{"id":33513,"date":"2008-02-06T19:40:10","date_gmt":"2008-02-06T19:40:10","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"712","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/712\/","title":{"rendered":"Le patrimoine des chefs d&rsquo;Etat africains en France"},"content":{"rendered":"<p><font face=\"Arial\"><img decoding=\"async\" width=\"200\" height=\"200\" src=\"http:\/\/www.camer.be\/UserFiles\/Image\/Omar_Bongo291107200.jpg\" alt=\"Omar Bongo : camer.be\" title=\"Gabon\" \/>C&rsquo;est un monde enchant&eacute; o&ugrave; l&rsquo;on vogue d&rsquo;une villa de 9 pi&egrave;ces avec piscine &agrave; Nice &agrave; un h&ocirc;tel particulier de l&rsquo;Ouest parisien. Un univers surr&eacute;aliste peupl&eacute; de Bugatti pay&eacute;es cash plus de 1 million d&rsquo;euros. Un microcosme constell&eacute; d&rsquo;une myriade de comptes bancaires. Oligarques russes? Rois du p&eacute;trole saoudiens? Stars d&rsquo;Hollywood ? Non : chefs d&rsquo;Etat africains producteurs de p&eacute;trole pour la plupart, mais dont les populations comptent parmi les plus pauvres de la plan&egrave;te.<\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">Le fait que des dirigeants du continent noir investissent dans l&rsquo;immobilier en France, qu&rsquo;ils s&eacute;journent &agrave; Paris dans un luxe inou&iuml;, que leurs familles b&eacute;n&eacute;ficient de largesses financ&eacute;es dans la plus grande opacit&eacute; n&rsquo;est pas une r&eacute;v&eacute;lation. Mais, cette fois, l&rsquo;inventaire de ce patrimoine vertigineux n&rsquo;est pas dress&eacute; par des militants tiers-mondistes en lutte contre la &quot;Fran&ccedil;afrique&quot;. Il se lit dans les 34 proc&egrave;s-verbaux r&eacute;dig&eacute;s entre juin et novembre 2007 par les policiers de l&rsquo;Office central pour la r&eacute;pression de la grande d&eacute;linquance financi&egrave;re (OCRGDF).<\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">Cette enqu&ecirc;te polici&egrave;re, dont Le Monde a pu prendre connaissance, a &eacute;t&eacute; ouverte par le parquet de Paris en juin 2007. Elle faisait suite &agrave; une plainte pour &quot;recel de d&eacute;tournement d&rsquo;argent public&quot; d&eacute;pos&eacute;e en mars par trois associations fran&ccedil;aises, visant cinq chefs d&rsquo;Etat : le Gabonais Omar Bongo Ondimba, le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Burkinab&eacute; Blaise Compaor&eacute;, l&rsquo;Angolais Eduardo Dos Santos, et le Guin&eacute;en Teodoro Obiang.<\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">Au fil des centaines de pages du dossier se dessine une singuli&egrave;re carte du Paris africain, sorte de Monopoly o&ugrave; les pr&eacute;sidents auraient jet&eacute; leur d&eacute;volu sur les art&egrave;res les plus hupp&eacute;es. Foisonnant et cossu, le patrimoine immobilier est surtout localis&eacute; &quot;dans des quartiers &agrave; forte valeur marchande, soulignent les policiers. Paris 16e, 8e et 7e arrondissements pour Omar Bongo et son &eacute;pouse, Paris 16e et Neuilly-sur-Seine pour Jeff Bongo [un des fils d&rsquo;Omar Bongo], Le V&eacute;sinet pour le fr&egrave;re de Denis Sassou Nguesso, Courbevoie pour Wilfrid Nguesso [neveu du pr&eacute;sident du Congo] ou Paris 16e pour Chantal Compaor&eacute; [&eacute;pouse du pr&eacute;sident burkinab&eacute;]&quot;.