{"id":32501,"date":"2009-06-11T21:34:50","date_gmt":"2009-06-11T21:34:50","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"2101","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/2101\/","title":{"rendered":"Charles At\u00e9ba Eyene : Les \u00e9lites du Centre perdront leur proc\u00e8s contre Paul Biya"},"content":{"rendered":"<h4 align=\"justify\">Le Coordonnateur National du Club Ethique du Cameroun r&eacute;pond aux auteurs du m&eacute;morandum attribu&eacute; aux B&eacute;tis du Centre<\/h4>\n<p align=\"justify\"><img decoding=\"async\" hspace=\"6\" height=\"162\" border=\"0\" width=\"216\" title=\"Image\" alt=\"Image\" style=\"float: left;\" src=\"http:\/\/www.lejourquotidien.info\/images\/stories\/images\/ateba%20eyene.jpg\" \/>Apr&egrave;s les paradoxes du Sud, nous voici dans la sorcellerie du Centre.&nbsp;Car, il y a aujourd&rsquo;hui un proc&egrave;s rocambolesque que les Betis intentent contre leur fr&egrave;re de Pr&eacute;sident, S.E. Paul Biya, au pouvoir depuis le 06 novembre 1982. <\/p>\n<p align=\"justify\">De plus en plus, ce d&eacute;bat s&eacute;vit dans l&rsquo;espace public m&eacute;diatique et dans l&rsquo;espace public tout court au Cameroun. Notre pays &eacute;tant en d&eacute;mocratie, et l&rsquo;essence de la d&eacute;mocratie reposant sur le d&eacute;bat contradictoire, il n&rsquo;y a pas de raison que je reste en marge d&rsquo;un tel d&eacute;bat.<br \/>Cela dit, c&rsquo;est avec une attention soutenue que j&rsquo;ai lu dans plusieurs journaux locaux ces derni&egrave;res semaines, le &laquo;m&eacute;morandum ou tract&raquo; d&rsquo;un groupe disant parler au nom &laquo;des B&eacute;tis du grand Centre&raquo;, destin&eacute; au Chef de l&rsquo;Etat Paul Biya. Le texte, &agrave; en croire des sources introduites, &laquo;circulent depuis un moment dans les milieux hupp&eacute;s de la capitale&raquo; comme l&rsquo;affirme le journal La M&eacute;t&eacute;o n&deg; 242 du 01 Juin 2009 de M. Dieudonn&eacute; Mveng. Ledit texte serait d&rsquo;ailleurs parvenu &agrave; son illustre destinataire depuis Mvomeka&rsquo;a son village natal. Avant La M&eacute;t&eacute;o, le journal de mon oncle Chantal Roger Tuil&eacute;, La Tribune de l&rsquo;Est, avait signal&eacute; que quelque chose se tramait dans ce sens.<br \/>Le document insolite pose, entre autres, le probl&egrave;me des casses de Gilbert Tsimi Evouna dans le cadre de l&rsquo;assainissement de la ville de Yaound&eacute; (je m&egrave;ne une r&eacute;flexion sur cette question dans un ouvrage &agrave; para&icirc;tre), celui du soutien politique ind&eacute;fectible du Centre au RDPC et &agrave; son Pr&eacute;sident national dont l&rsquo;ampleur ne serait pas mesur&eacute; par le Pr&eacute;sident Biya et l&rsquo;acharnement du Pr&eacute;sident contre ses fr&egrave;res Betis dans le cadre de l&rsquo;op&eacute;ration Epervier. Toujours sophistes dans leurs affirmations, les initiateurs du &laquo; m&eacute;morandum &raquo; rappellent au chef de l&rsquo;Etat que &laquo; la r&eacute;gion du Centre vous soutient comme nulle part ailleurs &raquo; et que &laquo; ce sont les fils Betis les plus m&eacute;ritants qui sont arr&ecirc;t&eacute;es &raquo;. C&rsquo;est sur ces pr&eacute;occupations que porte la pr&eacute;sente r&eacute;flexion.<br \/>A la lecture de cette litt&eacute;rature terrifiante et macabre, j&rsquo;ai cru devoir prendre la parole &agrave; travers cette r&eacute;flexion pour enrichir le d&eacute;bat. J&rsquo;insisterais sur quatre points :&nbsp;<br \/>1) l&rsquo;irresponsabilit&eacute; des auteurs et la tentative de manipulation de la conscience des Betis ;<br \/>2) un chantage sans fondement au Chef de l&rsquo;Etat ;<br \/>3) le ponce pilatisme des Betis auteurs du m&eacute;moraundum ;<br \/>4) les bons r&eacute;flexes pour l&rsquo;avenir.