{"id":30523,"date":"2011-07-30T12:17:15","date_gmt":"2011-07-30T12:17:15","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4339","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4339\/","title":{"rendered":"Histoire du Cameroun : De l\u2019Ind\u00e9pendance et de la R\u00e9unification"},"content":{"rendered":"<p>\nIls sont nombreux les Camerounais qui oublient l\u2019histoire de leur pays apr\u00e8s l\u2019\u00e9cole&#8194;; l\u2019auteur nous rappelle qu\u2019elle est une donn\u00e9e permanente de notre vie commune. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\">  <\/p>\n<p>Protectorat allemand  (1884-1916), Territoire sous mandat de la Soci&eacute;t&eacute; des Nations  (1919-1945), Territoire sous tutelle de l&rsquo;Organisation des Nations Unies  (1946-1960\/1961), le Cameroun, d&eacute;cid&eacute;ment, &eacute;tait vou&eacute; &agrave;  l&rsquo;&ldquo;internationalisme&rdquo; en attendant son ind&eacute;pendance et sa r&eacute;unification.<br \/>\nLa  Premi&egrave;re Guerre mondiale se termina au Cameroun le 20 f&eacute;vrier 1916 avec  la capitulation de Mora. Les Allemands se r&eacute;fugi&egrave;rent en Guin&eacute;e  espagnole, territoire neutre comme la m&eacute;tropole, l&rsquo;Espagne. Mais bien  avant la fin de la guerre au Cameroun et &agrave; la suite de l&rsquo;occupation de  la ville de Douala par les forces alli&eacute;es en septembre 1915, un  condominium, sorte d&rsquo;administration commune, sp&eacute;ciale et provisoire, fut  &eacute;tabli entre les Fran&ccedil;ais et les Anglais. <br \/>\nAussit&ocirc;t apr&egrave;s le d&eacute;part  des Allemands, Fran&ccedil;ais et Anglais se partag&egrave;rent le butin de la guerre.  L&rsquo;Accord du 4 mars 1916 mit fin au condominium et d&eacute;finit les  fronti&egrave;res d&rsquo;influence de la France et de la Grande Bretagne.<\/p>\n<p>Lors  de la conf&eacute;rence des pr&eacute;liminaires de la paix tenue &agrave; Paris le 24  janvier 1919, on aborda la question des colonies. Si la non restitution &agrave;  l&rsquo;Allemagne de ses territoires faisait l&rsquo;unanimit&eacute; des participants, la  question du sort &agrave; assigner &agrave; ces territoires par contre fut l&rsquo;objet de  divergences de points de vue.<br \/>\nPour le pr&eacute;sident am&eacute;ricain Wilson,  dans le 5e des 14 points qu&rsquo;il &eacute;num&eacute;ra devant le Congr&egrave;s des Etats-Unis  le 8 janvier 1918, il pr&eacute;conisa &laquo;un arrangement librement d&eacute;battu, dans  un esprit large et absolument impartial, de toutes les revendications  coloniales, fond&eacute; sur la stricte observation du principe que, dans le  r&egrave;glement de ces questions de souverainet&eacute;, les int&eacute;r&ecirc;ts des populations  en jeu p&egrave;seront d&rsquo;un m&ecirc;me poids que les revendications &eacute;quitables du  gouvernement dont le titre sera &agrave; d&eacute;finir&raquo;.  Ce langage  a laiss&eacute; croire  que le Pr&eacute;sident Wilson avait en vue l&rsquo;internationalisation des  colonies allemandes avec leur administration confi&eacute;e &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; des  Nations.<\/p>\n<p>Les Alli&eacute;s, par contre, &eacute;taient d&rsquo;accord pour l&rsquo;annexion  pure et simple des colonies allemandes. Apr&egrave;s plusieurs jours de  discussions et de concessions  r&eacute;ciproques, un projet de &ldquo;Covenant&rdquo; de  la ligue des Nations fut publi&eacute; le 13 f&eacute;vrier 1919. Son article 19 qui  pr&eacute;voyait le Mandat colonial devait devenir l&rsquo;article 22 du pacte de la  SDN. Ce qui provoqua des protestations de la part des Anglais et  Fran&ccedil;ais qui ne souscrivirent pas &agrave; l&rsquo;arrangement. Le projet du 13  f&eacute;vrier fut amend&eacute; et adopt&eacute; &agrave; l&rsquo;unanimit&eacute; par la conf&eacute;rence de paix le  25 avril 1919.