{"id":30549,"date":"2011-09-22T12:32:46","date_gmt":"2011-09-22T12:32:46","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4370","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4370\/","title":{"rendered":"Jacques-Greg Belobo : Le baryton chante l\u2019histoire de sa voix"},"content":{"rendered":"<p>Il a annonc\u00e9 lors de son r\u00e9cital de samedi dernier \u00e0 Yaound\u00e9 l\u2019ouverture d\u2019un conservatoire d\u00e8s 2012. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\">  <\/p>\n<p>A  la fin du r&eacute;cital, le public &eacute;tait encore l&agrave;, debout comme scotch&eacute; sur  le sol de la grande salle du palais des congr&egrave;s. Qui aurait cru que  l&rsquo;op&eacute;ra plaisait autant aux Noirs du Cameroun qu&rsquo;aux Blancs ? Ce soir,  on aurait m&ecirc;me jur&eacute; que l&rsquo;op&eacute;ra &eacute;tait plus camerounais qu&rsquo;italien.  Jacques-Greg Belobo s&rsquo;en tire encore avec une note aigu&euml;. Tr&egrave;s aigu&euml;  m&ecirc;me. Nombreux sont ceux qui n&rsquo;ont pas regrett&eacute; d&rsquo;avoir sorti leur  costard et robe &agrave; paillettes. Une tenue que seuls les beaux et bons  moments imposent. Et la derni&egrave;re &eacute;tape de la tourn&eacute;e africaine de  Jacques-Greg belobo en valait la peine.<br \/>\nD&rsquo;autant plus que ce soir,  Jacques-Greg nous narre en chanson, les &eacute;pop&eacute;es de sa vie de chanteur  d&rsquo;op&eacute;ra. Et la vie d&rsquo;un baryton, doit &ecirc;tre toute aussi palpitante que sa  voix. L&rsquo;&eacute;pop&eacute;e d&eacute;bute sur le cantique &laquo;How great thou art&raquo;. Un air que  beaucoup dans la salle connaissent en fran&ccedil;ais, ou dans leur langue  maternelle. Mais nul ne s&rsquo;avise de jouer les choristes. Ils laissent  tous chanter le maestro, obnubil&eacute;s par sa voix qui monte ais&eacute;ment dans  les tons aigus et redescend souvent pianissimo.<\/p>\n<p>Jacques-Greg  commence ainsi par un cantique religieux  en hommage &agrave; ses ann&eacute;es de  chant choral. Du temps o&ugrave; il se risquait &agrave; poser sa voix sur les grands  classiques de Friedrich Haendel, le c&eacute;l&egrave;bre compositeur allemand. Ou  encore, lorsqu&rsquo;il se laissait s&eacute;duire par les trois plus m&eacute;lodieux  t&eacute;nors : Luciano Pavarotti, Placido Domingo et Jos&eacute; Carreras. Lors de  ses tumultueuses s&eacute;ances de vocalises &agrave; Yaound&eacute;, Jacques-Greg ne  s&rsquo;imaginait pas tutoyer ces illustres chanteurs lyriques. Mais c&rsquo;&eacute;tait  sans compter sur le destin, ni sur les voies du Seigneur. Il aura suffit  d&rsquo;un concours et surtout d&rsquo;une belle interpr&eacute;tation de &laquo;phydel&eacute;&raquo;, une  oeuvre vocale du compositeur fran&ccedil;ais Henri Duparc, pour que s&rsquo;ouvre  pour ce natif de la r&eacute;gion du centre Cameroun, les portes du  conservatoire de Nice. Et Ce soir au palais des congr&egrave;s de Yaound&eacute;,  comme autrefois sur une sc&egrave;ne de concours &agrave; Abidjan, il reprend  &laquo;Phydel&eacute;&raquo; pour son public yaound&eacute;en.<\/p>\n<p>Sous le ciel &eacute;toil&eacute; de la  ville aux 7 collines,  JJacques-Greg d&eacute;ploie son imposant t&eacute;nor des  milliers de paires d&rsquo;yeux (le spectacle &eacute;tait retransmis en direct sur  la cha&icirc;ne de t&eacute;l&eacute;vision nationale Crtv). Sa voix vit sous le doigt&eacute;  magistral de Simon-Pierre Ndoy&eacute; au piano. Ce soir, il chante mieux qu&rsquo;il  y a 10 ans. Forc&eacute;ment, puisqu&rsquo;un tour au tr&egrave;s s&eacute;lect conservatoire  sup&eacute;rieur de Paris, &ccedil;a donne de la voix. &Ccedil;a la rend profonde et  travaill&eacute;e. On remerciera donc Paris pour ces m&eacute;morables minutes de &laquo;Why  do the nations&raquo; de Haendel. L&rsquo;ou&iuml;e appr&eacute;cie les tr&eacute;molos. Et la vue se  d&eacute;lecte des gestes m&eacute;lodieux de l&rsquo;interpr&egrave;te. La peau frissonne. L&rsquo;op&eacute;ra  de Jacques-Greg, &ccedil;a fait chanter les sens.<br \/>\nSurtout qu&rsquo;il y met un  zeste d&rsquo;humour et d&rsquo;&eacute;pique. Pour le final, on exulte en reprenant une  berceuse en Ekan, une m&eacute;lodie tr&egrave;s connue ici au pays o&ugrave; le soleil  r&eacute;chauffe la voix. C&rsquo;est donc en toute l&eacute;gitimit&eacute; que Jgb souhaite  transmettre son talent &agrave; ses jeunes compatriotes. <br \/>\nCar, ici, point  d&rsquo;&eacute;cole de musique ni de voie pour chanteur lyrique. Jgb entend donc  construire un conservatoire international de musique au Cameroun. Il a  d&eacute;j&agrave; gagn&eacute; le pari d&rsquo;int&eacute;resser le public de son pays natal au chant  lyrique. Reste plus qu&rsquo;&agrave; convaincre des investisseurs que ce genre  musical est porteur pour des jeunes amateurs de musique qui ne demandent  qu&rsquo;&agrave; faire entendre leur voix basse, soprano, t&eacute;nor et baryton.<\/p>\n<p><i>Monique Ngo Mayag<\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il a annonc\u00e9 lors de son r\u00e9cital de samedi dernier \u00e0 Yaound\u00e9 l\u2019ouverture d\u2019un conservatoire d\u00e8s 2012. &#8211; &nbsp; A la fin&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30549","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30549","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30549"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30549\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30549"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30549"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30549"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}