{"id":31269,"date":"2007-07-25T18:19:58","date_gmt":"2007-07-25T18:19:58","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"410","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/410\/","title":{"rendered":"La Snec c\u00e9d\u00e9e aux Marocains?"},"content":{"rendered":"<p class=\"surtitre\">PRIVATITION <\/p>\n<p class=\"texte\" align=\"justify\"><span class=\"Style3\"><br \/>L&rsquo;Office national de l&rsquo;eau potable du Maroc (Onep) se pr&eacute;pare d&eacute;j&agrave; &agrave; la gestion (par affermage) de la Soci&eacute;t&eacute; nationale des eaux du Cameroun. R&eacute;unis lundi 23 juillet &agrave; Rabat, les membres du conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;Onep ont pr&eacute;sent&eacute; le plan d&rsquo;action 2007 de cette entreprise. Parmi les r&eacute;solutions de ce conseil d&rsquo;administration, il y a surtout la mise en place d&rsquo;une &quot;soci&eacute;t&eacute; de droit priv&eacute; pour la mise en affermage de l&rsquo;alimentation en eau potable en milieu urbain et p&eacute;riurbain dans le p&eacute;rim&egrave;tre d&rsquo;activit&eacute; de la Soci&eacute;t&eacute; nationale des eaux du Cameroun&quot; (Snec) &rdquo; <br \/>Cette sortie de l&rsquo;office nationale de l&rsquo;eau potable du Maroc est un indicateur du choix imminent du b&eacute;n&eacute;ficiaire du contrat d&rsquo;affermage en ce qui concerne la privatisation de la Soci&eacute;t&eacute; nationale des eaux du Cameroun. Dans le m&eacute;morandum de politiques &eacute;conomique et financi&egrave;re adress&eacute; au Fonds mon&eacute;taire international le 29 mai dernier, le Premier ministre a clairement promis aux responsables du Fmi que &ldquo; le gouvernement mettra tout en &oelig;uvre afin que l&rsquo;adjudicataire provisoire du contrat d&rsquo;affermage de la soci&eacute;t&eacute; soit s&eacute;lectionn&eacute; d&rsquo;ici fin juin 2007&quot;. Pr&egrave;s d&rsquo;un mois apr&egrave;s cette &eacute;ch&eacute;ance, le minist&egrave;re de l&rsquo;Economie et des finances n&rsquo;a pas encore rendu public le nom du fermier. <\/p>\n<p>V&eacute;olia et Onep<br \/>Pourtant selon des sources proches du dossier, c&rsquo;est depuis le 3 juillet dernier que Veolia Water et l&rsquo;Office national de l&rsquo;eau potable (Onep) marocain devaient pr&eacute;senter leurs offres financi&egrave;res respectives. Pour que le gouvernement conc&egrave;de le contrat d&rsquo;&ldquo; affermage &rdquo;. Depuis, aucune information n&rsquo;a filtr&eacute; du comit&eacute; en charge de la liquidation et de la privatisation des entreprises publiques. <br \/>Les Marocains ne seront pas &agrave; leur premi&egrave;re exp&eacute;rience &agrave; l&rsquo;international. Selon l&rsquo;hebdomadaire panafricain Jeune Afrique, l&rsquo;Office national de l&rsquo;eau potable (Onep) a d&eacute;j&agrave; fait ses preuves ailleurs. En octobre 2006, il a d&eacute;croch&eacute; son premier contrat &agrave; l&rsquo;international. En partenariat avec une entreprise publique fran&ccedil;aise, la Soci&eacute;t&eacute; canal de Provence (Scp), les Marocains assurent l&rsquo;assistance technique au projet d&rsquo;alimentation en eau potable de Nouakchott, la capitale mauritanienne. <br \/>En attendant la position officielle du Minefi sur ce contrat de concession, Le Messager fait un &eacute;tat de lieux de la qualit&eacute; et de la distribution de l&rsquo;eau au Cameroun.<\/p>\n<p><strong>Probl&egrave;me d&rsquo;eau<br \/>La distribution et la qualit&eacute; de la meilleure boisson du monde laissent &agrave; d&eacute;sirer.