ou qui ne se donnent pas la peine de  chercher) la r&egrave;glementation appropri&eacute;e pour r&eacute;gler des cas fiscaux de  plus en plus complexes parce que pas toujours pr&eacute;vus dans le contexte du  pays dont le Cameroun s&rsquo;est inspir&eacute; (la France) pour pr&eacute;parer ses  propres textes.<br \/>\nBien s&ucirc;r, du fait de la sp&eacute;cificit&eacute; de l&rsquo;ouvrage qui  est purement technique, nombre de formules et autres expressions seront  difficilement comprises par le commun des Camerounais, y compris par  certains &laquo;hommes d&rsquo;affaires&raquo;, &eacute;tiquette &laquo;galvaud&eacute;e&raquo; qui, font remarquer  les auteurs eux-m&ecirc;mes d&egrave;s le d&eacute;but du livre,  peut &ecirc;tre port&eacute;e au  Cameroun, aussi bien par &laquo;le chercheur d&rsquo;emploi en tenue respectable, le  chef d&rsquo;une entreprise industrielle, le petit vendeur ambulant, [que] le  dirigeant d&rsquo;une filiale de multinationale&raquo;. Mais on prend plaisir &agrave;  retrouver l&agrave; le go&ucirc;t de la d&eacute;rision et le sens de la formule de l&rsquo;un des  auteurs qui n&rsquo;a manifestement pas oubli&eacute; qu&rsquo;il est d&rsquo;abord&hellip;  journaliste.<\/p>\n<p><i>Brice R. Mbodiam <\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R. Atanga Fongue et A. 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