{"id":30522,"date":"2011-07-30T12:11:22","date_gmt":"2011-07-30T12:11:22","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4338","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4338\/","title":{"rendered":"Histoire du Cameroun (suite et fin) : De l\u2019Ind\u00e9pendance et de la R\u00e9unification"},"content":{"rendered":"<p>Ils sont nombreux les Camerounais qui oublient l\u2019histoire de leur pays apr\u00e8s l\u2019\u00e9cole&#8194;; l\u2019auteur nous rappelle qu\u2019elle est une donn\u00e9e permanente de notre vie commune.  &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\">  <\/p>\n<p>Aux &eacute;lections l&eacute;gislatives de  mars 1957, le KNC obtint 6 si&egrave;ges, le KNDP 5  et le KPP 2. En septembre  de la m&ecirc;me ann&eacute;e, un des membres du KNC d&eacute;missionna du parti pour  adh&eacute;rer au KNDP permettant ainsi &agrave; ce dernier de d&eacute;tenir le plus grand  nombre de si&egrave;ges pourvus par voie d&rsquo;&eacute;lection (avec 6 si&egrave;ges contre 5 au  KNC). Toutefois, le KNC conserva l&rsquo;appui de 4 des 6 repr&eacute;sentants des  autorit&eacute;s traditionnelles. De plus, &agrave; la fin de 1957, il renfor&ccedil;a sa  position en s&rsquo;alliant avec le KPP, obtenant ainsi l&rsquo;appui de deux  membres &eacute;lus suppl&eacute;mentaires.Aussi, le premier gouvernement, install&eacute; le  15 mai 1958, fut pr&eacute;sid&eacute; par Endeley, Premier ministre et 4 ministres  repr&eacute;sentant l&rsquo;alliance KNC\/KPP.<br \/>\nTelle &eacute;tait la situation politique   lorsque s&rsquo;est pos&eacute;e l&rsquo;application des d&eacute;cisions de la conf&eacute;rence de  Londres de 1957, situation d&rsquo;autant plus complexe que  les deux  principales forces politiques &agrave; la Chambre d&rsquo;Assembl&eacute;e avaient des  points de vue diff&eacute;rents quant &agrave; l&rsquo;avenir du Territoire. En effet, le  KNC avait pour objectif proclam&eacute; d&rsquo;obtenir, pour le Cameroun m&eacute;ridional,  la pleine autonomie r&eacute;gionale en 1959 et l&rsquo;ind&eacute;pendance avec le Nigeria  en 1960, rel&eacute;guant ainsi au second plan ses aspirations ant&eacute;rieures  relatives  &agrave; l&rsquo;unification avec le Cameroun sous administration  fran&ccedil;aise. Le KPP avait un point de vue similaire, sinon tout a fait  identique<\/p>\n<p>Quant au KNDP, il pr&eacute;conisait la &ldquo;S&eacute;cession&rdquo; du  Cameroun m&eacute;ridional, autrement dit la s&eacute;paration du Cameroun m&eacute;ridional  de la F&eacute;d&eacute;ration nig&eacute;riane comme premier pas vers l&rsquo;unification du  Cameroun m&eacute;ridional avec le Cameroun sous administration fran&ccedil;aise, une  fois ce territoire parvenu &agrave; l&rsquo;ind&eacute;pendance.<br \/>\nDe nouvelles &eacute;lections  l&eacute;gislatives se d&eacute;roul&egrave;rent le 24 janvier 1959. A la suite des ces  derni&egrave;res, le KNDP obtint la majorit&eacute; des 26 si&egrave;ges &eacute;lectifs &agrave; la  chambre d&rsquo;Assembl&eacute;e avec 14 si&egrave;ges contre 12 &agrave; l&rsquo;alliance KNC\/KPP. On se  serait donc attendu que la mission de visite de 1958, dans l&rsquo;additif de  son rapport qu&rsquo;elle transmit le 6 f&eacute;vrier 1959 au Conseil de tutelle,  apr&egrave;s avoir eu connaissance des r&eacute;sultats des &eacute;lections, se pronon&ccedil;&acirc;t en  faveur des options politiques du parti qui venait de remporter la  majorit&eacute; des suffrages et qu&rsquo;elle adopt&acirc;t une recommandation  subs&eacute;quente.  