<\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">La d&eacute;couverte la plus spectaculaire se situe entre les Champs-Elys&eacute;es et la plaine Monceau, dans le 8earrondissement de la capitale. L&agrave;, un h&ocirc;tel particulier a &eacute;t&eacute; acquis le 15 juin 2007 pour la somme de 18,875 millions d&rsquo;euros par une soci&eacute;t&eacute; civile immobili&egrave;re (SCI). Celle-ci associe deux enfants du pr&eacute;sident gabonais, Omar Denis, 13 ans, et Yacine Queenie, 16ans, son &eacute;pouse Edith, qui se trouve &ecirc;tre la fille du pr&eacute;sident congolais Denis Sassou Nguesso, et un neveu de ce dernier, Edgar Nguesso, 40 ans.<\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\"><img decoding=\"async\" width=\"200\" height=\"200\" src=\"http:\/\/www.camer.be\/UserFiles\/Image\/Obiang061207200.jpg\" alt=\"Obiang Ngu\u00e9ma : camer.be\" title=\"Guin\u00e9e \u00e9quatoriale\" \/>Au total, sont r&eacute;pertori&eacute;s 33 biens (appartements, h&ocirc;tel particulier et maisons) appartenant au Gabonais Omar Bongo ou &agrave; sa famille, et 18 autres dont le pr&eacute;sident congolais et ses proches sont propri&eacute;taires. Le patrimoine de loin le plus imposant concerne M.Bongo lui-m&ecirc;me. Son nom est associ&eacute; &agrave; pas moins de 17 propri&eacute;t&eacute;s immobili&egrave;res, dont deux appartements avenue Foch (88 m2 et 210 m2) et un de 219 m2 lui aussi situ&eacute; dans le 16e arrondissement. A Nice, une propri&eacute;t&eacute; &quot;est constitu&eacute;e de deux appartements (170 m2 et 100 m2), trois maisons (67,215 m2 et 176 m2) et d&rsquo;une piscine&quot;, pr&eacute;cise le proc&egrave;s-verbal. &quot;Un chef d&rsquo;Etat, en fonctions depuis quarante ans dans un pays p&eacute;trolier et qui a des revenus officiels importants, peut &eacute;conomiser suffisamment d&rsquo;argent pour acheter plusieurs appartements &agrave; Paris, explique Me Fran&ccedil;ois Meyer, avocat d&rsquo;Omar Bongo et de sa famille. Surtout avec les prix tr&egrave;s bas de l&rsquo;immobilier pratiqu&eacute;s il y a vingt ou trente ans.&quot; <\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">Selon les policiers, le pr&eacute;sident Bongo dispose de quatre adresses distinctes &agrave; Paris. Ali Bongo, qui est son fils et aussi son ministre de la d&eacute;fense depuis 1999, est &eacute;galement propri&eacute;taire avenue Foch tandis que son &eacute;pouse Edith poss&egrave;de deux immenses logements dans le 7earrondissement, non loin de la tour Eiffel. De Nice &agrave; Neuilly-sur-Seine en passant &ndash; souvent &ndash; par le 16e arrondissement parisien, l&rsquo;enqu&ecirc;te recense aussi les propri&eacute;t&eacute;s de Jean Ping, ex-gendre d&rsquo;Omar Bongo et actuel ministre des affaires &eacute;trang&egrave;res, et d&rsquo;autres fils du pr&eacute;sident gabonais comme Omar-Denis junior et Jeff, ainsi que de filles comme Audrey, Yacine Queenie, ou petite-fille comme Nesta Shakita.<\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">En comparaison de ce petit empire immobilier, les autres chefs d&rsquo;Etat vis&eacute;s apparaissent comme de petits propri&eacute;taires. Discret, le pr&eacute;sident congolais Denis Sassou Nguesso ne fait qu&rsquo;&quot;utiliser&quot;, selon les policiers, la Villa Suzette du V&eacute;sinet (Yvelines). Cette coquette demeure de 485 m2 &eacute;tait juridiquement la propri&eacute;t&eacute; de son fr&egrave;re Valentin, jusqu&rsquo;&agrave; ce que, quelques semaines avant le d&eacute;c&egrave;s de ce dernier &agrave; la fin 2004, elle soit c&eacute;d&eacute;e &agrave; une soci&eacute;t&eacute; de droit luxembourgeois aux actionnaires anonymes.