{"id":30526,"date":"2011-08-01T17:03:21","date_gmt":"2011-08-01T17:03:21","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4342","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4342\/","title":{"rendered":"Ha\u00efti : Il y a une vie apr\u00e8s le s\u00e9isme"},"content":{"rendered":"<p>La pi\u00e8ce de Landry Nguetsa a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e au Ccf de Yaound\u00e9 jeudi dernier. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>&laquo;Chez  nous quand un malheur est annonc&eacute;, les gens sortent. Je ne sais pas ce  qui s&rsquo;est pass&eacute; avec Ha&iuml;ti. Ils sont loin de nous, mais ce sont les gens  de chez nous!&raquo; On ne saurait &ecirc;tre plus sentencieux et plus vrai au  regard de ce qui s&rsquo;est pass&eacute; sur ce bout de terre perdu aux larges du  Pacifique un jour de janvier de l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re. Un propos qui a ouvert  la repr&eacute;sentation de jeudi dernier au Centre culturel Fran&ccedil;ois Villon  de Yaound&eacute; (Ccfvy). Devant une salle tr&egrave;s m&eacute;ditative en cette occasion  de souvenir douloureux.<br \/>\nUne premi&egrave;re pour le jeune Landry Nguetsa  dans la peau du metteur en sc&egrave;ne et qui a donn&eacute; la mesure de ce qu&rsquo;il  est capable de faire pour peu qu&rsquo;il soit concentr&eacute;. La sc&egrave;ne s&rsquo;ouvre par  un bruitage de tremblement de terre en fond sonore avec un compte &agrave;  rebours jusqu&rsquo;&agrave; 7,5 comme la magnitude &agrave; laquelle &eacute;tait arriv&eacute; le  s&eacute;isme. Une sc&egrave;ne o&ugrave; des fils entrelac&eacute;s rappellent le triste &eacute;v&eacute;nement.  Des fils qui s&rsquo;instillent jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;orchestre o&ugrave; les spectateurs seront  au cours de la repr&eacute;sentation approch&eacute;s par les com&eacute;diens pour un  th&eacute;&acirc;tre interactif ainsi qu&rsquo;un croisement de genres artistiques cher au  th&eacute;oricien Hans Thies Lehmann.  <\/p>\n<p>Ce souvenir fut aussi l&rsquo;occasion  de faire un clin d&rsquo;?il en direction de l&rsquo;homme de lettres Georges  Anglade et du m&ecirc;me coup &agrave; ces illustres manieurs de parole sortis des  entrailles d&rsquo;Ha&iuml;ti que sont Frank&eacute;tienne, Lionel Trouillot ou Dany  Lafferri&egrave;re. Quant au public, il retiendra cette tension qu&rsquo;a su  construire le metteur en sc&egrave;ne et que les com&eacute;diens de la Compagnie  Trait d&rsquo;union ont su bien rendre. Quoique cette tension, dans le dernier  tiers de la repr&eacute;sentation soit retomb&eacute;e de mani&egrave;re inexplicable ;  cassant du m&ecirc;me coup le rythme d&rsquo;un jeu jusque l&agrave; sans fioritures. La  faute sans doute &agrave; ce jeune premier qui, pour une premi&egrave;re a trop  embrass&eacute; (il &eacute;tait en m&ecirc;me temps metteur en sc&egrave;ne, auteur et com&eacute;dien  !).<\/p>\n<p>Dans le m&ecirc;me temps, P&eacute;lagie Alima a fait sensation avec son  c&ocirc;t&eacute; maternel dans ce capharna&uuml;m qui aurait pu faire perdre &agrave; toute  femme le self control. Une performance qui entra&icirc;na les autres sans pour  autant que l&rsquo;on ait l&rsquo;impression qu&rsquo;ils ont donn&eacute; le meilleur  d&rsquo;eux-m&ecirc;mes. Serait-ce une pr&eacute;paration insuffisante? On a envie de  r&eacute;pondre par l&rsquo;affirmative tant le talent de Junior Esseba ou de David  Kono n&rsquo;est pas en cause. <br \/>\nComment oublier, rendu &agrave; ce niveau, la  sc&eacute;nographie magnifique d&rsquo;un Fleury Ngameleu qui s&rsquo;affirme au fil des  repr&eacute;sentations. Un cocktail qui aura tout de m&ecirc;me permis aux  spectateurs de prendre conscience de ce drame survenu sur la terre de  Toussaint Louverture o&ugrave; un fragment de sol a soupir&eacute; sans que la mort ne  triomphe. Car ici comme partout ailleurs dans le monde, la vie se doit  de poursuivre son cours.<\/p>\n<p><i>Parfait Tabapsi<\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La pi\u00e8ce de Landry Nguetsa a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e au Ccf de Yaound\u00e9 jeudi dernier. &#8211; &nbsp; &laquo;Chez nous quand un malheur est&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30526","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30526","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30526"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30526\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30526"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30526"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30526"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}