<br \/>\nLe Trait&eacute; de Versailles sign&eacute; le 28 juin 1919 fixa le  sort r&eacute;serv&eacute; aux colonies allemandes. Conform&eacute;ment aux articles 118 et  119, &ldquo;l&rsquo;Allemagne renonce en faveur des principales puissances alli&eacute;es  et associ&eacute;es &agrave; tous ses droits et titres sur ses possessions  d&rsquo;Outre-mer&rdquo;. Mais bien avant la signature du Trait&eacute; de Versailles et en  vue de la renonciation de l&rsquo;Allemagne, le Conseil sup&eacute;rieur,  repr&eacute;sentant les principales puissances alli&eacute;es et associ&eacute;es, avait  pris, le 7 mai 1917, une d&eacute;cision r&eacute;partissant les colonies sous le  r&eacute;gime de mandat, en formules A, B et C, r&eacute;gime propos&eacute; par Smuts,  repr&eacute;sentant Sud-Africain. <\/p>\n<p>Le Cameroun se trouva sous la formule B regroupant les pays &agrave; revenus moyens.<br \/>\nLes  Anglais et les Fran&ccedil;ais, vainqueurs des allemands au Cameroun, se  virent confier le mandat sur ce dernier. Le 10 juillet &agrave; Londres, la  France et la Grande-Bretagne fix&egrave;rent les limites de leurs zones  d&rsquo;influence respectives et en demand&egrave;rent aussit&ocirc;t l&rsquo;application du  r&eacute;gime de Mandat. Celle-ci intervint en juillet 1922. &ldquo;Ainsi, le  Cameroun qui, depuis toujours, avait une vocation &agrave; l&rsquo;internationalisme  historique devenait la propri&eacute;t&eacute; priv&eacute;e et chasse gard&eacute;e de deux  puissances &hellip;&rdquo; <br \/>\nLe Cameroun fut donc  divis&eacute; en deux entit&eacute;s  administratives : fran&ccedil;aise et britannique. Si la partie confi&eacute;e &agrave; la  France a gard&eacute; son unit&eacute; territoriale et l&rsquo;homog&eacute;n&eacute;it&eacute; de son  administration jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;ind&eacute;pendance le 1er janvier 1960, la partie  confi&eacute;e au Royaume-Uni, par contre, a subi des modifications sur les  plans territorial, politique et administratif.<\/p>\n<p>Le mandat confi&eacute;  par la Soci&eacute;t&eacute; des Nations (articles 22 et 23 du Pacte) au Royaume-Uni  sur une partie du Cameroun stipulait que la puissance mandataire devait  l&rsquo;administrer en tant que partie int&eacute;grante de son propre territoire. En  pratique, le Royaume-Uni int&eacute;gra le syst&egrave;me administratif de la partie  qui lui avait &eacute;t&eacute; octroy&eacute;e &agrave; celui du Nigeria voisin. Or, ce dernier  lui-m&ecirc;me &eacute;tait loin d&rsquo;&ecirc;tre un pays homog&egrave;ne. C&rsquo;est ainsi que le Cameroun  sous administration britannique fut divis&eacute; dans un premier temps en  trois r&eacute;gions distinctes rattach&eacute;es chacune &agrave; une province du Nigeria :  au Nord la r&eacute;gion de Dikoa, rattach&eacute;e &agrave; la province du Bornou, au  Centre, la r&eacute;gion de l&rsquo;Adamaoua coup&eacute;e en deux sections par l&rsquo;&eacute;chancrure  de Yola et rattach&eacute;e &agrave; la province du m&ecirc;me nom, au Sud, le Cameroun    m&eacute;ridional rattach&eacute; successivement  &agrave; la province m&eacute;ridionale et &agrave; celle  de l&rsquo;Est du Nigeria. <br \/>\nPlus tard, l&rsquo;Accord de tutelle de 1946, pass&eacute;  entre l&rsquo;ONU et le Royaume-Uni, r&eacute;it&eacute;ra ces dispositions. Gr&acirc;ce aux  Unions administratives rendues possibles par la Charte