<br \/>Un petit d&eacute;veloppement sera consacr&eacute; &agrave; chacun de ces points pour baliser les non-dits du fameux document des n&eacute;ophytes de la manipulation.<br \/><strong><br \/>A- De l&rsquo;irresponsabilit&eacute; des auteurs et de la tentative de manipulation de la conscience des Betis.<\/strong><br \/>Le r&ocirc;le de la communication est essentiel dans la formation de la conscience politique d&rsquo;une communaut&eacute; ou d&rsquo;un peuple. C&rsquo;est pour cette raison aussi qu&rsquo;Aristote envisage l&rsquo;homme comme un &ecirc;tre naturellement politique. La premi&egrave;re irresponsabilit&eacute; dans le document des &laquo; soi-disant Betis du Centre &raquo; est qu&rsquo;il n&rsquo;est pas sign&eacute;. Il s&rsquo;agit donc par cons&eacute;quent d&rsquo;un tract. C&rsquo;est-&agrave;-dire, du degr&eacute; z&eacute;ro de la communication, pour parler comme Dominique Wolton.<br \/>Le degr&eacute; z&eacute;ro de la communication qui, elle, se veut &eacute;change. Malheureusement, le destinataire dans ce cas est connu mais ne saurait &agrave; qui et comment r&eacute;pondre. Comment r&eacute;pondre aux fant&ocirc;mes qui n&rsquo;arrivent pas &agrave; assumer les &laquo; frustrations des leurs &raquo;? Il n&rsquo;y a pas de communication possible sans &eacute;metteur. Anthropologiquement, au sens de Georges Balandier, il s&rsquo;agit d&rsquo;un &laquo; gangst&eacute;risme comportemental &raquo;. Mon constat est bien celui l&agrave;, parce que, tout bon martyr est cons&eacute;quent. L&rsquo;horreur de la manipulation sauvage quant &agrave; lui r&eacute;side dans l&rsquo;affirmation selon laquelle &laquo; ce sont les fils betis les plus m&eacute;ritants qui sont arr&ecirc;t&eacute;s dans le cadre de l&rsquo;op&eacute;ration &eacute;pervier &raquo;. Une v&eacute;ritable tragi-com&eacute;die quand on sait &agrave; quoi renvoit le mot&nbsp;<br \/>&laquo; Beti &raquo; en fran&ccedil;ais. Les Betis selon Laburthe Tolra sont les &laquo; seigneurs de la for&ecirc;t &raquo;. Mais de quel noblesse font preuve ceux qui ont &eacute;crit ce minable tract ! De quelle noblesse ont fait preuve &laquo; leurs dignes fils &raquo; arr&ecirc;t&eacute;s pour d&eacute;tournements de fonds publics ?<\/p>\n<p><strong>B- A propos du chantage sans fondement au Chef de l&rsquo;Etat<\/strong><br \/>Je suis Beti. Un proverbe de chez nous dit qu&rsquo;il faut toujours dire la v&eacute;rit&eacute; &agrave; celui ou &agrave; ceux qu&rsquo;on aime. Mes &laquo; amis &raquo; qui ont initi&eacute; le tract disent que, ce sont les Betis du Centre qui ont sauv&eacute; le Pr&eacute;sident Biya lors du coup d&rsquo;Etat du 06 avril 1984. Le G&eacute;n&eacute;ral Pierre Samombo qui a &laquo; chass&eacute; &raquo; les mutins &agrave; la radio nationale est-il Beti ? Paul Yakana Guebama, Philippe Mpay, Blaise B&eacute;na&eacute; Mpecke et bien d&rsquo;autres qui ont chacun jou&eacute; un r&ocirc;le d&eacute;terminant pour faire &eacute;chec au coup d&rsquo;Etat sont-ils Betis du Centre ? Le G&eacute;n&eacute;ral Pierre Semengue qui a fait tout ce que l&rsquo;on sait pour sauver le r&eacute;gime est-il beti du Centre ? Gabriel Ebili, le technicien qui d&eacute;joua le message des mutins &agrave; la radio, est-il Beti du Centre ?