{"id":32555,"date":"2009-07-02T10:07:21","date_gmt":"2009-07-02T10:07:21","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"2144","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/2144\/","title":{"rendered":"Que valent les deputes du Mfoundi ?"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"><br \/><\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em> Les d&eacute;put&eacute;s du d&eacute;partement qui abrite la capitale sont aphones &agrave; l&rsquo;h&eacute;micycle de Ngoa-Ekelle contrairement &agrave; leurs pr&eacute;d&eacute;cesseurs. <\/em><\/span><\/p>\n<p>  \t\t\t\t\t\t\t\t<strong> Curieuses esp&egrave;ces dans la faune politique de la capitale<\/strong> <\/p>\n<p> La repr&eacute;sentation actuelle du Mfoundi &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale est l&rsquo;&oelig;uvre politique de l&rsquo;actuel maire de la Commune urbaine de Yaound&eacute; 1er, Emile Andze Andze. En fait, il s&rsquo;agit des hommes de la liste qu&rsquo;il a conduite aux derni&egrave;res l&eacute;gislatives. Pendant longtemps, une certaine opinion affirme dans le Mfoundi, &agrave; tort ou &agrave; raison, qu&rsquo;il avait esp&eacute;r&eacute; cumuler comme auparavant, les fonctions de d&eacute;put&eacute;-maire et de pr&eacute;sident de la section Rdpc de Yaound&eacute; 1er. Mais la loi ne le lui a pas permis. Comme Jean Simon Ongola, avec qui il a &eacute;t&eacute; &eacute;lu d&eacute;put&eacute; Rdpc du Mfoundi, il a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; la mairie &agrave; la d&eacute;putation. <br \/> Nombre de militants du &ldquo; parti des flammes &rdquo; dans le Mfoundi consid&egrave;rent que &ldquo; avec l&rsquo;absence de Emile Andze Andze et Jean Simon Ongola &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, les repr&eacute;sentants actuels de notre d&eacute;partement &agrave; l&rsquo;Auguste chambre de part leur envergure ne font que la figuration. Il s&rsquo;agit des faits irr&eacute;futables, d&ucirc; notamment &agrave; la volont&eacute; de Emile Andze Andze, qui n&rsquo;avait mis sur sa liste que des gens incapables de lui faire ombrage pour la conqu&ecirc;te du poste de vice pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale g&eacute;n&eacute;ralement attribu&eacute; au Mfoundi &rdquo;, commente un grand hi&eacute;rarque du Rdpc dans le Mfoundi. Evidemment dans l&rsquo;entourage de l&rsquo;actuel maire de Yaound&eacute; 1er on parle &ldquo; de haine de la part de ceux qui ont perdu les &eacute;lections primaires au sein du parti et qui rongent leurs frustrations en disant n&rsquo;importe quoi&rdquo;.<br \/> Le parcours politique des &ldquo; honorables du Mfoundi &rdquo; est des plus anodins. Tenez, &agrave; Yaound&eacute; 1er, le d&eacute;put&eacute; a pour nom Ondigui Thadd&eacute;us. La seule &eacute;vocation de ce nom fait sourire m&ecirc;me ses fr&egrave;res de l&rsquo;ethnie Etoudi o&ugrave; certaines sources disent qu&rsquo;il est pratiquement effac&eacute;. Consid&eacute;r&eacute; par beaucoup de militants comme &ldquo; le porteur de sac &rdquo; de Emile Andze Andze dont il &eacute;tait le suppl&eacute;ant avant le d&eacute;sistement de ce dernier. Une chose est certaine, il ne jure que par son mentor. Une anecdote : alors qu&rsquo;il remettait un don de tables-bancs au Coll&egrave;ge technique Charles Atangana, les &eacute;l&egrave;ves b&eacute;n&eacute;ficiaires ont longuement rigol&eacute; devant lui de la qualit&eacute; de la fabrication des tables &agrave; eux offerts. A Yaound&eacute; II, il se dit que Paul Eric Djongou&eacute;, le s&eacute;millant homme d&rsquo;affaires originaire de