{"id":33209,"date":"2007-06-09T03:53:56","date_gmt":"2007-06-09T03:53:56","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"390","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/390\/","title":{"rendered":"Jules Kamdem : L&rsquo;avenir du hip hop africain est da"},"content":{"rendered":"<p><strong>Jules Kamdem : L&rsquo;avenir du hip hop africain est dans la fusion<\/strong> <\/p>\n<hr size=\"1\" \/><em>Directeur artistique du Festival Gabao, il pr\u00e9sente le projet et les \u00e9l\u00e9ments identitaires qui rendront cet art viable.<br \/><em><strong>Propos recueillis par Marion Obam, &agrave; Libreville <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr size=\"1\" \/><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/mutations\/images\/jules_kamdem.gif\" align=\"left\" border=\"1\" \/><strong>La cinqui&egrave;me \u00e9dition du festival Gabao hip hop s&rsquo;est ouverte hier &agrave; Libreville, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce concept ?<\/strong><br \/>C&rsquo;est un rendez-vous culturel annuel, qui s&rsquo;articule sur deux grands axes : les concerts et les spectacles, qui constituent la partie festive ; et il y a des ateliers de formations et rencontres professionnelles, qui participent de la structuration m&ecirc;me du d\u00e9veloppement de la culture aussi bien au Gabon que dans la sous r\u00e9gion Afrique Centrale. Le Gabao se tient r\u00e9guli&egrave;rement depuis 5 ans. L&rsquo;id\u00e9e de ce concept m&rsquo;est venue &agrave; la suite des exp\u00e9riences malheureuses avec les artistes du pass\u00e9, qui ont fait ou font de la musique pour un public pr\u00e9cis dont je ne fais partie. Vivant ces frustrations, j&rsquo;ai voulu faire exister ma g\u00e9n\u00e9ration, ces cultures et ses multiples potentiels. J&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 de monter le Gabao pour qu&rsquo;il soit une vraie vitrine pour ce genre de musique en Afrique Centrale. Cependant, je voulais pr\u00e9ciser que le nom Gabao n&rsquo;est pas gratuit car c&rsquo;est la premi&egrave;re appellation qu&rsquo;avaient donn\u00e9 les portugais au pays lorsqu&rsquo;ils l&rsquo;ont d\u00e9couvert du fait de sa c&ocirc;te, qui a la forme d&rsquo;un chapeau. Ainsi, le Gabon accueille les multiples expressions artistiques urbaines.<\/p>\n<p><strong>Le bilan de cet \u00e9v&egrave;nement vous permet-il d&rsquo;affirmer qu&rsquo;il y a une maturit\u00e9 du Hip hop en Afrique ?<\/strong><br \/>Il y a une \u00e9volution importante aussi bien au niveau de la structuration des textes, du flow et des musiques ; mais aussi de la cr\u00e9ation des labels pour faire vivre cette musique. La force est l&agrave;. C&rsquo;est une culture qui est devenue extr&ecirc;mement populaire dans les quatre coins du continent africain. Le hip hop souffre d&rsquo;un r\u00e9el manque de politique, de structuration pour accompagner ce mouvement. On ne peut pas encore en vivre d\u00e9cemment, mais pourtant il y a un potentiel qui, d&rsquo;ici quelques ann\u00e9es, pourra changer cette perception.<br \/>Il y a actuellement des artistes comme ceux de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, notamment Didier Awadi, ancien de Positive black soul qui est aujourd&rsquo;hui demand\u00e9 en Afrique et dans le reste du monde. Il a cr\u00e9e le Studio Sankara, qui est un label de production de disque. Didier Awadi a diffus\u00e9 par exemple le dernier album de Tiken Jah. Il a b&acirc;ti tout ceci en faisant du rap. Pour les labels, l&rsquo;exemple pour moi c&rsquo;est Eben au Gabon. C&rsquo;est un vrai label avec des artistes comme Ba&rsquo;ponga, Koba, Naphtalie. Eben, que dirige Eric Benquet, a des repr\u00e9sentants dans plusieurs pays, avec attach\u00e9 de presse en France. Ils ont un studio d&rsquo;enregistrement. La maturit\u00e9 s&rsquo;acquiert peu &agrave; peu.<\/p>\n<p><strong>Au Cameroun, il y a eu une grosse pol\u00e9mique sur la s\u00e9lection de X-mal\u00e9ya et Koppo, qui, d&rsquo;apr&egrave;s certains, ne font pas du hip hop ?<\/strong><br \/>Je suis d\u00e9sol\u00e9, mais le hip hop est une culture qui a ses disciplines et qui, justement, surprend parce qu&rsquo;il peut s&rsquo;ouvrir aux autres musiques. Je suis partisan d&rsquo;un rap tr&egrave;s ouvert. Koppo et X-mal\u00e9ya ont r\u00e9ussi &agrave; int\u00e9grer notre coutume, notre fa&ccedil;on de parler le &quot;verland&quot; dans leur travail. Je pense que si les acteurs de cette culture veulent vraiment vivre de cet art, qu&rsquo;ils utilisent autre chose car les Fran&ccedil;ais parlent mieux leur langue, les Am\u00e9ricains savent raconter l&rsquo;histoire du ghetto. Il faut int\u00e9grer une partie de soi, parler, s&rsquo;habiller et se donner une identit\u00e9 dans le rap. Cet avenir passe par l&agrave;. Mes s\u00e9lections int&egrave;grent tout cela. Dans la m&ecirc;me logique, le Gabao &agrave; un c&ocirc;t\u00e9 laboratoire. C&rsquo;est celui qui prend le risque de mettre ensemble les gens qui, &agrave; priori, n&rsquo;ont rien &agrave; voir ensemble dans l&rsquo;\u00e9criture musicale et la d\u00e9marche artistique. Lokua Kanza \u00e9tait l&agrave; l&rsquo;ann\u00e9e derni&egrave;re et, cette fois, c&rsquo;est les Nubians qui ont fait leur preuve, partage l&rsquo;exp\u00e9rience qu&rsquo;ils ont avec les artistes jeunes pour favoriser la culture hip hop avec les autres courants. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jules Kamdem : L&rsquo;avenir du hip hop africain est dans la fusion Directeur artistique du Festival Gabao, il pr\u00e9sente le projet et&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[24],"tags":[],"class_list":["post-33209","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-culture-tradition-sawa"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/33209","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=33209"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/33209\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=33209"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=33209"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=33209"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}