{"id":34147,"date":"2008-09-01T16:58:17","date_gmt":"2008-09-01T16:58:17","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"1369","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/1369\/","title":{"rendered":"L\u2019activit\u00e9 industrielle au Cameroun en 2007"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"><br \/><\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em>   <\/em><\/span><\/p>\n<p> Apr&egrave;s une ann&eacute;e 2007 caract&eacute;ris&eacute;e par une certaine vigueur, l&rsquo;&eacute;conomie mondiale, en cette 1&egrave;re moiti&eacute; de l&rsquo;ann&eacute;e 2008, est marqu&eacute; par le ralentissement dans les pays industrialis&eacute;s suite &agrave; la flamb&eacute;e des cours des mati&egrave;res premi&egrave;res et des produits alimentaires notamment. L&rsquo;Euro continue &agrave; s&rsquo;appr&eacute;cier par rapport au Dollar US et a atteint des niveaux historiques tandis que le cours du p&eacute;trole brut bat tous les records de hausse. Au plan int&eacute;rieur, l&rsquo;inflation, qui &eacute;tait relativement ma&icirc;tris&eacute;e en 2007 avec un taux annuel proche de 1%, est repartie &agrave; la hausse. On a ainsi assist&eacute; une pouss&eacute;e des prix des produits alimentaires, des mat&eacute;riaux de construction, des produits p&eacute;troliers, etc. Par ailleurs, la production agricole d&rsquo;exportation pi&eacute;tine privant l&rsquo;&eacute;conomie le b&eacute;n&eacute;fice des cours mondiaux porteurs, tandis que la production industrielle &eacute;volue toujours en dents-de-scie. Toutefois les finances publiques ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de l&rsquo;envol&eacute;e des prix du p&eacute;trole. Ainsi pour les 4 premiers mois de 2008, les recettes p&eacute;troli&egrave;res d&eacute;passent d&eacute;j&agrave; leur niveau du 1er semestre 2007.<\/p>\n<p> <strong>1. Activit&eacute;s industrielles<\/strong><\/p>\n<p> <strong>1.1 Analyse globale de l&rsquo;activit&eacute;       industrielle<\/strong><br \/> La production industrielle &eacute;volue en dents-de-scie. Sur la base de l&rsquo;&eacute;chantillon des entreprises membres du Gicam, l&rsquo;indice de la production en volume, apr&egrave;s avoir diminu&eacute; au cours des 2&egrave;me et 3&egrave;me trimestres 2007 (-5,0% et -6,9% respectivement), enregistre au 4&egrave;me trimestre une progression de 7,8%. Au total, pour l&rsquo;ann&eacute;e 2007, la production industrielle est en hausse de 6,9% par rapport &agrave; 2006. En dehors de l&rsquo;agro-industrie et de l&rsquo;emballage, la production a progress&eacute; dans les autres secteurs, notamment les industries alimentaires (+29,1%), l&rsquo;&eacute;nergie et l&rsquo;eau (+10, 3%) et la chimie (+37,6%). La production des entreprises manufacturi&egrave;res continue dans la progression amorc&eacute;e en 2006 avec un taux de croissance de 12,9% tandis que l&rsquo;industrie non manufacturi&egrave;re, bien que tir&eacute;e par la fabrication des produits p&eacute;troliers, stagne (+0,9%). <br \/> Le taux d&rsquo;utilisation des capacit&eacute;s install&eacute;es s&rsquo;est am&eacute;lior&eacute; et se situe &agrave; pr&egrave;s de 75% contre 69% en 2006.<br \/> Le chiffre d&rsquo;affaires industriel hors taxes a progress&eacute; pr&egrave;s de 7,3% en 2007 contre 7,9% en 2006 et 13,1% en 2005. Les ventes sur le march&eacute; local, qui repr&eacute;sentent en moyenne 64,7% du chiffre d&rsquo;affaires ont progress&eacute; de 10,0% et les exportations de 2,7%. L&rsquo;&eacute;volution du chiffre d&rsquo;affaires a &eacute;t&eacute; frein&eacute;e par le recul observ&eacute; au niveau des agro-industries (-6,1%) et du secteur de la Chimie (-8,9%, notamment par la fabrication de piles &eacute;lectriques). Au cours des cinq derni&egrave;res