{"id":31979,"date":"2008-10-10T10:27:32","date_gmt":"2008-10-10T10:27:32","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"1537","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/1537\/","title":{"rendered":"Que peut la Kribi Power Development Company ?"},"content":{"rendered":"<p class=\"surtitre\">  <span style=\"font-weight: bold;\">Solution &agrave; la crise &eacute;nerg&eacute;tique <\/span><\/p>\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\">  <\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em>  La structure est accus&eacute;e d&rsquo;&ecirc;tre un gouffre &agrave; sous et un fardeau suppl&eacute;mentaire dans un pays pauvre tr&egrave;s endett&eacute;.   <\/em><\/span><\/p>\n<p> Aussit&ocirc;t mise en route, la Kribi Power Development Compagny (Kpdc) dont les responsables ont &eacute;t&eacute; install&eacute;s la semaine derni&egrave;re par le ministre de l&rsquo;Energie et de l&rsquo;Eau, essuie d&eacute;j&agrave; les critiques les plus farouches de certains experts du domaine de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;. Deux questions sont au c&oelig;ur de ce d&eacute;bat que des citoyens souhaitent ouvrir : la Kpdc est-elle une bonne solution pour &eacute;viter la crise &eacute;nerg&eacute;tique que le Cameroun traverser depuis plusieurs ann&eacute;es ? Peut-elle permettre d&rsquo;am&eacute;liorer le service et d&rsquo;avoir l&rsquo;&eacute;nergie &eacute;lectrique &agrave; des prix d&eacute;mocratiques ? A ces interrogations, la Consulting Engineering Entreprise, un cabinet sp&eacute;cialis&eacute; en &eacute;tude et analyse des grands r&eacute;seaux &eacute;lectriques ayant commis une &eacute;tude sur la gestion &eacute;conomique du secteur &eacute;lectrique au Cameroun r&eacute;pond par la n&eacute;gative. <br \/> Ren&eacute; Monneyang Meka, ing&eacute;nieur &eacute;lectricien et directeur g&eacute;n&eacute;ral du cabinet, estime que &ldquo; la Kpdc n&rsquo;est pas une r&eacute;ponse pertinente au probl&egrave;me du d&eacute;ficit &eacute;nerg&eacute;tique. &rdquo; Le premier argument qui soutient sa th&egrave;se c&rsquo;est que le probl&egrave;me crucial de la cha&icirc;ne de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; au Cameroun se pose au niveau du transport alors que la Kpdc agit plut&ocirc;t au niveau de la production. Le deuxi&egrave;me argument tient au fait que le co&ucirc;t d&rsquo;exploitation des centrales thermiques, outils essentiels de production de la Kpdc, sont si &eacute;lev&eacute;s qu&rsquo;une politique &eacute;nerg&eacute;tique bas&eacute;e sur ce mod&egrave;le rendrait les tarifs &agrave; la consommation insoutenables.<\/p>\n<p> <strong>Le transport d&rsquo;abord !<\/strong><br \/> La Kpdc dispose comme outil de production des centrales thermiques. Pour Ren&eacute; M. Meka, &ldquo; il s&rsquo;agit d&rsquo;outils d&rsquo;appoint qui ne sauraient &ecirc;tre une solution au d&eacute;ficit &eacute;nerg&eacute;tique puisque le transport tient une part importante dans la structure des co&ucirc;ts. Tant que ce volet n&rsquo;est pas am&eacute;lior&eacute;, aucune solution ne saurait &ecirc;tre viable dans la dur&eacute;e. &rdquo; Selon les &eacute;tudes de la CEE, le transport vaut en effet 29 Fcfa sur les 70 Fcfa du tarif moyen du kilowatt d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;. Sur ces 29 Fcfa, 17 Fcfa sont consacr&eacute;s &agrave; l&rsquo;exploitation et &agrave; l&rsquo;entretien des lignes et postes de transport. Les 12 Fcfa restants servent &agrave; am&eacute;liorer le r&eacute;seau de transport. <br \/> De fa&ccedil;on cumul&eacute;e, depuis 2004, la CEE estime que Aes-Sonel a d&eacute;j&agrave; pr&eacute;lev&eacute; au moins 120 milliards de Fcfa au titre de l&rsquo;entretien du r&eacute;seau de transport. Ce r&eacute;seau, normalement, fait des pertes de puissance lors du transport de l&rsquo;&eacute;nergie (effet Joule). Mais ces pertes ne doivent pas d&eacute;passer 10% de la puissance transport&eacute;e. Les 12 Fcfa devraient alors prioritairement servir &agrave; maintenir ces pertes &agrave; 10% ou en dessous. Or Ren&eacute; M. Meka situe les pertes de puissance subies sur le r&eacute;seau de transport au Cameroun &agrave; environ 