{"id":32126,"date":"2008-12-09T18:59:53","date_gmt":"2008-12-09T18:59:53","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"1712","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/1712\/","title":{"rendered":"Environnement : D\u00e9charge fait probl\u00e8me \u00e0 Sikoun"},"content":{"rendered":"<p><strong><font color=\"#000000\"><br \/><\/font><\/strong><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#bbbbbb\" \/> <em>Offert par la soci&eacute;t&eacute; Alucam &agrave; la Communaut&eacute; urbaine d&rsquo;Ed&eacute;a, le site fait l&rsquo;objet de r&eacute;criminations des populations alentour.<br \/><em><strong> Monique Ngo Mayag &agrave; Sikoum     <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#eeffee\" \/> Depuis un mois, le village de Sikoum conna&icirc;t un nouveau visage. Une banderole et des plaques indicatrices se sont rajout&eacute;es au d&eacute;cor verdoyant de cette campagne situ&eacute;e &agrave; 17 kilom&egrave;tres de la ville d&rsquo;Ed&eacute;a. Vendredi 05 d&eacute;cembre dernier, Sikoum a connu une ambiance des grands jours. C&rsquo;&eacute;tait &agrave; l&rsquo;occasion de la donation officielle d&rsquo;une d&eacute;charge de d&eacute;chets m&eacute;nagers de neuf hectares &agrave; la Communaut&eacute; urbaine de la ville (Cue), chef lieu du d&eacute;partement de la Sanaga Maritime. L&rsquo;am&eacute;nagement de ce d&eacute;p&ocirc;t d&rsquo;ordures domestiques a valu la rondelette somme de 170 millions de Fcfa et est enti&egrave;rement financ&eacute; par la Compagnie camerounaise d&rsquo;aluminium (Alucam).<\/p>\n<p>Apr&egrave;s les formalit&eacute;s officielles qui ont ponctu&eacute; la c&eacute;r&eacute;monie, il s&rsquo;en est suivi une visite guid&eacute;e du site de la d&eacute;charge communale. Les premi&egrave;res observations laissent entrevoir une cuvette (casier) de 57 m&egrave;tres de profondeur am&eacute;nag&eacute;e sur 1,5 hectares. Selon Emmanuel Michel Nounga, charg&eacute; de la r&eacute;alisation de la d&eacute;charge et par ailleurs sp&eacute;cialiste en syst&egrave;me de management environnemental, &quot;La construction de quatre autres casiers est pr&eacute;vue pour le d&eacute;versement des ordures. L&rsquo;esp&eacute;rance de vie de cette d&eacute;charge est de 35 ans, puisque le temps d&rsquo;exploitation de chaque cuvette est de cinq ans&quot;. D&rsquo;ici le mois de janvier, la cuvette d&eacute;j&agrave; op&eacute;rationnelle accueillera donc les premiers d&eacute;chets transport&eacute;s par la soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;hygi&egrave;ne et salubrit&eacute; du Cameroun (Hysacam).<\/p>\n<p>Un optimisme que ne partagent pas les populations d&eacute;guerpies du site de la d&eacute;charge. En les interrogeant en effet, on ressent quelque ranc&oelig;ur : le site fait l&rsquo;objet de probl&egrave;mes fonciers entre un certain Henri Kouta Dooh, propri&eacute;taire de cinq hectares sur les neuf que compte le site, et la Cue. &quot;Nous n&rsquo;&eacute;tions nullement inform&eacute;s du projet de construction d&rsquo;une d&eacute;charge communale ici. Ils n&rsquo;ont pas cru bon de nous associer. Pendant le temps qu&rsquo;ont dur&eacute; les travaux, on voyait les gens monter et descendre. Des commissions se sont succ&eacute;d&eacute;es ici pour mesurer la superficie de nos maisons afin, nous disait-on, de nous indemniser. Nous avons vu nos palmeraies et nos habitations d&eacute;truites sans le moindre centime en guise de d&eacute;dommagement&quot;, rapporte Emmanuel Bilong avec une pointe de d&eacute;go&ucirc;t. &quot;C&rsquo;est &agrave; la veille de l&rsquo;inauguration de la d&eacute;charge que les agents d&rsquo;Alucam sont venus nous remettre des tee-shirts &agrave; arborer lors de la manifestation&quot;, ironise Simon Gabriel Belle, un autre autochtone. Vendredi dernier, un vent violent et une forte pluie ont brusquement mis fin &agrave; la visite du site, laissant place &agrave; toutes sortes de sp&eacute;culations. <\/p>\n<p><strong>Hypoth&egrave;ses scientifiques<\/strong><br \/>Avant la construction de la nouvelle d&eacute;charge communale, les d&eacute;chets m&eacute;nagers &eacute;taient d&eacute;vers&eacute;s dans la ville d&rsquo;Ed&eacute;a, non loin du ch&acirc;teau d&rsquo;eau qu&rsquo;abrite le quartier Elogb&egrave;l&egrave;. Aussi, l&rsquo;arriv&eacute;e du nouveau d&eacute;potoir ravit-il les autorit&eacute;s administratives du d&eacute;partement comme le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du gouvernement Dieudonn&eacute; Nzocke. On compte n&eacute;anmoins de nombreux sceptiques parmi lesquels les populations avoisinant le site de la d&eacute;charge et quelques officiels. &quot;Ce site n&rsquo;a pas fait l&rsquo;objet d&rsquo;une &eacute;tude d&rsquo;impact environnemental s&eacute;rieuse. Et la d&eacute;charge est am&eacute;nag&eacute;e sur un sol argileux, pas du tout indiqu&eacute; pour un tel projet&quot;, s&rsquo;inqui&egrave;te un membre de la section des Inspections et Evaluations environnementales de la Sanaga Maritime.<\/p>\n<p>Ce que l&rsquo;on balaie d&rsquo;un revers de main. &quot;L&rsquo;argile est au contraire tr&egrave;s indiqu&eacute;e pour une d&eacute;charge parce qu&rsquo;il n&rsquo;est pas perm&eacute;able. Celui qui pense le contraire n&rsquo;y conna&icirc;t rien&quot;, soutient Ferdinand Moutlen, responsable Ing&eacute;nierie et Conduite de projets d&rsquo;Alucam. &quot;Par ailleurs, une commission mixte compos&eacute;e des agents du minist&egrave;re de l&rsquo;Environnement et de la Protection de la nature et ceux du minist&egrave;re des For&ecirc;ts et de la Faune, a effectu&eacute; une descente sur le site pour mener des &eacute;tudes sur les propri&eacute;t&eacute;s du sol&quot;, ajoute-t-il. Lorsqu&rsquo;on sait que le liquide (lixiviat) qui provient des d&eacute;chets est fortement charg&eacute; de toxines pouvant causer des pathologies, il y a par ailleurs lieu d&rsquo;appr&eacute;hender la construction d&rsquo;une d&eacute;charge &agrave; quelque cent m&egrave;tres des populations. Pourtant, le comit&eacute; de pilotage du projet rassure sur le fait d&rsquo;une &eacute;tude men&eacute;e sur le site de l&rsquo;actuelle d&eacute;charge du village Sikoum.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Offert par la soci&eacute;t&eacute; Alucam &agrave; la Communaut&eacute; urbaine d&rsquo;Ed&eacute;a, le site fait l&rsquo;objet de r&eacute;criminations des populations alentour. 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