Plut&ocirc;t que cela, le rapport de la Mission aborda le  probl&egrave;me de mani&egrave;re tr&egrave;s r&eacute;serv&eacute;e. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;apr&egrave;s avoir reconnu  que les mesures pr&eacute;conis&eacute;es par le KNDP avant les &eacute;lections &eacute;taient la  s&eacute;paration du Cameroun m&eacute;ridional de la F&eacute;d&eacute;ration nig&eacute;riane comme  premier pas vers l&rsquo;unification du Cameroun m&eacute;ridional avec le Cameroun  sous administration fran&ccedil;aise, une fois ce dernier parvenu &agrave;  l&rsquo;ind&eacute;pendance, la Mission s&rsquo;est montr&eacute;e r&eacute;serv&eacute;e quant aux intentions  actuelles du KNDP sur l&rsquo;avenir du Cameroun m&eacute;ridional :<\/p>\n<p>&hellip; Les  &eacute;lections ont cr&eacute;&eacute; une nouvelle situation politique dont les effets et  les cons&eacute;quences ne peuvent &ecirc;tre mesur&eacute;s imm&eacute;diatement &hellip; La Mission  consid&egrave;re qu&rsquo;il faut donner au nouveau gouvernement le temps de proc&eacute;der  &agrave; un nouvel examen de ses intentions &hellip; En raison de ce qui pr&eacute;c&egrave;de, la  Mission est parvenue &agrave; la conclusion que le r&eacute;sultat des &eacute;lections [de  janvier 1959] ne peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme d&eacute;cisif en ce qui concerne  l&rsquo;avenir du Cameroun m&eacute;ridional &hellip; <br \/>\nLa mission proposa donc au Conseil de tutelle de faire proc&eacute;der &agrave; une nouvelle consultation populaire &agrave; une date ult&eacute;rieure.<br \/>\nA  la suite de cela, l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;ONU adopta &agrave; son tour une  r&eacute;solution le 13 mars 1959 (r&eacute;solution 1950-XIII), par laquelle elle  recommanda au Royaume-Uni de prendre, en consultation avec un  commissaire des Nations Unies aux pl&eacute;biscites, des mesures pour  organiser des pl&eacute;biscites s&eacute;par&eacute;s dans les parties septentrionale et  m&eacute;ridionale entre d&eacute;cembre 1959 et fin avril 1960, afin de d&eacute;terminer  les aspirations des habitants du territoire au sujet de leur avenir.  Malheureusement, cette consultation n&rsquo;eut pas lieu dans cette partie du  territoire sous tutelle dans les d&eacute;lais prescrits. Aussi, l&rsquo;Assembl&eacute;e  g&eacute;n&eacute;rale des Nations Unies vota une nouvelle r&eacute;solution 1352 (XIV) le 16  octobre 1959,au cours de sa quatorzi&egrave;me session, repoussant la date du  pl&eacute;biscite dans ce territoire entre le 30 septembre et mars 1961, alors  qu&rsquo;il avait &eacute;t&eacute; initialement pr&eacute;vu, comme nous l&rsquo;avons dit plus haut,  entre d&eacute;cembre 1959 et fin avril 1960. S&ucirc;rement que le r&eacute;sultat du  pl&eacute;biscite au Cameroun septentrional en &eacute;tait pour quelque chose, comme  nous le verrons plus tard. Le pl&eacute;biscite devait porter sur les deux  questions suivantes:<\/p>\n<p>&ldquo; D&eacute;sirez-vous acc&eacute;der &agrave; l&rsquo;ind&eacute;pendance en vous unissant &agrave; la F&eacute;d&eacute;ration nig&eacute;riane ind&eacute;pendante&rdquo;?<br \/>\nOu<br \/>\n&ldquo; D&eacute;sirez-vous acc&eacute;der &agrave; l&rsquo;ind&eacute;pendance en vous unissant &agrave; la R&eacute;publique camerounaise ind&eacute;pendante&rdquo;?