{"id":5355,"date":"2020-06-29T12:19:25","date_gmt":"2020-06-29T10:19:25","guid":{"rendered":""},"modified":"2024-04-29T08:04:39","modified_gmt":"2024-04-29T06:04:39","slug":"5355","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/5355\/","title":{"rendered":"Histoire des ELOG MPOO"},"content":{"rendered":"<p>La m\u00e9moire orale des Elog Mpoo (Bisoo\/Bakoko) affirme qu`ils viennent d`Egypte antique et des r\u00e9gions tchadiennes.<\/p>\n<div align=\"center\"><strong><strong>La m\u00e9moire orale des Elog Mpoo (Bisoo\/Bakoko) affirme qu\u00b4ils viennent d\u00b4Egypte antique et des r\u00e9gions tchadiennes.<\/strong><\/strong><\/p>\n<\/div>\n<p>Jean Toto Kange, cat\u00e9chiste, mort le 10 Juillet 1978 \u00e0 l\u00b4\u00e2ge d\u00b4environ 110 ans, d\u00e9clare en 1976 : \u00ab Nous les Bakoko, sommes partis d\u00b4Ethiopie puis nous sommes pass\u00e9es en Egypte. De l\u00e0 notre grand Anc\u00eatre est parti avec d\u00b4autres, il a d\u00e9bouch\u00e9 du c\u00f4t\u00e9 de Yaound\u00e9. En ce temps-l\u00e0 les routes anciennes de Dieu \u00e9taient peu distantes. (&#8230;) Notre grand Anc\u00eatre Nsoo a trouv\u00e9 un immense rocher chez les Basso du Nord (1). \u00bb<br \/>\nLe Chef Pongo Too, n\u00e9 en 1890, fait des all\u00e9gations similaires. Malheureusement les auteurs Christine Buhan et Etienne Kange Essiben du livre &#8211; La mystique du corps &#8211; Les Yabyan et les Yapeke de Dibombari au Sud-Cameroun (\u00e9ditions Harmattan, Paris, 1986) n\u00b4ont pas transcrit la partie concernant l\u00b4Egypte et l\u00b4Ethiopie. On lit dans leurs ouvrage : \u00ab Apr\u00e8s avoir longuement parl\u00e9 de l\u00b4origine de ses anc\u00eatres en Egypte puis en Ethiopie, le chef continue :\u00ab Lame suivit les flots et arriva \u00e0 Ngog-Lituba (2). \u00bb<br \/>\nLes g\u00e9n\u00e9alogistes Minyemeg Mi SIM et Ndoumb\u00e8 Dibongu\u00e8, des Bisoo\/Bakoko ont aussi mis en lumi\u00e8re l\u00b4existence de leurs ancien empire fond\u00e9 vers IIIe si\u00e8cle avant notre \u00e8re, aux environs du Lac Tchad, appel\u00e9 Ng\u00e9e-Simba et sa confr\u00e9rie militaire le Ng\u00e9e (hommes-panth\u00e8re). Dika Akwa fait le lien de cet empire avec l\u00b4Agysimba d\u00e9crit par les routiers gr\u00e9co-romains (3).<\/p>\n<p>Par: SIM Mi NSONKON R\u00e9my<br \/>\nNOTES<br \/>\n1. T\u00e9moignage de Jean Toto Kange dans l\u00b4Annexe de La mystique du corps &#8211; Les Yabyan et les Yapeke de Dibombari au Sud-Cameroun, \u00e9ditions Harmattan, Paris, 1986, p .419<br \/>\n2. La mystique du corps &#8211; Les Yabyan et les Yapeke de Dibombari au Sud-Cameroun, \u00e9ditions Harmattan, Paris, 1986, p. 435<br \/>\n3. Les probl\u00e8mes de l\u00b4anthropologie et de l\u00b4histoire africaine (\u00c9ditions Cl\u00e9, Yaound\u00e9, 1982), pp. 61-62<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/espacesawa\/public\/album_photo\/25\/85\/03\/bb8581557c00f1d2f54b0783cb5c3bbe.jpg\" \/><\/p>\n<h6 align=\"center\">L\u00b4ORIGINE \u00c9GYPTIENNE DE LA LANGUE<br \/>\nNSOO DES ELOG MPOO<\/h6>\n<p>La langue originelle des Elog Mpoo \u00e9tait le Nso. Cette langue est issue du royaume de la Haute-Egypte appel\u00e9e Nso. D\u00b4ou : le pharaon Nso, nom donn\u00e9 au roi du sud de l\u00b4Egypte qui avait pour capitale Th\u00e8bes. Nous faisons le parall\u00e8le ici avec la langue Douala qui vient du nom de leurs anc\u00eatre Douala Mbedi.