des Nations Unies  et l&rsquo;Accord de tutelle, le Royaume-Uni divisa la partie du Cameroun &agrave;  lui octroy&eacute;e en deux parties distinctes : le Cameroun m&eacute;ridional et le  Cameroun septentrional. Ces deux parties  connurent des &eacute;volutions  diff&eacute;rentes aussi bien sur le plan administratif que politique. Ce sont  ces &eacute;volutions que nous examinons dans les paragraphes qui suivent, en  insistant notamment sur :<br \/>\n-le syst&egrave;me administratif ; <br \/>\n&#8211; l&rsquo;&eacute;volution politique et,<br \/>\n-le r&ocirc;le des Nations Unies.<\/p>\n<p><b>A. Cameroun m&eacute;ridional.<\/b><br \/>\nA  l&rsquo;origine, le Cameroun m&eacute;ridional &eacute;tait appel&eacute;e &ldquo;la province du  Cameroun&rdquo; (Cameroons province). En 1948, Bamenda, ancien secteur de la  province fut &agrave; son tour &eacute;rig&eacute;e en province. En 1951, conform&eacute;ment &agrave; la  constitution Macpherson, le Cameroun m&eacute;ridional, constitu&eacute; donc des  provinces du Cameroun et de Bamenda, fut d&rsquo;abord rattach&eacute;, sur le plan  administratif, &agrave; la province m&eacute;ridionale du Nig&eacute;ria et ensuite &agrave; la  province de l&rsquo;Est (Eastern Region of Nigeria). <br \/>\nMais, &agrave; partir du 1er  octobre 1954, avec la cr&eacute;ation de la F&eacute;d&eacute;ration du Nigeria, cons&eacute;cutive  &agrave; la constitution Littleton, les provinces du Cameroun et de Bamenda  cess&egrave;rent de faire partie de la province de l&rsquo;Est pour &ecirc;tre regroup&eacute;es,  sur le plan administratif, sous la d&eacute;nomination de Cameroun m&eacute;ridional  (Southern Cameroon).<br \/>\nSur le plan politique, les premi&egrave;res aspirations  politiques importantes qui se manifest&egrave;rent au Cameroun m&eacute;ridional  furent de deux ordres : il s&rsquo;agissait, dans l&rsquo;imm&eacute;diat, de rompre avec  la r&eacute;gion de l&rsquo;Est du Nigeria d&rsquo;une part et de faire l&rsquo;unit&eacute;  administrative avec le Cameroun septentrional d&rsquo;autre part. Le premier  de ces buts fut atteint en 1954 lorsque le Cameroun m&eacute;ridional se s&eacute;para  de la r&eacute;gion de l&rsquo;Est du Nigeria et fut dot&eacute; d&rsquo;un statut politique  sp&eacute;cial &laquo;quasi f&eacute;d&eacute;ral&raquo;. Quant au second but- l&rsquo;unit&eacute; avec le Cameroun  septentrional-  il fut presque enti&egrave;rement abandonn&eacute; en raison du peu  d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t manifest&eacute; par les dirigeants politiques de la partie  septentrionale. Entre 1946 et 1954, le Cameroun m&eacute;ridional envoya donc  ses repr&eacute;sentants &agrave; Enugu &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e de la r&eacute;gion de l&rsquo;Est du  Nigeria.<\/p>\n<p>A l&rsquo;origine, ces deux tendances appartenaient &agrave; un seul  et m&ecirc;me mouvement : la &ldquo;Cameroons National Federation&rdquo; (CNF), form&eacute;e  sous l&rsquo;&eacute;gide de M. Endeley et compos&eacute;e surtout de nombreuses unions et  associations &ldquo;tribales&rdquo; et &ldquo;progressistes&rdquo; existant alors. Plus tard, ce  mouvement devint le &ldquo;Kamerun United National Congress&rdquo; (KUNC),  favorable &eacute;galement &agrave; la r&eacute;unification avec le Cameroun sous  administration fran&ccedil;aise.<br \/>\nEn 1953, le mouvement se scinda et donna  naissance &agrave; deux partis distincts : &ldquo;le Kamerun National Congress&rdquo; (KNC)  qui d&eacute;fendait encore les buts initiaux du mouvement, et le &ldquo;Kamerun  people&rsquo;s Party&rdquo; (KPP), sous l&rsquo;&eacute;gide de Mbile, qui pr&eacute;conisait une  association permanente avec la r&eacute;gion de l&rsquo;Est du Nigeria et qui &eacute;tait  rattach&eacute; au principal parti politique de cette r&eacute;gion, le Northern  People&rsquo;s Congress(NPC).