{"id":30550,"date":"2011-09-22T12:36:22","date_gmt":"2011-09-22T12:36:22","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4371","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4371\/","title":{"rendered":"Th\u00e9\u00e2tre : Feugham ressuscite Sassine"},"content":{"rendered":"<p>La compagnie a adapt\u00e9 M\u00e9moire de l\u2019\u00e9crivain guin\u00e9en pour sa tourn\u00e9e nationale. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\">  <\/p>\n<p>Pour  sa derni&egrave;re tourn&eacute;e avant sa prochaine mutation, le r&eacute;seau des centres  culturels fran&ccedil;ais du Cameroun pouvait difficilement trouver mieux. En  cinq dates en effet (Garoua, Bamenda, Dschang, Douala et Yaound&eacute;), la  compagnie Feugham de Bafoussam a enchant&eacute; les Camerounais avec une  adaptation remarqu&eacute;e de M&eacute;moire d&rsquo;une peau, ?uvre post mortem du  brillant &eacute;crivain guin&eacute;en Williams Sassine.<br \/>\nSamedi dernier sur les  planches du centre culturel Fran&ccedil;ois Villon de Yaound&eacute; (Ccfvy), le  public eu en effet droit &agrave; une prestation remarquable en nombre de  points. D&rsquo;abord au niveau du rendu d&rsquo;un texte qui en son temps suscita  quelque pol&eacute;mique du fait de son caract&egrave;re os&eacute; et, pourquoi ne pas le  dire, grivois. Mais l&agrave; n&rsquo;est pas le plus important. <\/p>\n<p>Le spectacle  a r&eacute;ussi &agrave; montrer que la question de l&rsquo;identit&eacute; &eacute;tait loin d&rsquo;&ecirc;tre une  affaire simple. Que l&rsquo;on en juge par cette qu&ecirc;te effr&eacute;n&eacute;e d&rsquo;une  reconnaissance pour un h&eacute;ros qui se verrait bien &eacute;crivain et qui d&eacute;ploie  maints tr&eacute;sors et efforts pour y arriver.<br \/>\nC&rsquo;est que depuis au moins  Salif Keita, l&rsquo;on sait en Afrique combien sont nombreux les obstacles  qui pars&egrave;ment le chemin de tout albinos en qui sourd le d&eacute;sir  d&rsquo;apprivoiser l&rsquo;art. Ainsi, les tribulations de Milos Kan dans sa qu&ecirc;te,  sa propension &agrave; se muer en docteur Jekill ou Mr Hyde selon les  situations, la poursuite d&rsquo;un amour r&ecirc;v&eacute; qui se joue de lui et dont il  se joue, tout cela concourt &agrave; fabriquer un &ecirc;tre finalement hybride,  revanchard sur un destin pas franchement avantageux dans le cocon  africain o&ugrave; la solidarit&eacute; apert d&egrave;s lors comme un vain mot.<\/p>\n<p>Le  m&eacute;rite du metteur en sc&egrave;ne Kouam Tawa dans cette adaptation aura &eacute;t&eacute;  d&rsquo;avoir su trouver les artifices, dont le moindre n&rsquo;est pas la  sc&eacute;nographie et les lumi&egrave;res, pour capter l&rsquo;attention du lecteur durant  les 70 minutes de la repr&eacute;sentation. Une r&eacute;ussite qui ne doit cependant  pas minimiser le talent du com&eacute;dien Wakeu Fogaing. Celui-l&agrave; m&ecirc;me que le  grand public avait rang&eacute; &agrave; jamais dans le cercle des humoristes de chez  nous et qui, avec ce mono, s&rsquo;affirme &agrave; ses yeux comme une valeur s&ucirc;re de  notre th&eacute;&acirc;tre. Une performance qui a permis de mieux comprendre la  belle saison qu&rsquo;il est en train d&rsquo;ouvrir avec des dates &agrave;  l&rsquo;international qui elles-m&ecirc;mes se succ&egrave;dent depuis un an au fil des  projets.<br \/>\nLe seul b&eacute;mol &agrave; relever fut cette distorsion de rythme. Le  d&eacute;but fut tonitruant pour ensuite laisser place, dans le dernier  tiers-temps &agrave; une baisse dont on aura cherch&eacute; en vain l&rsquo;explication. Une  p&eacute;riode qui n&rsquo;a cependant pas fait languir le spectateur. Spectateurs  qui ont salu&eacute; la repr&eacute;sentation par des ovations de choix, signe que ce  spectacle cr&eacute;&eacute; en Guin&eacute;e l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re avait le m&eacute;rite de continuer  son chemin au bout de vingt approches de mise en sc&egrave;ne.<\/p>\n<p><i>Parfait Tabapsi<\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La compagnie a adapt\u00e9 M\u00e9moire de l\u2019\u00e9crivain guin\u00e9en pour sa tourn\u00e9e nationale. &#8211; &nbsp; Pour sa derni&egrave;re tourn&eacute;e avant sa prochaine mutation,&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30550","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30550","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30550"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30550\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30550"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30550"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30550"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}