ann&eacute;es, le chiffre d&rsquo;affaires industriel a augment&eacute; en moyenne de 9,7% par an, tir&eacute; par les ventes des secteurs eau et &eacute;nergie qui ont plus doubl&eacute; depuis 2003 (+101,5%), ciment et m&eacute;tallurgie (+55,2%). <br \/> Les exportations (35,3% du chiffre d&rsquo;affaires) ont progress&eacute; de 58,9% par rapport &agrave; 2003 et sont constitu&eacute;es essentiellement des ventes des produits p&eacute;troliers, d&rsquo;aluminium brut et sous produits, du caoutchouc, du coton brut, le bois transform&eacute; et des produits alimentaires. Les produits p&eacute;troliers et de l&rsquo;agro-industrie couvrent 70,7% des exportations tandis l&rsquo;industrie manufacturi&egrave;re n&rsquo;offre que 29,3%. Sur la p&eacute;riode, on rel&egrave;ve une chute importante des exportations des produits alimentaires, des boissons, du textile et de la chimie, soit des produits &agrave; forte valeur ajout&eacute;e. Le d&eacute;veloppement de l&rsquo;industrie passe par sa diversification, la transformation des produits bruts en produits finis. Il s&rsquo;agit ainsi de la 2&egrave;me et 3&egrave;me transformations des produits du bois, du coton, de cacao, de mettre sur pied des entreprises de p&eacute;trochimie, etc. Les projets structurants devraient &ecirc;tre con&ccedil;us pour cr&eacute;er une industrie int&eacute;gr&eacute;e. (1)<br \/> Selon l&rsquo;enqu&ecirc;te trimestrielle de conjoncture du Gicam, le secteur industriel faiblement les emplois. Les effectifs occup&eacute;s stagnent depuis quelques ann&eacute;es autour de 51 000 personnes (y compris les emplois temporaires). Par rapport &agrave; 2006, la progression a &eacute;t&eacute; de 6,0%, suite &agrave; l&rsquo;accroissement observ&eacute; dans l&rsquo;agro-industrie (+6,5%), l&rsquo;eau et &eacute;nergie (+6,8%). Certains secteurs ont perdu des emplois : Chimie, Textile et Fabrication des boissons et tabacs. Il faut reconna&icirc;tre qu&rsquo;au niveau national, la cr&eacute;ation de grandes unit&eacute;s de production n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; &agrave; l&rsquo;ordre du jour. On ne cessera d&rsquo;insister qu&rsquo;il faudrait promouvoir la cr&eacute;ation et le d&eacute;veloppement des entreprises, g&eacute;n&eacute;ratrices d&rsquo;emplois et de revenus. Les entreprises qui tournent structurellement en dessous de leurs capacit&eacute;s ne peuvent cr&eacute;er des emplois.<br \/> En dehors de l&rsquo;ann&eacute;e 2006, la masse salariale a r&eacute;guli&egrave;rement progress&eacute; depuis 2003 (+6,3% par an en moyenne). Tous les secteurs ont connu cette augmentation, notamment l&rsquo;eau et l&rsquo;&eacute;nergie, le textile et les industries alimentaires.<\/p>\n<p> <strong>1.2 Analyse sectorielle                        de l&rsquo;activit&eacute; industrielle<\/strong><\/p>\n<p> i) L&rsquo;Agro-industrie<br \/> La production agro-industrielle poursuit dans la chute entam&eacute;e en 2006 (-18,8% en deux ans) avec notamment la baisse de la production d&rsquo;huile de palme, du caoutchouc, du coton et du sucre. La production de la banane d&rsquo;exportation a atteint 232 725,9 tonnes en 2007 contre 256 363,7 tonnes en 2006. Toutefois pour les 5 premiers mois de 2008, la production se situe &agrave; 106 200 tonnes, en hausse de 10,2% par rapport &agrave; la m&ecirc;me p&eacute;riode de 2007.