<br \/>\nA mesure que le temps passait, et surtout  apr&egrave;s 1954, ann&eacute;e o&ugrave; le Cameroun m&eacute;ridional, gr&acirc;ce aux efforts de M.  Endeley, acquit un statut sp&eacute;cial &ldquo;quasi f&eacute;d&eacute;ral&rdquo;, en application de la  constitution Littleton, le KNC envisagea de plus en plus pour le  Cameroun m&eacute;ridional un statut de r&eacute;gion autonome dans le cadre d&rsquo;une  f&eacute;d&eacute;ration nig&eacute;riane ind&eacute;pendante,  accepta comme in&eacute;vitable le fait que  le Cameroun septentrional resterait fondu dans la r&eacute;gion du Nord du  Nigeria et  repoussa toujours plus &agrave; l&rsquo;arri&egrave;re-plan l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;unification  des deux Cameroun. <\/p>\n<p>Ainsi, gr&acirc;ce &agrave; la constitution Littleton de  1954, le Cameroun m&eacute;ridional mit en place sa propre Chambre d&rsquo;assembl&eacute;e &agrave;  Buea, compos&eacute;e de 13 membres &eacute;lus,  6 repr&eacute;sentants des autorit&eacute;s  traditionnelles, 3 membres si&eacute;geant d&rsquo;office et 2 repr&eacute;sentants sp&eacute;ciaux  d&eacute;sign&eacute;s pour repr&eacute;senter le commerce et les femmes. Cette assembl&eacute;e  avait les m&ecirc;mes pouvoirs l&eacute;gislatifs que celle d&rsquo;une r&eacute;gion autonome,  c&rsquo;est-&agrave;-dire qu&rsquo;elle pouvait l&eacute;gif&eacute;rer sur toute mati&egrave;re qui ne figurait  pas sur la &ldquo;liste des questions l&eacute;gislatives exclues&rdquo; telles que la  naturalisation des &eacute;trangers, l&rsquo;aviation, la banque centrale, les  douanes, le d&eacute;fense, la police, les affaires ext&eacute;rieures, la citoyennet&eacute;  nig&eacute;riane, les chemins de fer, les ports et t&eacute;l&eacute;graphes, les &eacute;changes  et le commerce entre les r&eacute;gions et le Cameroun m&eacute;ridional,  l&rsquo;immigration, la navigation les mines et min&eacute;raux, les passeports, les  emprunts &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger.<\/p>\n<p>La constitution Littleton a &eacute;galement  permis la cr&eacute;ation d&rsquo;un Conseil ex&eacute;cutif compos&eacute; de 3 membres si&eacute;geant  d&rsquo;office et  4 membres non fonctionnaires qui n&rsquo;avaient pas le titre de  ministre. Le r&ocirc;le dudit conseil &eacute;tait essentiellement consultatif.<br \/>\nA  la t&ecirc;te de ces deux organes (Chambre d&rsquo;Assembl&eacute;e et Conseil ex&eacute;cutif),  &eacute;tait plac&eacute; un commissaire du gouvernement britannique qui en assurait  la pr&eacute;sidence. Le commissaire &eacute;tait responsable de l&rsquo;administration du  territoire devant le gouverneur g&eacute;n&eacute;ral de la F&eacute;d&eacute;ration et agissait  conform&eacute;ment aux instructions de ce dernier. Par ailleurs, le Cameroun  m&eacute;ridional &eacute;tait repr&eacute;sent&eacute; &agrave; la Chambre des repr&eacute;sentants de la  F&eacute;d&eacute;ration nig&eacute;riane par 6 membres &eacute;lus, soit un par district. Il avait  &eacute;galement droit, en vertu de la constitution, &agrave; au moins un si&egrave;ge au  Conseil F&eacute;d&eacute;ral des ministres et un de ses repr&eacute;sentants &eacute;lus &eacute;tait  d&eacute;sign&eacute; &agrave; cet effet.