l&rsquo;Ouest Cameroun qui est d&eacute;put&eacute; aurait atteint l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale suite &agrave; un &ldquo; deal &rdquo; politique et &hellip;financier avec l&rsquo;actuel maire de Yaound&eacute; 2&egrave;me et pr&eacute;sident de section Rdpc, Luc Assamba. Cet homme qui se dirait proche du ministre d&rsquo;Etat Laurent Esso en met plein la vue &agrave; certains militants qui n&rsquo;ont pas toujours l&rsquo;&eacute;cho de sa pr&eacute;sence r&eacute;elle au palais des verres de Ngoa Ekelle<br \/> Argent contre suffrages <br \/> Tout aussi effac&eacute;, le d&eacute;put&eacute; de Yaound&eacute; 3&egrave;, Vincent De Paul Emah. Cet ancien secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la mairie de Yaound&eacute; 3&egrave;me, du temps o&ugrave; Andr&eacute; Mama Fouda &eacute;tait maire est en fait, selon des sources dignes de foi, la &ldquo; fabrication &rdquo; de l&rsquo;actuel ministre de la Sant&eacute; publique. Ce dernier l&rsquo;avait pratiquement impos&eacute; &agrave; Emile Andze Andze, face au d&eacute;put&eacute; sortant, le Pr Essomba Tsoungui, dont la personnalit&eacute; &eacute;tait quelque peu &eacute;touffante. A Yaound&eacute; 4&egrave;me, le d&eacute;put&eacute;, Mballa Ambassa, est quant &agrave; lui le genre de nouveau riche homme d&rsquo;affaires qui s&rsquo;est impos&eacute; en politique gr&acirc;ce &agrave; &hellip;l&rsquo;argent. Un conflit retentissant l&rsquo;a oppos&eacute; alors qu&rsquo;il &eacute;tait conseiller municipal &agrave; la maire sortante de Yaound&eacute; 4&egrave;me, Jeanne Ottou. Aussi s&rsquo;est-il rang&eacute; du c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;ancien footballeur Th&eacute;ophile Abega, devenu maire et pr&eacute;sident de section. Mais son probl&egrave;me r&eacute;side surtout sur le fait que des militants le consid&egrave;rent comme allog&egrave;ne. Ce qui fait qu&rsquo;en dehors de son fief, les caciques du Mfoundi l&rsquo;ignorent quelque-peu. Ce qui est un peu le cas de Lucas Eyebe, le d&eacute;put&eacute; et pr&eacute;sident de section de Yaound&eacute; 5&egrave;me. En fait il est devenu d&eacute;put&eacute; parce que les &eacute;l&eacute;phants politiques de cet arrondissement du Mfoundi, tels que Etoundi Charles, Rose Zang Nguel&eacute;, et dans une certaine mesure Placide Belibi et Nanga Delphine bagarraient sans cesse. Mais depuis qu&rsquo;il est d&eacute;put&eacute;, il est tellement &agrave; l&rsquo;aise &agrave; l&rsquo;h&eacute;micycle que beaucoup en ont quelque peu honte. M&ecirc;me dans son fief, il est r&eacute;guli&egrave;rement contest&eacute; dans ses activit&eacute;s de pr&eacute;sident de section. Il a r&eacute;cemment organis&eacute; un championnat de vacances de football qui n&rsquo;a pas suscit&eacute; grand engouement. Contrairement &agrave; celui organis&eacute; par un de ses rivaux dont un certain Bengono plus connu sous le pseudonyme de Abramovitch <br \/> Emah Basile et Amougou Noma bouscul&eacute;s dans leurs tombes <br \/> Enfin, il reste Yaound&eacute; 6&egrave;me et Yaound&eacute; 7&egrave;me o&ugrave; deux femmes sont respectivement d&eacute;put&eacute;s. Dame Botiba, exploitante foresti&egrave;re, a vu son retour &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale rendu possible gr&acirc;ce dit-on, &agrave; l&rsquo;appui financier consid&eacute;rable de l&rsquo;actuel maire de Yaound&eacute; 6&egrave;me Adjiessa. Mais sa pr&eacute;sence jusque-l&agrave; &agrave; l&rsquo;h&eacute;micycle et lors des sessions parlementaires est figurative. Exactement comme celle de Dame Elouna. Cette ancienne suppl&eacute;ante