{"id":31889,"date":"2008-09-18T20:33:00","date_gmt":"2008-09-18T20:33:00","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"1447","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/1447\/","title":{"rendered":"Cnps : Grincements de dents aux guichets"},"content":{"rendered":"<p><strong><font color=\"#000000\"><br \/><\/font><\/strong><\/p>\n<hr color=\"#bbbbbb\" size=\"1\" \/> <em>Les pensionn&eacute;s d&eacute;sapprouvent les paiements en un jour entam&eacute;s mardi dernier.<br \/><em><strong> Justin Blaise Akono et Sandrine Tonlio (Stagiaire)  <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr color=\"#eeffee\" size=\"1\" \/> L&rsquo;ambiance de march&eacute; p&eacute;riodique qui r&eacute;gnait &agrave; l&rsquo;agence de la Caisse nationale de pr&eacute;voyance sociale (Cnps) du quartier Nkolndongo &agrave; Yaound&eacute; mardi dernier est quelque peu retomb&eacute;e hier. Cependant, le si&egrave;ge de la Cnps, pr&egrave;s de l&rsquo;h&ocirc;tel de ville de Yaound&eacute; a connu de nouveaux visiteurs hier. &quot; Nous &eacute;tions au site de l&rsquo;ancien garage et nous n&rsquo;y avons pas trouv&eacute; nos noms. On nous a alors demand&eacute; de nous d&eacute;porter ici &quot;, ont expliqu&eacute; deux retrait&eacute;s, visiblement en col&egrave;re, plac&eacute;s devant des guichets ferm&eacute;s. En d&eacute;but d&rsquo;apr&egrave;s-midi, ils n&rsquo;avaient pas encore trouv&eacute; un d&eacute;but de solution &agrave; leur probl&egrave;me. <\/p>\n<p>Et pourtant, &quot; on nous a dit que ce paiement se d&eacute;roulerait en un seul jour &quot;, se plaignent-ils. Ils ajoutent que &quot; ce syst&egrave;me n&rsquo;est pas bien. Quand on change un syst&egrave;me, il faut pr&eacute;voir des garde-fous &quot;, sugg&egrave;rent-ils. Les agents en charges des op&eacute;rations de paiements ne savent pas exactement s&rsquo;ils pourront achever leur travail avant les d&eacute;lais. Pendant ce temps, une femme explique &agrave; l&rsquo;un de ses cong&eacute;n&egrave;res qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas encore re&ccedil;u son ch&egrave;que. Une autre dort, la t&ecirc;te pos&eacute;e sur un mur. A l&rsquo;ext&eacute;rieur, les commentaires vont bon train sous les tentes install&eacute;es &agrave; l&rsquo;occasion. Un homme d&rsquo;un &acirc;ge tr&egrave;s avanc&eacute; se pr&eacute;sente comme le pr&eacute;sident des retrait&eacute;s du Cameroun. David Aim&eacute; Ntonga Foubanga est plut&ocirc;t amer : &quot; j&rsquo;ai vu mes camarades tomber. On nous a ramen&eacute; &agrave; 1996\/1997. Que le directeur g&eacute;n&eacute;ral assume ses responsabilit&eacute; &quot;, a-t-il crach&eacute;, mena&ccedil;ant de faire marcher les retrait&eacute;s.<\/p>\n<p>Dans la capitale &eacute;conomique, la journ&eacute;e de mardi &eacute;tait aussi peu ordinaire. A l&rsquo;esplanade de la mairie de Douala Ve &agrave; Bonamoussadi, un rang interminable de personnes relativement du second &acirc;ge, bloquait &eacute;galement la circulation. Certains, yeux riv&eacute;s sur les listes affich&eacute;es &agrave; l&rsquo;esplanade de ladite mairie, v&eacute;rifient leurs noms et num&eacute;ros d&rsquo;assur&eacute;. &quot;Je n&rsquo;arrive pas &agrave; lire ces &eacute;critures. Le caract&egrave;re est tr&egrave;s petit pour mes yeux, qui se sont affaiblis avec le poids de l&rsquo;&acirc;ge&quot;, d&eacute;plore une pensionnaire. D&rsquo;autres, arriv&eacute;s tr&egrave;s t&ocirc;t le matin, n&rsquo;ont pas de noms sur les listes disponibles dans cet arrondissement. &quot;Je suis arriv&eacute;e ce matin &agrave; 6h, mais on me dit de retourner &agrave; New-Bell pour percevoir mon argent. Je ne peux pas m&rsquo;y rendre parce que mon enfant qui m&rsquo;a conduit est d&eacute;j&agrave; reparti&quot;, se plaint Mme Moungu&egrave;, une octog&eacute;naire visiblement en col&egrave;re.<\/p>\n<p><strong>Douala<\/strong><br \/> &quot;Je ne vois pas mon nom et mon num&eacute;ro. Pourtant un agent de la Cnps m&rsquo;a confirm&eacute; que c&rsquo;est ici que je dois percevoir ma pension&quot;, rench&eacute;rit Moise Munyol, un autre retrait&eacute;. Ce dernier r&eacute;side au quartier Nyala. Il est arriv&eacute; sur le site de paiement de cet arrondissement aux aurores. Apr&egrave;s v&eacute;rification de son livret d&rsquo;allocation, le personnel de la Cnps mobilis&eacute; lui conseillera de se rendre plut&ocirc;t &agrave; Bonab&eacute;ri. Un site &agrave; mille lieux de son habitation, qui semble ne pas convenir &agrave; ce pensionnaire. &quot;Ils me demandent de me rendre encore de l&rsquo;autre cot&eacute; de la ville, alors que je n&rsquo;ai plus d&rsquo;argent sur moi. Comment je fais maintenant, puisque la pension se paye en un seul jour ?&quot;, se plaint-il.<\/p>\n<p>Cette ambiance est celle qui a pr&eacute;valu hier dans plusieurs centres de paiement des prestations sociales dans la ville de Douala. Certains pensionnaires n&rsquo;avaient aucune id&eacute;e de leur centre de paiement. Ils se sont plut&ocirc;t rendus au guichet le plus proche de leur domicile. Ils ont &eacute;t&eacute; renvoy&eacute;s dans leurs guichets respectifs. Dans les locaux de la Cnps &agrave; Bonanjo par contre, les pensionnaires d&eacute;plorent la lenteur du service. Une lenteur qui est due au nombre insuffisant de personnel mobilis&eacute; pour le paiement de ces prestations &quot;Depuis ce matin, nous sommes l&agrave;, on attend les tickets. Il n&rsquo;y a qu&rsquo;une seule femme qui les distribue. A cette allure, il nous faut plus de deux jours&quot;, soutient Julienne, une pensionn&eacute;e. Il a fallu l&rsquo;intervention des &eacute;l&eacute;ments de la force de l&rsquo;ordre pour renforcer le service. Les b&eacute;n&eacute;ficiaires n&rsquo;ayant pas de noms sur les listes ont n&eacute;anmoins &eacute;t&eacute; convoqu&eacute;s &agrave; l&rsquo;agence de Bonanjo mercredi 17 septembre, &quot;pour trouver une solution &agrave; leurs probl&egrave;mes&quot;.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les pensionn&eacute;s d&eacute;sapprouvent les paiements en un jour entam&eacute;s mardi dernier. 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