{"id":33376,"date":"2008-01-04T15:45:59","date_gmt":"2008-01-04T15:45:59","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"571","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/571\/","title":{"rendered":"Dibombari porte le deuil"},"content":{"rendered":"<p class=\"surtitre\">Depuis l&rsquo;annonce du d&eacute;c&egrave;s de l&rsquo;artiste, son village vit dans la tristesse et la douleur. <\/p>\n<p class=\"texte\" align=\"justify\"><span class=\"Style3\">Petite localit&eacute; situ&eacute;e &agrave; une vingtaine de kilom&egrave;tres &agrave; la sortie ouest de Douala, Dibombari compte quelque 30 000 &acirc;mes selon la mairie. Depuis le d&eacute;c&egrave;s d&rsquo;un de ses fils, Tom Yom&rsquo;s, le 25 d&eacute;cembre dernier, la majorit&eacute; de cette population est accabl&eacute;e. &ldquo; Nous vivons des moments difficiles. Notre No&euml;l s&rsquo;est transform&eacute;e en journ&eacute;e noire, et dor&eacute;navant, nous ne vivrons plus cette f&ecirc;te que dans la tristesse &rdquo;, se lamente Jean Didier Ndedi, un &ldquo; cousin du village &rdquo;. Ses lamentations sont partag&eacute;es par d&rsquo;autres. <br \/>Dans les petites ruelles en terre battue de la localit&eacute;, la disparition de Andr&eacute; Eyoum Eyoum (Tom Yom&rsquo;s de son nom d&rsquo;artiste) continue d&rsquo;alimenter les conversations. C&rsquo;est que, l&rsquo; &ldquo; Am&eacute;ricain de Dibombari &rdquo;, comme il se faisait appeler, est tr&egrave;s appr&eacute;ci&eacute; dans son village natal. &ldquo; Nous savions qu&rsquo;il &eacute;tait malade. Mais il nous a promis r&eacute;cemment de revenir bient&ocirc;t. Malheureusement, il ne revient pas vivant &rdquo;, regrette Samuel Kome Dipoko, le cousin de Tom Yom&rsquo;s. Cet homme de 43 ans occupe une partie de la propri&eacute;t&eacute; de Tom Yom&rsquo;s &agrave; Dibombari. L&rsquo;artiste lui avait fait la promesse de le &ldquo; sortir de la gal&egrave;re &rdquo; d&egrave;s son retour. Mais, comme pour la plupart des membres de la famille du d&eacute;funt, ces promesses ne seront jamais r&eacute;alis&eacute;es. <br \/>La d&eacute;ception est d&rsquo;autant plus grande que Tom Yom&rsquo;s avait la r&eacute;putation de tenir &agrave; c&oelig;ur les pr&eacute;occupations des habitants de son village. Tr&egrave;s r&eacute;gulier &agrave; Dibombari avant sa maladie, l&rsquo;artiste camerounais aidait volontiers tous ceux qu&rsquo;il connaissait. &ldquo; Certes, il ne nous donnait pas toujours de l&rsquo;argent comme on peut le croire. Mais, il nous encourageait &agrave; nous battre et &agrave; progresser. Il nous prodiguait beaucoup de conseils pour parvenir &agrave; nos objectifs &rdquo;, t&eacute;moigne Samuel Kome Dipoko. Selon Charles Kwin Toy, &ldquo; la perte d&rsquo;une &eacute;lite comme lui est dramatique pour le village &rdquo;. Ce pasteur retrait&eacute; de 87 ans fait partie de cette famille. &ldquo; Au cr&eacute;puscule de ma vie, c&rsquo;est une forte douleur de voir un de nos dignes fils s&rsquo;en aller ainsi &rdquo;, explique-t-il, les larmes dans les yeux. &ldquo; Nous ne pouvons pas &ecirc;tre fiers d&rsquo;enterrer une &eacute;lite de la trempe de Tom Yom&rsquo;s &rdquo;, justifie Jean Didier Ndedi.<br \/>Pour l&rsquo;instant, au village, on ex&eacute;cute au fur et &agrave; mesure les instructions du comit&eacute; charg&eacute; d&rsquo;organiser les obs&egrave;ques de l&rsquo;artiste. De temps en temps, les habitants s&rsquo;enqui&egrave;rent des nouvelles aupr&egrave;s de la famille proche. C&rsquo;est dans cette localit&eacute; meurtrie que Tom Yom&rsquo;s sera inhum&eacute; le 12 janvier. <\/span>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"author\">Par Alain NOAH AWANA &agrave; Dibombari <br \/>Le 04-01-2008<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis l&rsquo;annonce du d&eacute;c&egrave;s de l&rsquo;artiste, son village vit dans la tristesse et la douleur. Petite localit&eacute; situ&eacute;e &agrave; une vingtaine de kilom&egrave;tres &agrave; la sortie ouest de Douala, Dibombari compte quelque 30 000 &acirc;mes selon la mairie. Depuis le d&eacute;c&egrave;s d&rsquo;un de ses fils, Tom Yom&rsquo;s, le 25 d&eacute;cembre dernier, la majorit&eacute; de cette [&hellip;] <a class=\"g1-link g1-link-more\" href=\"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/571\/\">More<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[24],"tags":[],"class_list":["post-33376","post","type-post","status-publish","format-standard","category-culture-tradition-sawa"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/33376","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=33376"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/33376\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=33376"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=33376"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=33376"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}