<br \/>\nEn d&eacute;finitive, les dits pl&eacute;biscites eurent finalement lieu les 11 et 12 f&eacute;vrier 1961.<br \/>\nAu  Cameroun m&eacute;ridional, 70,49&deg;\/&deg; de votants choisirent le rattachement du  territoire au Cameroun francophone ind&eacute;pendant et 29,5&deg;\/&deg; pour le  rattachement &agrave; la f&eacute;d&eacute;ration nig&eacute;riane. <\/p>\n<p><b>B. Cameroun septentrional<\/b><br \/>\nGr&acirc;ce  aux unions administratives rendues possibles par la Charte et l&rsquo;Accord  de tutelle, le Royaume-Uni int&eacute;gra-t-il le syst&egrave;me administratif du  Cameroun britannique &agrave; celui du Nigeria voisin. De plus, elle divisa le  territoire en deux parties distinctes rattach&eacute;es chacune &agrave; une r&eacute;gion du  Nigeria. C&rsquo;est ainsi que la partie septentrionale du Cameroun  britannique fut rattach&eacute;e sur le plan administratif voire politique &agrave; la  r&eacute;gion du Nord du Nigeria, appel&eacute; commun&eacute;ment &ldquo;l&rsquo;ensemble du Nord&rdquo;.<br \/>\nLe  Royaume-Uni justifiait ce rattachement par le fait que les populations  du Cameroun septentrional britannique avaient fait partie, dans leur  pass&eacute;, de la grande r&eacute;gion connue des historiens et g&eacute;ographes sous le  nom du Soudan occidental. Associer le Cameroun septentrional britannique  au Nigeria du Nord revenait donc &agrave; r&eacute;tablir dans une certaine mesure  les autorit&eacute;s traditionnelles qui avaient rompues par la cr&eacute;ation du  Kamerun allemand. En particulier, les deux grandes r&eacute;gions du Cameroun  situ&eacute;es au Nord et au Sud de la B&eacute;nou&eacute; ont &eacute;t&eacute; de nouveau plac&eacute;es dans  le ressort territorial du Lamido de l&rsquo;Adamaoua, &agrave; Yola, au Nigeria; et  l&rsquo;&eacute;mirat de Dikwa, qui &eacute;tait enti&egrave;rement situ&eacute; &agrave; l&rsquo;extr&ecirc;me Nord, a pu  r&eacute;tablir ses relations traditionnelles avec son voisin, l&rsquo;&eacute;mirat  nig&eacute;rian du Bornou. Lorsque le Nigeria s&rsquo;est trouv&eacute; enti&egrave;rement soumis &agrave;  l&rsquo;influence de l&rsquo;administration britannique, les &eacute;mirs re&ccedil;urent  l&rsquo;assurance qu&rsquo;il ne serait pas port&eacute; atteinte &agrave; leur autorit&eacute;  traditionnelle. Bien au contraire, le syst&egrave;me &ldquo;d&rsquo;administration  indirecte&rdquo; utilisa  les institutions traditionnelles existantes en les  am&eacute;liorant et en les adaptant peu &agrave; peu.<\/p>\n<p>Ainsi, les populations  du Cameroun septentrional britannique furent r&eacute;parties sur le plan  administratif local, sous trois juridictions: l&rsquo;autorit&eacute; indig&egrave;ne de  Dikwa, constitu&eacute;e par l&rsquo;&eacute;mir si&eacute;geant en Conseil. Seule la r&eacute;gion de  Dikwa fut enti&egrave;rement plac&eacute;e sous le r&eacute;gime de tutelle, mais elle &eacute;tait  &eacute;troitement associ&eacute;e au grand &eacute;mirat du Bornou. Une grande partie de  l&rsquo;Adamaoua, y compris le chef-lieu de l&rsquo;&eacute;mirat qui se trouvait &agrave; Yola,  ne faisait pas partie du territoire sous tutelle.  Le reste du Cameroun  septentrional britannique, c&rsquo;est-&agrave;-dire les districts de Tigon, Ndoro et  Kentu, relevait de l&rsquo;autorit&eacute; indig&egrave;ne de Wuka.