<br \/>L&rsquo;inconv&eacute;nient du tract en circulation est qu&rsquo;il v&eacute;hicule des contre v&eacute;rit&eacute;s et des stupidit&eacute;s sans pour autant dire que c&rsquo;est tout le peuple camerounais qui a soutenu son pr&eacute;sident contre les nostalgiques de l&rsquo;ancien syst&egrave;me. Sinc&egrave;rement, en ne le disant pas, il y a manifestement l&eacute;g&egrave;ret&eacute;, mais surtout mauvaise foi. On ne saurait &eacute;crire l&rsquo;histoire du Cameroun de cette mani&egrave;re l&agrave;. Si nous le faisons, nos enfants seront d&eacute;rout&eacute;s, &eacute;gar&eacute;s. De telles contre-v&eacute;rit&eacute;s ne sont pas de nature &agrave; renforcer l&rsquo;unit&eacute; nationale qui vient d&rsquo;&ecirc;tre c&eacute;l&eacute;br&eacute;e le 20 Mai dernier. Je dis non &agrave; la distraction.<br \/>A propos du soutien de la r&eacute;gion du Centre ou des Beti &agrave; Paul Biya, c&rsquo;est justement parce que le Pr&eacute;sident mesure la port&eacute;e et l&rsquo;ampleur dudit soutien que deux fils de la Mefou et Akono ont &eacute;t&eacute; promus SG\/PRC. Il s&rsquo;agit de Titus Edzoa et de Jean-Marie Atangana Mebara. Le premier est Professeur en m&eacute;decine et le second &eacute;conomiste comme on en trouve dans d&rsquo;autres coins du pays. Les relations de chacun avec le Pr&eacute;sident aujourd&rsquo;hui sont tragiques. Dans le m&ecirc;me d&eacute;partement, Etienne Ntsama, fils de Ngoumou, a &eacute;t&eacute; Ministre des Finances. Sur le plan des directeurs g&eacute;n&eacute;raux, Jean Baptiste. Nguini Effa g&egrave;re la SCDP depuis plus de 15 ans. Basile Atangana Kouna pr&eacute;side aux destin&eacute;es de la la Camwater. Il y a remplac&eacute; Cl&eacute;ment Obouh Fegue (la bouche des Etenga) qui y avait pass&eacute; plus d&rsquo;un 1\/4 de si&egrave;cle. Laurent Nkodo a &eacute;t&eacute; promu DG des Imp&ocirc;ts. Jean William Solo a dirig&eacute; l&rsquo;Onadef. Jean Tabi Manga est Recteur de l&rsquo;Universit&eacute; de Yaound&eacute; II apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; Recteur de l&rsquo;Universit&eacute; de Yaound&eacute; I, avec rang de secr&eacute;taire d&rsquo;Etat. En dehors de ceux-l&agrave; cit&eacute;s dans le seul petit d&eacute;partement de la Mefou et Akono, il y en a d&rsquo;autres qui occupent des postes et positions importants sans toutefois &ecirc;tre de parfaits g&eacute;nies.&nbsp;<br \/>Au niveau de la Mefou et Afamba, Sylvestre Naah Ondoua a &eacute;t&eacute; ministre pendant des ann&eacute;es, cumulativement avec ses fonctions de DG du Cr&eacute;dit Foncier. Apr&egrave;s lui, Dieudonn&eacute; Ambassa Zang a &eacute;t&eacute; promu ministre des Travaux Publics. Noah Ngamveng a &eacute;t&eacute; Recteur d&rsquo;universit&eacute;. Aujourd&rsquo;hui, Catherine Abena et Luc Magloire Mbarga Atangana repr&eacute;sentent ce d&eacute;partement au gouvernement<br \/>Dans le Mfoundi, il y a eu un vice-PM, en la personne de Gilbert Andz&eacute; Tsoungui, des ministres d&rsquo;Etat comme Charles Etoundi, des ministres comme : Rose Zang Nguel&eacute;, Henri Bandolo, Rapha&euml;l Onambel&eacute; Ela, Philippe Mbarga Mboua, Marie Madeleine Fouda, Martin Aristide Okouda et, de nos jours, Augustin Thierry Edjoa, Laurent Serge Etoundi Ngoa, Suzanne Bomback.&nbsp;<br \/>Dans le Nyong et Kell&eacute;, Felix Tonye Mbock, Bell Luc Ren&eacute;, Augustin Fr&eacute;d&eacute;ric Kodock, Joseph-Marie Bipoun Woum ont &eacute;t&eacute; promus ministres. Catherine Bakang Mbock l&rsquo;est depuis 9 ans. D&rsquo;autres fils de ce d&eacute;partement (tr&egrave;s hostile au RDPC il n&rsquo;y a pas longtemps) sont directeurs g&eacute;n&eacute;raux comme Ndouga Hell (Arsel) ou Victor Hell (Institu national de la cartographie) et bien d&rsquo;autres.