<br \/> Le Chiffre d&rsquo;affaires du secteur atteint 200,5 milliards Fcfa en 2007, en retrait de 6,1% par rapport &agrave; son niveau de 2006. Pr&egrave;s de 57,0% du chiffre d&rsquo;affaires sont r&eacute;alis&eacute;s &agrave; l&rsquo;exportation (caoutchouc naturel, coton brut et un peu de sucre). <br \/> L&rsquo;agro-industrie emploie 67,9% des effectifs du secteur industriel et paie 33,7% de la masse salariale vers&eacute;e par les entreprises de l&rsquo;&eacute;chantillon. Le secteur emploie le plus gros effectif de main d&rsquo;&oelig;uvre temporaire, d&rsquo;o&ugrave; un niveau de salaire moyen bas dans le secteur. <\/p>\n<p> ii) Eau et &eacute;nergie<br \/> Ce secteur est constitu&eacute; de la production et de la distribution de l&rsquo;eau et de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;, de la fabrication des produits p&eacute;troliers. Apr&egrave;s le repli observ&eacute; en 2006 (-5,2%), la production du secteur s&rsquo;est accrue de 10,2% en 2007, ce qui correspond &agrave; une variation de 17% par rapport &agrave; l&rsquo;ann&eacute;e 2003. <br \/> Le chiffre d&rsquo;affaires du secteur atteint 817,4 milliards Fcfa en 2007 et repr&eacute;sente 46,9% du chiffre d&rsquo;affaires des entreprises industrielles de l&rsquo;&eacute;chantillon. Il a progress&eacute; de 10,5% et atteint pratiquement le double du niveau de 2003 (+101,5%). La valeur des exportations des produits p&eacute;troliers sont pass&eacute;es au cours de cette p&eacute;riode de 102,6 milliards de Fcfa &agrave; 290,2 milliards et sont orient&eacute;es essentiellement vers la Cemac. Rappelons qu&rsquo;au niveau des statistiques du commerce ext&eacute;rieur, les produits p&eacute;troliers sont devenus le 3&egrave;me poste d&rsquo;exportation derri&egrave;re le p&eacute;trole brut, le bois et sous-produits. <br \/> La production d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; a progress&eacute; en 2007 de 2,2%, ce qui correspond &agrave; une variation de +15,6% par rapport &agrave; l&rsquo;ann&eacute;e 2003. Aes Sonel a d&eacute;j&agrave; d&eacute;pass&eacute; son seuil contractuel de 1 000MW &agrave; produire et le gap par rapport &agrave; l&rsquo;offre est loin d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;sorb&eacute;. L&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;avancement de grands projets comme la centrale &agrave; gaz de Kribi, la centrale hydro&eacute;lectrique de Memve&rsquo;Ele ou le barrage r&eacute;servoir de Lom-Pangar est une source de grande pr&eacute;occupation pour les entreprises qui continuent &agrave; &ecirc;tre victimes des coupures intempestives d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;. Au-del&agrave; de la faible couverture du pays, la fourniture de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; en quantit&eacute;, en qualit&eacute; et &agrave; des co&ucirc;ts acceptables, est tr&egrave;s importante tant pour la comp&eacute;titivit&eacute; des entreprises et du pays que dans les choix industriels des promoteurs potentiels. <br \/> Les effectifs occup&eacute;s par le secteur eau &amp; &eacute;nergie n&rsquo;ont pas &eacute;volu&eacute; et plafonnent &agrave; une moyenne de 5 800 personnes, apr&egrave;s restructuration des entreprises du secteur.<\/p>\n<p> iii) Ciment et m&eacute;tallurgie<br \/> Apr&egrave;s la hausse enregistr&eacute;e en 2006 (+11,0%) la production du secteur ciment et m&eacute;tallurgie a connu un certain ralentissement en 2007 (+1,9%) avec la chute de la production de l&rsquo;aluminium brut (-6,1%) qui souffre d&rsquo;un approvisionnement insuffisant en &eacute;nergie &eacute;lectrique. Malgr&eacute; l&rsquo;accroissement de la production du ciment, le pays vit une grande p&eacute;nurie qui se traduit par la flamb&eacute;e des prix de ce produit. Le lancement effectif des deux nouveaux projets de cimenterie &ndash; &agrave; Limbe par les Cor&eacute;ens et &agrave; Mintom par les chinois &ndash; et l&rsquo;extension de Cimencam sont fortement attendus et devraient couvrir &agrave; br&egrave;ve &eacute;ch&eacute;ance les besoins internes et la demande de la sous-r&eacute;gion.