{"id":30560,"date":"2011-09-30T20:45:47","date_gmt":"2011-09-30T20:45:47","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4381","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4381\/","title":{"rendered":"Jocelyne Saucier, Prix des cinq continents de la Francophonie 2011. Une mention sp\u00e9ciale \u00e0 Patrice Nganang"},"content":{"rendered":"<p>Pour cette nouvelle \u00e9dition du Prix des cinq continents de la Francophonie 2011 c&rsquo;est l&rsquo;auteure Jocelyne Saucier (Canada-Qu\u00e9bec) qui a \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9e pour son roman Il pleuvait des oiseaux publi\u00e9 aux \u00e9ditions XYZ. &#8211; <\/p>\n<p>\nCe 30 septembre, le jury s&rsquo;est retrouv&eacute; pour d&eacute;lib&eacute;rer, &agrave; l&rsquo;occasion de  la 10e &eacute;dition, et a &eacute;galement remis une mention sp&eacute;ciale &agrave; Patrice  Nganang (Cameroun) pour son roman<em> Mont-Plaisant <\/em>(&Eacute;d. Philippe Rey). <br \/>\nAbdou Diouf, pr&eacute;sident de l&rsquo;Organisation internationale de la  francophonie remettre le 9 d&eacute;cembre prochain les prix au cours d&rsquo;une  c&eacute;r&eacute;monie organis&eacute;e &agrave; Paris.<\/p>\n<p>Le jury du Prix des cinq continents a distingu&eacute; un superbe r&eacute;cit de Jocelyne Saucier, deux fois  finaliste au Prix du Gouverneur g&eacute;n&eacute;ral et r&eacute;cipiendaire du Prix &agrave; la  cr&eacute;ation artistique du CALQ pour l&rsquo;Abitibi-T&eacute;miscamingue (2010).<\/p>\n<p>&laquo; <em>C&rsquo;est le miracle d&rsquo;&ecirc;tres qui se sont volontairement retir&eacute;s d&rsquo;un  monde calcin&eacute; et qui se retrouvent dans une for&ecirc;t nordique, fr&egrave;res en  humanit&eacute; et libres de leur vie et de leur mort<\/em> &raquo;, souligne-t-il dans un communiqu&eacute;.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"400\" height=\"524\" src=\"\/fr\/artpublic\/bibliotheque\/Image\/patrice_nganang.jpg\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p>\nEn 1931, Sara arrive au Mont Plaisant, quartier de Yaound&eacute;, offerte en  cadeau au sultan Njoya chass&eacute; de ses terres du Bamoun par l&rsquo;occupant  fran&ccedil;ais. Elle a neuf ans, a &eacute;t&eacute; arrach&eacute;e &agrave; sa m&egrave;re pour rendre  confortable l&rsquo;exil du sultan. Elle doit rejoindre les 300 femmes de  Njoya, lorsque des circonstances impr&eacute;vues poussent la matrone qui l&rsquo;y  pr&eacute;pare &agrave; la travestir en gar&ccedil;on, et c&rsquo;est d&eacute;sormais sous le nom de Nebu  que Sara va vivre au Mont Plaisant au c&oelig;ur d&rsquo;une cour d&eacute;clinante,  tandis que les nations se pr&eacute;parent &agrave; la Seconde Guerre mondiale.<br \/>\nSoixante-dix  ans plus tard, Bertha, une jeune Camerounaise &eacute;tudiant aux &Eacute;tats-Unis,  rentre au pays et rencontre Sara, maintenant &acirc;g&eacute;e. Le dialogue entre les  deux femmes raconte l&rsquo;histoire du Cameroun dans l&rsquo;entre-deux-guerres,  en r&eacute;v&eacute;lant d&rsquo;incroyables personnages. Tout d&rsquo;abord Njoya lui-m&ecirc;me,  homme d&rsquo;une grande curiosit&eacute; scientifique, inventeur d&rsquo;un alphabet,  entour&eacute; d&rsquo;une colonie d&rsquo;artistes, qui s&rsquo;&eacute;vertue &agrave; faire prosp&eacute;rer l&rsquo;art  raffin&eacute; de son peuple.<br \/>\nOn croise aussi Joseph Ngono, professeur de  langues africaines &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Berlin en 1913, qui, face &agrave; la  difficult&eacute; de vivre dans une Allemagne en guerre, d&eacute;cide de rentrer au  Cameroun, o&ugrave; sa d&eacute;ception est cruelle. Joseph qui est aussi le p&egrave;re de  Sara&hellip; Finalement est aussi narr&eacute; le destin du vrai Nebu &ndash; celui que Sara  a remplac&eacute;&nbsp;: un sculpteur qui aimait une femme inaccessible et  transformait ses r&ecirc;ves en statues d&rsquo;une beaut&eacute; parfaite. Nebu, dont la  fin tragique donne &agrave; sa m&egrave;re le d&eacute;sir de le remplacer par Sara&hellip;<br \/>\nAlors  que la narratrice Bertha reconstitue ces diff&eacute;rentes vies, elle nous  emm&egrave;ne au c&oelig;ur des conflits en Afrique entre Fran&ccedil;ais, Anglais et  Allemands durant la premi&egrave;re moiti&eacute; du XXe si&egrave;cle &ndash;conflits ayant eu des  r&eacute;percussions consid&eacute;rables sur les soci&eacute;t&eacute;s africaines.<br \/>\nUn roman  total, ambitieux, magistralement construit et &eacute;crit, sur l&rsquo;amour, le  pouvoir, la petite histoire victime de la grande, le colonialisme, la  beaut&eacute; de la civilisation bamoun, la vitalit&eacute; de ses artistes, la  trag&eacute;die de son d&eacute;clin. Un beau portrait de femme aussi, car la lumi&egrave;re  de ce r&eacute;cit demeure le regard de cette petite fille de 9 ans que Sara,  m&ecirc;me tr&egrave;s &acirc;g&eacute;e, continue &agrave; porter sur ce monde complexe qu&rsquo;elle a si  bien su comprendre &agrave; sa mani&egrave;re&hellip;<\/p>\n<p>Patrice Nganang est romancier,  po&egrave;te et essayiste, &eacute;crivant avec autant de facilit&eacute; en fran&ccedil;ais, en  anglais et en allemand. Son roman Temps de chien (Le Serpent &agrave; plumes,  2001) a re&ccedil;u le prix Marguerite Yourcenar et le Grand Prix de la  litt&eacute;rature d&rsquo;Afrique noire en 2003. Parmi ses autres titres&nbsp;: La joie  de vivre (Le Serpent &agrave; plumes, 2003) et L&rsquo;invention d&rsquo;un beau regard  (Gallimard, 2004) et Manifeste d&rsquo;une nouvelle litt&eacute;rature africaine  (Homnisph&egrave;res, 2007).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour cette nouvelle \u00e9dition du Prix des cinq continents de la Francophonie 2011 c&rsquo;est l&rsquo;auteure Jocelyne Saucier (Canada-Qu\u00e9bec) qui a \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9e&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30560","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30560","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30560"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30560\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30560"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30560"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30560"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}