{"id":30519,"date":"2011-07-30T12:01:25","date_gmt":"2011-07-30T12:01:25","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4335","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4335\/","title":{"rendered":"Africr\u00e9a : La fabrique d\u2019art n\u2019est pas morte"},"content":{"rendered":"<p>\nLe centre en hibernation depuis quelques temps semble mettre la derni\u00e8re main au chantier. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\">  <\/p>\n<p>&laquo;Qu&rsquo;est  devenu le centre d&rsquo;art contemporain Africr&eacute;a ? A-t-il ferm&eacute; ? S&rsquo;est-il  &eacute;cart&eacute; de son projet initial ?&raquo; Voil&agrave; quelques-unes des questions que se  pose le grand public depuis quelques temps, ayant constat&eacute; que les  rendez-vous des spectacles avaient disparu, des annonces autour des  &eacute;v&eacute;nements culturels que programmait souvent ce lieu des arts du  quartier Ekoudou Bastos &agrave; Yaound&eacute; non loin de la Socam (soci&eacute;t&eacute; civile  du droit d&rsquo;auteur de l&rsquo;art musical) quasi-inexistants. Et pourtant,  &laquo;nous sommes en train de parvenir au terme du d&eacute;fi nous nous sommes  lanc&eacute; il y a 12 ans, au terme du projet&raquo;, peut rassurer Malet ma Njami  Mal Njam, le directeur d&rsquo;Africr&eacute;a, qui se plie au rituel de  l&rsquo;hospitalit&eacute; en faisant faire &agrave; son visiteur le tour du propri&eacute;taire  dans ce labyrinthe pendant que les ouvriers continuent &agrave; se tuer &agrave; la  t&acirc;che, sur les &eacute;chafaudages, lissant le mur ext&eacute;rieur du gigantesque  b&acirc;timent.<br \/>\nL&rsquo;int&eacute;rieur contraste de l&rsquo;ext&eacute;rieur, visiblement mal  entretenu, du fait du contexte de l&rsquo;heure : le b&acirc;timent est en chantier.  Les murs int&eacute;rieurs qui avaient commenc&eacute; &agrave; prendre un coup de vieux  scintillent. Les meubles sont mieux dispos&eacute;s qu&rsquo;avant. Les escaliers ont  d&eacute;sormais leurs garde-fous. Des meubles originaux ont remplac&eacute; les  gravas dans certaines salles. <\/p>\n<p>Le d&eacute;cor est celui d&rsquo;une Afrique  qui s&rsquo;expose : fauteuils en bois reli&eacute;s avec du rotin, luminaires pour  &eacute;clairer les lieux dans la nuit en bambou avec des abat-jour en feuilles  de cacao. M&ecirc;me si dans cet espace, les mat&eacute;riaux les plus utilis&eacute;s sont  le fer, le bois, la terre, la pierre (pour les murs), le verre et, bien  s&ucirc;r, le b&eacute;ton. Les diff&eacute;rents espaces sont presque pr&ecirc;ts. Et les  activit&eacute;s se poursuivent.<br \/>\nDans la salle r&eacute;serv&eacute;e aux expositions,  trois jeunes filles sont en train de s&rsquo;entra&icirc;ner &agrave; la danse. Dans la  salle des spectacles aux rideaux tir&eacute;s, une dizaine de jeunes  travaillent sur un projet de film. Au balcon, un peintre est au d&eacute;but de  son exercice. Il pr&eacute;pare des toiles pendant qu&rsquo;une jeune fille  travaille sur un format A4. Mal Njam lui donne quelques conseils. &laquo;Il  faut que ce soit dans la continuit&eacute;&raquo;, lui dit-il, avant de confier que  ce peintre portraitiste est un professionnel en r&eacute;sidence interne  prolong&eacute;e. Ce dernier travaille sur un projet en relation avec la  c&eacute;l&eacute;bration du cinquantenaire. Sur sa table, une photographie d&rsquo;Hamadou  Ahidjo, le premier chef de l&rsquo;Etat camerounais. Comme lui, &laquo;plusieurs  autres artistes sont en r&eacute;sidence ici en ce moment&raquo;, rassure Mal Njam.<\/p>\n<p><b>Hibernation<\/b><br \/>\nLe  directeur d&rsquo;Africr&eacute;a reconna&icirc;t certes que la rentr&eacute;e des activit&eacute;s a  lieu en octobre prochain. Mais, se refuse de parler d&rsquo;hibernation.  