<br \/>Comment la Snec assoiffe et arnaque les Camerounais<\/strong><br \/>Les populations de Kotto village, quartier situ&eacute; dans la partie Ouest de la ville de Douala, n&rsquo;oublieront pas de si t&ocirc;t les mois d&rsquo;octobre, novembre et d&eacute;cembre 2006, janvier, f&eacute;vrier, mars et avril 2007. Priv&eacute;es d&rsquo;eau potable au cours de ces mois, elles en ont souffert. Les multiples plaintes formul&eacute;es aupr&egrave;s de la soci&eacute;t&eacute; nationale des eaux du Cameroun (Snec) sont rest&eacute;es lettres mortes au cours de cette p&eacute;riode-l&agrave;. &ldquo; Ces mois-l&agrave; ont &eacute;t&eacute; tr&egrave;s difficiles pour nous. Quand bien m&ecirc;me l&rsquo;eau arrivait dans les robinets tard dans la nuit, elle &eacute;tait de tr&egrave;s mauvaise qualit&eacute; et la pression tr&egrave;s faible. Pour se ravitailler en eau potable, nous &eacute;tions oblig&eacute;s de parcourir plusieurs kilom&egrave;tres avec des bidons et autres bonbonnes. Le reste des travaux n&eacute;cessitant de l&rsquo;eau &eacute;tait effectu&eacute; avec l&rsquo;eau des puits ; pas toujours de bonne qualit&eacute; &rdquo;, se rappelle Jules Kotto, habitant de cette zone p&eacute;riph&eacute;rique de la capitale &eacute;conomique.<br \/>Bien qu&rsquo;elle n&rsquo;approvisionne pas ce quartier en eau potable, la Snec ne cesse de d&eacute;poser des factures pour consommation chez ses clients de la zone. Des factures avec des montants &agrave; payer tr&egrave;s &eacute;lev&eacute;s. &ldquo; Nous nous sommes plaints &agrave; la Snec, ils ont dit qu&rsquo;ils r&eacute;gulariseront la situation. Mais, rien n&rsquo;a &eacute;t&eacute; fait. Nous ne comprenions pas que les factures de la Snec continuent de nous parvenir alors que nous n&rsquo;avions pas d&rsquo;eau &rdquo;, d&eacute;nonce Arlette Ngo&rsquo;o, autre habitante du coin. A l&rsquo;&eacute;poque, les populations de cette partie de la ville se sont constitu&eacute;es en &ldquo; groupe de victimes des coupures d&rsquo;eau r&eacute;guli&egrave;res et intempestives du quartier Kotto village &rdquo;. A l&rsquo;instar des d&eacute;marches individuelles, celles men&eacute;es par ce groupe constitu&eacute; ne portent point de fruits. La Snec se contentant de promesses non r&eacute;alis&eacute;es. &ldquo; Nous avions alors d&eacute;cid&eacute; de ne plus honorer les multiples factures que nous recevions, malgr&eacute; l&rsquo;absence d&rsquo;eau dans nos m&eacute;nages &rdquo;, confie un membre de ce groupe. N&rsquo;e&ucirc;t &eacute;t&eacute; le Japon qui, dans le cadre de la coop&eacute;ration avec le Cameroun, a financ&eacute; la mise en place d&rsquo;un projet d&rsquo;hydraulique rurale &agrave; Kotto village en mai dernier, ces populations seraient toujours sans eau potable dans leur quartier. <\/p>\n<p><strong>Pr&eacute;sidence et Primature d&eacute;fi&eacute;es<\/strong><br \/>Les plaintes formul&eacute;es par les populations de Kotto village sont semblables &agrave; celles de nombreux d&rsquo;autres usagers de la ville de Douala, et m&ecirc;me de la quasi-totalit&eacute; des villes camerounaises. La Snec excelle dans la fourniture d&rsquo;une eau de mauvaise qualit&eacute;. Les uns et les autres se demandent m&ecirc;me si elle a une politique de traitement de ses tuyaux de canalisation. Car, l&rsquo;eau est r&eacute;guli&egrave;rement color&eacute;e. &ldquo; Nous avons appris qu&rsquo;une eau potable doit &ecirc;tre inodore, incolore et sans saveur. Ce n&rsquo;est pas le cas avec celle que la Snec distribue aux populations camerounaises &rdquo;, lance Alain Mbozo, usager ayant d&eacute;cid&eacute; de ne plus boire de l&rsquo;eau de la Snec. &ldquo; Ma famille et moi ne buvons que de l&rsquo;eau des forages mis &agrave; la disposition de la population par certaines entreprises brassicoles. Chez moi, l&rsquo;eau de la Snec ne sert plus que pour la cuisson, le m&eacute;nage et la lessive &rdquo;, confie Pierre Tatang, commer&ccedil;ant exer&ccedil;ant dans la capitale &eacute;conomique.