<\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">Les enqu&ecirc;teurs ont &eacute;galement r&eacute;pertori&eacute; un appartement de 9 pi&egrave;ces achet&eacute; &agrave; Paris (17e) en 2007 pour 2470000 euros par l&rsquo;&eacute;pouse du pr&eacute;sident congolais Antoinette Sassou Nguesso. Ils mentionnent aussi le logement de 10 pi&egrave;ces &agrave; 1 600 000 euros acquis en 2005 &agrave; Paris par leur fils Denis Christel, ainsi que l&rsquo;h&ocirc;tel particulier de 7 pi&egrave;ces avec piscine int&eacute;rieure &agrave; Neuilly-sur-Seine achet&eacute; 3,15 millions d&rsquo;euros en 2006 par Julienne, leur fille cadette.<\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">Les m&ecirc;mes policiers n&rsquo;ont d&eacute;couvert aucun bien immobilier appartenant au pr&eacute;sident angolais Dos Santos ni au Burkinab&eacute; Blaise Compaor&eacute;. Seule la d&eacute;claration d&rsquo;imp&ocirc;t sur la fortune de Chantal, l&rsquo;&eacute;pouse de ce dernier, a montr&eacute; qu&rsquo;elle poss&egrave;de deux biens immobiliers &agrave; titre personnel dans le 16e arrondissement. Dans le m&ecirc;me quartier, le pr&eacute;sident guin&eacute;en Teodoro Obiang est propri&eacute;taire d&rsquo;un appartement. Epluchant les fichiers fiscaux et bancaires, les enqu&ecirc;teurs de l&rsquo;OCRGDF ont non seulement dress&eacute; la liste des biens immobiliers, mais aussi des comptes bancaires accueillant en France les avoirs de dirigeants africains et de leur famille.<\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">Ainsi, Edgar Nguesso ne poss&egrave;de pas moins de 12 comptes dont 7 courants. Mais aucun n&rsquo;appara&icirc;t au nom de son oncle, le pr&eacute;sident du Congo. Son homologue gabonais, lui, est titulaire de 11 comptes ouverts &agrave; Paris, Nice ou Cr&eacute;teil dont 6 comptes courants.<\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">Dans leur &eacute;lan, visiblement &eacute;bahis par leurs d&eacute;couvertes, les policiers ont &eacute;tendu leurs investigations au domaine des voitures de luxe, qui n&rsquo;&eacute;tait pas explicitement vis&eacute; par la plainte. Chez les concessionnaires Mercedes, Bugatti ou Aston Martin, ils ont retrouv&eacute; ce qu&rsquo;ils n&rsquo;avaient pas obtenu pour les appartements : les ch&egrave;ques et les virements ayant servi aux paiements.<\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">&quot;Le financement de certains v&eacute;hicules appara&icirc;t pour le moins atypique&quot;, notent les enqu&ecirc;teurs, maniant l&rsquo;euph&eacute;misme &agrave; propos de &quot;ce parc automobile cons&eacute;quent&quot;. Les deux Ferrari acquises pour pr&egrave;s de 400 000 euros par Ali Bongo, la Maybach &agrave; 424 477 euros d&rsquo;Edith Bongo, les trois Bugatti &agrave; 1 million d&rsquo;euros pi&egrave;ce fabriqu&eacute;es sp&eacute;cialement pour Teodoro Nguema Obiang, le fils du pr&eacute;sident de Guin&eacute;e &eacute;quatoriale, ont &eacute;t&eacute; pay&eacute;s au moyen de ch&egrave;ques tir&eacute;s par des soci&eacute;t&eacute;s au profil opaque.<\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">De m&ecirc;me, notent les policiers, Wilfrid Nguesso, neveu du pr&eacute;sident congolais, &quot;r&egrave;gle le solde d&rsquo;achat d&rsquo;un v&eacute;hicule Aston Martin type DB9 par un virement &eacute;mis par Matsip Consulting&quot;, une soci&eacute;t&eacute; de droit luxembourgeois aux associ&eacute;s inconnus qui appara&icirc;t &eacute;galement comme propri&eacute;taire de la Villa Suzette du V&eacute;sinet.