{"id":30855,"date":"2014-03-28T19:44:19","date_gmt":"2014-03-28T19:44:19","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4718","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4718\/","title":{"rendered":"Cameroun &#8211; Obs\u00e8ques: Charles Ateba Eyene en h\u00e9ros national"},"content":{"rendered":"<p>\nLa c\u00e9r\u00e9monie de mise en bi\u00e8re de l\u2019homme politique et \u00e9crivain qui a eu lieu hier, jeudi 27 mars 2014, s\u2019est transform\u00e9e en une s\u00e9ance populaire d\u2019intronisation post-mortem \u00e0 la \u00ab distinction \u00bb du h\u00e9ros. &#8211; <\/p>\n<p>\nLa c&eacute;r&eacute;monie de mise en bi&egrave;re de l&rsquo;homme politique et &eacute;crivain qui a eu  lieu hier, jeudi 27 mars 2014, s&rsquo;est transform&eacute;e en une s&eacute;ance populaire  d&rsquo;intronisation post-mortem &agrave; la &laquo; distinction &raquo; du h&eacute;ros. <\/p>\n<p>Combien &eacute;taient-ils ? Mille ? Deux mille ? Trois mille ? Une dizaine  de mille &hellip;. ? Combien &eacute;taient-ils, ces jeunes gens ayant accompagn&eacute; la  d&eacute;pouille d&rsquo;Ateba Eyen&eacute; de la morgue de l&rsquo;h&ocirc;pital G&eacute;n&eacute;ral de Yaound&eacute;  jusqu&rsquo;au boulevard du 20 mai ? On ne saurait l&rsquo;estimer avec pr&eacute;cision.  Tant la foule qui scandait &laquo;h&eacute;ros national&raquo; dans la salle r&eacute;serv&eacute;e au  court office religieux pr&eacute;vu juste apr&egrave;s la mise en bi&egrave;re de l&rsquo;&eacute;crivain  prolixe est rejoint au fil de la procession sur l&rsquo;itin&eacute;raire de  l&rsquo;h&ocirc;pital G&eacute;n&eacute;ral &#8211; Texaco omnisports-Bata Nlongkak-Capitole-Poste  centrale par plusieurs centaines de jeunes sortis spontan&eacute;ment des  quartiers au passage du cort&egrave;ge fun&egrave;bre. Comme s&rsquo;ils s&rsquo;&eacute;taient organis&eacute;s  au pr&eacute;alable, les jeunes gens venus d&rsquo;Elig-Edzoa, de Ntaba, de  Nlongkak, du march&eacute; central de Yaound&eacute; entonne en boucle l&rsquo;hymne  national du Cameroun pour indiquer &agrave; leur mani&egrave;re qu&rsquo;un vrai patriote  est tomb&eacute;. <\/p>\n<p>A l&rsquo;oppos&eacute;, ils n&rsquo;h&eacute;sitent pas &agrave; huer journalistes et autres visages  pr&eacute;sent&eacute;s comme les soutiens m&eacute;diatiques du Rdpc au pouvoir qu&rsquo;ils  d&eacute;crient comme des &laquo; tra&icirc;tres &raquo; &agrave; la merci d&rsquo;un syst&egrave;me qui &agrave; mis le  pays &agrave; genoux. Pour ces milliers de jeunes mass&eacute;s le long des rues de  Yaound&eacute;, &agrave; l&rsquo;oppos&eacute; de cette poign&eacute;e de courtisans, Charles Ateba Eyen&eacute;  qui n&rsquo;a re&ccedil;u ni m&eacute;daille, ni hommage pr&eacute;sidentiel, est h&eacute;ros national. &laquo;  C&rsquo;est nous le peuple qui sommes d&eacute;tenteurs de la l&eacute;gitimit&eacute;, au nom de  cette l&eacute;gitimit&eacute; nous faisons du Dr Ateba Eyen&eacute; h&eacute;ros national. Tant pis  si l&rsquo;armada juridique ne suit pas &raquo;, crie un &eacute;tudiant qui suit le  cort&egrave;ge fun&egrave;bre allant lentement dans les rues de Yaound&eacute; ce 27 mars  2014. Comme lui, d&rsquo;autres jeunes surchauff&eacute;s n&rsquo;h&eacute;sitent pas &agrave; insinuer  qu&rsquo;il y aurait des mains criminelles derri&egrave;re la disparition du p&egrave;re du  c&eacute;l&egrave;bre ouvrage intitul&eacute; : &laquo; les paradoxes du pays organisateur &raquo;.  <\/p>\n<p>\n<b>D&eacute;bordement<\/b> <\/p>\n<p>Pour l&rsquo;exprimer avec v&eacute;h&eacute;mence, ils s&rsquo;attaquent verbalement, &agrave;  quelques symboles de l&rsquo;Etat que sont policiers et gendarmes commis par  les autorit&eacute;s pour pr&eacute;venir tout d&eacute;bordement au cours de la procession  baptis&eacute;e par certains  dans la foule comme &laquo; la longue marche pour la  cons&eacute;cration du h&eacute;ros tomb&eacute; sur le chemin du combat contre les r&eacute;seaux,  la mafia, le &laquo; magico-anal &raquo; qui ont pris le pays en otage et qui  veulent lui imposer son agenda &raquo;.  De temps &agrave; autre, ces jeunes gens ont  maille &agrave; partir avec la flicaille qui souhaite &eacute;viter les zones  sensibles, les quartiers chauds o&ugrave; le passage du cort&egrave;ge pourrait  d&eacute;chainer d&rsquo;autres passions&hellip;. Celles de la revendication sociale. M&ecirc;me  si policiers et gendarmes ne le confessent pas, la pr&eacute;sence des  &eacute;quipements anti &eacute;meutes est suffisamment parlante. <\/p>\n<p>\n<b>Suppliques<\/b> <\/p>\n<p>Quelques fois, le ton monte entre les deux camps. Mais les forces de  l&rsquo;ordre restent lucides et se contentent d&rsquo;encadrer cette manifestation  publique qui se tient spontan&eacute;ment, sans d&eacute;claration pr&eacute;alable chez le  sous-pr&eacute;fet. Cabral Libih a d&rsquo;ailleurs ces mots pour qualifier la  d&eacute;ferlante humaine qui impose son agenda aux forces de l&rsquo;ordre : &laquo; voil&agrave;  une action spontan&eacute;e. Personne n&rsquo;en est l&rsquo;instigateur. Depuis 1990,  personne n&rsquo;a vu &ccedil;a. O&ugrave; sont les sous-pr&eacute;fets qui interdisent les  manifestations publiques ? &raquo; C&rsquo;est sur ces entrefaites, que la  procession  aux grandes effigies du d&eacute;funt parvient au boulevard du 20  mai. Le Comit&eacute; d&rsquo;organisation qui mesure le temps pass&eacute;, plus de 5  heures, entre l&rsquo;h&ocirc;pital G&eacute;n&eacute;ral et le centre administratif de Yaound&eacute;  implore les jeunes d&eacute;cid&eacute;s &agrave; raccompagner la d&eacute;pouille jusqu&rsquo;&agrave; la sortie  de la ville vers Mfou o&ugrave; r&eacute;sidait le d&eacute;funt, de laisser le cort&egrave;ge  aller plus vite.  <\/p>\n<p>Pascal Charlemagne Messanga Nyamding et d&rsquo;autres compagnons d&rsquo;Ateba  Eyen&eacute; montent au cr&eacute;neau presque en suppliques  pour obtenir de la foule  de jeunes, de &laquo; lib&eacute;rer &raquo; la d&eacute;pouille de leur h&eacute;ros. Plus vite cette  fois, le cort&egrave;ge fonce plut&ocirc;t vers la Paroisse Marie Gocker pour une  veill&eacute;e. Difficile, jusqu&rsquo;au moment o&ugrave; nous allions sous presse, de  prendre la route de Mfou. Les jeunes ne voulant pas l&acirc;cher le &laquo;h&eacute;ros  national&raquo;. <\/p>\n<p><font color=\"red\"><b>Rodrigue N. TONGUE<\/b><\/font> <\/p>\n<p><font size=\"+1\"><b>Morgue de l&rsquo;h&ocirc;pital g&eacute;n&eacute;ral de Yaound&eacute;: <br \/>\nLe peuple camerounais pleure Charles Ateba Eyene<\/b><\/font> <\/p>\n<p>La morgue de l&rsquo;h&ocirc;pital g&eacute;n&eacute;ral de Yaound&eacute; est apparue tr&egrave;s &eacute;troite  hier 27 mars 2014 pour contenir la grande foule des admirateurs et  partisans du magicien du verbe, ma&icirc;tre de la parole. Une masse populaire  qui a dilu&eacute; l&rsquo;absence criarde des camarades de parti du d&eacute;funt,  meurtris par la trag&eacute;die du soup&ccedil;on et de la psychose g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e qui  pourrissent le Rdpc.  <\/p>\n<p>Ils sont venus de tous les coins du pays, pour rendre le dernier  hommage &agrave; leur idole, qui entamait son dernier voyage sur terre. Les  gens sont venus de partout,  t&eacute;moigner leur admiration et un attachement  profond &agrave; l&rsquo;illustre disparu. On les a entendus s&rsquo;exclamer : &laquo; Le  r&eacute;volutionnaire est tomb&eacute;e&hellip;, vive la R&eacute;volution &raquo;. D&egrave;s 08 heures du  matin, l&rsquo;esplanade de la morgue de l&rsquo;h&ocirc;pital G&eacute;n&eacute;ral de Yaound&eacute; &eacute;tait  noire de monde. Premier symbole, une foule massive qui crie, &laquo;H&eacute;ros !  H&eacute;ros ! H&eacute;ros !&raquo; dans un tintamarre. Que dire des ministres du culte,  oblig&eacute;s d&rsquo;&eacute;courter le service religieux ; parce que pris au d&eacute;pourvu par  une population qui, &agrave; un moment, a pris tout le monde de court, en  entonnant l&rsquo;hymne national. R&eacute;unis par affinit&eacute;, clivage et m&ecirc;me par  passion en l&rsquo;honneur de l&rsquo;illustre disparu, ils ont pris le dessus sur  le dispositif de s&eacute;curit&eacute; pour &ecirc;tre pr&eacute;sents &agrave; ce qui apparaissait &agrave;  leurs yeux, comme le d&eacute;but de ce qu&rsquo;il convient d&rsquo;appeler le dernier  voyage sur terre de Charles Ateba Eyene. Premi&egrave;re curiosit&eacute;, la  d&eacute;sinformation de la Crtv. Alors que le programme des obs&egrave;ques de  Charles Ateba Eyene est connu, largement diffus&eacute; tant dans les cha&icirc;nes  de radio priv&eacute;es que dans la presse &eacute;crite, l&rsquo;office de radiodiffusion  et t&eacute;l&eacute;vision camerounaise (Crtv) a cherch&eacute; &agrave; d&eacute;sorienter, de  d&eacute;mobiliser les auditeurs en diffusant un programme qui invitait &agrave; la  lev&eacute;e du corps de l&rsquo;illustre disparu &agrave; 11 heures, plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; 10 heures.  Une d&eacute;sinformation qui a caus&eacute; des dommages &agrave; plusieurs admirateurs  arriv&eacute;s sur les lieux apr&egrave;s la lev&eacute;e. <\/p>\n<p>&laquo;Comment &ccedil;a que le corps est lev&eacute;. La Crtv a annonc&eacute; que c&rsquo;&eacute;tait  &agrave;  11 heures &raquo;. Indign&eacute;s et choqu&eacute;s, ils sont  nombreux, des gens  rencontr&eacute;s alors que la lev&eacute;e du corps, venait d&rsquo;avoir lieu. &laquo; On ne  peut pas dire que le journaliste s&rsquo;est tromp&eacute;. La diffusion de la  mauvaise heure, participait de la volont&eacute; de mettre les gens en retard  pour &eacute;viter l&rsquo;effet de foule &raquo; rumine un cadre d&rsquo;une entreprise  parapublique. Mais s&rsquo;il est av&eacute;r&eacute; qu&rsquo;elle &eacute;tait volontaire, l&rsquo;option de  la Crtv, de d&eacute;tourner une masse importante de la lev&eacute;e, il y a lieu de  relever que le coup n&rsquo;a pas march&eacute;.  <\/p>\n<p>\n<b>&hellip;Vive la R&eacute;volution<\/b> <\/p>\n<p>Christophe Mien Zock, Zacharie Ngniman, Paul C&eacute;lestin Ndebiyembe&hellip;,  la pr&eacute;sence des membres du secr&eacute;tariat g&eacute;n&eacute;ral du Comit&eacute; central et m&ecirc;me  des instances dirigeantes du Rdpc, &eacute;tait maigre. S&rsquo;agissant des &eacute;lus de  la nation, une petite poign&eacute;e de ceux que l&rsquo;on consid&egrave;re comme des  esprits libres : Gaston Komba, Martin Oyono, Peter William Mandio.. M&ecirc;me  le ministre Ren&eacute; Sadi &agrave; qui le d&eacute;funt avait consacr&eacute; tout un