<br \/>\nLe rameau Nsoo ou Bisoo des Elog Mpoo perp\u00e9tue la tradition ancestrale en portant ce nom d\u00b4origine \u00e9gyptienne. Les Nso de Bamenda, population anglophone estim\u00e9e \u00e0 plus de 200.000 personnes appartiennent \u00e9galement \u00e0 cet ensemble. Remarquons que la Haute Egypte et la Basse Egypte concr\u00e9tisent leurs R\u00e9unification vers &#8211; 3200 avant notre \u00e8re.<br \/>\nPlusieurs autres elements tendent \u00e0 confirmer nos all\u00e9gations sur le rapport entre les Nso de l\u00b4Egypte pharaonique et ceux du Sud-Cameroun.<br \/>\nPremi\u00e8rement, la toponymie. Non loin de Th\u00e8bes, les Anciens \u00c9gyptiens avaient une montagne sacr\u00e9e portant l\u00b4expression Tuba signifiant la pierre perfor\u00e9e. Et nous savons que Ngok-Lituba du Sud-Cameroun a une signification similaire.<br \/>\nSur le plan de la parent\u00e9 linguistique, les Elog Mpoo forment les noms de la plupart de leurs villages \u00e0 partir de l\u00b4adjectif d\u00b4appartenance \u00ab Nyi \u00bb (pour les Nsoo ou Bisoo) et \u00ab Ya \u00bb (pour les Bakoko). Plusieurs villes de la Haute-Egypte, particuli\u00e8rement Nekhen, ob\u00e9issent \u00e0 la m\u00eame r\u00e8gle linguistique.<br \/>\nLe Nso est, depuis l\u00b4Egypte pharaonique, la langue liturgique dans les temples, accessible seulement aux initi\u00e9s. Pour les Bassa, cette langue est difficile \u00e0 parler. Ces \u00e9vidences, que nous soulignons, tendent \u00e0 confirmer le choix du nsoo comme langue liturgique des Elog Mpoo, Bassa, Beti, Yambassa, etc. Et pr\u00e9cisons que les Nsoo sont les gardiens de la tradition des Elog Mpoo.<br \/>\nApr\u00e8s la destruction de l\u00b4Egypte Ancienne par les envahisseurs successifs, les Nso cr\u00e9es l\u00b4empire Ng\u00e9- Simba (Agy-Simba des voyageurs Romains) vers le IIe siecle avant notre \u00e8re. C\u00b4est probablement ici que va na\u00eetre la langue Ati soulign\u00e9e par Dika Akwa dans son livre &#8211; Les probl\u00e8mes de l\u00b4Anthropologie et de l\u00b4Histoire africaines (\u00c9ditions Cl\u00e9, Yaound\u00e9, 1982, p.57) : \u00ab On se rend compte que le Bulu du Sud-Cameroun ou du Gabon parle certes ati comme les Beti ou les Fang, mais une histoire plus riche que celle plus connue de son XVIIIe si\u00e8cle le renvoie \u00e0 un m\u00eame stock racial que les Ba-Sow (Bakoko, Badjob, Yalongo) et les Yadouma (Mangissa, Yebekolo&#8230;) du Cameroun, les Akoko du Nigeria, les Yakouma du Za\u00efre, les Laob\u00e9 du S\u00e9n\u00e9gal, tous descendants des Sao ou Sow l\u00e9gendaires b\u00e2tisseurs de l\u00b4empire du Ng\u00e9-simba (IIe s. avant notre \u00e8re, + IIe s.), ou encore des Sonink\u00e9 fondateurs du c\u00e9l\u00e8bre empire du Ghana (Wagadou). \u00bb<br \/>\nTous les Elog Mpoo ne parlent pas le Nsoo, encore appel\u00e9 le Bakoko, dans la mesure o\u00f9 certains ont subi l\u00b4influence des peuples environnants. Ceci est toutefois est vrai pour les Badjob, NdogBessol et Yabii qui parlent le Bassa, langue qu\u00b4ils ont emprunt\u00e9e \u00e0 leur environnement \u00e9co-culturel.