<br \/> Le chiffre d&rsquo;affaires du secteur a progress&eacute; de 7,0% et atteint 255,6 milliards, soit + 55,1% en 5 ans. Les exportations, constitu&eacute;es essentiellement d&rsquo;aluminium brut et sous-produits (t&ocirc;les, bandes et disque aluminium) et du ciment, se sont accrues de 91,3% au cours de la p&eacute;riode.<br \/> Les effectifs occup&eacute;s par le secteur stagnent autour de 1 500 personnes tandis que la masse salariale a progress&eacute; de 6,3% par an.<\/p>\n<p> <strong>1.3 Perspectives de l&rsquo;&eacute;volution        du secteur industriel<\/strong><br \/> Selon les entreprises enqu&ecirc;t&eacute;es, les trois principaux facteurs ayant frein&eacute; l&rsquo;activit&eacute; industrielle au cours de l&rsquo;ann&eacute;e 2007 sont par ordre d&rsquo;importance les co&ucirc;ts de facteurs (&eacute;lectricit&eacute;, transport et t&eacute;l&eacute;communications), la pression fiscale et l&rsquo;&eacute;tat du mat&eacute;riel et des &eacute;quipements. Quant aux perspectives, pr&egrave;s de, 56,3% des chefs d&rsquo;entreprise r&eacute;pondantes sont pr&ecirc;ts &agrave; accro&icirc;tre leur production en 2008. S&rsquo;agissant des investissements, 64,3% sont pr&ecirc;ts &agrave; investir. Les principales motivations &agrave; l&rsquo;investissement sont : l&rsquo;augmentation des capacit&eacute;s de production et l&rsquo;existence d&rsquo;une demande locale et r&eacute;gionale, ce qui prouve que le pays dispose des avantages comparatifs naturels pour le d&eacute;veloppement du secteur industriel. L&rsquo;attractivit&eacute; du pays et la pratique des affaires doivent &ecirc;tre am&eacute;lior&eacute;es pour accro&icirc;tre le taux d&rsquo;investissement, seul gage du maintien de l&rsquo;industrie sur un sentier de croissance durable. <\/p>\n<p> <strong> 2. Prix &agrave; la consommation <\/strong><br \/> Par rapport &agrave; l&rsquo;ann&eacute;e 2006 o&ugrave; la hausse des prix avait atteint 5,0%, l&rsquo;inflation semble ma&icirc;tris&eacute;e en 2007. Selon l&rsquo;Institut national de la statistique (Ins), l&rsquo;indice national des prix de d&eacute;tail &agrave; la consommation a progress&eacute; de 0,9% en moyenne en 2007. Il faut reconna&icirc;tre que malgr&eacute; la mont&eacute;e des cours du p&eacute;trole brut, l&rsquo;Etat, gr&acirc;ce aux m&eacute;canismes de stabilisation des prix, a limit&eacute; au cours du 2&egrave;me semestre 2007 la r&eacute;percussion m&eacute;canique &agrave; la pompe de l&rsquo;envol&eacute;e du prix du p&eacute;trole brut, ce qui a r&eacute;duit les effets en cascade de la hausse des prix du carburant sur les autres secteurs. La lev&eacute;e de cette mesure en 2008, va &agrave; coup s&ucirc;r, nourrir l&rsquo;inflation.<br \/> A Douala, la hausse des prix a &eacute;t&eacute; de 1,1% en moyenne tir&eacute;e les produits alimentaires, les transports et t&eacute;l&eacute;communications.<\/span>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"author\">Par  * Par Justin FOTSING * Economiste Principal  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr&egrave;s une ann&eacute;e 2007 caract&eacute;ris&eacute;e par une certaine vigueur, l&rsquo;&eacute;conomie mondiale, en cette 1&egrave;re moiti&eacute; de l&rsquo;ann&eacute;e 2008, est marqu&eacute; par le&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[24],"tags":[],"class_list":["post-34147","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-culture-tradition-sawa"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/34147","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=34147"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/34147\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=34147"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=34147"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=34147"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}