{"id":30561,"date":"2011-10-13T21:13:56","date_gmt":"2011-10-13T21:13:56","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4382","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4382\/","title":{"rendered":"Patrice Nganang : Voeu pieux pour le Cameroun ?"},"content":{"rendered":"<p>Avec la verve qu\u2019on lui conna\u00eet, l\u2019\u00e9crivain donnet les cl\u00e9s pour un r\u00e9veil qu\u2019il appelle de ses voeux. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Patrice  Nganang aime beaucoup le Cameroun. Et c&rsquo;est peu de le dire &agrave; la lecture  de son dernier livre qui est un &shy;recueil de textes initialement publi&eacute;s  essentiellement dans la presse camerounaise. Une activit&eacute; qui remonte &agrave;  bien loin que les deux derni&egrave;res ann&eacute;es. Car bien avant que ses  r&eacute;flexions et contributions au d&eacute;bat sur la marche du Cameroun ne  connaissent une vitesse de croisi&egrave;re ces derniers mois, l&rsquo;auteur de  Temps de chien avait habitu&eacute; lecteurs &agrave; une prise de parole pertinente  et parfois conflictuelle dans les m&eacute;dias. Partageant ses id&eacute;es sur un  pays qu&rsquo;il aimerait voir chang&eacute;.<br \/>\nL&agrave; o&ugrave; d&rsquo;aucuns rel&egrave;veront, &agrave; juste  titre, son aversion pour le r&eacute;gime actuel et son chef et son souhait de  le voir dispara&icirc;tre pour laisser place &agrave; une nouvelle administration,  une lecture attentive permet &agrave; un deuxi&egrave;me niveau d&rsquo;appr&eacute;cier le voeu  d&rsquo;un Cameroun nouveau. <\/p>\n<p>Une bonne partie certes du recueil est  consacr&eacute;e au r&eacute;gime de Paul Biya et son administration, avec parfois une  virulence qui n&rsquo;a d&rsquo;&eacute;gal que sa volont&eacute; de voir ce dernier s&rsquo;en aller.  Mais o&ugrave; le livre devient int&eacute;ressant est cette capacit&eacute; que l&rsquo;auteur,  dans sa verve des plus s&eacute;v&egrave;re, a de partager son projet pour un avenir  meilleur. Il ne fait ainsi point l&rsquo;&eacute;conomie des diff&eacute;rents secteurs qui  sous-tendent la vie nationale. Passant all&egrave;grement de la politique &agrave; la  sociologie et m&ecirc;me &agrave; la philosophie, sans oublier le domaine de la  litt&eacute;rature et de la culture dans lequel il baigne depuis plus de 15 ans  et ses premi&egrave;res publications en librairie. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;apr&egrave;s Mont  plaisant il y a quelques mois, il revient avec ce recueil pour donner &agrave;  r&eacute;fl&eacute;chir &agrave; ses compatriotes sur un pays qui va &agrave; va &agrave; vau-l&rsquo;eau avec  une &eacute;lite politique qui appelle de son point de v?u un renouvellement  salvateur.<\/p>\n<p>Car si &laquo;Biya doit partir&raquo;, comme il fait plus que le  souhaiter, il y a qu&rsquo;en face de ce dernier, la classe politique dite de  l&rsquo;opposition a &laquo;les cheveux blancs et les poches remplis de milliards en  plus&raquo;. Ce qui n&rsquo;est pas de bon augure une fois l&rsquo;heure de l&rsquo;alternance  venue. Dans sa col&egrave;re, Nganang n&rsquo;&eacute;pargne pas l&rsquo;intelligentsia qui &agrave; ses  yeux est coupable de bien de maux. Floril&egrave;ge : &laquo;&hellip; dans le fond, l&rsquo;&eacute;chec  intellectuel de C&eacute;lestin Monga n&rsquo;est pas de forme, mais de fond, li&eacute;  qu&rsquo;il est selon moi &agrave; son incapacit&eacute; &agrave; r&eacute;pondre de cet imp&eacute;ratif qui d&egrave;s  l&rsquo;acte de fondation des sciences &eacute;conomiques camerounaises, a situ&eacute;  celles-ci en symbiose avec la formulation d&rsquo;une vision alternative. (&hellip;)  Je parle de ceci qui est une &eacute;vidence : qu&rsquo;il est impossible de formuler  une vision alternative cr&eacute;dible pour les &eacute;conomies de nos pays &agrave; partir  de la Banque mondiale.&raquo; (P58) A son &laquo;Grand fr&egrave;re&raquo; Achille Mbembe sur la  question anglophone, Nganang osera maints questions au lendemain d&rsquo;une  sortie du brillant historien en 2007 dont en voici deux : &laquo;&hellip; comment se  fait-il que vous qui dans les revues internationales, &ecirc;tes reconnu comme  le chantre africain de la globalisation, dans un journal de votre pays,  vous proposez plut&ocirc;t la culotte courte du nationalisme belliqueux ?  Est-ce pour nous irriter ?&raquo;<\/p>\n<p><i>Parfait Tabapsi<\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec la verve qu\u2019on lui conna\u00eet, l\u2019\u00e9crivain donnet les cl\u00e9s pour un r\u00e9veil qu\u2019il appelle de ses voeux. &#8211; &nbsp; Patrice Nganang&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30561","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30561","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30561"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30561\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30561"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30561"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30561"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}