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/espacesawa\/public\/album_photo\/27\/85\/03\/4ad10f608e0c5a6e982970e891ab9e24.jpg\" \/><\/p>\n<div align=\"center\">LES CLANS MPOO<\/div>\n<p>Les arcanes Mpoo:<\/p>\n<p>La corde: tress\u00e9e avec un noeud tourn\u00e9 vers le haut, symbolise l\u00b4union et la fraternit\u00e9 indissolubles.<br \/>\nLe palmier : il est le symbole de l\u00b4activit\u00e9 agricole et surtout de la f\u00e9condit\u00e9, de la richesse et de la prosp\u00e9rit\u00e9.<br \/>\nLa pirogues et les p\u00eacheurs : symbolise l\u00b4origine aquatique des Mpoo, la ma\u00eetrise de l\u00b4eau et l\u00b4aptitude aux activit\u00e9s marines.<br \/>\nLa pagaie : constitue un \u00e9l\u00e9ment moteur dans les diff\u00e9rents d\u00e9placements, permet de diriger et de stabiliser la pirogue, m\u00eame entre les vagues. Les vagues chez les Mpoo symbolisent la perversit\u00e9.<br \/>\nLe chasse-mouche : est le symbole de la paix et de l\u00b4autorit\u00e9 d\u00b4une part, et d\u00b4autre part de la dignit\u00e9 et de la libert\u00e9. Dans une course de pirogues par exemple, le chasse-mouche mat\u00e9rialise le pouvoir de neutraliser les forces mal\u00e9fiques des autres concurrents.<br \/>\nPr\u00e9sentation des clans Mpoo:<br \/>\nAdi\u00e8 :<br \/>\nIls descendent de Adi\u00e8, fils de Likand\u00e8, fils de Mpoo. Ils parlent le bakoko, et sont localis\u00e9s dans les arrodissements d\u00b4Ed\u00e9a dans la Sanaga maritime, et de Kribi dans l\u00b4Oc\u00e9an. Ils se s\u00e9par\u00e8rent des autres groupes \u00e0 Mongob\u00e8. Deux migrations pour ceux d\u00b4Ed\u00e9a, trois pour ceux de Kribi. Apr\u00e8s le d\u00e9faite des Yakalak en 1892, le pays Adi\u00e8 fut vite conquis. Ils avaient une importance strat\u00e9gique durant la p\u00e9riode pr\u00e9coloniale dans le commerce avec les Europ\u00e9ens car situ\u00e9s au terminus de la partie navigable de la Sanaga. Ed\u00e9a est la m\u00e9tropole des Elog Mpoo.<br \/>\nBadjob :<br \/>\nIls descendent de Njob, fils de Mban, fr\u00e8re de Mpoo. Ils parlent le basaa et le bakoko est leur langue rituelle. Ils sont localis\u00e9s dans les arrodissements de Messondo et B\u00f4t Makak dans le Nyong et Kelle, Lolodorf dans l\u00b4Oc\u00e9an, et Yabassi dans le Nkam. Ils ont travers\u00e9 la sanaga au pont de Kikot. 1, 2 ou 3 migrations selon les groupes. Ceux de la rive gauche de la Sanaga oblig\u00e8rent Morgen \u00e0 changer de rive quand il se rendait \u00e0 Malimba.