{"id":31638,"date":"2008-04-29T11:40:01","date_gmt":"2008-04-29T11:40:01","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"1080","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/1080\/","title":{"rendered":"Sortir Lemand\u00e9 de l\u2019oubli"},"content":{"rendered":"<p class=\"surtitre\">  Canton Lemand&eacute; <\/p>\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"> <\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em> Les &eacute;lites veulent mettre un terme &agrave; 50 ann&eacute;es de marginalisation. Elles se sont retrouv&eacute;es &agrave; Bokito le 19 avril pour lancer en synergie des projets de d&eacute;veloppement. <\/em><\/span><\/p>\n<p>  \t\t\t\t\t\t\t\t<strong>Les enjeux du rendez-vous de Bokito<\/strong><br \/> &laquo; Une seule main ne peut attacher un paquet. Etre minoritaire n&rsquo;est pas un handicap. Nous devons nous mobiliser pour d&eacute;fendre notre identit&eacute;. Le d&eacute;labrement tr&egrave;s avanc&eacute; des &eacute;coles existantes et le manque criard des centres de sant&eacute; op&eacute;rationnels dans le canton Lemand&eacute;, m&eacute;ritent une grande r&eacute;flexion &raquo;. Ces propos prononc&eacute;s d&rsquo;entr&eacute;e de jeu par Emmanuel Bobongo, &eacute;lite du canton Lemand&eacute;, ont rythm&eacute; de bout en bout les assises de Bokito. Les forces vives et le d&eacute;put&eacute; N&rsquo;nolo Marie Suzanne, &eacute;pouse Onobiono, se sont pench&eacute;s sur les mis&egrave;res d&rsquo;un canton en &laquo; agonie &raquo;. &laquo; Le canton Lemand&eacute; compte parmi les cinq de l&rsquo;arrondissement de Bokito. Mais depuis plusieurs d&eacute;cennies, il n&rsquo;est jamais rentr&eacute; parmi les pr&eacute;occupations de l&rsquo;arrondissement. C&rsquo;est la toute premi&egrave;re fois qu&rsquo;un &eacute;lu du peuple convie les &eacute;lites de ce canton &agrave; une rencontre. L&rsquo;initiative va nous permettre de rattraper le retard que le canton a connu. Nous allons soumettre au d&eacute;put&eacute; un certain nombre de projets pour r&eacute;alisation. Nous saluons l&rsquo;initiative de la d&eacute;put&eacute; N&rsquo;nolo Marie Suzanne, &eacute;pouse Onobiono qui a bien voulu inscrire notre canton parmi ses priorit&eacute;s &raquo; explique Me Mballa Manass&eacute;, avocat au barreau camerounais et pr&eacute;sident du Comit&eacute; de d&eacute;veloppement du Canton Lemand&eacute; (Codel). <br \/> &laquo; C&rsquo;est dans les petites choses qu&rsquo;on reconna&icirc;t les grands chemins. Apr&egrave;s le d&eacute;bat sur notre pass&eacute; peu reluisant, le challenge actuel consiste &agrave; jeter les bases du d&eacute;veloppement &raquo; affirme Simon Gnekotch. Le Canton Lemand&eacute; compte sept villages : Tchekos, Ossimb I et II, Tobagne, Bougnoungoulouk, Omeng et Nyanbaye. Les dol&eacute;ances sont tr&egrave;s nombreuses et se d&eacute;clinent en des probl&egrave;mes d&rsquo;infrastructures routi&egrave;res, d&rsquo;adduction d&rsquo;eau, d&rsquo;&eacute;lectrification, de sant&eacute; et d&rsquo;&eacute;ducation. Il y a une absence r&eacute;voltante d&rsquo;&eacute;coles et de centres de sant&eacute;. &laquo; Sur ce plan, c&rsquo;est vraiment le tout dernier canton dans l&rsquo;arrondissement de Bokito&raquo; se plaint Me Mballa Manac&eacute;. La rencontre de Bokito s&rsquo;est achev&eacute;e sur l&rsquo;&eacute;laboration des strat&eacute;gies de mobilisation, de d&eacute;senclavement, de d&eacute;veloppement et de positionnement des Lemand&eacute;. Outre la redynamisation des chefferies traditionnelles et des activit&eacute;s du Codel, la priorit&eacute; sera accord&eacute;e aux probl&egrave;mes : d&rsquo;&eacute;ducation, de sant&eacute; et d&rsquo;&eacute;lectrification rurale et ceux d&rsquo;adduction d&rsquo;eau. &laquo; S&rsquo;ils trouvent des solutions pour les sept villages, ce serait une avanc&eacute;e &eacute;norme pour le d&eacute;veloppement du canton &raquo; conclut-on.