{"id":30547,"date":"2011-09-22T12:31:16","date_gmt":"2011-09-22T12:31:16","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4368","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4368\/","title":{"rendered":"Livre : L\u2019alimentation chez les africains"},"content":{"rendered":"<p>Dans un recueil, Joseph Ndinda analyse les ouvrages qui ont trait \u00e0 ce th\u00e8me.  &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\">  <\/p>\n<p>&quot;Comment  cuisiner son mari &agrave; l&rsquo;africaine&quot; de Calixthe Beyala est le premier  ouvrage sur lequel Joseph Ndinda, auteur de &laquo;Ecriture, jeu et enjeux,  mythes et repr&eacute;sentations de l&rsquo;alimentaire dans les litt&eacute;ratures  africaines&raquo; s&rsquo;arr&ecirc;te pour mener son analyse. Celle de la place que  l&rsquo;alimentation occupe dans les textes de litt&eacute;rature africaine. Dans son  ouvrage, la franco- camerounaise explique &agrave; travers des histoires  vraies, comment une femme r&eacute;ussit &agrave; se faire aimer &agrave; partir des mets  qu&rsquo;elle concocte &agrave; son homme. La jeune Andela r&eacute;ussit enfin &agrave; se faire  accepter par Biloa en lui pr&eacute;parant  un &laquo;ndol&eacute; &agrave; la viande et aux  crevettes&raquo;. Quand elle rencontre Bolobolo, A&iuml;ssatou d&eacute;cide d&rsquo;en finir  avec la logique de s&eacute;duction occidentale o&ugrave; il faut &ecirc;tre toute maigre  pour se faire interpeller. Elle conquiert en premier le &laquo;ventre&raquo; de ce  dernier. Le corps et le coeur suivront logiquement. L&rsquo;auteur d&eacute;montre  ici que &laquo;la nourriture est une arme pour vaincre toute r&eacute;sistance  amoureuse&raquo;. <\/p>\n<p>Sept autres ouvrages sont pass&eacute;s sous la critique de  Joseph Ndinda, pour une meilleure compr&eacute;hension de la  probl&eacute;matique  pos&eacute;e. Une compr&eacute;hension selon son prisme. Notamment celle qu&rsquo;il fait de  &laquo;Partager ou mourir : analyse de l&rsquo;os de Mor Lam&raquo; de Birago Diop.  L&rsquo;analyse faite dans ce livre  montre comment  l&rsquo;insuffisance  alimentaire a amen&eacute; un homme qui poss&eacute;dait un os de viande &agrave; pr&eacute;f&eacute;rer la  mort plut&ocirc;t que le partage.  <br \/>\nParce que Mor Lam ne voulait pas  partager son os avec son ami Moussa venu lui rendre visite il simule la  mort qui le conduira malheureusement  sous terre. Sur le chemin du lieu  o&ugrave; on va l&rsquo;inhumer,  Mor Lam ne cesse de demander &agrave; son &eacute;pouse si son os  qui est &agrave; la cuisson est bien ramolli, celle-ci tr&egrave;s soumise  r&eacute;pondra   par l&rsquo;affirmative. Mais au-del&agrave; de l&rsquo;aspect un peu anecdotique de cette  histoire, l&rsquo;auteur veut entre autre d&eacute;noncer : L&rsquo;&eacute;go&iuml;sme, la cupidit&eacute;,  l&rsquo;extr&ecirc;me soumission de la femme, la trahison&hellip; car finalement on n&rsquo;en  tire pas grand-chose.<\/p>\n<p>A titre d&rsquo;illustration, Mor Lam se fait  enterrer laissant ses biens : son os, son &eacute;pouse revenus tous &agrave; son ami  Moussa. L&rsquo;alimentation occuperait une tr&egrave;s grande place dans les  cultures africaines. Le peuple Yan Kama l&rsquo;a compris. C&rsquo;est la raison  pour laquelle il lui accorde une grande importance. Notamment dans  &laquo;Nourriture et subversion dans la litt&eacute;rature populaire haoussa : le cas  des Yan Kama ou les com&eacute;diens burlesques&raquo;.<br \/>\nL&rsquo;analyste laisse  entendre que dans cette culture, le bonheur passe &laquo;par la nourriture, le  plaisir de la bonne gastronomie&raquo;. Le cinqui&egrave;me ouvrage auquel il s&rsquo;est  int&eacute;ress&eacute; est le cannibalisme rituel dans &laquo;l&rsquo;int&eacute;rieur de la nuit&raquo; de  l&rsquo;&eacute;crivaine camerounaise Leonora Miano entre d&eacute;sir de pouvoir et &eacute;chec  d&rsquo;une id&eacute;ologie macabre. Dans son texte, l&rsquo;auteur analyse la  structuration des repas. Dans cette ?uvre romanesque L&eacute;onara pr&eacute;sente  une sc&egrave;ne de cannibalisme qui oblige les habitants d&rsquo;Eku &agrave; &quot;manger&quot; un  de ses enfants pour sceller une sorte d&rsquo;alliance. Parce que dans cette  ?uvre on accuse les villageois d&rsquo;ignorer tout de leur histoire, il leur  est impos&eacute; de consommer un enfant de la tribu. Pour le dernier chapitre  de ce recueil, l&rsquo;auteur, &agrave; travers des contes et chroniques de S&eacute;v&eacute;rin  C&eacute;cil Abega et Guillaume Oyono Mbia  &eacute;voque le vocabulaire sexuel et  culinaire. <br \/>\nCe recueil de Joseph Ndinda qui d&eacute;nombre 165 pages a &eacute;t&eacute;  &eacute;dit&eacute; aux &eacute;ditions Cl&eacute;. Son auteur, ma&icirc;tre de conf&eacute;rences &agrave; l&rsquo;Universit&eacute;  de Ngaound&eacute;r&eacute; compte plus de trois ouvrages scientifiques et une  vingtaine d&rsquo;articles.<\/p>\n<p><i>A&iuml;cha Nsangou (Stagiaire)<\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans un recueil, Joseph Ndinda analyse les ouvrages qui ont trait \u00e0 ce th\u00e8me. &#8211; &nbsp; &quot;Comment cuisiner son mari &agrave; l&rsquo;africaine&quot;&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30547","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30547","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30547"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30547\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30547"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30547"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30547"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}