<\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">Le fils du pr&eacute;sident de la Guin&eacute;e &eacute;quatoriale a, lui, achet&eacute; au total en France &quot;une quinzaine de v&eacute;hicules pour un montant estim&eacute; de plus de 5,7 millions d&rsquo;euros&quot;, acquitt&eacute;s l&agrave; encore par des virements de soci&eacute;t&eacute;s interm&eacute;diaires. Son nom, Teodoro Nguema Obiang, a &eacute;t&eacute; cit&eacute; en 2004 dans un rapport du S&eacute;nat am&eacute;ricain sur les transactions suspectes couvertes par la Riggs Bank qui, &agrave; Washington, g&eacute;rait alors plus de 60comptes au nom des responsables de ce petit Etat p&eacute;trolier et de leur famille.<\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">En fait de &quot;financement atypique&quot;, les enqu&ecirc;teurs fran&ccedil;ais se sont vivement int&eacute;ress&eacute;s au ch&egrave;que de 390 795 euros tir&eacute; en f&eacute;vrier 2004 par la &quot;paierie du Gabon en France&quot; pour r&eacute;gler la &quot;Maybach 57&quot; (une marque allemande concurrente de Rolls-Royce) de couleur &quot;bleu C&ocirc;te d&rsquo;Azur&quot; destin&eacute;e &agrave; &quot;Madame la Pr&eacute;sidente Edith-Lucie Bongo-Ondimba&quot;. A en croire ce ch&egrave;que, dont la copie figure au dossier, l&rsquo;argent public gabonais financerait le v&eacute;hicule de grand luxe de la premi&egrave;re dame du pays, qui n&rsquo;a pourtant aucune fonction officielle.<\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">Le m&ecirc;me compte de la &quot;paierie du Gabon&quot; ouvert &agrave; la Banque de France et utilis&eacute; pour r&eacute;gler les frais de fonctionnement de l&rsquo;ambassade &agrave; Paris a servi &agrave; financer la moiti&eacute; d&rsquo;une Mercedes &agrave; 75858euros dot&eacute;e d&rsquo;un &quot;toit ouvrant panoramique&quot; achet&eacute;e en septembre 2006 &agrave; Paris par Pascaline Bongo, la fille du pr&eacute;sident, qui est aussi sa directrice de cabinet. Curieusement, le reliquat de 41 370 euros a &eacute;t&eacute; acquitt&eacute; par un ch&egrave;que sign&eacute; de Me Fran&ccedil;ois Meyer, avocat du pr&eacute;sident Bongo. &quot;Cela peut &eacute;tonner, admet Me Meyer. Mais je peux faire des cadeaux &agrave; la fille du pr&eacute;sident Bongo, que je connais depuis vingt ans.&quot; D&rsquo;o&ugrave; vient l&rsquo;argent? Au vu de ce somptueux &eacute;tat des patrimoines, la question de l&rsquo;origine des fonds s&rsquo;impose. L&rsquo;apparente disproportion entre la richesse immobili&egrave;re accumul&eacute;e et les revenus publics des propri&eacute;taires aurait pu sugg&eacute;rer de poursuivre des investigations dans les comptes bancaires ayant permis pareilles transactions.<\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\"><img decoding=\"async\" width=\"200\" height=\"200\" src=\"http:\/\/www.camer.be\/UserFiles\/Image\/Denis_Sassou_NGuesso2806072.jpg\" alt=\"Denis Sassou NGuesso : camer.be\" title=\"Congo\" \/>Le salaire mensuel officiellement vers&eacute; par l&rsquo;Etat gabonais au pr&eacute;sident Bongo ne se limite-t-il pas &agrave; 14 940 euros, selon l&rsquo;hebdomadaire Jeune Afrique? Celui du pr&eacute;sident Sassou Nguesso n&rsquo;est-il pas de 30 000 euros, comme l&rsquo;indiquent d&rsquo;autres sources? Quant &agrave; Teodoro Obiang, ministre de l&rsquo;agriculture et des for&ecirc;ts de son p&egrave;re, ne per&ccedil;oit-il