{"id":30598,"date":"2011-11-16T16:57:06","date_gmt":"2011-11-16T16:57:06","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4426","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4426\/","title":{"rendered":"DROITS D\u2019AUTEUR : La Socam en cessation de paiements ?"},"content":{"rendered":"<p>Les rappels \u00e0 l\u2019ordre de la ministre de la Culture n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 entendus. La gestion \u00e0 la noix a continu\u00e9 \u00e0 la Socam qui pourrait \u00eatre poursuivi pour \u00e9mission de ch\u00e8ques sans provisions. On craint plus que tout une cessation de paiements. Et un crime de vol aggrav\u00e9. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><font face=\"Arial\">Le 16 juillet 2011, la soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise  de l&rsquo;Art musical signe un ch&egrave;que de 5 millions &agrave; l&rsquo;ordre de Raymond  Tchingang. Le ch&egrave;que est d&eacute;pos&eacute; sur le compte du b&eacute;n&eacute;ficiaire aupr&egrave;s de  la SGBC &agrave; Douala. Jusqu&rsquo;en septembre 2011, deux mois apr&egrave;s, le ch&egrave;que  envoy&eacute; en compensation n&rsquo;est pas pay&eacute;. Il est alors rejet&eacute; par la banque  pour provision insuffisante. Le ch&egrave;que en question a &eacute;t&eacute; tir&eacute; sur le  compte Afriland First Bank de la Socam. Entre le moment o&ugrave; le ch&egrave;que a  &eacute;t&eacute; &eacute;mis, le compte domicili&eacute; &agrave; Afriland a pourtant &eacute;t&eacute; mouvement&eacute; et a  connu d&rsquo;importants retraits d&rsquo;esp&egrave;ces. Six millions de francs le 19  ao&ucirc;t, 49 millions le 23 ao&ucirc;t et 3,4 millions 9 septembre. Au 31 octobre,  le compte Afriland de la Socam &eacute;tait au rouge. Les d&eacute;bits cumul&eacute;s  s&rsquo;&eacute;levaient &agrave; 114 millions tandis que les cr&eacute;dits &eacute;taient de 113  millions.<br \/>\n<\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">Bien que la ministre Ama Tutu Muna ait instruit &agrave;  la PCA Odile Ngaska de surveiller de pr&egrave;s les comptes de la soci&eacute;t&eacute; afin  d&rsquo;&eacute;viter des d&eacute;tournements, cette derni&egrave;re a all&egrave;grement pass&eacute; outre.  Par exemple, la ministre avait demand&eacute; que les redevances vers&eacute;es par  les entreprises locales soient vers&eacute;es dans un compte de d&eacute;p&ocirc;t sp&eacute;cial  ouvert &agrave; la SGBC, mais le compte Afriland a enregistr&eacute; un virement de  trois millions et demi de la soci&eacute;t&eacute; Nestl&eacute; le 8 septembre 2011. Contre  toute attente. L&rsquo;argent aurait d&ucirc; &ecirc;tre vir&eacute; au compte de la SGBC.<\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">Un d&eacute;tail surprend dans l&rsquo;historique de ce compte.  C&rsquo;est la fr&eacute;n&eacute;sie avec laquelle le compte conna&icirc;t des retraits en  esp&egrave;ces. Dans les milieux proches de la Socam, on tient une explication.  Convaincue que leurs jours sont compt&eacute;s &agrave; la t&ecirc;te de la soci&eacute;t&eacute; des  droits d&rsquo;auteur, les gars s&rsquo;assurent qu&rsquo;ils ne laissent pas tra&icirc;ner un  seul centime dans les comptes bancaires. Ainsi, en moins de dix mois, ce  sont environ 114 millions qui se sont volatilis&eacute;s. Pour quel usage ?  N&rsquo;allez surtout pas demander &agrave; Odile Ngaska. Entre&nbsp; janvier 2009 &agrave; mars  2010 d&eacute;j&agrave;, une mission de contr&ocirc;le &agrave; la Socam avait &eacute;tabli que 111  millions de francs avaient disparu des caisses de la soci&eacute;t&eacute;.