{"id":32742,"date":"2011-04-30T10:57:14","date_gmt":"2011-04-30T10:57:14","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"2337","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/2337\/","title":{"rendered":"Th\u00e9\u00e2tre camerounais : les planches du salut"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">La  journ&eacute;e mondiale du Th&eacute;&acirc;tre, &eacute;dition 2011, s&rsquo;est c&eacute;l&eacute;br&eacute;e le 27 mars  dernier. Dans certains pays de la plan&egrave;te, en tout cas. Au Cameroun,  l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement n&rsquo;a pas sp&eacute;cialement agit&eacute; l&rsquo;actualit&eacute;. Un homme de th&eacute;&acirc;tre  joint par CT &agrave; ce sujet pensait d&rsquo;ailleurs que la c&eacute;l&eacute;bration &eacute;tait  plut&ocirc;t pr&eacute;vue ce 30 mars. Pas vraiment &eacute;tonnant tout &ccedil;a : le th&eacute;&acirc;tre,  sous nos cieux, ne retient que mod&eacute;r&eacute;ment l&rsquo;attention de l&rsquo;opinion  publique d&eacute;sormais. Chacun peut s&rsquo;interroger sur ses habitudes de  consommation en la mati&egrave;re, se demander s&rsquo;il aime le th&eacute;&acirc;tre &ndash; comme  d&rsquo;autres peuvent aimer le football, les conf&eacute;rences-d&eacute;bats ou les  cabarets. Guillaume Oyono Mbia, dans un entretien avec votre journal,  disait que cet art a perdu en consid&eacute;ration vis-&agrave;-vis du public au  Cameroun. L&rsquo;expression &laquo; Va faire ton th&eacute;&acirc;tre ailleurs ! &raquo; est  r&eacute;v&eacute;latrice &agrave; cet &eacute;gard. Les planches coulent-elles pour ne plus jamais  refaire surface ? Il ne faut pas le souhaiter. Le th&eacute;&acirc;tre a tellement  apport&eacute; au Cameroun qu&rsquo;il ne peut, ne doit que repartir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&laquo; Vers  la fin des ann&eacute;es 80, il y avait des sc&egrave;nes. Kankan jouait, Daniel Ndo  jouait, Dave [K. Moktoi] jouait et il y avait du monde &raquo;, se souvient,  un rien nostalgique, J&eacute;r&ocirc;me Roger Etoundi Zeyang, promoteur du Th&eacute;&acirc;tre  du Chocolat. Bien avant cette &eacute;poque, c&rsquo;est sur la sc&egrave;ne internationale  que le Cameroun brillait, &agrave; travers des dramaturges inspir&eacute;s. Oyono  Mbia, Georges Abelard, Raymond Ekossono, Abel Zomo Bem et autres Bidoung  Mkpatt ont, gr&acirc;ce &agrave; leurs &eacute;crits, enlev&eacute; des distinctions comme le Prix  Rfi du concours th&eacute;&acirc;tral interafricain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b>Rejouer les premiers r&ocirc;les<\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Autre  illustration de la vitalit&eacute; d&rsquo;alors du th&eacute;&acirc;tre camerounais, l&rsquo;existence  de troupes disposant d&rsquo;&eacute;quipes permanentes. Certains se souviennent  peut-&ecirc;tre du &laquo; Th&eacute;&acirc;tre exp&eacute;rimental &raquo; de Daniel Ndo, des &laquo; Tr&eacute;teaux  d&rsquo;&eacute;b&egrave;ne &raquo; ou encore des &laquo; Etudiants associ&eacute;s &raquo;, qui offraient des  prestations, remplissant la mission de distraire et d&rsquo;&eacute;duquer attribu&eacute;e  au th&eacute;&acirc;tre. Relevons que de nombreux emplois (producteur, metteur en  sc&egrave;ne, dramaturge, com&eacute;dien, d&eacute;corateur, costumier, &eacute;clairagiste, etc.)  &eacute;taient g&eacute;n&eacute;r&eacute;s par ce bouillonnement. Et puis, les choses ont commenc&eacute; &agrave;  se g&acirc;ter. &laquo; Avec la crise &eacute;conomique est survenue la crise artistique  &raquo;, analyse un dramaturge camerounais, qui reproche aux pouvoirs publics  de n&rsquo;avoir pas su pr&eacute;server, malgr&eacute; tout, le filon. De n&rsquo;avoir pas pu  maintenir en vie cette poule si fertile en &oelig;ufs d&rsquo;or. Le Th&eacute;&acirc;tre  national, poussin ch&eacute;ri de cette poule, si l&rsquo;on peut dire, a lui-m&ecirc;me eu  du mal &agrave; son duvet &ndash; probl&egrave;mes de moyens, puis, &agrave; un moment, de  ressources humaines.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec la  survenue d&rsquo;une crise apparaissent souvent des recompositions, des  reconfigurations. A la place des com&eacute;diens sont apparus des &laquo; gombistes  &raquo;, assure Etoundi Zeyang. La qualit&eacute; des productions et des prestations  s&rsquo;en est ressentie (il y a quand m&ecirc;me une sacr&eacute;e diff&eacute;rence entre un  bouffon peinturlur&eacute; et un authentique com&eacute;dien). Ce qui a davantage  rebut&eacute; un public d&eacute;j&agrave; en cours de sevrage, s&rsquo;agissant du th&eacute;&acirc;tre de  qualit&eacute;. En somme, un cercle vicieux dont il faut sortir pour que l&rsquo;art  th&eacute;&acirc;tral camerounais retrouve son &eacute;clat d&rsquo;antan. Les conditions du  red&eacute;collage existent, et c&rsquo;est sur elles que CT se penche dans le  pr&eacute;sent dossier. Une voix autoris&eacute;e l&rsquo;a dit au Mincult, notre culture  est industrialisable, et peut apporter beaucoup sur la sc&egrave;ne du  d&eacute;veloppement &eacute;conomique, de la cr&eacute;ation de richesses. Sur pareil  terrain, un th&eacute;&acirc;tre camerounais ad&eacute;quatement remis en selle jouerait, &agrave;  n&rsquo;en pas douter, les premiers r&ocirc;les.<\/p>\n<p>\n<span class=\"createby\">Alliance NYOBIA<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La journ&eacute;e mondiale du Th&eacute;&acirc;tre, &eacute;dition 2011, s&rsquo;est c&eacute;l&eacute;br&eacute;e le 27 mars dernier. Dans certains pays de la plan&egrave;te, en tout cas.&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-32742","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/32742","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=32742"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/32742\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=32742"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=32742"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=32742"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}