pas officiellement 5 000 dollars (3 400euros) par mois, d&rsquo;apr&egrave;s des sources am&eacute;ricaines? Des investigations plus approfondies auraient d&eacute;pass&eacute; le cadre de l&rsquo;enqu&ecirc;te pr&eacute;liminaire de police. Elles supposeraient l&rsquo;ouverture d&rsquo;une information judiciaire et la d&eacute;signation d&rsquo;un juge d&rsquo;instruction. Une telle perspective a &eacute;t&eacute; &eacute;cart&eacute;e par la d&eacute;cision de classement, notifi&eacute;e le 15 novembre par le parquet de Paris. Mais le dossier pourrait &ecirc;tre rouvert si les associations parvenaient &agrave; d&eacute;poser une nouvelle plainte, assortie cette fois d&rsquo;une constitution de partie civile, comme elles en nourrissent le projet. Cette formule conduit automatiquement &agrave; la d&eacute;signation d&rsquo;un juge d&rsquo;instruction, &agrave; condition que les plaignants prouvent leur &quot;int&eacute;r&ecirc;t &agrave; agir&quot;.<\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">M&ecirc;me si un juge d&rsquo;instruction &eacute;tait d&eacute;sign&eacute;, de s&eacute;rieux obstacles surgiraient imm&eacute;diatement sur sa route. Outre l&rsquo;immunit&eacute; dont peuvent se pr&eacute;valoir des chefs d&rsquo;Etat en exercice &ndash; mais pas leurs familles &ndash;, la difficult&eacute; r&eacute;siderait dans la mise au jour des op&eacute;rations &agrave; l&rsquo;origine d&rsquo;&eacute;ventuels d&eacute;tournements. Il faudrait enqu&ecirc;ter en Afrique, o&ugrave; des infractions auraient &eacute;t&eacute; commises, notamment dans les comptes publics. &quot;La preuve que l&rsquo;argent public a financ&eacute; des d&eacute;penses priv&eacute;es se trouve dans le pays que contr&ocirc;le pr&eacute;cis&eacute;ment&hellip; le b&eacute;n&eacute;ficiaire&quot;, r&eacute;sume un sp&eacute;cialiste du dossier.<\/font><\/p>\n<p><font face=\"Arial\">Trois des cinq r&eacute;gimes concern&eacute;s b&eacute;n&eacute;ficient du soutien ind&eacute;fectible de Paris. Cet appui, renouvel&eacute; r&eacute;cemment par Nicolas Sarkozy, ne devrait pas fondamentalement &ecirc;tre remis en cause par la r&eacute;cente sortie de Jean-Marie Bockel, secr&eacute;taire d&rsquo;Etat &agrave; la coop&eacute;ration, contre le &quot;gaspillage des fonds publics&quot; par certains Etats africains. Or une enqu&ecirc;te destin&eacute;e &agrave; faire la lumi&egrave;re sur d&rsquo;&eacute;ventuels &quot;biens mal acquis&quot; d&eacute;borde rapidement les normes polici&egrave;res ou judiciaires. Elle suppose une v&eacute;ritable mise &agrave; nu de la relation franco-africaine.<\/font><\/p>\n<div id=\"date\">&copy; Le Monde : Philippe Bernard<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C&rsquo;est un monde enchant&eacute; o&ugrave; l&rsquo;on vogue d&rsquo;une villa de 9 pi&egrave;ces avec piscine &agrave; Nice &agrave; un h&ocirc;tel particulier de l&rsquo;Ouest&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[24],"tags":[],"class_list":["post-33513","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-culture-tradition-sawa"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/33513","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=33513"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/33513\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=33513"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=33513"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=33513"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}