<\/p>\n<p><\/font><font face=\"Arial\"><strong>D&eacute;lit de vol aggrav&eacute;<\/strong><\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">Dans la mise en garde de la ministre l&rsquo;ann&eacute;e  derni&egrave;re, Odile Ngaska qui avait pris ses libert&eacute;s avec l&rsquo;argent des  artistes et&nbsp; &eacute;tait passible de poursuites pour d&eacute;tournements de fonds  publics. A ce d&eacute;lit va s&rsquo;ajouter deux autres ind&eacute;licatesses. Le d&eacute;lit  d&rsquo;&eacute;mission de ch&egrave;que sans provision dui directeur g&eacute;n&eacute;ral Aron Kabelok  et un autre qu&rsquo;on peinera &agrave; qualifier : outrage &agrave; magistrat,  insubordination &agrave; l&rsquo;autorit&eacute;, ou violation de la loi. Bien que la Cour  supr&ecirc;me ait confirm&eacute; l&rsquo;arr&ecirc;t qui suspendait la Socam de toute activit&eacute;,  elle a pass&eacute; outre et a continu&eacute; &agrave; g&eacute;rer sans droits l&rsquo;argent des  artistes. Pour ce cas, on n&rsquo;est plus en situation de d&eacute;tournement de  fonds publics. Le d&eacute;tournement concerne des fonctionnaires qui ont  r&eacute;guli&egrave;rement la charge des fonds. Mais lorsque quelqu&rsquo;un peut acc&eacute;der  aux m&ecirc;mes fonds sans autorisation, on est en situation de braquage ou  m&ecirc;me de vol aggrav&eacute; selon certains avocats. Tout d&eacute;pendra de  l&rsquo;interpr&eacute;tation qu&rsquo;en feront les procureurs. <\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">La ministre Ama Tutu Muna doit se demander ce  qu&rsquo;elle est all&eacute;e faire dans la gal&egrave;re des artistes. Elle a soutenu  jusqu&rsquo;au bout la Pca, contre la Cour supr&ecirc;me. Elle se faisait forte du  principe qu&rsquo;elle pouvait user du pouvoir de l&rsquo;ex&eacute;cutif et bafouer  l&rsquo;ordre. Mais Odile Ngaska encourait d&eacute;j&agrave;, selon madame la ministre,  soit une suspension, soit des sanctions p&eacute;nales pour d&eacute;tournements de  deniers publics, vol, abus de confiance ou escroquerie. Elle n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute;  suspendue et aucune sanction n&rsquo;a &eacute;t&eacute; prise contre elle. A la laisser  continuer, la ministre de la Culture s&rsquo;en fait la complice et pourrait  avoir des soucis &agrave; se faire. Elle devrait avoir les c&ocirc;tes solides pour  &ecirc;tre maintenue au prochain gouvernement. Paul Biya n&rsquo;aime pas qu&rsquo;on  bafoue les lois de sa R&eacute;publique. Ou qu&rsquo;on se moque de l&rsquo;autorit&eacute; de son  ami personnel, Alexis Dipanda Mouelle. La ministre compte pourtant  d&rsquo;&eacute;minents avocats dans sa famille. On se demande si elle les a  consult&eacute;s avant d&rsquo;engager son bras de fer fou contre la CMC.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<strong>Les espoirs perdus<\/strong><\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">Quand Odile Ngaska est parachut&eacute;e comme PCA de la  Socam en 2008 en violation de toutes les r&egrave;gles qui r&eacute;gissent la  cr&eacute;ation d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; de gestion collective, l&rsquo;on croyait par ce fait  r&eacute;gler les comptes d&rsquo;un homme : Sam Mbend&egrave;, alors pr&eacute;sident du conseil  d&rsquo;administration de la CMC. S&rsquo;&eacute;tait sans comprendre que la gestion du  droit d&rsquo;auteur rentrait dans une spirale infernale. Un nouveau PCA qui  ne comprenait rien de la gestion du droit d&rsquo;auteur, entour&eacute;e de  profiteurs aux langues fourchues qui voulait se faire la male sous sur  son inexp&eacute;rience qui aujourd&rsquo;hui abouti &agrave; des ponctions &eacute;normes qui  conduiraient plus d&rsquo;un administrateur devant les tribunaux. <\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">Le triomphe de la r&eacute;alit&eacute; du terrain va  s&rsquo;accommoder avec l&rsquo;incapacit&eacute; des nouveaux venus &agrave; faire d&eacute;marrer les  activit&eacute;s de l&rsquo;entreprise. La culture de la d&eacute;lation, de la corruption,  du n&eacute;potisme et le favoritisme va s&rsquo;&eacute;riger en mode de gestion. Et les  &eacute;carts de gestion frisent la catastrophe. Il s&rsquo;agit ici du faux et de  l&rsquo;usage de faux, des surfacturations &agrave; travers des factures fictives  pour justifier les distractions de fonds. Selon des experts en gestion  qui ont un temps soit peut jeter un coup d&rsquo;&oelig;il sur le fonctionnement de  cette n&eacute;buleuse mise en place par la ministre de la communication Ama  Tutu Muna, c&rsquo;est la catastrophe. <\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">Il a &eacute;t&eacute; difficile pour ces derniers, en raison de  l&rsquo;absence d&rsquo;un personnel