<br \/>Chez les Etong, Manguissa et Batschenga (la Leki&eacute;), il y a eu Athanase Eteme Oloa, Joseph Tsanga Abanda, Denis Ekani, Edouard Nomo Ongolo, Antoine Tsimi, Pierre Eloundou Mani, Urbain Olanguena Awono, Henri Engoulou. Il y a l&rsquo;actuel ministre des finances Lazare Essimi Menye, l&rsquo;actuel ministre des Relations Ext&eacute;rieures, Henri Eyebe Ayissi qui revient pour la deuxi&egrave;me fois au gouvernement. Il y a l&rsquo;actuel secr&eacute;taire d&rsquo;Etat au Minist&egrave;re de l&rsquo;&eacute;ducation de Base, Manga Ewolo.<br \/>Dans le grand Mbam, il y a eu le pr&eacute;cieux Justin Dioro, ainsi que Boto &agrave; Ngon, David Abouem &agrave; Tchoyi, Simon Basselikin, Bidias &agrave; Ngon&hellip;Ren&eacute; Emmanuel Sadi est &agrave; la fois Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral adjoint de la Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique et Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral du Comit&eacute; Central du RDPC, Jean Baptiste B&eacute;l&eacute;okeng, Directeur du Cabinet Civil, et Pascal Anong Adibim&eacute; officie aux Domaines et Affaires Fonci&egrave;res. Au niveau des Directeurs G&eacute;n&eacute;raux. Citons aussi Esther Dang qui a dirig&eacute; la Sni pendant des ann&eacute;es, et Camille Mouth&eacute; &agrave; Bidias, fils de Bafia, qui dirige le FNE depuis des lustres. Faut-il dire que cette institution se confond d&eacute;j&agrave; &agrave; son DG ?<br \/>Dans le Nyong et So&rsquo;o, il y a eu l&rsquo;inoxydable Ferdinand Koungou Edima (MINAT). Mbarga Ngu&eacute;l&eacute; et Samuel Ngbwa (l&rsquo;oncle maternel du Professeur Jacques Fam&eacute; Ndongo) ont &eacute;t&eacute; DGSN, et Hubert Nkoulou ministre de la Sant&eacute;. Gr&eacute;goire S&eacute;bastien Owona est Ministre des Relations avec les Assembl&eacute;es et Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral Adjoint du Comit&eacute; Central du RDPC depuis 1992. Emmanuel Etoundi Oyono, l&rsquo;actuel DG de la MAETUR, a fait le tour de plusieurs entreprises d&rsquo;Etat au poste de Directeur G&eacute;n&eacute;ral. Le Nyong et So&rsquo;o aurait pu se plaindre, on l&rsquo;aurait compris mais le Mfoundi, la Mefou et Akono&hellip;<br \/>Dans le Nyong et Mfoumou, Pius Ondoua le philosophe a &eacute;t&eacute; ministre, Robert Nkili, est ministre depuis des ann&eacute;es. Joseph Edou a &eacute;t&eacute; Directeur G&eacute;n&eacute;ral du Cr&eacute;dit Foncier, Bruno Bekolo Eb&eacute; est Recteur depuis onze ann&eacute;es.<br \/>Dans la Haute-Sanaga de mon ami Romain Roland Eto&rsquo;o Ebogo (actuel maire de Nanga-Eboko), Antoine Zanga, actuellement ambassadeur du Cameroun au Vatican, et Bidoung Mpkwatt ont &eacute;t&eacute; ministres. Et aujourd&rsquo;hui, Messengue Avom est ministre des Travaux Publics.<br \/>Avec cette masse de ressources humaines, peut-on et doit-on sinc&egrave;rement dire que Paul Biya a oubli&eacute; la r&eacute;gion du Centre ? Sait-on qu&rsquo;il y a des r&eacute;gions plus peupl&eacute;es comme l&rsquo;Ouest, l&rsquo;Extr&ecirc;me-Nord, et les r&eacute;gions plus vastes comme l&rsquo;Est, qui n&rsquo;ont pas eu le 1\/4 de ces postes? Si j&rsquo;&eacute;tends l&rsquo;analyse au Sud, j&rsquo;ai r&eacute;v&eacute;l&eacute; dans mon ouvrage Les paradoxes du pays organisateur&hellip; qu&rsquo;en 25 ans (1982-2007), le Sud a eu 5 SG\/PRC, 2 DCC, 23 ministres, 7 gouverneurs de province, 8 chanceliers et recteurs d&rsquo;universit&eacute;, 42 directeurs g&eacute;n&eacute;raux. Pis, l&rsquo;utilisation routini&egrave;re desdites ressources n&rsquo;a favoris&eacute; que les m&ecirc;mes et seuls acteurs. Alors, que mes fr&egrave;res Betis se calment et r&eacute;fl&eacute;chissent.