D&rsquo;ailleurs, &laquo;Africr&eacute;a ne s&rsquo;est pas &eacute;loign&eacute; de son projet initial. Mais,  c&rsquo;est que nous ne sommes pas dans le Show Biz. Nous ne sommes pas un  cabaret. Mais, un centre d&rsquo;art, une fabrique d&rsquo;arts, un fonds  documentaire&raquo;, tient-il &agrave; pr&eacute;ciser, avant d&rsquo;ajouter que, &laquo;des  spectacles, nous en faisons. Mais, ce n&rsquo;est pas &ccedil;a qui fait la force de  notre centre. Nous n&rsquo;aurons pas la m&ecirc;me aisance qu&rsquo;avec les arts  plastiques et la mode. Nous sommes sollicit&eacute;s dans tous les domaines.  Mais, nous n&rsquo;avons pas vocation &agrave; tout assumer&raquo;, mart&egrave;le Mal Njam, qui  balaie du revers de la main l&rsquo;id&eacute;e selon laquelle Africr&eacute;a ne vit plus,  qu&rsquo;il a vir&eacute; &agrave; l&rsquo;aspect commercial.<br \/>\n&laquo;On a toujours l&rsquo;impression que  tous les projets au Cameroun sont &eacute;ph&eacute;m&egrave;res. Africr&eacute;a est un centre o&ugrave;  convergent plusieurs activit&eacute;s telles la formation, la promotion, le  design, les spectacles&raquo;, pr&eacute;cise son directeur. Mais, le volet spectacle  reste le ventre mou de la structure. &laquo;Cette partie pose plus probl&egrave;me  car l&rsquo;entrain accord&eacute; aux arts plastiques n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; le m&ecirc;me pour les  spectacles&raquo;, reconna&icirc;t le directeur du centre pour qui un travail en  amont n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; fait. Mais, Mal Njam estime que &laquo;ce volet n&rsquo;est pas  celui qui peut permettre un retour d&rsquo;investissement. M&ecirc;me si c&rsquo;est la  partie visible de l&rsquo;iceberg&raquo;.<\/p>\n<p>Pour la musique et dans le cin&eacute;ma,  aucune stabilit&eacute;. Aucune compagnie th&eacute;&acirc;trale n&rsquo;est permanemment l&agrave;.  Pendant que les expositions, collectives ou individuelles ont une  rotation r&eacute;guli&egrave;re avec 70% des Camerounais depuis une d&eacute;cennie, les  conf&eacute;rences se d&eacute;roulent &laquo;&agrave; l&rsquo;humeur du temps au regard des ressources  disponibles &agrave; l&rsquo;&eacute;poque et &agrave; la pression&raquo;, reconna&icirc;t le directeur, qui  pose le probl&egrave;me des ressources humaines, &laquo;que nous n&rsquo;avons pas encore  r&eacute;ussi &agrave; r&eacute;unir&raquo;, d&eacute;plore Mal Njam pour qui l&rsquo;universit&eacute; forme les  jeunes de fa&ccedil;on th&eacute;orique. &laquo;Ils ne peuvent s&rsquo;ins&eacute;rer dans aucun tissu  &eacute;conomique. Et nous participons &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;emplois&raquo;, pense le  responsable d&rsquo;Africr&eacute;a. <br \/>\nIl parle des managers pour la promotion et  la mise &agrave; la disposition des Camerounais de ce qu&rsquo;ils font. Car, selon  le responsable d&rsquo;Africr&eacute;a, ce travail exige technicit&eacute;, savoir-faire,  disponibilit&eacute;, pr&eacute;sence pour imposer la culture camerounaise &agrave;  l&rsquo;ext&eacute;rieur. Quelques pr&eacute;occupation r&eacute;pertori&eacute;es dans sa feuille de  route pour les cinq prochaines ann&eacute;es afin de revivifier Africr&eacute;a que le  grand public a connu, la priorit&eacute;, selon lui &eacute;tant les finitions du  chantier.<\/p>\n<p><i>Justin Blaise Akono<\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le centre en hibernation depuis quelques temps semble mettre la derni\u00e8re main au chantier. &#8211; &nbsp; &laquo;Qu&rsquo;est devenu le centre d&rsquo;art contemporain&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30519","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30519","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30519"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30519\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30519"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30519"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30519"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}