{"id":34370,"date":"2008-10-24T10:43:04","date_gmt":"2008-10-24T10:43:04","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"1591","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/1591\/","title":{"rendered":"Ho\u00efgen Ekwalla quitte la sc\u00e8ne"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"> <\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em>   <\/em><\/span><img decoding=\"async\" width=\"180\" height=\"180\" alt=\"\" src=\"\/bibliotheque\/Image\/hoigen_ekwalla.jpg\" \/><\/p>\n<p> La nouvelle, &agrave; l&rsquo;image d&rsquo;une tra&icirc;n&eacute;e de poudre, a parcouru les coins de la ville de Douala hier jeudi 23 octobre autour de 9 heures. Ho&iuml;gen Ekwalla a rendu l&rsquo;&acirc;me &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital Laquintinie des suites de maladie. En effet, il avait &eacute;t&eacute; intern&eacute; depuis deux semaines au pavillon Samuel Kondo. Des sources proches de la famille indiquent qu&rsquo;il souffrait d&rsquo;un trouble au cerveau qui a eu des r&eacute;percussions sur le reste du corps notamment aux reins. A son domicile situ&eacute; &agrave; Deido, non loin du mythique cabaret Les m&eacute;lodies d&rsquo;antan dans lequel il a prest&eacute; de son vivant, c&rsquo;est la stup&eacute;faction et la d&eacute;solation sur tous les visages. Sa ni&egrave;ce Ekamby Jeanne est inconsolable. &laquo;Je vis avec Tonton Ho&iuml;gen depuis 2001. Il &eacute;tait attentionn&eacute; et plein d&rsquo;affection. Il avait un esprit paternel et r&eacute;pandait la joie de vivre&raquo;, raconte-elle en larmes. <br \/> Issu d&rsquo;une idylle entre feu Mpouli Ejenguele Samuel et Mbango Nyam&egrave; Th&eacute;r&egrave;se actuellement en France pour des soins m&eacute;dicaux, Ho&iuml;gen Ekwalla voit le jour le 13 juin 1949. Apr&egrave;s l&rsquo;obtention d&rsquo;un Certificat d&rsquo;aptitude professionnelle (Cap) en &eacute;lectricit&eacute;, il fait des stages d&rsquo;impr&eacute;gnation &agrave; la d&eacute;funte Soci&eacute;t&eacute; nationale d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; (Sonel) puis &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; anonyme des brasseries du Cameroun (Sabc) o&ugrave; il est recrut&eacute; comme employ&eacute; permanent. Auparavant, le virus de la musique l&rsquo;avait piqu&eacute;. Pour r&eacute;aliser son r&ecirc;ve, il s&rsquo;envole en 1980 pour l&rsquo;Europe gr&acirc;ce &agrave; ses &eacute;conomies. Deux ans plus tard, il sert sa premi&egrave;re galette musicale intitul&eacute;e Ebola Ngosso. D&egrave;s lors c&rsquo;est une carri&egrave;re dans le show biz ponctu&eacute;e par des spectacles inoubliables au Cameroun et hors du triangle national.<br \/> Il encha&icirc;ne des albums qui ont fait date avec en prime un makossa d&rsquo;une puret&eacute; qui n&rsquo;a d&rsquo;&eacute;gal que le talent d&rsquo;un virtuose au parcours respectable. Chat Bott&eacute; est disque d&rsquo;or au Cameroun en 1988. Ho&iuml;gen est d&eacute;sign&eacute; artiste de l&rsquo;ann&eacute;e avec son titre &agrave; succ&egrave;s Mon amie v&eacute;rit&eacute; en 1994. Avec la pouss&eacute;e du piratage qui fait des ravages, il d&eacute;cide de ne plus commettre des albums sur le march&eacute; discographique. Son dernier tube remonte &agrave; 2003 avec Tendresse comme titre phare. Entre temps, l&rsquo;homme s&rsquo;offre un chemin dans les d&eacute;dales alambiqu&eacute;s de l&rsquo;import-export. Homme d&rsquo;affaires, il ne quitte pas pour autant l&rsquo;univers musical, son domaine de pr&eacute;dilection. Au moment o&ugrave; il