{"id":32517,"date":"2009-06-11T22:13:12","date_gmt":"2009-06-11T22:13:12","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"2105","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/2105\/","title":{"rendered":"Trois voleurs de sexe tu\u00e9s dans le Mayo-Tsanaga"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"><br \/><\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em> Les populations disent avoir marre du ph&eacute;nom&egrave;ne. Les autorit&eacute;s, d&eacute;pass&eacute;es par les &eacute;v&egrave;nements.  <\/em><\/span><\/p>\n<p> Le meurtre en s&eacute;rie des personnes pr&eacute;sum&eacute;es preneurs de sexes continue dans la ville de Mokolo sans que les autorit&eacute;s ne s&rsquo;en &eacute;meuvent. Depuis trois semaines d&eacute;j&agrave;, le ph&eacute;nom&egrave;ne de disparition de sexe d&eacute;fraie de nouveau la chronique sur toute l&rsquo;&eacute;tendue du d&eacute;partement du Mayo-Tsanaga. Une situation qui a jet&eacute; le trouble un peu partout avec des innocents battus &agrave; mort. Le ton est mont&eacute; d&rsquo;un cran depuis le samedi 6 juin 2009 &agrave; Mokolo. Le nomm&eacute; Mazaya J&eacute;rome, &acirc;g&eacute; de 36 ans, a &eacute;t&eacute; battu &agrave; mort puis br&ucirc;l&eacute; par les populations en furie au march&eacute; p&eacute;riodique de Mandaka &agrave; quatre kilom&egrave;tres du centre ville. <br \/> &quot;Il a forc&eacute; la salutation &agrave; une dame qui faisait frire ses beignets. Elle a ressenti un frisson et d&egrave;s qu&rsquo;elle a cri&eacute; que son sexe a disparu, les gens ont rattrap&eacute; le gars et apr&egrave;s v&eacute;rification, tout le monde s&rsquo;est mis &agrave; le lyncher devant les regards impuissants de sa m&egrave;re. Puis, on a mis le bois sur lui et apr&egrave;s l&rsquo;avoir asperg&eacute; au p&eacute;trole, ils l&rsquo;ont br&ucirc;l&eacute;&quot;, raconte avec les larmes aux yeux le nomm&eacute; Kalavara, un de ses compagnons. <br \/> Le lendemain, dimanche 7 juin 2009, c&rsquo;est au march&eacute; de Kossehone, &agrave; 25 kilom&egrave;tres de Mokolo qu&rsquo;un pr&eacute;sum&eacute; preneur de sexe a &eacute;t&eacute; cette fois-ci &eacute;gorg&eacute;. Il lui est &eacute;galement reproch&eacute; d&rsquo;avoir pris le sexe d&rsquo;un habitant du coin. Le lundi 08 juin 2009, c&rsquo;est &agrave; Zamay, &agrave; 19 kilom&egrave;tres de Mokolo centre qu&rsquo;un moto taximan de 25 ans a &eacute;t&eacute; br&ucirc;l&eacute; vif pour les m&ecirc;mes accusations. Un t&eacute;moin oculaire raconte que &quot;on a asperg&eacute; le carburant extrait de sa moto et on a mis le feu sur lui&quot;. <\/p>\n<p> <strong> Les autorit&eacute;s battent en retraite<\/strong><br \/> La justice populaire qui continue ainsi sa chevauch&eacute;e dans le d&eacute;partement du Mayo-Tsanaga trouve sa raison selon certains dans le fait que les populations veulent en finir une fois pour toute avec cette pratique et d&eacute;courager ceux qui voudraient tenter une telle aventure. Cette justice populaire serait m&ecirc;me tr&egrave;s appr&eacute;ci&eacute;e et applaudie, selon certaines sources, par des chefs traditionnels. Jusqu&rsquo;ici, aucune mesure d&rsquo;urgence n&rsquo;a &eacute;t&eacute; prise pour contenir de tels meurtres. Pas m&ecirc;me un communiqu&eacute; sur les ondes de la radio communautaire de Mokolo ou sur Crtv-Maroua pour appeler au calme. <br \/> Les autorit&eacute;s administratives, traditionnelles et les forces de maintien de l&rsquo;ordre sont d&eacute;pass&eacute;es par la tournure des &eacute;v&eacute;nements et ne contr&ocirc;lent plus rien.&quot;Les autorit&eacute;s croyaient &agrave; une farce au d&eacute;but parce que chaque fois que les accus&eacute;s se r&eacute;f&egrave;rent &agrave; elles, les sexes revenaient. Elles n&rsquo;ont pas pris la mesure &agrave; temps et ce sont souvent des personnes innocentes qu&rsquo;on tue et surtout de quelle mani&egrave;re ?&quot;, fustige une elite de Mokolo. Un responsable de la s&eacute;curit&eacute; argue pour sa part que &quot;on n&rsquo;y peut rien. On ne peut pas mettre un gendarme derri&egrave;re chaque personne. Malheureusement, on ne nous saisit que tardivement quand il y&rsquo;a mort d&rsquo;homme et &agrave; ce moment l&agrave;, les enqu&ecirc;tes se compliquent&quot;. Il affirme n&eacute;anmoins qu&rsquo;ils &eacute;tudient les voies et moyens permettant de mettre un terme &agrave; ces meurtres en s&eacute;rie. Mais jusqu&rsquo;&agrave; quand ? Nul ne le sait avec exactitude. <br \/> Depuis le d&eacute;clenchement de ce ph&eacute;nom&egrave;ne, les gens ne se serrent plus la main, m&ecirc;me dans le cercle tr&egrave;s ferm&eacute; de la famille, et la suspicion est de mise. D&rsquo;apr&egrave;s certains t&eacute;moignages, des individus &agrave; la solde de tr&egrave;s grands pratiquants bas&eacute;s au Nigeria &eacute;cument les contr&eacute;es pour arracher mystiquement le sexe des gens apr&egrave;s leur avoir serr&eacute; la main ou tout simplement fr&ocirc;l&eacute;. &quot;On dit que d&egrave;s que votre sexe dispara&icirc;t, il parait qu&rsquo;il &eacute;met de l&rsquo;argent chez le grand ma&icirc;tre chaque fois qu&rsquo;il urine la bas. Mais si vous rattrapez vite celui qui a vol&eacute; votre sexe et vous le soudoyez, il peut vous le remettre en place&quot;, commente Hakda Phil&eacute;mon. Pendant ce temps, beaucoup d&rsquo;innocents sont tu&eacute;s &agrave; d&eacute;faut d&rsquo;&ecirc;tre bastonn&eacute;s. Les plaintes s&rsquo;amoncellent dans les bridages et les commissariats.<\/span>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"author\">Par  Jacques KALDAOUSSA  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les populations disent avoir marre du ph&eacute;nom&egrave;ne. Les autorit&eacute;s, d&eacute;pass&eacute;es par les &eacute;v&egrave;nements. 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