<\/p>\n<p>Ces changements entra&icirc;n&egrave;rent de nouveaux  progr&egrave;s et, &agrave; la suite des d&eacute;cisions prises lors de la conf&eacute;rence  constitutionnelle de Londres sur le Nigeria en mai &ndash; Juin 1957, le  Cameroun m&eacute;ridional fut dot&eacute; d&rsquo;une constitution nouvelle. Le nombre de  membres &eacute;lus &agrave; la chambre d&rsquo;Assembl&eacute;e passa de 13 &agrave; 26 et leur &eacute;lection  se fit d&eacute;sormais au suffrage universel des adultes, y compris les  femmes. Les 3 membres si&eacute;geant d&rsquo;office et les 2 membres sp&eacute;ciaux  repr&eacute;sentant les collectivit&eacute;s continu&egrave;rent &agrave; si&eacute;ger contrairement aux  membres repr&eacute;sentant les autorit&eacute;s traditionnelles dont les si&egrave;ges  furent supprim&eacute;s. Quant &agrave; la chambre des chefs, elle fut maintenue avec  environ 20 membres, soit trois au moins par division.<br \/>\nParmi les  autres mesures constitutionnelles prises, il faut signaler :  l&rsquo;introduction du syst&egrave;me minist&eacute;riel avec &agrave; la t&ecirc;te un Premier ministre  ; l&rsquo;&eacute;largissement des pouvoirs de la chambre d&rsquo;Assembl&eacute;e qui ,d&eacute;sormais  ,devait examiner toutes les questions qui lui &eacute;taient soumises par le  commissaire, &eacute;mettre des avis par voie de r&eacute;solutions et &eacute;tudier les  projets de loi et autres questions politiques importantes.<\/p>\n<p>Ces  changements ont constitu&eacute;, d&egrave;s la fin 1957, une question politique  importante par rapport &agrave; la composition de la chambre d&rsquo;Assembl&eacute;e  existante d&rsquo;une part. En effet, cette chambre n&rsquo;avait &eacute;t&eacute; &eacute;lue que  partiellement : les 13 si&egrave;ges pourvus par voie d&rsquo;&eacute;lections l&rsquo;avaient &eacute;t&eacute;  suivant un syst&egrave;me de suffrage qui avait pour effet de limiter le droit  de vote &agrave; quelques exceptions pr&egrave;s, aux seuls hommes adultes. Par  ailleurs, les si&egrave;ges pourvus par voie d&rsquo;&eacute;lections &eacute;taient r&eacute;partis entre  les principaux partis politiques de telle fa&ccedil;on qu&rsquo;une majorit&eacute; ne  pouvait &ecirc;tre assur&eacute;e que par une alliance entre les partis, ou gr&acirc;ce &agrave;  l&rsquo;appui d&rsquo;un nombre suffisant de repr&eacute;sentants non &eacute;lus, ou par ces deux  moyens. <br \/>\nC&rsquo;est ainsi que, avant 1957, le KNC de E.M.L. Endeley  constituait une majorit&eacute; importante. Mais le revirement de ce dernier en  faveur d&rsquo;une destin&eacute;e commune avec le Nigeria provoqua la scission au  sein du KNC en deux partis en 1955, comme nous l&rsquo;avons vu plus haut : le  KNC et le Kamerun National Democratic Party  (KNDP) dont le chef, M.  Foncha, avait &eacute;t&eacute; l&rsquo;un des d&eacute;put&eacute;s du KNC &agrave; la chambre d&rsquo;Assembl&eacute;e.<br \/>\n(A suivre)<\/p>\n<p><i>Par Pr Samuel Efoua Mbozo&rsquo;o *<br \/>\n* Universit&eacute; de Yaound&eacute; I  <\/i> <\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ils sont nombreux les Camerounais qui oublient l\u2019histoire de leur pays apr\u00e8s l\u2019\u00e9cole&#8194;; l\u2019auteur nous rappelle qu\u2019elle est une donn\u00e9e permanente de&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30523","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30523","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30523"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30523\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30523"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30523"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30523"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}