passe l&rsquo;arme &agrave; gauche, un album &eacute;tait en chantier, apprend-on aupr&egrave;s de la famille. <br \/> Exit donc le sourire communicatif qui ne le quittait gu&egrave;re. On se souviendra toujours de sa voix velout&eacute;e et de son look de crooner &agrave; l&rsquo;&eacute;l&eacute;gance insolente. Son style musical qui puise dans les profondeurs abyssales de la culture camerounaise se d&eacute;cline dans le makossa, le blues, la salsa et bien d&rsquo;autres. A quarante-neuf ans, Ho&iuml;gen Ekwalla a bris&eacute; le micro laissant ses confr&egrave;res Guy Lob&eacute;, Macky Claude, Ekwe Silo, Henri Njoh sans voix.&nbsp; <\/span><\/p>\n<p><\/p>\n<div style=\"text-align: center;\">\n<div><object width=\"420\" height=\"339\"><param name=\"movie\" value=\"http:\/\/www.dailymotion.com\/swf\/k4Sia3FvoVfwWSvw8g\" \/><param name=\"allowFullScreen\" value=\"true\" \/><param name=\"allowScriptAccess\" value=\"always\" \/><embed width=\"420\" height=\"339\" src=\"http:\/\/www.dailymotion.com\/swf\/k4Sia3FvoVfwWSvw8g\" type=\"application\/x-shockwave-flash\" allowfullscreen=\"true\" allowscriptaccess=\"always\"><\/embed><\/object><br \/><strong>Hoigen Ekwala \/Longue di titi nika<\/strong><br \/><em><br \/><a href=\"http:\/\/www.dailymotion.com\/tagne\"><\/a><\/em><\/div>\n<\/div>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><a href=\"http:\/\/www.dailymotion.com\/tagne\"><\/p>\n<p><\/a><\/p>\n<p>Par  Alain NJIPOU  (Stagiaire)<\/p>\n<p><\/p>\n<div class=\"titre\">\n<h1>N&eacute;crologie : Ho&iuml;gen Ekwalla s&rsquo;est tu<\/h1>\n<p><span> <\/span><\/div>\n<div class=\"chapo\"> Le chanteur de makossa s&rsquo;est &eacute;teint hier &agrave; Douala, des suites de maladie.<br \/> Eug&egrave;ne Dipanda<\/div>\n<div class=\"texte\"><strong><font color=\"#000000\"><br \/><\/font><\/strong><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#bbbbbb\" \/> <em><br \/><em><strong>  <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#eeffee\" \/> <img decoding=\"async\" width=\"192\" height=\"192\" align=\"left\" src=\"..\/..\/..\/bibliotheque\/Image\/hoigen_ekwalla2.jpg\" alt=\"\" \/>La grande famille des artistes est de nouveau sous le choc de l&rsquo;&eacute;motion. Moins d&rsquo;un an apr&egrave;s Tom Yom&rsquo;s, elle vient en effet de perdre un autre de ses membres de grande notori&eacute;t&eacute;. Il s&rsquo;agit de Eug&egrave;ne Ekwalla, plus connu sous le pr&eacute;nom de Ho&iuml;gen. L&rsquo;artiste est d&eacute;c&eacute;d&eacute; hier, jeudi 23 octobre 2008 vers 10h, &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital Laquintinie de Douala. Il &eacute;tait malade. Des indiscr&eacute;tions parlent d&rsquo;insuffisance r&eacute;nale et de complications au niveau du cerveau. Des affections que le chanteur, disent certains de ses confr&egrave;res, tra&icirc;nait depuis de longs mois et qui lui ont fait perdre &eacute;norm&eacute;ment de kilos ; mais dont la gravit&eacute; s&rsquo;est r&eacute;ellement manifest&eacute;e il y a deux semaines exactement.<\/p>\n<p>&quot;Depuis qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; admis &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital, ses confr&egrave;res musiciens ont &eacute;t&eacute; &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s jour et nuit. Nous &eacute;tions convaincus qu&rsquo;il se remettrait. Parce qu&rsquo;il a longtemps combattu contre la mort, et avait gard&eacute; une certaine bonne humeur. A son chevet, c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs lui qui nous faisait des blagues. Le destin en a d&eacute;cid&eacute; autrement, h&eacute;las, au moment o&ugrave; on avait l&rsquo;impression que tout allait mieux&hellip;&quot;, t&eacute;moigne Macky Claude, confr&egrave;re et ami intime du d&eacute;funt.