<\/p>\n<p><strong>C- Le ponce pilatisme des Betis auteurs du m&eacute;morandum<\/strong><br \/>Le ponce pilatisme est une attitude irresponsable qui consiste &agrave; renvoyer la faute &agrave; l&rsquo;autre ou aux autres. Paul BIYA a trop donn&eacute; aux Betis du Centre et du Sud. Cela frustre &agrave; juste titre les autres r&eacute;gions. Je souhaite &agrave; cet effet un d&eacute;bat public avec quiconque pense le contraire. Ce qu&rsquo;il faut regretter, c&rsquo;est que les &laquo; fr&egrave;res du pr&eacute;sident &raquo; n&rsquo;aient pas compris que &laquo; la s&eacute;paration des contraires rend l&rsquo;ordre possible et que, leur union l&rsquo;instaure et le rend f&eacute;cond &raquo;. Cette dialectique &eacute;l&eacute;mentaire n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; prise en compte par ceux qui, aujourd&rsquo;hui, pr&eacute;tendent parler au nom des Betis.<br \/>Comme je ne veux pas &ecirc;tre complice de la folie collective que certains veulent assigner &agrave; la communaut&eacute; &agrave; laquelle j&rsquo;appartiens, je propose qu&rsquo;avant de parler au Pr&eacute;sident Biya, les Betis se parlent d&rsquo;abord entre eux. Que chacun fasse son bilan par rapport &agrave; ce que Biya lui a donn&eacute;. Que chacun, en ce qui le concerne, fasse son bilan pour voir ce qu&rsquo;il a apport&eacute;, en retour, &agrave; sa communaut&eacute; et &agrave; l&rsquo;&eacute;dification de la nation. En regardant Ngoumou, chef-lieu du d&eacute;partement de la Mefou et Akono peut-on croire que tant de fils de ce d&eacute;partement enclav&eacute; ont &eacute;t&eacute; promus &agrave; de si hautes fonctions ? Il ne faut pas que les Betis soient d&eacute;j&agrave; menac&eacute;s par l&rsquo;entropie. Le c&ocirc;t&eacute; sacr&eacute; de la politique est qu&rsquo;il faut &ecirc;tre honn&ecirc;te. Ce qui se dessine n&rsquo;a rien de rationnel et il faut le d&eacute;noncer, le combattre. Avec tous les postes que les Betis ont eu sous le Renouveau, ils ont pass&eacute; le temps, pour nombre d&rsquo;entre eux, &agrave; s&rsquo;auto-d&eacute;truire et &agrave; brader les biens publics (cf. listes de pilleurs des biens publics dans les diff&eacute;rents journaux paraissant au Cameroun et ailleurs). Certains ont fait pire que Michel Noir, le Fran&ccedil;ais, qui a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; perdre sa fille Anne-Val&eacute;rie Noir que les &eacute;lections en 1995.<br \/>Combien sont-ils chez les Betis, qui ayant b&eacute;n&eacute;fici&eacute; du d&eacute;cret du pr&eacute;sident et qui, ont soutenu et encourag&eacute; leurs &laquo; fr&egrave;res &raquo; ? Quel est le lobby beti qui a vu le jour en dehors de l&rsquo;&laquo; Essingan &raquo; qui &eacute;tait un laboratoire de promotion du tribalisme pour parler comme Vianney Omb&eacute; Ndzana, au profit de l&rsquo;&eacute;lite dirigeante des ann&eacute;es 1990 ? Comment s&rsquo;appellent les patriarches Betis cr&eacute;dibles? O&ugrave; sont les groupes de presse, les boulangeries et les immeubles appartenant aux Betis ayant occup&eacute; les postes dits juteux? Telles sont les donn&eacute;es de l&rsquo;analyse logique &agrave; faire. Car, partout