<br \/>Autres griefs importants formul&eacute;s contre la Snec par certains de ses usagers de la ville de Douala : l&rsquo;augmentation continuelle (presque chaque mois) du prix du m&egrave;tre cube d&rsquo;eau ; l&rsquo;insuffisance des guichets de paiement des factures. D&rsquo;o&ugrave; les longues files d&rsquo;hommes et femmes r&eacute;guli&egrave;rement pr&eacute;sentes devant les guichets existants ; la paie des p&eacute;nalit&eacute;s pour des retards de paiement des factures alors que la pr&eacute;sidence et la primature ont d&eacute;j&agrave; rendu publics des textes abrogeant ces p&eacute;nalit&eacute;s. Pour ce dernier cas, la Snec refuse simplement de respecter des directives venues de la pr&eacute;sidence et de la primature. Les uns et les autres pensent tout simplement qu&rsquo;ils sont victimes d&rsquo;une arnaque orchestr&eacute;e par les dirigeants de la Snec.<br \/>Au lieu de se pencher sur les multiples probl&egrave;mes susmentionn&eacute;s pour y trouver des solutions, les dirigeants de la Snec se lancent plut&ocirc;t dans des promesses dont la visibilit&eacute; n&rsquo;est pas encore perceptible, apr&egrave;s plusieurs mois. Ils ont lanc&eacute; une campagne de branchement social qui s&rsquo;est limit&eacute;e &agrave; l&rsquo;effet d&rsquo;annonce. L&rsquo;extension du r&eacute;seau annonc&eacute; est toujours attendue. Ainsi que la mise en place de Camwater et la privatisation annonc&eacute;e de la Snec. Sollicit&eacute; le 05 avril par Le Messager (voir fac simil&eacute;), l&rsquo;administrateur directeur g&eacute;n&eacute;ral de la Snec n&rsquo;a pas cru n&eacute;cessaire de r&eacute;pondre aux questions.<br \/><strong>Honor&eacute; FOIMOUKOM<\/strong><\/p>\n<p><strong>Distribution <br \/>La capitale &eacute;conomique conna&icirc;t de graves probl&egrave;mes de p&eacute;nurie du pr&eacute;cieux liquide.<br \/>L&rsquo;eau, une source bien rare &agrave; Douala<\/strong><br \/>&ldquo; J&rsquo;habite Village, du c&ocirc;t&eacute; de Ndog passi 2. Depuis 7 mois, nous n&rsquo;avons pas de l&rsquo;eau courante. Aucune goutte ne coule des robinets. Mais chaque mois, les factures de la Snec tombent &rdquo;. Antoine Loudom, conducteur de moto taxi ne comprend pas pourquoi il doit continuer &agrave; payer une eau qu&rsquo;il ne consomme plus depuis la saison s&egrave;che 2006. &ldquo; J&rsquo;ai interpell&eacute; &agrave; plusieurs reprises les agents de la Snec &agrave; ce sujet. A chaque fois, &ccedil;a &eacute;t&eacute; la m&ecirc;me r&eacute;ponse : &ldquo; Nous allons voir ce probl&egrave;me prochainement &rdquo; &rdquo;, t&eacute;moigne un autre habitant de ce quartier. A Ndogpassi 2, la p&eacute;nurie d&rsquo;eau est une dure r&eacute;alit&eacute; &agrave; vivre au quotidien : &ldquo; Je suis oblig&eacute; de donner de l&rsquo;argent aux jeunes du quartier pour qu&rsquo;ils me ravitaillent chaque jour. Ils vont puiser de l&rsquo;eau &agrave; plusieurs centaines de m&egrave;tres de la concession. A la fin du mois, c&rsquo;est entre 1.500 Fcfa et 3.000 Fcfa que je d&eacute;pense, en plus de la facture de la Snec. C&rsquo;est comme si je payais deux factures par