{"id":32714,"date":"2010-08-05T12:18:50","date_gmt":"2010-08-05T12:18:50","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"2309","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/2309\/","title":{"rendered":"Finances publiques : Le Fmi pr\u00e9occup\u00e9 par le cas du Cameroun"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> L&rsquo;institution financi&egrave;re internationale rel&egrave;ve des faiblesses dans la gestion des ressources financi&egrave;res.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" border=\"1\" align=\"left\" src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/images\/essimi-menye.gif\" alt=\"\" \/>&laquo;Les  administrateurs se sont dits pr&eacute;occup&eacute;s par les faiblesses de gestion  des finances publiques au vu de l&rsquo;augmentation des obligations de  paiement non r&eacute;gl&eacute;es et du recours &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; nationale des  Hydrocarbures (Snh) pour financer des op&eacute;rations de d&eacute;penses&raquo;, &eacute;crivent  les membres du conseil d&rsquo;administration du Fonds mon&eacute;taire international  (Fmi), dans la note d&rsquo;information publique r&eacute;dig&eacute;e le 22 juillet 2010,  au terme des consultations de 2010 avec le Cameroun. &laquo;En outre,  poursuivent-ils, la gestion des finances publiques s&rsquo;est sensiblement  d&eacute;t&eacute;rior&eacute;e, vue (&hellip;) la forte augmentation des ordonnancements non  ex&eacute;cut&eacute;s et des d&eacute;penses engag&eacute;es et non ordonnanc&eacute;es mais pour  lesquelles les services ont d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; fournis&raquo;.<\/p>\n<p>Pour pr&eacute;venir les  risques de d&eacute;s&eacute;quilibre que font courir ces faiblesses sur le budget  national, le Fmi recommande une prudence, une plus grande rigueur et une  transparence dans la gestion de la tr&eacute;sorerie et des d&eacute;penses. &laquo;Il  (est) essentiel de renforcer la gestion des d&eacute;penses et de la tr&eacute;sorerie  afin de pr&eacute;server la stabilit&eacute; budg&eacute;taire et financi&egrave;re&raquo;, lit-on dans  la note d&rsquo;information publique. En clair, il s&rsquo;agit de limiter les  d&eacute;penses, un plan de rigueur en somme. M&ecirc;me si le bailleur de fonds  &laquo;juge essentiel de prot&eacute;ger les d&eacute;penses prioritaires d&rsquo;investissement&raquo;,  option que le gouvernement avait d&eacute;j&agrave; prise pour r&eacute;sorber la question  de l&rsquo;insuffisance des infrastructures qui plombe la croissance. Le train  des mesures devra s&rsquo;&eacute;tendre &agrave; la poursuite de la r&eacute;duction de la dette  de l&rsquo;Etat vis-&agrave;-vis des entreprises nationales.<\/p>\n<p>Le Fmi salue  d&rsquo;ailleurs l&rsquo;apurement par l&rsquo;Etat d&rsquo;une partie de sa dette due &agrave; la  Soci&eacute;t&eacute; nationale de raffinerie (Sonara), au titre des subventions des  prix des carburants &agrave; la pompe. Or pour y parvenir, il faut r&eacute;ussir &agrave;  lever des fonds et faire des &eacute;conomies l&agrave; o&ugrave; c&rsquo;est possible. Le Fmi se  veut clair, le Cameroun doit &laquo;&eacute;viter d&rsquo;&eacute;puiser la marge budg&eacute;taire  constitu&eacute;e des d&eacute;p&ocirc;ts utilisables de l&rsquo;Etat &agrave; la banque centrale  r&eacute;gionale (La Beac, ndlr)&raquo;. Or jusqu&rsquo;ici, les recettes  fiscalo-douani&egrave;res n&rsquo;ont pas encore atteint les pr&eacute;visions. Les crises  financi&egrave;re et &eacute;conomique mondiales ont priv&eacute; l&rsquo;Etat d&rsquo;importantes  recettes du fait de la baisse des cours des produits d&rsquo;exportation et de  la demande sur le march&eacute; international. Faut-il le rappeler, l&rsquo;&eacute;conomie  camerounaise reste largement otage des recettes d&rsquo;exportations.<\/p>\n<p>L&rsquo;id&eacute;e  de cesser de subventionner m&ecirc;me &ldquo;progressivement&raquo; les produits  p&eacute;troliers suivant les recommandations du Fmi, est au moins d&eacute;licate  pour le gouvernement qui doit se souvenir que c&rsquo;est une &eacute;ni&egrave;me hausse  des pris &agrave; la pompe qui d&eacute;clencha les &eacute;meutes de f&eacute;vrier 2008. Pris dans  cet &eacute;tau, le gouvernement est face &agrave; un dilemme: Suivre le &laquo;plan  d&rsquo;aust&eacute;rit&eacute;&raquo; que lui propose le Fmi et risquer de compromettre son  programme de d&eacute;penses d&rsquo;investissements prioritaires et d&rsquo;autres  engagements financiers, ou ignorer au moins quelques unes de ces mesures  et courir le risque de se &laquo;f&acirc;cher&raquo; avec l&rsquo;institution financi&egrave;re  internationale. <\/p>\n<p>L&rsquo;on annonce l&rsquo;&eacute;mission par le gouvernement d&rsquo;un  emprunt obligataire dans les prochaines semaines. Cette option,  encourag&eacute;e par le Fmi (qui recommande par ailleurs une am&eacute;lioration du  recouvrement des recettes fiscales) suffira-t-elle, &agrave; permettre au  Cameroun de lever suffisamment de fonds pour r&eacute;pondre &agrave; ces besoins de  financements des projets? L&rsquo;Etat ne va-t-il pas l&rsquo;accompagner d&rsquo;un train  de mesure d&rsquo;aust&eacute;rit&eacute; en op&eacute;rant des coupes sur les d&eacute;penses de  fonctionnement? Dans l&rsquo;hypoth&egrave;se d&rsquo;une op&eacute;ration int&eacute;gralement  fructueuse, l&rsquo;Etat va-t-il utiliser tous les fonds lev&eacute;s dans le cadre  de cet emprunt seulement pour financer les projets structurants? <br \/>\nLe  02 juillet dernier, le ministre des finances Essimi Meny&eacute; publiait un  communiqu&eacute; qui rassurait de fa&ccedil;on globale sur la bonne sant&eacute; budg&eacute;taire  et financi&egrave;re du Cameroun, apr&egrave;s les conclusions des consultations du  bailleur de fonds. La note d&rsquo;information publi&eacute;e par ce dernier incite  aujourd&rsquo;hui au scepticisme.<\/p>\n<p><i>Serge D. Bontsebe<\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; L&rsquo;institution financi&egrave;re internationale rel&egrave;ve des faiblesses dans la gestion des ressources financi&egrave;res. &laquo;Les administrateurs se sont dits pr&eacute;occup&eacute;s par les faiblesses&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-32714","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/32714","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=32714"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/32714\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=32714"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=32714"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=32714"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}