<br \/>\nBisoo :<br \/>\nIls descendent de Nsoo, fils de Mban, fr\u00e8re de Mpoo. Ils parlent le bakoko biso, et sont localis\u00e9s dans l\u00b4arrodissements de Ndom dans la Sanaga maritime, et de Kribi dans l\u00b4Oc\u00e9an ils n\u00b4ont connu aucune migration.<br \/>\nMban :<br \/>\nSe rattachent \u00e0 Mban, p\u00e8re de Mpoo. Ils parlent le mban bakoko (langue secr\u00e8te du njee bakoko et basaa), et sont localis\u00e9s dans l\u00b4arrodissements de Nkondjock le Nkam. Deux migrations principales : De Ngog Litua \u00e0 la c\u00f4te, puis de la c\u00f4te \u00e0 leur emplacement actuel en remontant le Wouri puis la Makomb\u00e9. L\u00e0 ils trouv\u00e8rent les Diboum qui leur c\u00e9d\u00e8rent du terrain. Fin du 19\u00e8, guerre avec les Bandem pour se rapprocher de Yabassi, devenu un centre commercial important.<br \/>\nNdog besol :<br \/>\nIls descendent de Besol, fils de Bian, fils de Mpoo. Ils parlent le basaa et le bakoko est leur langue rituelle. Ils sont localis\u00e9s dans les arrodissements d\u00b4Ed\u00e9a dans la Sanaga maritime, de Lolodorf dans l\u00b4Oc\u00e9an et de Messondo dans le Nyong et Kelle. Franchirent la Sanaga vers Sakbay\u00e9m\u00e9. Deux migrations : Au 19\u00e8, guerre contre les Fangs, Evuzok, Ngumba, Yansa et Batanga. Ran\u00e7onnaient les convois allemands sur les routes de Yaound\u00e9-Kribi et Kribi-Ed\u00e9a. Trait\u00e9 du 23.06.1896 avec le Lt Von Stein. Ont int\u00e9gr\u00e9 les pygm\u00e9es. Furent les plus grands fournisseurs d\u00b4ivoire vendu par les Adi\u00e8 et les Yakalak de l\u00b4embouchure de la Sanaga.<br \/>\nNdonga :<br \/>\nIls descendent de Mbambo, fils de Mpoo. Ils parlent le basaa-ndonga, et sont localis\u00e9s dans l\u00b4arrodissement de Dizangu\u00e8 dans la Sanaga maritime. Ils disent \u00eatre pass\u00e9s \u00e0 Piti. Ils sont tr\u00e8s m\u00e9tiss\u00e9s d\u00b4Elog Ngah\u00e8 (proche des Duala)<br \/>\nYabii :<br \/>\nIls descendent de Bii, fils de Likika, fils de Mpoo. Ils parlent le basaa et le bakoko est leur langue rituelle. Ils sont localis\u00e9s dans les arrodissements d\u00b4Ed\u00e9a dans la Sanaga maritime, de Kribi et Lolodorf dans l\u00b4Oc\u00e9an. Franchirent la Sanaga vers Sakbay\u00e9m\u00e9. Deux migrations : Au 19\u00e8, guerre contre les Fangs, Evuzok, Ngumba, Yansa et Batanga. Ran\u00e7onnaient les convois allemands sur les routes de Yaound\u00e9-Kribi et Kribi-Ed\u00e9a. Trait\u00e9 du 23.06.1896 avec le Lt Von Stein. Ont int\u00e9gr\u00e9 les pygm\u00e9es. Furent les plus grands fournisseurs d\u00b4ivoire vendu par les Adi\u00e8 et les Yakalak de l\u00b4embouchure de la Sanaga.<br \/>\nYakalak :<br \/>\nIls descendent de Suga ou Ngah, surnomm\u00e9 Kalak, fils de Mpoo. Ils parlent le bakoko, et sont localis\u00e9s dans les arrodissements de Mouanko et Dizangu\u00e8 dans la Sanaga maritime. Ont int\u00e9gr\u00e9 plusieurs sous-clans des divers clans Mpoo. Apr\u00e8s Ngog Litua, s\u00e9journ\u00e8rent \u00e0 Piti. Migrations successives. Servaient d\u00b4interm\u00e9diaires entre les Malimba et les Adi\u00e8 dans le commerce avec les Europ\u00e9ens. Leur r\u00e9sistance aux Allemands fut la plus acharn\u00e9e et la plus sanglante du Cameroun. Trait\u00e9 de D\u00e9cembre 1892 avec Wehlan. Mais il fallut 10 ans pour r\u00e9tablir l\u00b4ordre dans la r\u00e9gion.