mois &rdquo;, fulmine Antoine. Le malheur des uns faisant g&eacute;n&eacute;ralement le bonheur des autres, un autre riverain a eu l&rsquo;id&eacute;e, compte tenu des probl&egrave;mes d&rsquo;eau du secteur, de creuser un forage et de vendre le pr&eacute;cieux liquide aux consommateurs : &ldquo; C&rsquo;est 5 Fcfa les cinq litres, 25 Fcfa les vingt-cinq litres, 100 Fcfa les cent litres&hellip; &rdquo;, raconte-t-il, en toute innocence. <\/p>\n<p><strong>Quotidien chamboul&eacute;<\/strong><br \/>Autres quartiers, autres situations. A Ndog-bong, Liliane Ojong, &eacute;tudiante &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Douala, est traumatis&eacute;e : &ldquo; On nous coupe l&rsquo;eau chaque jour, &agrave; partir de 7 heures le matin jusqu&rsquo;&agrave; 17 heures. L&rsquo;eau revient &agrave; 20 heures jusqu&rsquo;au lendemain matin. Le plus emb&ecirc;tant, c&rsquo;est que la Snec ne donne aucune information relative &agrave; ces coupures intempestives. &rdquo; Cons&eacute;quences de cette situation, c&rsquo;est toute la vie domestique qui doit &ecirc;tre r&eacute;organis&eacute;e : &ldquo; On ne peut pas se laver avant d&rsquo;aller &agrave; l&rsquo;universit&eacute;, laver ses v&ecirc;tements, si on n&rsquo;a pas pu constituer les r&eacute;serves. Le probl&egrave;me c&rsquo;est que de ce c&ocirc;t&eacute; de Ndog-bong, il n&rsquo;y a ni puits, ni forage. On est oblig&eacute; d&rsquo;acheter de l&rsquo;eau min&eacute;rale embouteill&eacute;e ou en sachet &rdquo;, indique l&rsquo;&eacute;tudiante. Avant de s&rsquo;interroger : &ldquo; Mais jusqu&rsquo;&agrave; quand pourrions-nous le faire ? &rdquo;. Comme pour Antoine, Liliane doit acheter des r&eacute;cipients, les remplir par pr&eacute;caution : &ldquo; Les gens ne s&rsquo;imaginent pas combien c&rsquo;est encombrant, de disposer des f&ucirc;ts, bassines et autres bidons dans une salle de bain. Il faut vraiment de l&rsquo;espace &rdquo;, constate encore Liliane. Quant &agrave; sa grande s&oelig;ur Akem qui s&rsquo;acquitte des charges de la maison, elle a juste remarqu&eacute; que : &ldquo; de temps en temps, nous avons des factures d&rsquo;eau anormalement &eacute;lev&eacute;es, surtout avec les coupures incessantes &rdquo;.<br \/>Enfin, du c&ocirc;t&eacute; de Bonab&eacute;ri, la situation est loin d&rsquo;&ecirc;tre meilleure. La petite Sophie B&eacute;kono, &eacute;l&egrave;ve au Coll&egrave;ge Alfred Saker explique comment toute la famille se mobilise pour contrer les coupures d&rsquo;eau fr&eacute;quentes : &ldquo; Mon oncle est charg&eacute; sp&eacute;cialement de veiller &agrave; ce que nous ne manquions jamais de l&rsquo;eau. Le jour o&ugrave; il est d&eacute;faillant, c&rsquo;est la catastrophe. C&rsquo;est toute la maisonn&eacute;e qui lui tombe dessus. &rdquo;<br \/>Douala, capitale &eacute;conomique du Cameroun, est aussi l&rsquo;une des ville qui conna&icirc;t le plus de probl&egrave;me en mati&egrave;re de distribution de l&rsquo;eau. Paradoxalement, les factures elles, continuent de grimper, inexorablement.