<br \/> Le curieux observateur qui d&eacute;barque pour la 1&egrave;re fois dans le Mbam et Inoubou, est renseign&eacute; sur deux grandes ethnies : les Bafias et les Yambassa. Mais pourtant, dans ce d&eacute;partement o&ugrave; tout le monde s&rsquo;appelle &laquo; R&eacute;gion &raquo;, plusieurs petites ethnies &laquo; minoritaires &raquo; souffrent de l&rsquo;enclavement et du sous d&eacute;veloppement. Les &laquo; Yambetta &raquo;, les &laquo; Banen &raquo;, les &laquo; Lemand&eacute; &raquo; en sont quelques illustrations. Dans l&rsquo;arrondissement de Bokito (dont le si&egrave;ge des institutions est situ&eacute; sur le territoire Lemand&eacute;), il y a deux entit&eacute;s linguistiques pour cinq cantons. Quatre sont peupl&eacute;s par les &laquo;Yambassa &raquo; (l&rsquo;ethnie majoritaire). Regroup&eacute;s dans un seul canton, les quinze mille (15 000) &acirc;mes que constituent les Lemand&eacute; parlent une m&ecirc;me langue et occupent 950 km2 sur les 1600 km2 de l&rsquo;arrondissement de Bokito.<\/p>\n<p> <strong> Col&egrave;re et mis&egrave;res des Lemand&eacute;<\/strong><br \/> L&rsquo;histoire remonte au mois de juillet 2007. La commission provinciale de campagne du Rdpc, sillonne les villages du canton Lemand&eacute;, &agrave; la conqu&ecirc;te du &laquo; vote paysan &raquo;. Ce qui tient lieu de piste carrossable, se transforme en un immense bourbier. Sur les visages, se lit un sentiment de d&eacute;senchantement et de d&eacute;couragement. Le parti au pouvoir d&eacute;couvre sur le tard, dans quel &eacute;tat d&rsquo;enclavement, il a laiss&eacute; le Cameroun depuis 50 ans. La bataille pour sortir de l&rsquo;enlisement, se d&eacute;roule aux prix de tous les risques et pannes. Au fur et en mesure que les chauffeurs enclenchent les r&eacute;ducteurs de v&eacute;hicules, les vrombissements s&rsquo;accentuent. De part et d&rsquo;autre de la for&ecirc;t, les rares paysans accourent voir le &laquo; spectacle gratuit &raquo;. Entre rires et piailleries, dans un humour cynique et villageois, ils se moquent des occupants. &laquo; Man no run &raquo; ; les entend-t-on crier en Pidgin. Une fa&ccedil;on de dire en langage conventionnel, que ceux qui, par un plongeon dans l&rsquo;arri&egrave;re pays, d&eacute;couvrent les affres de l&rsquo;enfer routier, au d&eacute;tour d&rsquo;une campagne &eacute;lectorale, ne doivent pas se d&eacute;rober. <br \/> Mamelle nourrici&egrave;re de Bokito, le canton Lemand&eacute; est sans nul doute, le premier producteur des cultures de rente et des produits vivriers de tout l&rsquo;arrondissement, voire de tout le d&eacute;partement du Mbam et Inoubou. A cela s&rsquo;ajoutent : les tr&eacute;sors de ses carri&egrave;res et la richesse de ses for&ecirc;ts aux essences rares. Depuis l&rsquo;ind&eacute;pendance, l&rsquo;exploitation de ces ressources naturelles ne b&eacute;n&eacute;ficie pas aux Lemand&eacute;. La r&eacute;partition in&eacute;quitable voire frustratoire des si&egrave;ges dans le conseil municipal de l&rsquo;arrondissement de Bokito est r&eacute;voltante. Le canton Lemand&eacute; reste le seul enclav&eacute; de l&rsquo;arrondissement de Bokito &agrave; n&rsquo;avoir ni adduction d&rsquo;eau, ni &eacute;lectricit&eacute;. Sur le plan des infrastructures sociales, les routes sont inexistantes. L&rsquo;impact de l&rsquo;enclavement s&rsquo;observe sur l&rsquo;&eacute;coulement des productions paysannes. <br \/> Les dol&eacute;ances des Lemand&eacute; portent sur : la cr&eacute;ation des points d&rsquo;eau potable ; la cr&eacute;ation d&rsquo;un district de sant&eacute; ; la cr&eacute;ation d&rsquo;un lyc&eacute;e bilingue ; la restauration de l&rsquo;alternance ethnique au niveau de la mairie&hellip;, l&rsquo;&eacute;quit&eacute; dans le recrutement des agents communaux &agrave; la Commune rurale de Bokito ; la cr&eacute;ation d&rsquo;un pont sur la rivi&egrave;re &laquo; Okole &raquo;, reliant les villages Tsekos\/Myambaye et Omeng&#8230; <\/span>&nbsp;<\/p>\n<p>Par  Souley ONOHIOLO  &agrave; Bokito<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Canton Lemand&eacute; Les &eacute;lites veulent mettre un terme &agrave; 50 ann&eacute;es de marginalisation. Elles se sont retrouv&eacute;es &agrave; Bokito le 19 avril&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-31638","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/31638","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=31638"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/31638\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=31638"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=31638"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=31638"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}