<br \/>\nCes autorit&eacute;s  indig&egrave;nes avaient pour fonction d&rsquo;assurer l&rsquo;administration locale dans  les r&eacute;gions plac&eacute;es sous leur juridiction, en tenant compte des  directives et avis des administrateurs et autres fonctionnaires  d&eacute;pendant de l&rsquo;administration r&eacute;gionale. Chaque r&eacute;gion &eacute;tait divis&eacute;e en  districts, divis&eacute;e eux-m&ecirc;mes en villages.<br \/>\nLe Gouvernement de la  r&eacute;gion du Nord du Nig&eacute;ria &eacute;tait constitu&eacute; par un Gouvernement et par un  Conseil ex&eacute;cutif. Ce dernier comprenait, outre le Gouverneur qui en  &eacute;tait le Pr&eacute;sident et un membre de droit (le Procureur g&eacute;n&eacute;ral), des  ministres africains, dont le Premier ministre et autres ministres nomm&eacute;s  par le Gouverneur sur recommandation du Premier ministre.<\/p>\n<p>Concernant  les questions relevant exclusivement de la comp&eacute;tence de la F&eacute;d&eacute;ration  nig&eacute;riane, le Comit&eacute; pouvait demander au gouvernement r&eacute;gional  d&rsquo;intervenir aupr&egrave;s du gouvernement f&eacute;d&eacute;ral, et les quatre membres du  Comit&eacute; qui &eacute;taient membres de la Chambre f&eacute;d&eacute;rale des repr&eacute;sentants  pouvaient se faire les interpr&egrave;tes, dans cette chambre, de l&rsquo;opinion du  Cameroun septentrional sur les questions particuli&egrave;res. <br \/>\nOn   soutenait que, dans le Nord, la tradition, dans laquelle l&rsquo;Islam et la  langue haoussa jouaient tous deux un r&ocirc;le non n&eacute;gligeable, &eacute;tait un  facteur d&rsquo;unification. Cependant, il existait des &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;opposition  au Gouvernement, au NPC et au &ldquo;syst&egrave;me du Nord&rdquo;, et ces &eacute;l&eacute;ments avaient  une certaine influence au Cameroun septentrional. C&rsquo;&eacute;tait le cas de la  &ldquo;Northern Elements Progressive Union&rdquo; (NEPU), qui &eacute;tait un parti haoussa  dont le si&egrave;ge &eacute;tait &agrave; Kano, mais que l&rsquo;on pouvait d&eacute;finir d&rsquo;une mani&egrave;re  g&eacute;n&eacute;rale comme un parti d&rsquo;artisans et de paysans, dont les chefs  professaient des id&eacute;es d&eacute;mocratiques et la modification du r&eacute;gime  traditionnel du Nord. C&rsquo;&eacute;tait le cas &eacute;galement du &ldquo;United Middle Belt&rdquo;  (UMBC), form&eacute; en 1955 par la fusion de deux partis repr&eacute;sentant les  minorit&eacute;s qui vivaient &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de la r&eacute;gion, mais en dehors du  &ldquo;syst&egrave;me du Nord&rdquo;. Ce parti r&eacute;unissait les pa&iuml;ens et les chr&eacute;tiens et  avait l&rsquo;appui de l&rsquo;&ldquo;Action Group&rdquo; (AG) qui &eacute;tait le parti gouvernemental  au Nigeria occidental.<\/p>\n<p>Aux &eacute;lections de 1956, le NPC avait  obtenu 100 si&egrave;ges sur 131 dont tous les si&egrave;ges (5) du territoire sous  tutelle; l&rsquo;UMBC 11 si&egrave;ges, la NEPU 6 et l&rsquo;AG 1.<br \/>\nDans le chapitre II  de son rapport sur le Cameroun sous administration du Royaume-Uni, la  mission de visite de 1958 a trait&eacute; de la d&eacute;termination de l&rsquo;avenir du  Cameroun septentrional, conform&eacute;ment aux r&eacute;solutions 1907 (XXII) du 28  juillet 1958 et 1924 (S-IX) du 8 novembre 1958 du Conseil de tutelle. Ce  dernier avait charg&eacute; sp&eacute;cialement la Mission de visite d&rsquo;exposer ses  vues sur la m&eacute;thode de consultation qui devrait &ecirc;tre adopt&eacute;e avant la  lev&eacute;e de la tutelle.