<br \/>Jean-C&eacute;lestin EDJANGUE<br \/>Solutions de survie<br \/>L&rsquo;insuffisance chronique de l&rsquo;offre en eau, pousse des Camerounais &agrave; rechercher puis &agrave; trouver des solutions de survie. Il faut par exemple descendre dans certains quartiers de la ville de Douala pour se rendre compte combien les populations doivent se battre pour avoir de l&rsquo;eau. Mais dans cette lutte pour la survie, il y a ceux qui ont des moyens et ceux qui en ont un peu moins. <br \/>Du c&ocirc;t&eacute; de la Cit&eacute; des Palmiers, plusieurs habitants doivent parcourir des kilom&egrave;tres &agrave; pied pour se rendre jusqu&rsquo;au puits de Pk9 et &eacute;tancher leur soif. A Kotto comme &agrave; Ndogpassi, c&rsquo;est l&rsquo;eau de forage qui fait le bonheur des populations. Tout comme &agrave; Bassa, Bonapriso et Bali, des secteurs o&ugrave; de nombreux promoteurs ont construit des forages pour permettre l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;eau potable, gratuitement. Mais, on peut aussi avoir de l&rsquo;eau de forage mise en bouteille et vendue entre 50 et 100 Fcfa. Comme c&rsquo;est le cas le long de l&rsquo;Avenue dite &ldquo;Paul Soppo Priso&rdquo;, entre Total Bali et l&rsquo;Ecole publique de Bonapriso gar&ccedil;ons.<br \/>Pour les consommateurs disposant de moyens financiers importants, il faut d&eacute;bourser entre 100 et 500 Fcfa par jour pour acheter soit un verre d&rsquo;eau soit une bouteille d&rsquo;eau min&eacute;rale. Et encore, ces prix sont pratiqu&eacute;s dans des grandes surfaces. Si on veut boire de l&rsquo;eau min&eacute;rale dans un restaurant, la bouteille co&ucirc;te facilement 1.000 Fcfa. Et &agrave; voir le rythme avec lequel de nouvelles eaux embouteill&eacute;es ou en sachets sont mises chaque jour sur le march&eacute;, il y a lieu de croire que l&rsquo;eau, source de vie, est d&eacute;cid&eacute;ment un liquide pr&eacute;cieux.<br \/>Entre ces deux situations, il y a des populations qui attendent comme une manne tomb&eacute;e du ciel, la saison des pluies. Alors, des familles enti&egrave;res sortent les ustensiles qu&rsquo;elles remplissent du pr&eacute;cieux liquide, gratuitement et sans vraiment avoir &agrave; parcourir le moindre kilom&egrave;tre.<br \/><strong>Jean C&eacute;lestin EDJANGUE<\/strong><\/p>\n<p><strong>Commentaire<br \/>Ils sont vraiment chiants &agrave; la Snec<\/strong><br \/>Je suis habituellement un homme poli et discret. Mais, trop, c&rsquo;est trop. Et je ne puis faire l&rsquo;&eacute;conomie d&rsquo;un mot grossier pour exprimer mon ras-le-bol devant le traitement que j&rsquo;ai subi et subis encore de la part des agents de la Snec de Bassa.<br \/>Je ne leur en veux pas tant &agrave; cause des d&eacute;penses additionnelles que je fais pour acheter de l&rsquo;eau min&eacute;rale, parce que celle que je paie tous les mois &agrave; leurs guichets est jaune, blanche ou rouge et ne m&rsquo;inspire aucune confiance. Ne nous a-t-on pas enseign&eacute; en cours d&rsquo;hygi&egrave;ne qu&rsquo;une eau potable doit &ecirc;tre incolore, inodore et sans saveur ?<br \/>Je leur en veux, parce que je soup&ccedil;onne derri&egrave;re les souffrances qu&rsquo;ils m&rsquo;imposent, une combine pour conforter leur tr&eacute;sorerie qui doit avoir un ou des trous quelque part.<br \/>Tenez : depuis le mois d&rsquo;ao&ucirc;t 2006, mon compteur d&rsquo;eau a &eacute;t&eacute; relev&eacute; deux (02) fois, la premi&egrave;re en ao&ucirc;t 2006, et la seconde le 22 juin 2007 quand ils sont revenus pour d&eacute;monter mon compteur. Ne vous demandez pas comment ils peuvent facturer un client pendant une ann&eacute;e enti&egrave;re sans pr&eacute;lever sa consommation une seule fois. Car c&rsquo;est tr&egrave;s simple.<br \/>L&rsquo;agent qui vient d&eacute;poser la facture de client est apparemment le m&ecirc;me qui pr&eacute;l&egrave;ve l&rsquo;index de la consommation du mois, puisque sous la date limite de paiement de la facture sortie de l&rsquo;ordinateur, il mentionne de sa main la date de remise, comme &eacute;tant aussi celle du pr&eacute;l&egrave;vement de l&rsquo;index nouveau. Mais, dans la r&eacute;alit&eacute;, il ne prend pas la peine de consulter le compteur. Je passe outre le fait que la facture peut &ecirc;tre d&eacute;pos&eacute;e le samedi et m&ecirc;me le dimanche, selon la mani&egrave;re dont l&rsquo;agent distributeur g&egrave;re son temps.