<br \/>\nYapeke :<br \/>\nIls descendent de Peke, fr\u00e8re de Mpoo. Ils parlent le bakoko dibombari, et sont localis\u00e9s dans l\u00b4arrodissement de Dibombari dans le Mungo. Trois migrations principales depuis Ngog Litua. Piti, Duala, Dibombari. Peke arrive avant Bwan\u00e8. Les Yapeke ont int\u00e9gr\u00e9 des groupes d\u00b4Es\u00e9ka, de Yapouma, de Yakalak.<br \/>\nYabyan (ou bakoko Dibombari) :<br \/>\nIls descendent de Bwan\u00e8 ou Byan\u00e8, fils de Mpoo. Ils parlent le bakoko dibombari, et sont localis\u00e9s dans l\u00b4arrodissement de Dibombari dans le Mungo. Trois migrations principales depuis Ngog Litua. Piti, Duala, Dibombari. Peke arrive avant Bwan\u00e8. Les Yabyan sont li\u00e9s aux Basaa de Babimbi, Adi\u00e8, Yakalak. Ont fui la promiscuit\u00e9 avec les Duala.<br \/>\nYapoma (ou bakoko Duala) :<br \/>\nIls descendent de Poman\u00e8, fils de Mpoo. Ils parlent le bakoko, et sont localis\u00e9s dans l\u00b4arrodissement de Douala III dans le Wouri. Leur s\u00e9jour \u00e0 Piti a entra\u00een\u00e9 des brassages avec les Yakalak, les Donga, Elog Ngah\u00e8. Tr\u00e8s t\u00f4t se sont install\u00e9s sur la Dibamba.<br \/>\nYasuk :<br \/>\nIls descendent de Lisuk\u00e8, petit-fils de Mpoo. Ils parlent le bakoko, et sont localis\u00e9s dans l\u00b4arrodissement d\u00b4Ed\u00e9a dans la Sanaga maritime. Franchirent la Sanaga en amont d\u00b4Ed\u00e9a. Descendirent jusqu\u00b4au Nyong qu\u00b4ils franchirent et se heurt\u00e8rent aux Mab\u00e9a. Se repli\u00e8rent sur la rive droite, emp\u00each\u00e8rent les caravanes allemandes de traverser le Nyong.<br \/>\nYawanda :<br \/>\nIls descendent de Wanda, fils de Mpoo. Ils parlent le bakoko, et sont localis\u00e9s dans l\u00b4arrodissement d\u00b4Ed\u00e9a dans la Sanaga maritime. Franchirent la Sanaga en amont d\u00b4Ed\u00e9a. Descendirent jusqu\u00b4au Nyong qu\u00b4ils franchirent et se heurt\u00e8rent aux Mab\u00e9a. Se repli\u00e8rent sur la rive droite, emp\u00each\u00e8rent les caravanes allemandes de traverser le Nyong.<br \/>\n&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<\/p>\n<p>APERCU HISTORIQUE DES ELOG MPOO<br \/>\nET DE L\u2019ACTEM<\/p>\n<p>Pr\u00e9sent\u00e9 par le Bureau Mpoo &#8211; A l\u2019occasion de l\u2019Assembl\u00e9e G\u00e9n\u00e9rale<br \/>\nOrdinaire de l\u2019ACTEM Njuki, le 24 Juillet 2004.<\/p>\n<p>Les Elog Mpoo sont un groupe ethnique qui se r\u00e9partit en plusieurs Clans ou lignage plus ou moins autonomes les uns par rapport aux autres. Dans la langue Bakoko, le pr\u00e9fixe \u00a0\u00bb Elog \u00a0\u00bb signifie \u00a0\u00bb ceux de\u2026 \u00a0\u00bb ou \u00a0\u00bb les gens de\u2026 Par extension, il faut lire \u00a0\u00bb les descendants de\u2026 Ce pr\u00e9fixe se rattache presque toujours \u00e0 un ascendant \u00e9ponyme proche ou \u00e9loign\u00e9, et se d\u00e9cline en \u00a0\u00bb Ndog\u2026 \u00a0\u00bb ou \u00a0\u00bb Log\u2026 \u00a0\u00bb ou encore \u00a0\u00bb Ilog\u2026 \u00a0\u00bb ou enfin \u00a0\u00bb Ya\u2026 \u00ab\u00a0.