{"id":30497,"date":"2011-07-13T16:21:57","date_gmt":"2011-07-13T16:21:57","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4299","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4299\/","title":{"rendered":"Th\u00e9\u00e2tre : Dictateurs, la fin est proche"},"content":{"rendered":"<p>La premi\u00e8re repr\u00e9sentation d\u2019Elvis Bvouma pr\u00e9sente les derni\u00e8res heures d\u2019un dictateur africain en son palais. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\">  <\/p>\n<p>Depuis  quelques ann&eacute;es, Elvis Bvouma, un nom &agrave; bien retenir, nous avait  habitu&eacute; &agrave; la production de textes soign&eacute;s dans des genres litt&eacute;raires  diff&eacute;rents. Travaillant ainsi &agrave; prendre sa place dans la galaxie des  jeunes auteurs de l&rsquo;int&eacute;rieur d&eacute;cid&eacute;s &agrave; entretenir la flamme de la  litt&eacute;rature allum&eacute;e par des devanciers au talent incommensurable. Il  avait m&ecirc;me, au cours des derniers mois, initi&eacute; une caravane itin&eacute;rante  de lectures &agrave; Yaound&eacute;, donnant au passage une facette nouvelle de son  carquois aux fl&egrave;ches bien multiples.<br \/>\nVendredi dernier au centre  culturel Fran&ccedil;ois Villon, Elvis Bvouma a tir&eacute; une autre fl&egrave;che.  Refermant ainsi une semaine qu&rsquo;il n&rsquo;est pas pr&ecirc;t d&rsquo;oublier. Car la  veille d&eacute;j&agrave;, sa premi&egrave;re mise en sc&egrave;ne publique &ndash;un extrait de la pi&egrave;ce  &laquo;Iphig&eacute;nie&raquo; du tr&egrave;s s&eacute;rieux Johann Wolfgang von Goethe- remportait le  concours de mise en sc&egrave;ne organis&eacute; par le Goethe Institut Kamerun. Et ce  &agrave; la barbe de cinq autres confr&egrave;res.<\/p>\n<p>Vendredi donc, avec le  soutien de la compagnie Zouria Th&eacute;&acirc;tre d&rsquo;Ousmanou Sali, il est revenu  sur les planches pour pr&eacute;senter un texte et une mise en sc&egrave;ne de son cru  au titre de &laquo;Petit &agrave; petit l&rsquo;oiseau perd son nid&raquo;. De l&rsquo;histoire, rien  de bien r&eacute;volutionnaire. Quoique la r&eacute;volution constitua le soubassement  de la pi&egrave;ce. La sc&egrave;ne, unique, se passe dans l&rsquo;antichambre d&rsquo;un  dictateur vivant ses derni&egrave;res heures sous la menace pr&eacute;cise au fur et &agrave;  mesure d&rsquo;une r&eacute;bellion arm&eacute;e ourdie par l&rsquo;un de ses hommes de confiance  assurant sa garde. Une com&eacute;die qui s&rsquo;att&egrave;le &agrave; mettre en garde les  dictatures sur une fin plus proche qu&rsquo;ils ne l&rsquo;envisagent. Sous la  menace de la r&eacute;bellion, l&rsquo;on voit le dictateur peu &agrave; peu perdre aussi  bien la manoeuvre que ses avoirs. Il d&eacute;cline pour ainsi dire dans son  ch&acirc;teau, dans une solitude inversement proportionnelle &agrave; son pouvoir sur  les hommes et les choses. La mise en sc&egrave;ne r&eacute;ussit &agrave; bien mettre en  perspective cette descente aux enfers d&rsquo;un pouvoir pourtant ancien.<\/p>\n<p>Mais l&agrave; o&ugrave; p&ecirc;che le metteur en sc&egrave;ne c&rsquo;est la capacit&eacute; &agrave; capter  l&rsquo;attention du spectateur d&rsquo;un bout &agrave; l&rsquo;autre d&rsquo;une pi&egrave;ce qui dure quand  m&ecirc;me 110 minutes. Non pas que le jeu des com&eacute;diens soient en cause. Ce  qui l&rsquo;est c&rsquo;est l&rsquo;insistance sur des redites malheureuses qui cassent le  rythme. D&eacute;montrant ainsi qu&rsquo;Elvis gagnerait &agrave; trancher des pans entiers  de la pi&egrave;ce sans que cela porte &agrave; cons&eacute;quence.<br \/>\nIl devra aussi revoir  la r&eacute;gie lumi&egrave;re afin qu&rsquo;elle accompagne l&rsquo;intrigue, surtout dans la  mont&eacute;e vers le climax de la fin du dictateur que le metteur en sc&egrave;ne n&rsquo;a  pas voulu tragique et on se demande bien pourquoi. Car les exactions de  50 ann&eacute;es de dictature n&rsquo;exigeaient pas plus que cela. Le sentiment &agrave;  la fin est donc mitig&eacute; et l&rsquo;on se prend &agrave; esp&eacute;rer qu&rsquo;&agrave; la prochaine  occasion, le week-end prochain &agrave; l&rsquo;espace Othni au quartier Omnisports,  il veuille bien rectifier le tir. On ne lui pardonnera pas d&rsquo;insister  sur les lacunes &eacute;voqu&eacute;es, lui qui visiblement veut gagner des galons de  metteur en sc&egrave;ne.<\/p>\n<p><i>Parfait Tabapsi<\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La premi\u00e8re repr\u00e9sentation d\u2019Elvis Bvouma pr\u00e9sente les derni\u00e8res heures d\u2019un dictateur africain en son palais. &#8211; &nbsp; Depuis quelques ann&eacute;es, Elvis Bvouma,&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30497","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30497","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30497"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30497\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30497"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30497"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30497"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}