ouvrage en  parlant de reprise en main du parti, n&rsquo;est pas venu &agrave; la lev&eacute;e du  corps. On aurait m&ecirc;me dit que tous les membres du gouvernement de Paul  Biya se sont pass&eacute; le mot ; &agrave; savoir, briller par leur absence &agrave; la  lev&eacute;e du corps. Tr&egrave;s peu de membres du Comit&eacute; central et du Bureau  politique ont fait le d&eacute;placement de la morgue. Le Rdpc a-t-il la  rancune si tenace, au point d&rsquo;en vouloir aux morts ? &laquo; On nous a dit  qu&rsquo;il y aurait des agents de renseignement g&eacute;n&eacute;raux, des espions et des  forces de l&rsquo;ordre&hellip; On ne sait jamais &raquo; explique un &eacute;lu du peuple. Comme  lui, ils sont nombreux qui n&rsquo;ont pas fait le d&eacute;placement de la morgue,  par crainte d&rsquo;&ecirc;tre index&eacute;s, ou soup&ccedil;onn&eacute;s de &laquo;collusion&raquo; avec le d&eacute;funt.  M&ecirc;me mort, le fant&ocirc;me de Charles Ateba Eyene continue-t-il de hanter  certains de ses camarades ? <\/p>\n<p>La lev&eacute;e du corps de Charles Ateba Eyene aura d&eacute;gag&eacute; plusieurs  symboles. Le premier &eacute;tant celui de ceux en qui le peuple place sa  confiance. Le peuple qu&rsquo;on traite pour une masse d&rsquo;idiots, a su faire la  part des choses, en portant en triomphe et en applaudissant &agrave; tout  rompre le passage de : Augustin Kontchou Kouomegni, Albert Roger Milla,  Messanga Nyamding, Mathias Eric Owona Nguini, Martinez Zogo, Roger  Kiyeck de Kiki, Robert Mouth&eacute; Ambassa&hellip; De m&ecirc;me que par des regards  inquisiteurs, la m&ecirc;me foule vex&eacute;e, a hu&eacute; Herv&eacute; Nkom, Charles Ndongo,  Charles Atangana Manda&hellip; Des regards inquisiteurs, qui d&eacute;montrent que ce  peuple sait, qui sont ceux qui se battent pour ses int&eacute;r&ecirc;ts et pour la  bonne cause. &laquo;C&rsquo;est dommage qu&rsquo;aucun ministre ne soit venu. M&ecirc;me pas un  ministre de la r&eacute;gion du Sud dont est originaire Charles Ateba Eyene.  Apr&egrave;s, certains opportunistes vont vouloir nous convaincre &agrave; venir &agrave; des  r&eacute;unions, pour l&rsquo;unit&eacute; et l&rsquo;union des membres de l&rsquo;&eacute;lite du Sud&raquo;  s&rsquo;indigne un d&eacute;put&eacute; originaire du Sud sous anonymat.  Une absence qui  n&rsquo;a en rien enlev&eacute; la reconnaissance populaire rendue au d&eacute;funt.  <\/p>\n<p>\nDOUALA &#8211; 28 MARS 2014<br \/>\n<b>&copy;<\/b> <span style=\"font-family: arial; font-size: 9pt; color: #CC3300;\">Rodrigue N. TONGUE, Souley ONOHIOLO<\/span> | <span style=\"font-family: arial; font-size: 9pt; color: #000000;\">Le Messager<\/span><font color=\"red\"><b><\/p>\n<p><font color=\"red\">Photo facebook <\/font>Sismondi Barlev Bidjocka<\/b><\/font><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La c\u00e9r\u00e9monie de mise en bi\u00e8re de l\u2019homme politique et \u00e9crivain qui a eu lieu hier, jeudi 27 mars 2014, s\u2019est transform\u00e9e&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":0,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30855","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30855","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30855"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30855\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30855"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30855"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30855"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}