<br \/>\nQUI ETAIT MPOO ?<\/p>\n<p>IL s\u2019appelait de son vrai nom NNANGA ? fils de MBANG, petit-fils de NGUE et arri\u00e8re petit-fils de NNANGA, donc il s\u2019appelait NNANGA MBANG NGUE NNANGA. L\u2019appellation MPOO d\u00e9vire de son surnom dont l\u2019expression enti\u00e8re \u00e9tait \u00a0\u00bb LIPOO LI MINGENDA MI BET BEN \u00ab\u00a0, qui veut dire \u00a0\u00bb l\u2019eau de la chute qui ne remonte jamais \u00e0 sa source \u00ab\u00a0. Le sens qu\u2019il faut donner \u00e0 ce surnom est qu\u2019il \u00e9tait un homme qui avait une grande personnalit\u00e9, qui \u00e9tait rigoureux, d\u00e9termin\u00e9, secret.<br \/>\nQUI SONT LES ELOG MPOO<br \/>\nLes Elog Mpoo sont les descendants de MPOO lui-m\u00eame, ceux de ses fr\u00e8res NSO\u2019O, NJOB et PEKE, et m\u00eame ceux d\u2019un de ses oncles (les Mbang et les Dibom). Ceci trouve sa justification dans un usage coutumier qui regroupait autour d\u2019un homme illustre et prosp\u00e8re toutes les composantes de sa famille, voire de son lignage.<br \/>\nAujourd\u2019hui les Elog Mpoo sont regroup\u00e9s dans trois (03) provinces (Centre, Littoral et Sud), dans six (06) d\u00e9partements (Moungo, Nkam, Nyong et Kell\u00e9, Oc\u00e9an, Sanaga Maritime et Wouri). Ils s\u2019expriment en Basaa et en Bakoko, les parlers Mbang et Biso\u2019o \u00e9tant de la m\u00eame souche linguistique.<br \/>\nLes recherches sont en cours pour mettre en lumi\u00e8re les rapports de parent\u00e9 qui existent avec les groupes isol\u00e9s rep\u00e9r\u00e9s dans les r\u00e9gions d\u2019Etoudi (Mfoundi), de Nanga Eboko et Basthenga (Haute Sanaga), Kumba (M\u00e9m\u00e9), Mundemba (Ndian) et Campo (Oc\u00e9an).<br \/>\nDans l\u2019ordre alphab\u00e9tique, les Clans Mpoo aujourd\u2019hui identifi\u00e9s sont donc les suivants :<br \/>\n* Les\u00a0ADIE\u00a0sont les autochtones de la ville d\u2019Ed\u00e9a. Ils descendent d\u2019ADIE, filks de LIKANDE, petit-fils de MPOO. Ils peuplent les arrondissement d\u2019Ed\u00e9a et le nord de celui de Kribi et parlent Bakoko. Leur voisinage et leur interp\u00e9n\u00e9tration avec les Bassa ont longtemps entretenu la confusion et les ont fait passer pour des Bassa qu\u2019ils ne sont absolument pas.<br \/>\n* Les\u00a0BADJOB\u00a0descendent de NJOB MBANG NGUE, fr\u00e8re de MPOO. Ils peuplent lkes arrondissement de Bipindi, Bot Makak, Messondo, Ngog Mapubi et s\u2019expriment en Basaa. Selon certaines sources, ils ont en commun avec les Ndog Bisso et les Yabii d\u2019\u00eatre \u00a0\u00bb fr\u00e8res de case \u00ab\u00a0, c\u2019est-\u00e0-dire que les m\u00e8res des deux derniers \u00e9taient co-\u00e9pouses dans la cuisine de la m\u00e8re de NJOB.<br \/>\n* Les\u00a0BAKOKO DU MOUNGO\u00a0se composent de deux (02) sous-groupes. Les YAPEKE, descendants de PEKE MBANG NGUE, fr\u00e8re de MPOO et les YABIANG, descendants de BIANGUE ? FILS DE MPOO. Ils sont en fait un oncle et son neveu. Ils se trouvent dans l\u2019arrondissement de Dibombari et s\u2019expriment en Bakoko.