{"id":32104,"date":"2008-11-28T14:09:49","date_gmt":"2008-11-28T14:09:49","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"1690","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/1690\/","title":{"rendered":"Fuite en avant"},"content":{"rendered":"<p><strong><font color=\"#000000\"><br \/><\/font><\/strong><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#bbbbbb\" \/> <em>Le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; II, Aboubakar Iyawa a interdit, mardi, 25 novembre dernier, une r&eacute;union de syndicats du secteur des transports terrestres.<br \/><em><strong> Par L&eacute;ger Ntiga  <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#eeffee\" \/> De cet acte du &quot;chef de terre&quot; est n&eacute;e une bataille juridique sur le r&eacute;gime des syndicats en rapport avec la loi sur les associations. Il s&rsquo;agit-l&agrave; de la preuve que cet administrateur, en fonction depuis le 03 du m&ecirc;me mois, sauf &agrave; en avoir re&ccedil;u mission, devra se mettre &agrave; niveau sur le chapitre du r&eacute;gime des manifestations publiques. Mais cette question n&rsquo;est point l&rsquo;objet de notre propos. <\/p>\n<p>Pour autant, &agrave; la faveur de cette r&eacute;union interrompue, on s&rsquo;est souvenu que, l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re, &agrave; la m&ecirc;me p&eacute;riode et dans les m&ecirc;mes circonstances, les m&ecirc;mes syndicalistes avaient &eacute;mis le souhait de rencontrer des repr&eacute;sentants des pouvoirs publics pour d&eacute;battre de la probl&eacute;matique de la vie ch&egrave;re dont les premiers signaux, &agrave; travers le prix du carburant &agrave; la pompe, auraient pu inspirer une anticipation aux tenants du pouvoir politique au Cameroun sur les &eacute;v&eacute;nements qui allaient suivre. Que non ! De ruse en ruse, le gouvernement a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; user de dilatoire l&agrave; o&ugrave;, ailleurs, au Burkina Faso par exemple, le chef de l&rsquo;Etat a initi&eacute; des programmes agricoles de longue port&eacute;e. <\/p>\n<p>Revoici donc les m&ecirc;mes les syndicalistes qui, au nom de l&rsquo;autocritique et du d&eacute;bat constructif, ont d&eacute;cid&eacute; de se r&eacute;unir pour &eacute;valuer leurs actions et, partant, les mesures prises ou esquiss&eacute;es par le gouvernement dans l&rsquo;optique de l&rsquo;am&eacute;lioration de leurs conditions de travail et de vie. Il s&rsquo;agit notamment, pour eux, d&rsquo;entrevoir l&rsquo;avenir dans un contexte international o&ugrave; les cours mondiaux du p&eacute;trole baissent et o&ugrave;, depuis les &eacute;meutes de f&eacute;vrier 2008, le prix &agrave; la pompe n&rsquo;a pas v&eacute;ritablement baiss&eacute;. Le gouvernement a certes fait l&rsquo;effort de le stabiliser mais, &agrave; &eacute;couter les membres successifs du gouvernement sur la question, on s&rsquo;achemine manifestement vers une nouvelle hausse. <\/p>\n<p>D&rsquo;autant qu&rsquo;&agrave; c&ocirc;t&eacute; du ministre du Commerce (Mincommerce) Luc Magloire Mbarga Atangana, annon&ccedil;ant des jours plus durs pour le quotidien des Camerounais, celui de l&rsquo;Eau et de l&rsquo;Energie (Minee), Jean Bernard Sindeu, pr&eacute;dit implicitement cette hausse, dans une construction qui tend &agrave; faire croire que le Cameroun est rentr&eacute; dans cette &egrave;re de pr&eacute;vision ayant, jadis, permis de planifier son d&eacute;veloppement. Comme hant&eacute; par la p&eacute;nurie prochaine des hydrocarbures, le Minee annonce qu&rsquo;il va engager, dans les prochains jours, la lutte contre le commerce illicite des carburants. <\/p>\n<p>Mais au plus haut niveau, on reste curieusement silencieux sur les pr&eacute;occupations qui ont conduit au ras-le-bol des masses populaires en f&eacute;vrier dernier. Loin du dialogue social tant pr&ocirc;n&eacute; par le ministre du Travail et de la S&eacute;curit&eacute; sociale (Mintss), Robert Nkili, les pouvoirs publics r&eacute;pondent aux pr&eacute;occupations des repr&eacute;sentants des secteurs sociaux par l&rsquo;intimidation. Une approche dans la r&eacute;solution des clivages de notre soci&eacute;t&eacute; qui sonne comme une fuite en avant. Celle d&rsquo;un pouvoir qui tient &agrave; regarder droit devant lui et &agrave; rester droit dans ses bottes, au risque de marcher, le moment venu, sur des cadavres des enfants affam&eacute;s qui, demain, sortiront des habitations pour crier leur faim et leur mis&egrave;re, ainsi que leurs horizons bouch&eacute;s sur la place publique. <\/p>\n<p>La cons&eacute;quence de cet ent&ecirc;tement est qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;heure du bilan, les m&ecirc;mes membres du gouvernement qui, aujourd&rsquo;hui, restent sourds et muets aux pr&eacute;occupations du peuple &agrave; travers les diff&eacute;rents organes qui parlent en son nom, viennent affirmer qu&rsquo;ils &eacute;taient au courant de tout. Ou que des Camerounais de bords politiques oppos&eacute;s en sont les instigateurs au point de faire dire au chef de l&rsquo;Etat, qui lui-m&ecirc;me vit dans une tour d&rsquo;ivoire, que ce sont des &quot;apprentis sorciers&quot; ayant tout ourdi pour reverser les institutions. Comme si Paul Biya et ses collaborateurs avaient oubli&eacute; la formule de la sagesse bantoue qui veut que &quot;la famine, dans une contr&eacute;e donn&eacute;e, ne se manifeste qu&rsquo;&agrave; travers les enfants&quot;. <\/p>\n<p>Au demeurant, au moment o&ugrave; la plupart des pays s&rsquo;&eacute;chinent &agrave; trouver des solutions &agrave; la crise financi&egrave;re et &agrave; ses succ&eacute;dan&eacute;s, le Cameroun reste &eacute;trangement en marge ; comme si un Messie lui &eacute;tait annonc&eacute; pour y trouver des solutions &agrave; sa place. Pire, son chef &eacute;vite les principaux fora auxquels il est convi&eacute;, et o&ugrave; les questions des crises financi&egrave;re, alimentaire et &eacute;conomique sont d&eacute;battues. Le comble, dans cette technique de gouvernance est que le Premier ministre, charg&eacute; d&rsquo;exposer le programme &eacute;conomique du gouvernement, s&rsquo;est trouv&eacute; incapable de donner des pistes en rapport avec ces sujets, lors de son adresse devant la repr&eacute;sentation nationale o&ugrave; il a &eacute;t&eacute; interpell&eacute; sur ses multiples absences aux s&eacute;ances de questions aux membres du gouvernement en fin de semaine derni&egrave;re.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; II, Aboubakar Iyawa a interdit, mardi, 25 novembre dernier, une r&eacute;union de syndicats du secteur des transports terrestres.&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-32104","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/32104","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=32104"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/32104\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=32104"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=32104"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=32104"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}