form&eacute; &agrave; la comptabilit&eacute; et l&rsquo;absence des  proc&eacute;dures de gestion normalis&eacute;es de donner un avis d&eacute;terminant sur ce  qui s&rsquo;est r&eacute;ellement pass&eacute; dans la fuite des fonds &agrave; la Socam. Tant il  est &eacute;tabli qu&rsquo;aucun manuel de proc&eacute;dure de gestion ne gouverne cette  structure ; aucune formation convaincante du personnel &agrave; son utilisation  n&rsquo;est signal&eacute;e ; l&rsquo;immixtion des membres du conseil &agrave; la gestion au  quotidien de la soci&eacute;t&eacute; ; le cumul des arri&eacute;r&eacute;s des imp&ocirc;ts qui portent &agrave;  croire que, un gros scandale attend le ministre qui s&rsquo;est complice au  tournant. Des centaines de millions ont &eacute;t&eacute; distraient. Il faut que les  coupables paient. <\/p>\n<p><\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">De violation en violation, tout y est pass&eacute;. La  loi n&deg;2000\/011 du 19 d&eacute;cembre 2000 en son titre 5 consacr&eacute; &agrave; la gestion  collective, stipule en son article 75 que : &laquo; les titulaires du droit  d&rsquo;auteurs ou des droits voisins peuvent, aux fins de l&rsquo;exercice de leurs  droits, cr&eacute;er des organismes de gestion collective de droits d&rsquo;auteurs  et de droits voisins &raquo;. C&rsquo;est le d&eacute;cret n&deg; 2001\/956\/PM du 1er novembre  2001 en son chapitre 7 Article 20 qui donne la forme juridique d&rsquo;un  organisme de gestion collective de droits d&rsquo;auteurs et de droits  voisins. Il est dit que l&rsquo;organisme de gestion collective dont il est  question dans la loi cit&eacute;e plus haut ne peut rev&ecirc;tir que &laquo; la forme  d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; civile ou d&rsquo;une personne morale &agrave; but lucratif &raquo;. <\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">Au-del&agrave; de toutes les d&eacute;cisions judiciaires,  donn&eacute;es par la plus haute juridiction de notre pays apr&egrave;s les recours  introduits par la Cameroon Music corporation, le ministre de la culture a  laiss&eacute; faire. Le dilatoire est rentr&eacute;e dans le fonctionnement de la  Socam et l&rsquo;on se retrouve &agrave; voir une soci&eacute;t&eacute; faire des emprunts &agrave; des  tiers pour faire fonctionner un machine gripp&eacute;e. L&rsquo;argent vers&eacute; ne passe  plus par le compte de d&eacute;p&ocirc;t sp&eacute;cial, le directeur g&eacute;n&eacute;ral Aron Kabelok  et le PCA Odile Ngaska sont dans la posture de la dilapidation &agrave;  outrance de tous les fonds qui effleurent les comptes de la Socam. <\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">C&rsquo;est dans cette optique que l&rsquo;on se retrouve  aujourd&rsquo;hui avec en tout pour tout dans les comptes de la Socam avec la  somme de 11.000 francs CFA. Aller comprendre pourquoi. A cette allure,  avec l&rsquo;approche des f&ecirc;tes de fin d&rsquo;ann&eacute;es, &agrave; quand la &laquo; prochaine  r&eacute;partition des droits aux auteurs ? &raquo;.&nbsp; Il faudra trouver l&rsquo;argent et  les usagers ne sont plus pr&ecirc;t &agrave; d&eacute;bourser le moindre copeck pour  alimenter le fonctionnement d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute;e ill&eacute;gale par la cours  supr&ecirc;me du Cameroun.&nbsp; L&rsquo;on est en train de s&rsquo;acheminer aujourd&rsquo;hui vers  un autre &eacute;pilogue judiciaire ou Aron Kabelok, le Directeur g&eacute;n&eacute;ral  risque d&rsquo;&ecirc;tre poursuivi pour &eacute;mission de ch&egrave;que sans provision, Odile  Ngaska pour d&eacute;tournement de fonds, vol aggrav&eacute;&nbsp; et complicit&eacute;, Ama Tutu  Muna de complicit&eacute; de d&eacute;tournement de fonds. <\/font><\/p>\n<div id=\"date\">&copy; Correspondance de : Richard Bondol<br \/>\nSource : Camer.be<\/div>\n<p><font face=\"Arial\"><br \/>\n<\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\"><br \/>\n<\/font><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les rappels \u00e0 l\u2019ordre de la ministre de la Culture n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 entendus. 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