{"id":31969,"date":"2008-10-09T19:58:51","date_gmt":"2008-10-09T19:58:51","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"1527","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/1527\/","title":{"rendered":"Yaound\u00e9 : La Communaut\u00e9 urbaine envoie le march\u00e9 \u00e0 l&#8217;abattoir"},"content":{"rendered":"<p><strong><font color=\"#000000\"><br \/><\/font><\/strong><\/p>\n<hr color=\"#bbbbbb\" size=\"1\" \/> <em>Ce lieu de commerce situ&eacute; non loin des Brasseries a &eacute;t&eacute; totalement ras&eacute; hier.<br \/><em><strong> Patricia Ngo Ngouem <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr color=\"#eeffee\" size=\"1\" \/> <img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" align=\"left\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/mutations\/images\/Abattoir.gif\" alt=\"\" \/>Le march&eacute; de l&#8217;Abattoir sis non loin de l&#8217;usine des Brasseries du Cameroun, ressemblait &agrave; un v&eacute;ritable champ de ruines hier mercredi 8 octobre apr&egrave;s le passage de &quot;l&#8217;engin destructeur&quot; de la Communaut&eacute; urbaine de Yaound&eacute; (Cuy) dans la matin&eacute;e. Des monceaux de lattes, t&ocirc;les et parpaings et des victuailles &eacute;cras&eacute;es jonchaient le sol. Au grand d&eacute;sarroi des commer&ccedil;ants dont la plupart n&#8217;a pas r&eacute;ussi &agrave; sauver leurs marchandises des &eacute;tals ou &agrave; les extraire des b&acirc;timents avant le passage de la pelle m&eacute;canique. En effet, si l&#8217;affliction se lisait sur le visage de ces commer&ccedil;ants ayant l&#8217;impression d&#8217;avoir tout perdu, un large sourire barrait le visage des jeunes et autres badauds. Ces derniers s&#8217;&eacute;taient ru&eacute;s sur le site sit&ocirc;t le cordon de s&eacute;curit&eacute; lev&eacute; apr&egrave;s le d&eacute;part des gendarmes venus s&#8217;assurer du bon d&eacute;roulement des op&eacute;rations, amassant les t&ocirc;les qu&#8217;ils pliaient et empilaient dans un sac ou transportant des lattes. <\/p>\n<p>Au grand dam des commer&ccedil;ants qui revendiquaient lesdits mat&eacute;riaux de construction. Une vieille commer&ccedil;ante, sa sacoche autour des reins, farfouillait entre les d&eacute;combres pour r&eacute;cup&eacute;rer ce qui pouvait l&#8217;&ecirc;tre, lan&ccedil;ant des injures aux &quot;pilleurs&quot;. Non loin d&#8217;elle, une dame, apparemment charg&eacute;e de la collecte des taxes dans ce march&eacute;, ne se privait pas pour ramasser du riz s&#8217;&eacute;chappant d&#8217;un sac &eacute;ventr&eacute;. Un jeune d&#8217;une vingtaine d&#8217;ann&eacute;es, transportait un sac de tapioca sur la t&ecirc;te et un poulet cach&eacute; dans une sacoche accroch&eacute;e &agrave; sa ceinture, un couteau &agrave; la main pour dissuader un &eacute;ventuel propri&eacute;taire qui reconna&icirc;trait son bien. Dans cette ambiance ponctu&eacute;e de cris, d&#8217;insultes et de coups de marteau r&eacute;p&eacute;t&eacute;s, il &eacute;tait impossible de savoir pourtant &agrave; qui appartenait telle ou telle chose. <\/p>\n<p>Bien que plusieurs commer&ccedil;ants disent avoir &eacute;t&eacute; avertis de la destruction du march&eacute;, tous disent avoir &eacute;t&eacute; surpris. &quot;Nous avions &eacute;t&eacute; pr&eacute;venus qu&#8217;on allait casser, mais on ne savait pas qu&#8217;ils allaient le faire aujourd&#8217;hui [mercredi]&quot;, affirme Marie Mba, qui dit vendre des l&eacute;gumes ici depuis quinze ans. Cette situation a suscit&eacute; le courroux de plusieurs commer&ccedil;ants pour qui, nonobstant la soudainet&eacute; de cette op&eacute;ration, estiment que le d&eacute;lai &agrave; eux accord&eacute; &eacute;tait court. &quot;Nous n&#8217;avons pas &eacute;t&eacute; avertis pendant longtemps. Ils auraient d&ucirc; nous donner aux moins six mois, le temps pour nous de nous pr&eacute;parer &agrave; partir&quot;, a lanc&eacute;, hors de lui, un commer&ccedil;ant dont les propos ont aussit&ocirc;t &eacute;t&eacute; approuv&eacute;s par d&#8217;autres. &quot;On ne doit pas nous chasser comme des animaux. Le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; devait venir dialoguer avec nous car nous sommes des &ecirc;tres humains et nous avons des responsabilit&eacute;s. Maintenant, on nous envoie &agrave; Nsam o&ugrave; on dit que c&#8217;est la brousse. Est-ce que le site est am&eacute;nag&eacute; o&ugrave; c&#8217;est &agrave; nous de le faire ?&quot;, s&#8217;est &eacute;cri&eacute; la d&eacute;nomm&eacute;e Maman Sita. <\/p>\n<p>En outre, &quot;il faut payer &agrave; Nsam pour avoir une place. Je vais prendre cet argent o&ugrave; ?&quot;, avance une autre. D&#8217;apr&egrave;s un agent de la Cuy rencontr&eacute; sur les lieux, un site de recasement a &eacute;t&eacute; trouv&eacute; &agrave; Nsam pour ceux-ci. Soulignant que cette op&eacute;ration rentre dans le cadre de l&#8217;assainissement de la ville, il a laiss&eacute; entendre que le site sera am&eacute;nag&eacute; pour la construction de &quot;b&acirc;timents pour utilit&eacute; publique&quot; et pour la &quot;construction du canal de Mfoundi afin que l&#8217;au coule facilement&quot;. Au moment o&ugrave; nous quittions les lieux, certains commer&ccedil;ants avaient install&eacute; leurs marchandises sous le passage &agrave; pi&eacute;tons construit au-dessus des rails. &quot;Nous n&#8217;allons pas partir d&#8217;ici. On va vendre par terre&quot;, ont-ils lanc&eacute;, en guise de d&eacute;fi.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce lieu de commerce situ&eacute; non loin des Brasseries a &eacute;t&eacute; totalement ras&eacute; hier. Patricia Ngo Ngouem Le march&eacute; de l&#8217;Abattoir sis non loin de l&#8217;usine des Brasseries du Cameroun, ressemblait &agrave; un v&eacute;ritable champ de ruines hier mercredi 8 octobre apr&egrave;s le passage de &quot;l&#8217;engin destructeur&quot; de la Communaut&eacute; urbaine de Yaound&eacute; (Cuy) dans [&hellip;] <a class=\"g1-link g1-link-more\" href=\"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/1527\/\">More<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"reaction":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-31969","post","type-post","status-publish","format-standard","category-archives"],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/31969","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=31969"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/31969\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=31969"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=31969"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=31969"},{"taxonomy":"reaction","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/reaction?post=31969"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=31969"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}