<br \/>Toujours est-il que, quand il ram&egrave;ne la souche de la facture au service de la facturation, il y mentionne l&rsquo;une ou l&rsquo;autre des trois raisons pr&eacute;fabriqu&eacute;es dans l&rsquo;entreprise pour justifier l&rsquo;absence de l&rsquo;index qu&rsquo;il n&rsquo;a pas pr&eacute;lev&eacute;. Alors, son chef peut lire : &ldquo; concession inaccessible &rdquo; ou &ldquo; client m&eacute;chant &rdquo; ou encore &ldquo; compteur illisible &rdquo;.<br \/>Au mois de mars dernier, j&rsquo;ai re&ccedil;u en personne des mains d&rsquo;un agent, une facture qui portait le 23 avril comme date limite de paiement, et sur laquelle il &eacute;tait mentionn&eacute; que cet agent a pr&eacute;lev&eacute; mon index nouveau ce m&ecirc;me jour (8 avril). Ce qui &eacute;tait faux &eacute;videmment. Lorsqu&rsquo;en mai, j&rsquo;ai re&ccedil;u une facture au montant &eacute;quivalent &agrave; mon salaire mensuel, je suis all&eacute; me plaindre, requ&ecirc;te &eacute;crite &agrave; l&rsquo;appui. J&rsquo;ai alors constat&eacute; au cours des v&eacute;rifications, que cet agent avait port&eacute; sur la souche de la facture remise le 8 avril la mention &ldquo; compteur illisible &rdquo;. Or, il &eacute;tait reparti apr&egrave;s m&rsquo;avoir remis la facture, sans demander o&ugrave; se trouvait le compteur dont il devait alors pr&eacute;lever l&rsquo;index.<br \/>Lorsque rendu &agrave; l&rsquo;agence, je pose na&iuml;vement au chef de service de la client&egrave;le la question de savoir sur la base de quoi il &eacute;tablissait mes factures sachant que ma consommation n&rsquo;&eacute;tait pas pr&eacute;lev&eacute;e, j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; sid&eacute;r&eacute; de m&rsquo;entendre r&eacute;pondre que j&rsquo;&eacute;tais factur&eacute; ainsi tous les mois sur la base de ma &ldquo; moyenne de consommation de l&rsquo;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente &rdquo;. Et que c&rsquo;&eacute;tait la pratique courante &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des clients dont la consommation ne pouvait &ecirc;tre pr&eacute;lev&eacute;e pour l&rsquo;une des trois raisons cit&eacute;es plus haut.<br \/>Qu&rsquo;est-ce &agrave; dire ? Simplement que si votre moyenne de consommation de 2006 &eacute;tait de 50 m3\/mois, et que durant l&rsquo;ann&eacute;e 2007 les agents de la Snec, de leur propre chef ou sur instruction, d&eacute;cident de ne pas relever votre consommation, vous serez factur&eacute;s &agrave; 50 m3 tous les mois, m&ecirc;me si votre consommation r&eacute;elle est pass&eacute;e en dessous de 25 m3 par mois. Et cela aussi longtemps que vous ne vous en serez pas aper&ccedil;u. De temps en temps, ils oseront m&ecirc;me une pinte de surfacturation suppl&eacute;mentaire, comme une cerise sur le g&acirc;teau. Dans mon cas, la &ldquo; moyenne de consommation &rdquo; de 49 m3 qui m&rsquo;est factur&eacute;e invariablement chaque mois, est pass&eacute;e &agrave; 94 m3 en f&eacute;vrier et 132 m3 en mai 2007, sur une base imaginaire. &Ccedil;a marche donc avec coefficient ! ! ! <br \/>L&rsquo;entreprise a malheureusement le monopole &ndash; par bien des &eacute;gards &ndash; de ce service public. Vous &ecirc;tes donc oblig&eacute;s d&rsquo;honorer ces factures