o&ugrave; un Beti est tomb&eacute;, c&rsquo;est son fr&egrave;re qui l&rsquo;a pr&eacute;cipit&eacute; par &eacute;go&iuml;sme et par m&eacute;chancet&eacute; gratuite. M&ecirc;me dans le cadre de l&rsquo;op&eacute;ration Epervier, le paradoxe veut que les Beti se livrent entre eux. Je le dis sans r&eacute;serve parce que, c&rsquo;est la v&eacute;rit&eacute;. Les vicissitudes des guerres fratricides entre les Beti ont fait que ces derniers n&rsquo;&eacute;voluent qu&rsquo;avec les autres. Presque tous les ministres Beti ont des hommes de main et d&rsquo;affaires de l&rsquo;Ouest ou du Nord. Que ceux qui ont &agrave; redire nous citent deux noms d&rsquo;industriels Betis du Centre-Sud et nous prouvent que les soci&eacute;t&eacute;s Panzani, Express Union et le Groupe Fokou n&rsquo;appartiennent pas aux Betis. La philosophie est qu&rsquo;il ne faut pas aider le fr&egrave;re. Cette triste r&eacute;alit&eacute; sociale a accouch&eacute; d&rsquo;un proverbe qui dit que :&nbsp;<br \/>&laquo;Lorsque tu veux refuser quelque chose &agrave; un Beti, confie le partage de cette chose &agrave; son fr&egrave;re &raquo; &nbsp;<br \/>Les Betis sont un peuple qui va dispara&icirc;tre avec le temps au regard de la vitesse avec laquelle leur patrimoine immobilier est liquid&eacute; dans les villes comme dans les villages. Certains vendent des terrains avec les tombes de leurs parents. Une telle anthropologie ne peut cependant s&rsquo;ouvrir &agrave; l&rsquo;histoire parce que, nos parents eux tenaient &agrave; &laquo;l&rsquo;elik&raquo;, c&rsquo;est-&agrave;-dire, au patrimoine familial, &agrave; l&rsquo;h&eacute;ritage, &agrave; l&rsquo;avenir. A force de refuser les vrais d&eacute;bats, on risque de glisser dans la manipulation comme c&rsquo;est le cas en ce moment. Quelle est donc la responsabilit&eacute; de Biya dans ces conneries de certains Betis ? Avec les statistiques avanc&eacute;es, peut-on dire qu&rsquo;il y a crise de repr&eacute;sentativit&eacute; du Centre dans la gestion des affaires publiques au Cameroun ? A cette allure, j&rsquo;ai peur que bient&ocirc;t, les &laquo;fr&egrave;res&raquo; du Pr&eacute;sident lui demandent sa paire de lunettes ou ses poumons.<\/p>\n<p><strong>D- Les bons r&eacute;flexes pour l&rsquo;avenir<\/strong><br \/>Le bon r&eacute;flexe n&rsquo;est pas autre chose que de lutter pour que l&rsquo;adversaire du Beti ne soit plus le Beti. Tant que cela ne sera pas fait, le Beti restera &agrave; la tra&icirc;ne et vuln&eacute;rable comme il le para&icirc;t en ce moment. Les r&egrave;gles d&rsquo;accession au pouvoir et &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; politiques passent par la solidarit&eacute; et la reconnaissance du m&eacute;rite. Le bon r&eacute;flexe pour les Betis n&rsquo;est pas d&rsquo;&eacute;crire des lettres insens&eacute;es et de provocation &agrave; Paul Biya qui leur a tant donn&eacute;. Le bon r&eacute;flexe est de comprendre que, si aujourd&rsquo;hui, il y a un proc&egrave;s entre les Betis et Paul Biya, la victoire sera celle du pr&eacute;sident. Cela, les jeunes g&eacute;n&eacute;rations des Betis doivent le comprendre pour ne plus se laisser embarquer par une doctrine boiteuse et fumeuse des gens &agrave; qui nous avons des comptes &agrave; demander. Je m&rsquo;adresse ici particuli&egrave;rement aux jeunes Betis parce que, comme Simone de Beauvoir, je crois &agrave; la force de l&rsquo;&acirc;ge. Dans les coulisses, il se murmure qu&rsquo;Amadou Ali, vice-premier ministre en charge de la justice prot&egrave;ge ses fr&egrave;res