de Jean Simon Ongola reconnu &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale pour ses retards lors des s&eacute;ances pl&eacute;ni&egrave;res, n&rsquo;a quasi jamais, jusque-la, pris la parole &agrave; l&rsquo;h&eacute;micycle. Les mauvaises langues dans le Mfoundi affirment qu&rsquo;elle doit son entr&eacute;e &agrave; l&rsquo;Auguste chambre &agrave; sa grande proximit&eacute; personnelle avec l&rsquo;actuel d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du gouvernement Gilbert Tsimi Evouna. Quand meurt Andr&eacute; Fouda en 1980, c&rsquo;est &agrave; Emah Basile, fils Mvog Beti, toujours de la grande famille Mvog Tsoung Mballa de Yaound&eacute; qu&rsquo;est confi&eacute; la gestion de l&rsquo;h&eacute;ritage politique du Mfoundi. Sa mise en vue correspond quelques temps apr&egrave;s avec l&rsquo;av&egrave;nement de la deuxi&egrave;me R&eacute;publique au Cameroun. Celle de Paul Biya qui succ&egrave;de constitutionnellement &agrave; Ahmadou Ahidjo &agrave; la date rendue historique du 6 novembre 1982. Tr&egrave;s vite, Emah Basile consolide ses liens politiques avec le nouveau chef de l&rsquo;Etat camerounais et son r&eacute;gime. Au point d&rsquo;en devenir, comme Andr&eacute; Fouda au temps du r&egrave;gne Ahmadou Ahidjo, l&rsquo;un des grands maillons. Emah Basile &eacute;tait en fait le grand patriarche politique des b&eacute;tis de la capitale et des environs. Apr&egrave;s la disparition d&rsquo;Emah Basile, va suivre un petit temps de &ldquo; vacance &rdquo; dans le Mfoundi, qualifi&eacute; de &ldquo; temps de discernement &rdquo; pour Paul Biya qui semblait chercher un autre homme cl&eacute; pour son pouvoir, Amougou Noma arrive. Nomm&eacute; comme les autres &agrave; la t&ecirc;te de la Communaut&eacute; urbaine de Yaound&eacute;, il devient aussi le patron politique du parti au pouvoir dans le Mfoundi, avant l&rsquo;&eacute;clatement de la grande section Rdpc du Mfoundi en plusieurs. Avec lui aussi, le Mfoundi maintiendra le poste de vice-pr&eacute;sident &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale qui lui &eacute;tait &ldquo; traditionnellement &rdquo; attribu&eacute;. Tout comme les d&eacute;put&eacute;s du Mfoundi qu&rsquo;il conduisait &agrave; la repr&eacute;sentation nationale avaient une certaine envergure et influence. Seulement, sa &ldquo; l&eacute;gitimit&eacute; &rdquo; de fils Mfoundi devant parler au nom de ce d&eacute;partement ou de le repr&eacute;senter sera &agrave; chaque fois contest&eacute;e par les familles Ewondos d&rsquo; Ongola. Ceux-ci voyaient mal un Bene Mvog Manga, encore appel&eacute; p&eacute;jorativement &ldquo; Ewondo de la brousse &rdquo;, parler en leur nom dans le Mfoundi. Il en sera en quelque sorte de m&ecirc;me pour Gilbert Tsimi Evouna, l&rsquo;actuel (tonitruant) d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du gouvernement aupr&egrave;s de la communaut&eacute; urbaine, qui malgr&eacute; le travail notable qu&rsquo;il entreprend pour l&rsquo;embellissement de la capitale, est suffisamment contest&eacute; non seulement pour caract&egrave;re impulsif, mais aussi et surtout parce qu&rsquo;il est fils Angok, tribu minoritaire de la banlieue de la zone rurale du Mfoundi. <\/span>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"author\">Par  Jean Fran&ccedil;ois CHANNON  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les d&eacute;put&eacute;s du d&eacute;partement qui abrite la capitale sont aphones &agrave; l&rsquo;h&eacute;micycle de Ngoa-Ekelle contrairement &agrave; leurs pr&eacute;d&eacute;cesseurs. 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