fantaisistes, puisque vous n&rsquo;avez aucun choix, au risque de voir arracher votre compteur, bien que vous l&rsquo;ayiez achet&eacute; en propri&eacute;t&eacute; pour obtenir votre abonnement. Or, si vous laissez d&eacute;poser et emporter votre compteur vous ne le retrouverez s&ucirc;rement plus, parce qu&rsquo;il aura &eacute;t&eacute; vendu &agrave; quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre. Et quand vous aurez trouv&eacute; les moyens pour payer la facture, vous attendrez alors plusieurs semaines, plusieurs mois ou davantage pour que l&rsquo;on daigne vous le remplacer. A moins que vous ayiez les bras assez longs, la main bien g&eacute;n&eacute;reuse, ou la langue du &ldquo; village organisateur &rdquo; pour n&eacute;gocier l&rsquo;arrangement.<br \/>Curieusement, lorsque vous arrivez dans ce qui est bien une agence commerciale, pour vous plaindre d&rsquo;un d&eacute;sagr&eacute;ment, vous vous rendez compte que, non seulement vous n&rsquo;&ecirc;tes pas seul dans la souffrance, mais que la pr&eacute;sence des clients qui viennent pourtant verser de l&rsquo;argent dans les caisses n&rsquo;enthousiasme pas les agents. Les gens vous regardent comme s&rsquo;ils portaient toute la tristesse du monde, tandis que d&rsquo;autres vous obligent &agrave; aller chercher la monnaie pour ne pas avoir &agrave; vous rembourser, ou vous font gentiment attendre que d&rsquo;autres clients en apportent. Personne n&rsquo;a jamais imagin&eacute; ici que, &agrave; l&rsquo;instar des boulangeries, le responsable financier pouvait tous les matins aller chercher dans une banque de quoi ravitailler les caissiers en pi&egrave;ces de monnaies&hellip; Pour y arriver, il faudrait penser que &ldquo; le client est roi &rdquo;, et, &agrave; d&eacute;faut, m&eacute;rite quelque respect, parce que c&rsquo;est gr&acirc;ce &agrave; lui que sont pay&eacute;s les salaires. Est-il donn&eacute; ici de penser ? C&rsquo;est vraiment &agrave; voir !<br \/>Je pourrais &eacute;crire un livre de tous les tracas que cause la Snec de Bassa &agrave; nombre de ses abonn&eacute;s. Mais cela sert-il &agrave; quelque chose d&rsquo;accabler ces agents s&rsquo;ils ne se sentent pas eux-m&ecirc;mes encadr&eacute;s et rappel&eacute;s &agrave; l&rsquo;ordre, et si parfois ils manquent du n&eacute;cessaire pour travailler ? Que fait par exemple l&rsquo;entreprise avec tout cet argent que paient ind&ucirc;ment les clients, pour qu&rsquo;il y ait p&eacute;nurie permanente de compteurs d&rsquo;eau dans cette agence ? Et comment peut-on exiger 5000 Fcfa de p&eacute;nalit&eacute; sur une facture de 1000 Fcfa pour un jour de retard de paiement ? <br \/><strong>J.B Sipa<\/strong><\/span>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"author\">Par L&eacute;opold Chendjou, Honor&eacute; FOIMOUKOM, Jean C&eacute;lestin EDJANGUE et J.B Sipa <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>PRIVATITION L&rsquo;Office national de l&rsquo;eau potable du Maroc (Onep) se pr&eacute;pare d&eacute;j&agrave; &agrave; la gestion (par affermage) de la Soci&eacute;t&eacute; nationale des&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-31269","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/31269","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=31269"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/31269\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=31269"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=31269"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=31269"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}