<br \/>\nConcernant le probl&egrave;me de division du territoire  sous tutelle confi&eacute; au Royaume-Uni en deux entit&eacute;s distinctes, la  Mission estima que les controverses sur la s&eacute;paration administrative et  politique du territoire appartenaient au pass&eacute;; c&rsquo;&eacute;tait un fait  accompli. Partant, la d&eacute;termination de leur avenir devait &ecirc;tre envisag&eacute;e  s&eacute;par&eacute;ment.<br \/>\nLe premier pl&eacute;biscite fut organis&eacute; le 7 novembre 1959 dans la partie septentrionale du Cameroun sur la base de deux questions:<br \/>\nLa  majorit&eacute; de la population (62&deg;\/&deg;) vota pour la deuxi&egrave;me solution. Mais &agrave;  la grande surprise des observateurs avertis, ce vote fut plut&ocirc;t  interpr&eacute;t&eacute; par le commissaire des Nations Unies aux pl&eacute;biscites comme un  vote de protestation contre le syst&egrave;me d&rsquo;administration locale et comme  souhait des populations de voir des r&eacute;formes apport&eacute;es &agrave; ce syst&egrave;me.<\/p>\n<p>Aussi,  sur recommandation du commissaire des Nations unies aux pl&eacute;biscites,  M.Abdoh, et contrairement au rapport de la Mission de visite qui avait  estim&eacute; que cette consultation n&rsquo;&eacute;tait pas n&eacute;cessaire au Cameroun  septentrional. , l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale vota-t-elle, le 12 d&eacute;cembre 1959,  une nouvelle r&eacute;solution (1473 (XIV) au cours de sa 14&egrave; session ordinaire  recommandant l&rsquo;organisation d&rsquo;un autre pl&eacute;biscite au Cameroun  septentrional entre le 30 septembre 1960 et le 30 mars 1961 sur la base  des questions suivantes:<br \/>\n&ldquo;D&eacute;sirez-vous acc&eacute;der &agrave; l&rsquo;ind&eacute;pendance en vous unissant &agrave; la R&eacute;publique camerounaise ind&eacute;pendante&rdquo;?<br \/>\nOu &ldquo;D&eacute;sirez-vous acc&eacute;der &agrave; l&rsquo;ind&eacute;pendance en vous unissant &agrave; la F&eacute;d&eacute;ration nig&eacute;riane ind&eacute;pendante&rdquo;?<br \/>\nLedit  pl&eacute;biscite eut lieu les 11 et 12 f&eacute;vrier 1961. Au Cameroun  septentrional, 40&deg;\/&deg; des votants choisirent le rattachement &agrave; la  R&eacute;publique camerounaise et 59&deg;\/&deg;, la solution de l&rsquo;Union &agrave; la F&eacute;d&eacute;ration  nig&eacute;riane.<br \/>\nMalgr&eacute; les protestations de la jeune R&eacute;publique du  Cameroun ind&eacute;pendante sur les r&eacute;sultats des pl&eacute;biscites des 11 et 12  f&eacute;vrier 1961, l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale des Nations Unies, dans sa r&eacute;solution  1608 (XV) du 21 avril 1961,  ent&eacute;rinant lesdits r&eacute;sultats, recommanda  que le Cameroun septentrional s&rsquo;un&icirc;t, &agrave; partir du 1er juin 1961, &agrave; la  f&eacute;d&eacute;ration du Nigeria en tant que province s&eacute;par&eacute;e de la r&eacute;gion du Nord  du Nigeria d&rsquo;une part et invita le Royaume-Uni, le gouvernement du  Cameroun m&eacute;ridional et la R&eacute;publique du Cameroun, &agrave; entamer d&rsquo;urgence  des pourparlers afin de prendre ,avant le 1er octobre 1961, les  dispositions n&eacute;cessaires pour la mise en ?uvre des politiques concert&eacute;es  et d&eacute;clar&eacute;es des parties int&eacute;ress&eacute;es d&rsquo;autre part.