{"id":30517,"date":"2011-07-30T11:58:55","date_gmt":"2011-07-30T11:58:55","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4333","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4333\/","title":{"rendered":"Album : Jam-lam pleure Thomas Sankara"},"content":{"rendered":"<p>\nLes 6 titres de cet artiste musicien sont une fusion de reggae et de folklore.  &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\">  <\/p>\n<p>C&rsquo;est  sur un air triste que Jam-Lam entame l&rsquo;album intitul&eacute; &laquo;Je resterai dans  mon pays&raquo;, qui est &eacute;galement le titre de l&rsquo;une des chansons. Un compact  disc (Cd) de 6 titres dans lequel il consacre une grande partie au  reggae. Dans les titres &laquo;Sankara&raquo;, &laquo; Tohi &raquo; et &laquo; Je resterai dans mon  pays &raquo;, l&rsquo;auteur reste sur le Reggae. En effet, que ce soit la basse de  D&eacute;sir&eacute; Volkan, ou le son distill&eacute; par le saxophone d&rsquo;Amstrong Tankeu,  tous les ingr&eacute;dients sont mis &agrave; contribution pour avoir un reggae dans  le style d&rsquo;Alpha Blondy. D&egrave;s lors, on note une grande influence du  c&eacute;l&egrave;bre chanteur de reggae ivoirien, dont Jam-lam se pr&eacute;sente comme le  fils spirituel. Les notes souffl&eacute;es par la trompette de Michel Lacor et  du clavier de Yannick ajoutent de la puissance &agrave; la musique, fortement  domin&eacute;e par la guitare solo d&rsquo;Alexis Rokoye. <\/p>\n<p>Loin d&rsquo;&ecirc;tre un  album exclusivement r&eacute;serv&eacute; aux adeptes des dreadlocks et du Reggae, &laquo;  Je resterai dans mon pays&raquo; allie &agrave; merveille le reggae et le folklore de  l&rsquo;ethnie Bassa, d&rsquo;o&ugrave; est originaire Jam-lam. A l&rsquo;instar du Makun&egrave;. Un  retour &agrave; ses origines que le fils spirituel d&rsquo;Alpha Blondy met en relief  dans le titre &laquo;Mut Binam&raquo; (quelqu&rsquo;un). Il fait retomber la cadence dans  &laquo;Zymbo&raquo; et &laquo;Y&eacute;l&eacute;&raquo;. O&ugrave; sur un rythme lent et langoureux, il laisse  parler ses &eacute;motions. Loin de pratiquer la langue de bois, Jam-lam  utilise des mots pouvant insinuer des pens&eacute;es, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;adresse aux  m&eacute;lomanes. C&rsquo;est le cas du titre &laquo;Sankara&raquo; dans lequel il rappelle le  &laquo;complot&raquo; qui a entra&icirc;n&eacute; la mort de l&rsquo;ancien pr&eacute;sident du Burkina Faso,  Thomas Sankara. &laquo;Tu as liquid&eacute;, maniganc&eacute;, complot&eacute; et &agrave; la fin, fais  assassiner ton meilleur copain. Tout cela &agrave; cause du pouvoir&raquo;,  clame-t-il. Dans le titre en hommage &agrave; Thomas Sankara, l&rsquo;auteur replonge  les fans dans le pass&eacute; politique du Burkina Faso &agrave; travers la guitare  rythmique qui caract&eacute;rise ce titre. C&rsquo;est &eacute;galement sans d&eacute;tour que le  reggae man rappelle aux africains qu&rsquo; &laquo;on est jamais mieux que chez  soi&raquo;.<\/p>\n<p>Et ce, &laquo;malgr&eacute; la d&eacute;mocratie &agrave; la con, la politique et les  politiciens sans scrupules et corrompus. Malgr&eacute; un pays sans avenir&hellip;&raquo;,  r&eacute;p&egrave;te-t-il. Un pays o&ugrave; la solidarit&eacute; longtemps pr&ocirc;n&eacute;e par les anciens  tend &agrave; dispara&icirc;tre. D&rsquo;o&ugrave; le titre &laquo;Mut binam&raquo;. Un m&eacute;lange de reggae et  de Makun&egrave; dans lequel Jam-lam d&eacute;crie la non assistance des hommes  lorsque quelqu&rsquo;un est encore en vie. &laquo; Ils refusent de m&rsquo;assister quand  je suis malade. Mais quand je meurs, ils viennent nombreux &agrave; mon deuil  pour boire et manger&raquo;, regrette-t-il. Comme un apaisement, &laquo;y&eacute;l&eacute;&raquo; le  dernier titre de l&rsquo;?uvre, est une berceuse dans laquelle Jam-Lam r&eacute;v&egrave;le  son c&ocirc;t&eacute; slameur. Dans le souci d&rsquo;exorciser l&rsquo;Afrique des maux qui la  mine. Telle, l&rsquo;l&rsquo;hypocrisie, la jalousie, l&rsquo;&eacute;go&iuml;sme, la prostitution,  entre autre.  &laquo;Je resterai dans mon pays&raquo; est un r&eacute;gal moins digeste  pour les m&eacute;lomanes qui essayent de comprendre ce que l&rsquo;auteur  compositeur dit dans ces chansons. Soit parce que les paroles de  certaines chansons sont &agrave; peine audibles, soit parce que certains titres  sont totalement ex&eacute;cut&eacute;s en bassa. <\/p>\n<p><i>Marthe Ndiang (Stagiaire)<\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les 6 titres de cet artiste musicien sont une fusion de reggae et de folklore. &#8211; &nbsp; C&rsquo;est sur un air triste&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30517","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30517","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30517"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30517\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30517"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30517"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30517"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}