{"id":32120,"date":"2008-12-05T16:50:49","date_gmt":"2008-12-05T16:50:49","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"1706","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/1706\/","title":{"rendered":"Douala : Quatre Chinois au parquet"},"content":{"rendered":"<p><strong><font color=\"#000000\"><br \/><\/font><\/strong><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#bbbbbb\" \/> <em>Ils sont les pr&eacute;sum&eacute;s agresseurs d&rsquo;une de leur compatriote dans un r&egrave;glement de compte au parfum de mafia.<br \/><em><strong> Eric Roland Kongou   <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#eeffee\" \/> A la cellule du parquet du Tribunal de premi&egrave;re instance (Tpi) de Douala-Bonanjo, ils ne passent pas inaper&ccedil;us. Quatre jeunes Chinois, la mine triste, m&eacute;ditent en attendant que s&rsquo;ouvre leur audition devant le procureur. Il s&rsquo;agit de Yao Mo Biao, n&eacute; le 29 novembre 1973, Yan Sheng, n&eacute; vers 1970 &agrave; Fu Xiang, et de dame Yu Zhong Yu. Mutations n&rsquo;a pas pu identifier le quatri&egrave;me pr&eacute;venu. La visite presque inopin&eacute;e de Weng Li Jian, un commer&ccedil;ant chinois &agrave; Douala, hier vers 14h30, et qui a dialogu&eacute; avec ses compatriotes, a permis de tirer les pr&eacute;venus de leur silence. Au parquet du Tpi de Douala Bonanjo, aucune information ne filtre sur les infractions qui sont reproch&eacute;s &agrave; ces chinois. <\/p>\n<p>Par contre &agrave; la brigade de recherche de gendarmerie de Douala situ&eacute; dans les locaux de la l&eacute;gion de gendarmerie du Littoral, un pan de voile se l&egrave;ve. &quot;Selon la plainte que nous avons re&ccedil;ue, six personnes ont agress&eacute; le 27 novembre dernier Ma Hu Lan, une Chinoise de 56 ans. Il est reproch&eacute; &agrave; ces personnes les motifs suivants : coups et blessures, coaction et menace&quot;, informe l&rsquo;adjudant Roger Noa Awono, charg&eacute; de l&rsquo;enqu&ecirc;te. On apprend ainsi que la plainte a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e chez le procureur de la r&eacute;publique pr&egrave;s le Tpi de Douala Bonanjo, qui l&rsquo;a transf&eacute;r&eacute;e &agrave; la brigade de Recherche de gendarmerie de Bonanjo.<br \/>Sur la base des informations donn&eacute;es par les requ&eacute;rants, trois suspects chinois ont &eacute;t&eacute; interpell&eacute;s avant-hier, mercredi 3 d&eacute;cembre 2008 vers midi. Ce sont Yao Mo Biao, Yan Sheng, et dame Yu Zhong Yu. Vers 22h, &quot;conform&eacute;ment aux nouvelles dispositions du Nouveau Code de proc&eacute;dure p&eacute;nale, ces trois pr&eacute;sum&eacute;s agresseurs sont lib&eacute;r&eacute;s, apr&egrave;s que sieur Weng Li Jian, un commer&ccedil;ant chinois, s&rsquo;est port&eacute; garant de payer la caution de 5 millions Fcfa par personnes si les pr&eacute;sum&eacute;s ne reviennent pas pour la suite de l&rsquo;enqu&ecirc;te&quot;, informe une source polici&egrave;re. <br \/>&quot; Mafia chinoise &quot; <\/p>\n<p>Hier jeudi, rebondissement dans l&rsquo;affaire en matin&eacute;e. Mme Weng Li Jian sera interpell&eacute;e par la brigade de recherche gendarmerie de Douala. En fin d&rsquo;apr&egrave;s midi, lorsque nous quittions la brigade, Mme Weng Li Jian se trouvait encore assise sur un banc &agrave; la v&eacute;randa, en compagnie de son mari, et &agrave; c&ocirc;t&eacute; d&rsquo;une bouteille min&eacute;rale &agrave; moiti&eacute; pleine. Une autre bouteille contient un liquide jaun&acirc;tre et une feuille d&rsquo;arbre &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur. &quot;C&rsquo;est du th&eacute;. M. Weng Li ne consomme presque exclusivement que du th&eacute;&quot;, explique un jeune homme, visiblement le gar&ccedil;on de course du couple.<br \/>A un moment, le commandant de la brigade de recherche appelle M. Weng Li dans son bureau. Ce dernier qui fumait une cigarette, l&rsquo;&eacute;teint machinalement et remet le m&eacute;got dans la poche sup&eacute;rieure de sa chemise, avant d&rsquo;entrer. Sur les raisons de la pr&eacute;sence de dame Weng Li Jian, qui n&rsquo;est visiblement pas en d&eacute;tention, alors que selon nos informations, son nom appara&icirc;t dans la liste des six suspects ayant agress&eacute; Mme Ma Hu Lan, l&rsquo;officier enqu&ecirc;teur de la gendarmerie confie &quot;qu&rsquo;il se peut qu&rsquo;il y ait eu confusion sur la personne. On proc&egrave;de encore aux v&eacute;rifications. Si elle est innocente, on va la lib&eacute;rer&quot;, confie l&rsquo;enqu&ecirc;teur. <\/p>\n<p>Dans le m&ecirc;me temps, les trois suspects qui ont &eacute;t&eacute; lib&eacute;r&eacute;s provisoirement, ont &eacute;t&eacute; convoqu&eacute;s hier matin par le commissaire de police du 3&egrave;me arrondissement &agrave; Douala. A leur arriv&eacute;e, ce commissariat qui avait &eacute;t&eacute; le premier &agrave; diligenter l&rsquo;enqu&ecirc;te, puisque ayant fait une descente au domicile de la victime au lieu dit &quot;Cin&eacute;ma Etoile&quot; la fameuse nuit, d&eacute;cide, sur la base des &quot;preuves&quot;, d&rsquo;interpeller les trois pr&eacute;sum&eacute;s agresseurs avant de les transf&eacute;rer au Commissariat central n&deg;1 de Douala. Ils seront finalement d&eacute;f&eacute;r&eacute;s au parquet du Tpi hier, vers midi. Au moment o&ugrave; nous mettions sous presse, on apprend que le procureur de la R&eacute;publique pr&egrave;s le Tpi de Douala-Bonanjo a d&eacute;cid&eacute; de renvoyer les suspects au commissariat central n&deg;1, pour &quot;compl&eacute;ment d&rsquo;enqu&ecirc;te&quot;. <br \/>Il est notamment question, a appris Mutations, d&rsquo;entendre d&rsquo;autres t&eacute;moins ayant v&eacute;cu l&rsquo;agression de la victime. Les pr&eacute;sum&eacute;s agresseurs pourraient &ecirc;tre de nouveau d&eacute;f&eacute;r&eacute;s au parquet ce vendredi 05 d&eacute;cembre ou simplement mardi prochain, compte tenu du f&eacute;ri&eacute; annonc&eacute; de lundi. C&rsquo;est &agrave; ce moment seulement que leur inculpation pourra &ecirc;tre effective, suivie, probablement, d&rsquo;une mise sous mandat de d&eacute;p&ocirc;t &agrave; la prison centrale de New-Bell.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ils sont les pr&eacute;sum&eacute;s agresseurs d&rsquo;une de leur compatriote dans un r&egrave;glement de compte au parfum de mafia. Eric Roland Kongou A&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-32120","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/32120","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=32120"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/32120\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=32120"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=32120"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=32120"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}