{"id":31982,"date":"2008-10-10T10:34:27","date_gmt":"2008-10-10T10:34:27","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"1540","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/1540\/","title":{"rendered":"Quand la poste se meurt\u2026"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"><br \/><\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em>  Le courrier, l&rsquo;&eacute;pargne, et m&ecirc;me l&rsquo;accueil ont perdu leur &acirc;me.  <\/em><\/span><\/p>\n<p> Ambiance morose, mercredi 8 octobre, &agrave; la direction de la Cameroon postal services (Campost) &agrave; Bonanjo &agrave; Douala. Il est 13 heures. Au guichet des services de la douane, les employ&eacute;s sont inactifs. Couch&eacute;s sur leur bureau, certains somnolent. D&rsquo;autres sont concentr&eacute;s &agrave; regarder une s&eacute;rie t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e diffus&eacute;e sur une cha&icirc;ne locale. Une cliente immobilis&eacute;e &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e ne semble pas les int&eacute;resser. &laquo;Je suis fatigu&eacute;&raquo;, fait remarquer un employ&eacute; &agrave; son coll&egrave;gue. Au guichet qui donne directement &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de la poste, c&rsquo;est le calme plat. Des quinze guichets, seuls quatre sont encore op&eacute;rationnels. Mais les caissi&egrave;res ne sont pas &agrave; leurs postes. Elles se sont regroup&eacute;es au guichet n&deg;8 pour bavarder. Les clients qui arrivent au compte-goutte se r&eacute;signent &agrave; faire demi-tour.<br \/> L&rsquo;image est quasi identique &agrave; l&rsquo;agence de la Campost de Ndokoti, hier jeudi. Mme Sali, chef de la section guichet, assure que depuis quelques ann&eacute;es la client&egrave;le se fait davantage rare. Il est presque 10 heures. La caissi&egrave;re est en pleine causerie avec son chef. Elle confie que depuis le matin, elle a servi seulement une dizaine de personnes. &laquo;Avant [quand fonctionnait la caisse d&rsquo;&eacute;pargne postale, Ndlr], &agrave; une heure pareille, on avait une file indienne de personnes &raquo;, se souvient-elle.<\/p>\n<p> <strong>L&rsquo;&eacute;pargne fait peur<\/strong><br \/> Depuis quelques ann&eacute;es, les services de la Campost ne sont plus tr&egrave;s pris&eacute;s. De nombreux camerounais affirment qu&rsquo;ils ne lui font plus confiance. L&rsquo;ouverture des comptes d&rsquo;&eacute;pargne est en baisse. C&rsquo;&eacute;tait pourtant l&rsquo;un des services les plus affectionn&eacute;s par les citoyens moyens, puisqu&rsquo;ils pouvaient ouvrir leur compte d&rsquo;&eacute;pargne &agrave; 10 000 Fcfa. A Ndokoti, depuis janvier 2008, &agrave; peine une centaine de comptes d&rsquo;&eacute;pargne ont &eacute;t&eacute; ouverts. Une chute &laquo; quatre fois plus importante par rapport aux ann&eacute;es ant&eacute;rieures &raquo;, affirme une source interne. Une dame en service &agrave; la Campost &agrave; Bonanjo justifie ce faible engouement par la crise de l&rsquo;&eacute;pargne qu&rsquo;a connu la poste. M&ecirc;me le service de compte ch&egrave;que mis sur pied en 2007 pour permettre aux salari&eacute;s de se faire payer par la poste n&rsquo;inspire pas confiance. Comme en t&eacute;moigne cet employ&eacute; de la Cameroon railways (Camrail) : &laquo;Ils ont d&eacute;j&agrave; vol&eacute; notre argent et ceux de nos parents, vous voulez qu&rsquo;il vole nos salaires? &raquo;. Au Centre des ch&egrave;ques postaux (Ccp), rien n&rsquo;est dit sur les r&eacute;sultats de ce service. Un agent ayant requis l&rsquo;anonymat r&eacute;v&egrave;le que l&rsquo;on compte actuellement au bout des doigts les salari&eacute;s qui sont servis par la poste. &laquo;La majorit&eacute; des entreprises font confiance actuellement aux banques et coopecs. C&rsquo;est un grand manque &agrave; gagner&raquo;, d&eacute;clare-t-il.<\/p>\n<p> <strong> Courriers et mandats sauvent<\/strong><br \/> Malgr&eacute; tout, la Campost r&eacute;ussit tant bien que mal &agrave; &eacute;quilibrer ses comptes gr&acirc;ce &agrave; la vente des timbres-poste. Avec la rentr&eacute;e scolaire, la vente des timbres se chiffre &agrave; des centaines de millions de francs Cfa. &laquo; La semaine derni&egrave;re j&rsquo;avais encore dans la caisse des timbres d&rsquo;environ 800 000 Fcfa. En moins de deux semaines on les a &eacute;puis&eacute;s &raquo;, explique Mme Sali, adjointe du receveur &agrave; l&rsquo;agence de Ndokoti. Les autres services, notamment les mandats &eacute;lectroniques et les mandats express internationaux se portent aussi mieux. &laquo;En une journ&eacute;e je peux recevoir et envoyer une trentaine de mandats &raquo;, d&eacute;clare la caissi&egrave;re de l&rsquo;agence de Ndokoti. Cependant, ces mandats ne couvrent uniquement que les pays d&rsquo;Afrique et la France.<br \/> A cause des nouvelles technologies de communication tel que l&rsquo;Internet, les services courriers de la Campost peinent &agrave; faire de grands profits. &laquo;Les gens envoient leurs lettres maintenant par Internet, d&eacute;clare Henriette Affana, chef de la section courrier &agrave; l&rsquo;agence de Ndokotti. Heureusement nous avons les transferts des courriers de quelques personnes en relation avec leurs partenaires &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger &raquo;. Les bo&icirc;tes postales continuent d&rsquo;&ecirc;tre sollicit&eacute;es. L&rsquo;agence de Ndokoti enregistre 900 clients d&eacute;tenteurs d&rsquo;une bo&icirc;te postale et une centaine de dossiers qui attendent une ouverture imminente. &laquo;Avant, on avait &agrave; peine 200 clients, mais aujourd&rsquo;hui on ne cesse d&rsquo;&ecirc;tre sollicit&eacute; &raquo;, d&eacute;clare H. Affana. Il y a tout de m&ecirc;me un caillou dans la chaussure : l&rsquo;acheminement des courriers. Parfois, au lieu d&rsquo;une semaine, il faut attendre un mois pour transf&eacute;rer du courrier par Campost. <\/span>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"author\">Par  Christelle Kou&eacute;tcha  (Stagiaire Jade\/Syfia)  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le courrier, l&rsquo;&eacute;pargne, et m&ecirc;me l&rsquo;accueil ont perdu leur &acirc;me. 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