<br \/>\nAinsi, le Cameroun septentrional fut totalement int&eacute;gr&eacute;, sur les plans administratif et politique, &agrave; la vie du Nigeria. <br \/>\nAinsi,  le Cameroun perdit une partie de son territoire et de ses fils (774.000  habitants). La journ&eacute;e du 12 f&eacute;vrier fut d&eacute;clar&eacute;e &ldquo;journ&eacute;e de deuil  national&rdquo;. Et malgr&eacute; le recours du Cameroun aupr&egrave;s de la cour  internationale de justice &agrave; la Haye, rien n&rsquo;y fit.<\/p>\n<p>Seule la  partie m&eacute;ridionale accepta d&rsquo;avoir un destin commun avec la R&eacute;publique  du Cameroun. En effet, &agrave; la suite des n&eacute;gociations tenues &agrave; Foumban du  17 au 21 juillet 1961 entre Ahmadou Ahidjo, Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique  du Cameroun et John Ngu Foncha, Premier ministre du Cameroun m&eacute;ridional,  la loi n&deg; 61-24 du 1er septembre 1961 portant r&eacute;vision  constitutionnelle, mat&eacute;rialisa l&rsquo;option pour la r&eacute;unification des deux  Cameroun et la formation  d&rsquo;un Etat f&eacute;d&eacute;ral. Ce dernier vit le jour le  1er octobre sous la d&eacute;nomination de &ldquo;R&eacute;publique f&eacute;d&eacute;rale du Cameroun&rdquo;,  avec deux Etats f&eacute;d&eacute;r&eacute;s (le Cameroun Oriental et le Cameroun Occidental)  de type pr&eacute;sidentiel. Depuis lors, le Cameroun poursuit inexorablement  sa marche en avant pour son unit&eacute; et int&eacute;gration nationales.<br \/>\nPar un  d&eacute;cret pr&eacute;sidentiel en date du 08 mai 1972,le chef de l&rsquo;Etat, Ahmadou  Ahidjo, d&eacute;cida de soumettre au r&eacute;f&eacute;rendum populaire un nouveau projet de  constitution. Ledit d&eacute;cret invitait par ailleurs les &eacute;lecteurs &agrave;  r&eacute;pondre par &laquo;Oui&raquo; ou par &laquo;Non&raquo; &agrave; la question suivante :<br \/>\n&laquo;  Approuvez-vous, dans le but de consolider l&rsquo;unit&eacute; nationale et  d&rsquo;acc&eacute;l&eacute;rer le d&eacute;veloppement &eacute;conomique, social et culturel de la  nation, le projet de constitution soumis au peuple par le pr&eacute;sident de  la R&eacute;publique f&eacute;d&eacute;rale du Cameroun et    instituant une R&eacute;publique unie  du Cameroun ?&raquo;<br \/>\nLe peuple r&eacute;pondit &laquo;oui&raquo; massivement le 20 mai  1972(99,90%, soit 3 177 846 &laquo;oui&raquo;  contre 176 &laquo;non&raquo; et 1612 &laquo;nuls&raquo;).Le  projet devint la constitution du 02 juin 1972. La date du 20 mai devint  d&eacute;sormais la date de la f&ecirc;te nationale du Cameroun. <\/p>\n<p><i>Par Pr Samuel Efoua Mbozo&rsquo;o *<br \/>\n* Universit&eacute; de Yaound&eacute; I  <\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ils sont nombreux les Camerounais qui oublient l\u2019histoire de leur pays apr\u00e8s l\u2019\u00e9cole&#8194;; l\u2019auteur nous rappelle qu\u2019elle est une donn\u00e9e permanente de&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30522","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30522","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30522"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30522\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30522"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30522"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30522"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}