<br \/>Quelques minutes seulement apr&egrave;s l&rsquo;annonce du d&eacute;c&egrave;s de Ho&iuml;gen Ekwalla, la nouvelle a parcouru toute la ville de Douala et au-del&agrave;. Certaines radios locales ont fait des &quot;Breaking News&quot; &agrave; l&rsquo;occasion. Le domicile familial du d&eacute;funt situ&eacute; au quartier Bonat&eacute;ki (Deido), a aussit&ocirc;t &eacute;t&eacute; pris d&rsquo;assaut par une population compatissante. Parmi la foule, des artistes forc&eacute;ment. Ils s&rsquo;y sont spontan&eacute;ment d&eacute;plac&eacute;s par vagues. Comme s&rsquo;ils voudraient voir avant de croire.<\/p>\n<p>On reconna&icirc;t Flavy Nono, qui semble avoir perdu l&rsquo;usage de la parole. Nadia Ewand&egrave;, par ailleurs proche parent du disparu, a les yeux rougis par les larmes. Djen&egrave; Djento, Marco Mbella, Emma Balo, Charly Nell&egrave;, Macky Claude, etc., sont &eacute;galement l&agrave;, l&rsquo;air abattu. Autour d&rsquo;eux, quelques membres de la famille ont entonn&eacute; un interminable concert de pleurs. Des femmes en kaba, toutes en sanglots, n&rsquo;h&eacute;sitent pas &agrave; fredonner certains titres c&eacute;l&egrave;bres de Ho&iuml;gen Ekwalla. L&rsquo;&eacute;moi et la tristesse se lisent sur tous les visages. La r&eacute;alit&eacute; est bien l&agrave; : celui qu&rsquo;on appelait affectueusement &quot;Coco&quot;, est bel et bien mort&hellip;<br \/>Ho&iuml;gen Ekwalla est donc parti. Il laisse n&eacute;anmoins un important h&eacute;ritage musical &agrave; la post&eacute;rit&eacute;.<\/p>\n<p> Pendant plus de deux d&eacute;cennies, il a fait danser les m&eacute;lomanes les plus exigeants. Au point de devenir, au fil des albums commis, une authentique ic&ocirc;ne du makossa, un rythme qu&rsquo;il a amplement contribu&eacute; &agrave; valoriser. M&ecirc;me apr&egrave;s sa mort, des chansons &agrave; succ&egrave;s de Ho&iuml;gen Ekwalla continueront, en effet, de bercer ses millions de fans. A l&rsquo;instar de &quot;Ami mon ami&quot;, &quot;Onguel&egrave; to mba&quot;, &quot;V&eacute;rit&eacute;&quot;, &quot;Ye ndedi&quot;, &quot;Londo&quot;, &quot;A Ndo&quot;. Des titres dont de nombreux Camerounais connaissent les refrains par c&oelig;ur, et que les radios et t&eacute;l&eacute;visions bas&eacute;es &agrave; Douala n&rsquo;ont pas arr&ecirc;t&eacute; de diffuser depuis hier. A l&rsquo;occasion des obs&egrave;ques de l&rsquo;artiste dont la date n&rsquo;est pas encore fix&eacute;e, ses confr&egrave;res promettent d&eacute;j&agrave; de lui rendre un hommage bien m&eacute;rit&eacute;.<\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La nouvelle, &agrave; l&rsquo;image d&rsquo;une tra&icirc;n&eacute;e de poudre, a parcouru les coins de la ville de Douala hier jeudi 23 octobre autour&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[24],"tags":[],"class_list":["post-34370","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-culture-tradition-sawa"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/34370","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=34370"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/34370\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=34370"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=34370"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=34370"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}