{"id":30537,"date":"2011-08-20T17:44:13","date_gmt":"2011-08-20T17:44:13","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4357","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4357\/","title":{"rendered":"Jean Marie Ahanda : Le trompettiste garde la t\u00eate bien fra\u00eeche"},"content":{"rendered":"<p>Le fondateur des \u00ab T\u00eates br\u00fbl\u00e9es \u00bb ne r\u00e9siste pas \u00e0 revenir sur la p\u00e9riode lumineuse de sa vie. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\">  <\/p>\n<p>C&rsquo;est  toujours avec bonheur que Jean Marie Ahanda parle de musique. Le  sourire ne l&rsquo;a pas quitt&eacute; lorsqu&rsquo;il s&rsquo;entretenait avec les journalistes  culturels samedi 30 juillet dernier. Mais m&ecirc;me s&rsquo;il leur ressassait les  p&eacute;riodes musicales du Cameroun, il n&rsquo;a pas r&eacute;sist&eacute; &agrave; leur parler de  &laquo;T&ecirc;tes br&ucirc;l&eacute;es&raquo;, ce mythique groupe qu&rsquo;il fonda dans les ann&eacute;es 1980.  Comment pouvait-il en &ecirc;tre autrement ? Jean Marie Ahanda a les &laquo;T&ecirc;tes  br&ucirc;l&eacute;es&raquo; dans la peau. Et il a eu plaisir &agrave; raconter aux membres de la  Cameroon art critics (Camac) l&rsquo;aventure de ces enfants terribles du  bikutsi.<br \/>\nMais tr&egrave;s peu l&rsquo;ignorent en r&eacute;alit&eacute;, cette fantastique  aventure qui s&rsquo;acheva tr&egrave;s t&ocirc;t, bien avant la fin de la partition. Bien  avant que le concept ait &eacute;t&eacute; compris. Mais depuis le d&eacute;c&egrave;s de Zanzibar,  le tr&egrave;s talentueux et charismatique guitariste du groupe, les t&ecirc;tes  br&ucirc;l&eacute;es n&rsquo;ont vraiment pas dit leur derni&egrave;re note. Ils eurent beaucoup  d&rsquo;autres disques (Ma musique &agrave; moi en 1990, Bikutsi rock en 1992, Be  happy en 1995, Bikutsi Fever en 2000 et Repentance en 2009), mais ne  v&eacute;curent pas toujours heureux.<\/p>\n<p><b>Choix<\/b><br \/>\nLes scissions et  les altercations ont ponctu&eacute; leur travers&eacute;e du d&eacute;sert. Travers&eacute;e dans  l&rsquo;oubli. Car le groupe adul&eacute; hier par le public, &eacute;tait maintenant vomi,  parce qu&rsquo;accus&eacute; d&rsquo;avoir assassin&eacute; l&rsquo;idole partie. Mais Zanzibar &agrave; lui  tout seul ne fait pas les &laquo;T&ecirc;tes br&ucirc;l&eacute;es&raquo;. &laquo;Personne &agrave; lui tout seul ne  fait les T&ecirc;tes br&ucirc;l&eacute;es&raquo;, rappelle &agrave; chaque fois, Jean Marie Ahanda.  C&rsquo;est que le c&eacute;l&egrave;bre trompettiste a mati&egrave;re &agrave; le r&eacute;p&eacute;ter. En effet les  m&eacute;lomanes ont d&eacute;couvert des groupes de &laquo;T&ecirc;tes br&ucirc;l&eacute;es&raquo; quelques peu  personnalis&eacute;es. On a eu tour &agrave; tour &laquo;X et les T&ecirc;tes br&ucirc;l&eacute;es&raquo;.<br \/>\nPuis Y  et les T&ecirc;tes br&ucirc;l&eacute;es. Puis &laquo;Z et les T&ecirc;tes Br&ucirc;l&eacute;es&raquo;. Des lettres  quelconques pour ne pas citer Atebass, Tino ou Mengala Joss, tous ex  membre du groupe originel. Et Jean Marie Ahanda dans tout &ccedil;a ? Il laisse  faire. A-t-il le choix ? On a toujours le choix, dira-t-on. Alors Jma  tente de sauver les meubles.<br \/>\nDans l&rsquo;ombre. Sous les feux de la rampe.  Mais il essaie. Le retour &agrave; la lumi&egrave;re n&rsquo;est peut-&ecirc;tre pas pour demain.  Et en attendant, Jma s&rsquo;active &agrave; autre chose. A la peinture, sa seconde  passion apr&egrave;s la musique, apr&egrave;s les notes sonnantes et tr&eacute;buchantes du  bikutsi. Et il y a aussi l&rsquo;&eacute;cole.<br \/>\nJean Marie Ahanda transmet sa  longue exp&eacute;rience aux jeunes &eacute;tudiants de l&rsquo;Ecole sup&eacute;rieure des  sciences et techniques de l&rsquo;information et de la communication (Esstic).  L&agrave;-bas c&rsquo;est une autre sc&egrave;ne. Autre que celle qu&rsquo;il a fr&eacute;quent&eacute;e.  L&agrave;-bas aussi fini le look du visage et des v&ecirc;tements peinturlur&eacute;s. Mais  au fond, Jean Marie reste habit&eacute; par le &laquo;T&ecirc;tes br&ucirc;l&eacute;es&raquo; spirit. Car au  moins, l&rsquo;esprit n&rsquo;a pas besoin des feux des projecteurs pour exister.<\/p>\n<p><i>Monique Ngo Mayag<\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le fondateur des \u00ab T\u00eates br\u00fbl\u00e9es \u00bb ne r\u00e9siste pas \u00e0 revenir sur la p\u00e9riode lumineuse de sa vie. &#8211; &nbsp; C&rsquo;est&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30537","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30537","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30537"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30537\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30537"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30537"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30537"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}