du Nord dans le cadre de l&rsquo;&laquo; op&eacute;ration &eacute;pervier &raquo;. Que Cavaye, le PAN, ne nomme &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e que ses propres enfants et les ressortissants du septentrion. Les deux collaborateurs du chef de l&rsquo;Etat viennent d&rsquo;ailleurs de monter une fausse affaire de &laquo; rebelle &raquo; pour montrer que le Dgsn et le Mindef, tous deux fils du Sud, ne valent rien en mati&egrave;re de s&eacute;curit&eacute;. Il faut une organisation beti pour le d&eacute;noncer avec mani&egrave;re au lieu de verser dans l&rsquo;intox.&nbsp;<br \/>L&rsquo;unit&eacute; nationale ne peut se faire sans une base organisationnelle solide au niveau des tribus et des ethnies. Je le pr&eacute;cise pour ceux qui auraient tendance &agrave; voir les relents de tribalit&eacute; dans cet article. Le peuple beti ne peut d&eacute;fendre ses int&eacute;r&ecirc;ts dans la nation camerounaise s&rsquo;il ne sait pas se mettre ensemble et s&rsquo;il ne sait pas o&ugrave; se trouvent ses priorit&eacute;s et celles de ses enfants. Le peuple Beti ne peut pas d&eacute;fendre le Cameroun s&rsquo;il ne sait pas d&eacute;fendre les int&eacute;r&ecirc;ts de sa communaut&eacute;.<br \/>Le peuple beti ne peut pas d&eacute;fendre ses int&eacute;r&ecirc;ts tant que ceux qui pr&eacute;tendent parler en son nom le font sous cape. Les &eacute;lites du grand Nord ont obtenu l&rsquo;Universit&eacute; de Maroua ainsi que l&rsquo;admission de tous leurs fils dans la m&ecirc;me institution parce qu&rsquo;ils ont su parler d&rsquo;une m&ecirc;me voix mettant leurs divergences et leurs intrigues de c&ocirc;t&eacute; pour les int&eacute;r&ecirc;ts de leurs fils et de l&rsquo;avenir de leur r&eacute;gion. A l&rsquo;Ouest, il y a des cercles o&ugrave; l&rsquo;on planifie et d&eacute;cide de l&rsquo;avenir des enfants et de la r&eacute;gion. Que ces quelques exemples servent de le&ccedil;on &agrave; ceux qui pr&eacute;tendent aujourd&rsquo;hui &ecirc;tre des victimes de leur&nbsp;<br \/>&laquo;fr&egrave;re&raquo; de pr&eacute;sident. Dire que Biya est le bourreau de son fr&egrave;re est une contre-v&eacute;rit&eacute;. Ce qu&rsquo;on doit m&ecirc;me dire c&rsquo;est que le pr&eacute;sident a &eacute;t&eacute; d&eacute;&ccedil;u, trahi par les siens. Que l&rsquo;on se comprenne tr&egrave;s bien entre nous Betis. Ceux qui menacent aujourd&rsquo;hui le pr&eacute;sident savent-ils que leurs enfants et cadets leur demandent des comptes ? Peuvent-ils dire qu&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; et sont des exemples pour la communaut&eacute; dont ils se r&eacute;clament ? Pour la nation camerounaise ?<\/p>\n<p><strong>Fils Beti<br \/>Coordonnateur National du Club Ethique du Cameroun<br \/>Ecrivain, sp&eacute;cialiste de la s&eacute;miotique et de la communication politique<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Coordonnateur National du Club Ethique du Cameroun r&eacute;pond aux auteurs du m&eacute;morandum attribu&eacute; aux B&eacute;tis du Centre Apr&egrave;s les paradoxes du&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-32501","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/32501","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=32501"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/32501\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=32501"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=32501"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=32501"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}