{"id":31626,"date":"2008-04-21T21:13:55","date_gmt":"2008-04-21T21:13:55","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"1067","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/1067\/","title":{"rendered":"Centre Ville de Yaound\u00e9 : visite non guid\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p>Les efforts d&rsquo;embellissement et d&rsquo;assainissement se heurtent &agrave; quelques r&eacute;sistances. R&eacute;sultat : une impression de d&eacute;sordre, notamment dans la configuration des constructions. <\/p>\n<p>Les travaux de construction des clochers de la Cath&eacute;drale Notre-Dame-des-Victoires ont consid&eacute;rablement r&eacute;duit leur p&eacute;rim&egrave;tre. Mais les vendeurs &agrave; la sauvette n&rsquo;ont pas cherch&eacute; &agrave; aller ailleurs. Dans cet espace r&eacute;duit, ils ont d&eacute;cid&eacute; de se serrer en attendant la fin du chantier. Les passants doivent donc se faufiler entre les parasols, &eacute;viter de poser les pieds sur des Cd ou des DVD expos&eacute;s sur le sol. Il y a aussi les sp&eacute;cialistes du &laquo; poteau &raquo;, pionniers et &eacute;ternels locataires de ces lieux pourtant r&eacute;serv&eacute;s &agrave; des parkings payants, comme l&rsquo;indique le marquage. Mais &agrave; moins d&rsquo;occuper la place &agrave; 5h du matin, la possibilit&eacute; de garer l&agrave; ne s&rsquo;offre presque jamais aux automobilistes.<\/p>\n<p> Le visage du centre ville de Yaound&eacute; est &agrave; l&rsquo;image de l&rsquo;esplanade de la cath&eacute;drale. Un chantier presque permanent, que c&ocirc;toient sans g&ecirc;ne, des acteurs pas toujours dispos&eacute;s &agrave; accompagner le remarquable changement. Autre illustration : la Communaut&eacute; urbaine a dress&eacute; des palissades m&eacute;talliques pour d&eacute;limiter la circulation des pi&eacute;tons entre le trottoir et la chauss&eacute;e. Et c&rsquo;est justement l&agrave; que Djibril, vendeur de friperie et ses amis ont choisi d&rsquo;exposer leurs t-shirts et leurs chaussures d&rsquo;occasion. &laquo; C&rsquo;est pour que les clients voient bien la marchandise avant de choisir &raquo;, justifie le jeune homme. <\/p>\n<p> La visite donc commence l&agrave;. Un peu par hasard. Mais aussi parce que l&rsquo;&oelig;il est attir&eacute; par un maillot authentique d&rsquo;Alexandre Song Bilong. Au milieu des jean&rsquo;s de toutes les coupes et de toutes les couleurs, la tunique du Lion indomptable exerce une esp&egrave;ce de magie. Le genre d&rsquo;attrait qui vous oblige &agrave; descendre d&rsquo;un taxi avant votre destination et &agrave; courir droit vers l&rsquo;objet de votre attention. C&rsquo;est combien ? &laquo; 25.000, prix tax&eacute; ! &raquo; La r&eacute;ponse du &laquo; sauveteur &raquo; fait l&rsquo;effet d&rsquo;un &eacute;pouvantail. On circule. Dans ce supermarch&eacute; en plein air, il y a d&rsquo;autres choses &agrave; voir. Des maillots de grands clubs europ&eacute;ens. Mais aussi des pochettes de films pornographiques, sciemment expos&eacute;es &agrave; la port&eacute;e des regards m&ecirc;me les plus distraits. Bref, on voit de tout, sauf les am&eacute;nagements de la municipalit&eacute; pour rendre l&rsquo;endroit plus fluide. En dehors des palissades transform&eacute;es en penderie, le sol et les pav&eacute;s sont presque invisibles. Occup&eacute;s par une autre bonne partie de la marchandise. <\/p>\n<p> Le spectacle est le m&ecirc;me aux alentours du fameux &laquo; immeuble de la mort &raquo;. O&ugrave; il faut ajouter  <\/p>\n<p>De la camelote. Brosses &agrave; dents, tire-bouchons, verres et autres fr&eacute;quentent assid&ucirc;ment les CD, VCD et autres posters &eacute;rotiques g&eacute;ants. Le portail de l&rsquo;immeuble minist&eacute;riel num&eacute;ro un, juste en face de la Poste centrale, est ouvert. Une voiture est gar&eacute;e &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur. Celle d&rsquo;un commer&ccedil;ant assis non loin. Dans l&rsquo;enceinte, on peut &eacute;galement voir des marchandises entrepos&eacute;es. La cl&ocirc;ture, seul &eacute;l&eacute;ment attrayant jusque-l&agrave; est depuis peu un lieu de pr&eacute;dilection pour l&rsquo;affichage publicitaire. <\/p>\n<p> Immeubles contre b&acirc;tisses coloniales <\/p>\n<p> Vous voulez en savoir plus sur le tourn&eacute;e de Fally Ipupa, les derni&egrave;res nouveaut&eacute;s musicales, les tradipraticiens &agrave; la mode&hellip; rendez-vous sur le mur d&rsquo;enceinte de l&rsquo;immeuble de la mort. En face, une station service d&eacute;saffect&eacute;e sert aujourd&rsquo;hui de bar. Et aussi de pr&ecirc;t-&agrave;-porter. Sp&eacute;cialit&eacute; : les v&ecirc;tements en cuir. Dans ce tableau sombre, difficile d&rsquo;&eacute;chapper &agrave; la brillance jaune vif d&rsquo;un immeuble flambant neuf. A peine achev&eacute; et d&eacute;j&agrave; si&egrave;ge de la pharmacie du coin et de quelque autres commerces. La hauteur de cet &eacute;difice n&rsquo;est pourtant pas des plus impressionnantes. Et l&rsquo;on se dit que malgr&eacute; sa beaut&eacute;, il aurait davantage sa place loin du centre ville, o&ugrave; l&rsquo;on pr&eacute;tend &agrave; des ouvrages d&rsquo;une autre envergure. <\/p>\n<p> Mais ce constat n&rsquo;est pas sp&eacute;cifique &agrave; cet endroit. Dans son ensemble, l&rsquo;architecture du centre ville de Yaound&eacute; est une s&eacute;rie de contrastes. Bien s&ucirc;r, il y a quelques immeubles qui poussent. Mais ce n&rsquo;est pas comme les champignons des nouveaux quartiers riches. Tiens ! Derri&egrave;re la tribune du Boulevard du 20 mai, d&eacute;j&agrave; en travaux pour la f&ecirc;te nationale, un impressionnant &eacute;difice se dresse depuis plusieurs mois. Le gros &oelig;uvre est en train d&rsquo;&ecirc;tre achev&eacute;. C&rsquo;est clair, il apportera un plus dans le paysage. &Ccedil;a nous changera des deux baraquements en mat&eacute;riau provisoire, situ&eacute;s non loin, juste &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e du boulevard. <\/p>\n<p>Mais en r&eacute;alit&eacute;, ce ne sera pas grand&rsquo; chose. Les grands chantiers immobiliers sont rares au centre ville. Yaound&eacute; en a pourtant grand besoin. Et au lieu de cela, l&rsquo;&oelig;il du visiteur se heurte &agrave; une majorit&eacute; de vieilles b&acirc;tisses, dont plusieurs rappellent de l&rsquo;&eacute;poque coloniale ou post-coloniale. Les immeubles les plus jeunes datent des ann&eacute;es 80, et commencent &agrave; perdre leur fra&icirc;cheur. Si certains ont &eacute;t&eacute; r&eacute;fectionn&eacute;s, carrel&eacute;s, repeints, le changement n&rsquo;est pas significatif. Parce que la majorit&eacute; des autres propri&eacute;taires a visiblement d&eacute;cid&eacute; de limiter les d&eacute;penses en peinture. Et puis, ce sont presque des b&acirc;timents de bas niveau (deux &agrave; trois &eacute;tages maximum, avec parfois des t&ocirc;les rougies par l&rsquo;&acirc;ge&hellip; <\/p>\n<p> Du boulevard du 20 mai, on aper&ccedil;oit les arri&egrave;res de ces constructions. Pas sp&eacute;cialement attrayant comme spectacle. C&rsquo;est peut-&ecirc;tre ce qui attire les vendeuses de poisson brais&eacute;, de plantains et prunes grill&eacute;s, et de beignets haricot. Dans ce d&eacute;cor, les personnages centraux des quartiers populaires ont fini par se trouver une place. Ils viennent se joindre aux laveurs de voitures et aux d&eacute;taillants de t&eacute;l&eacute;phones portables&hellip; voil&agrave; le d&eacute;cor des alentours du march&eacute; central. Mais aussi de l&rsquo;avenue Kennedy. Ici, d&rsquo;importants travaux d&rsquo;assainissement sont achev&eacute;s. Pr&eacute;texte tout trouv&eacute; pour que les anciens &laquo; locataires &raquo; reviennent sur les lieux. La place est donc rapidement redevenue le grand march&eacute; des produits et consommables &eacute;lectroniques. Au bout d&rsquo;une heure de randonn&eacute;e, on a vu pratiquement les m&ecirc;mes d&eacute;fauts dans les coins du centre ville. A c&ocirc;t&eacute; du Bois Sainte Anastasie, de la Place Charles Atangana, du grand carrefour de la Poste centrale, des beaux trottoirs recouverts de pav&eacute;s, il faudra r&eacute;fl&eacute;chir un jour sur cette question d&rsquo;harmonie architecturale. Sisyphe Tsimi Evouna a encore du boulot !<\/p>\n<p>Yves ATANGA<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les efforts d&rsquo;embellissement et d&rsquo;assainissement se heurtent &agrave; quelques r&eacute;sistances. 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