36% ! C&rsquo;est pourquoi il estime que l&rsquo;action d&rsquo;am&eacute;lioration de l&rsquo;offre d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; devrait d&rsquo;abord porter sur la r&eacute;duction de ces pertes. <br \/> Quand les pertes ne sont pas tr&egrave;s &eacute;lev&eacute;es, expliquent les sp&eacute;cialistes de la CEE, on essaie de les r&eacute;duire par compensation r&eacute;active. Lorsqu&rsquo;elles sont importantes comme cela semble &ecirc;tre le cas actuellement, on les r&eacute;duit par un renforcement du r&eacute;seau. Au Cameroun, il y a saturation du transit de puissance sur les lignes. Le niveau de cette saturation est de 270,8 M&eacute;gawatts. D&rsquo;o&ugrave; la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;am&eacute;liorer prioritairement la capacit&eacute; du r&eacute;seau, selon la CEE, au lieu de se focaliser d&rsquo;abord sur la construction de centrales thermiques. Pour Ren&eacute; Meka, si les 120 milliards collect&eacute;s au titre de pertes de puissance avaient &eacute;t&eacute; utilis&eacute;s pour am&eacute;liorer le transport, non seulement une production &eacute;quivalente &agrave; celle de 2004 (2.500 Gigawatts) devait satisfaire une demande &eacute;quivalente &agrave; celle de 2009, mais aussi le tarif moyen du kilowatt pourrait baisser jusqu&rsquo;&agrave; 55,33 Fcfa. <\/p>\n<p> <strong> Des co&ucirc;ts difficiles &agrave; soutenir<\/strong><br \/> Les contraintes financi&egrave;res sont l&rsquo;une des raisons pour lesquelles le cabinet Consulting Engeneering Entreprise r&eacute;cuse la cr&eacute;ation de la Kpdc comme une solution efficace aux probl&egrave;mes &eacute;nerg&eacute;tiques du cameroun. Dans presque tous les pays du monde, affirment les sp&eacute;cialistes de la CEE, les centrales thermiques d&rsquo;appoint n&rsquo;ont qu&rsquo;un r&ocirc;le palliatif en p&eacute;riode de pointe. Cette p&eacute;riode se situe entre 18h30 et 23h30 ; donc elles ne fonctionnent en principe que pendant cinq heures de temps par jour. Si ces centrales devaient tourner 24h\/24, les co&ucirc;ts seraient tellement &eacute;lev&eacute;s que cela cr&eacute;erait un d&eacute;ficit d&rsquo;exploitation. <br \/> Les &eacute;tudes de la CEE r&eacute;v&egrave;lent que la Kpdc devra produire l&rsquo;&eacute;nergie &agrave; 111,27 Fcfa le kW. Aes-Sonel l&rsquo;ach&egrave;tera alors autour de ce prix pour le revendre au consommateur final &agrave; 70 Fcfa si on s&rsquo;en tient au tarif moyen actuel. Une &eacute;quation &eacute;conomiquement impossible. Dans sa prospective, la CEE pense que Aes-Sonel fera pression sur le gouvernement pour augmenter les tarifs. L&agrave;, la CEE n&rsquo;h&eacute;site pas &agrave; pr&eacute;senter la Kpdc comme une soci&eacute;t&eacute; &eacute;cran destin&eacute;e &agrave; siphonner les ressources de Aes-Sonel pour cr&eacute;er un trou que les citoyens devront automatiquement combler.<br \/> Si on ne s&rsquo;en tient qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;analyse de la CEE, le gouvernement camerounais aurait choisi la plus co&ucirc;teuse entre plusieurs solutions &eacute;conomiques (renforcement du r&eacute;seau de transport, construction de barrages, construction de centrales thermiques). Cette solution est-elle vraiment la plus co&ucirc;teuse ? Quels sont les indicateurs pertinents qui ont pouss&eacute; &agrave; son choix plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; d&rsquo;autres ? <\/span>&nbsp;<\/p>\n<p>Par  Marlyse SIBATCHEU<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Solution &agrave; la crise &eacute;nerg&eacute;tique La structure est accus&eacute;e d&rsquo;&ecirc;tre un gouffre &agrave; sous et un fardeau suppl&eacute;mentaire dans un pays pauvre&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-31979","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/31979","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=31979"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/31979\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=31979"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=31979"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=31979"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}