<br \/>\n* Les\u00a0BAKOKO DU WOURI, abusivement r\u00e9duits \u00e0 la seule dimension des YAPOMAN, comprennent en fait de nombraux autres lignages. Ils descendent de POMANE, fils de MPAM, petit-fils de MPOO. Ils peuplent l\u2019arrondissement de Douala 3\u00e8me et parlent le Bakoko.<br \/>\n* Les\u00a0BISO\u2019O\u00a0sont les descendants de NSO\u2019O MBANG NGUE, fr\u00e8re de MPOO. Ils sont regroup\u00e9s dans le district de Nyanon, arrondissement de Ndom, et s\u2019expriment en Biso\u2019o. Ils sont les seuls \u00e0 n\u2019avoir pas \u00e9migr\u00e9 loin de notre berceau de Ngog Lituba.<br \/>\n* Les\u00a0DIBOM\u00a0descendent plut\u00f4t d\u2019un oncle de Mpoo. Quelques probl\u00e8mes subsistent sur le segment lignager auquel ils se rattachent. Au stade actuel des connaissances, ils seraient les neveux des Mnang. Ils occupent le district de Nord Makomb\u00e9, arrondissement de Nkondjock et parlent le Bakoko.<br \/>\n* Les\u00a0MBANG\u00a0descendent d\u2019un oncle de Mpoo parce que le segment lignager auquel ils se rattachent se situerait au niveau de NGUE NNANGA, grand p\u00e8re de MPOO. Ils peuplent l\u2019arrondissement de Nkondjock et parlent le Bakoko.<br \/>\n* Les\u00a0NDOGBISSO\u00a0sont les descendants de BISSO, fils de ANG, petit fils de MPOO. Ils sont install\u00e9s dans les arrondissements de Bipindi, Ed\u00e9a et Messondo et s\u2019expriment en Basaa.<br \/>\n* Les\u00a0NDONGA\u00a0descendent de MBAMBO, fils de MPAM, petit-fils de MPOO. Comme leurs fr\u00e8res ADIE, leur voisinage et leur interp\u00e9n\u00e9tration avec les LONGASSE a longtemps entretenu la confusion sur leur appartenance ethnique. Ils peuplent l\u2019arrondissement de Dizangu\u00e9 et s\u2019expriment en Basaa.<br \/>\n* Les\u00a0YABII\u00a0descendent de BII, fils de LIKIKA, petit de MPOO. Ils habitent dans les arrondissements de Bipindi, Ed\u00e9a, Kribi et Messondo et s\u2019expriment en Basaa.<br \/>\n* Les\u00a0YAKALAG\u00a0descendent de MPAM dit KALAKE, fils de MPOO. Ils sont dans les arrondissements de Dizangu\u00e9 et Mouanko et s\u2019expriment en Bakoko.<br \/>\n* Les\u00a0YASUKU\u00a0descendent de NGANGOHE dit LISUKE, fils de LINYIMA, fils de MPOO. Ils habitent l\u2019arrondissement d\u2019Ed\u00e9a, au bord du Nyong et parlent le Bakoko.<br \/>\n* Les\u00a0YAWANDA\u00a0descendent d\u2019EKOUM, fils de MPACKE, fils de MPOO. Ils cohabitent avec les Yasuku (arrondissement d\u2019Ed\u00e9a) et les Adi\u00e8 dont ils sont les plus proches parents dans l\u2019arrondissement de Kribi.<br \/>\nQU\u2019EST CE QUE L\u2019ACTEM<br \/>\nLe signe A.C.T.E.M. se d\u00e9veloppe en Assembl\u00e9e Coutumi\u00e8re et Traditionnelle des Elog Mpoo. Derri\u00e8re cette appellation se cache \u00e0 la fois tout ce qui vient d\u2019\u00eatre \u00e9voqu\u00e9 \u00e0 propos de MPOO lui m\u00eame,, \u00e0 propos des clans, et une organisation structurelle qui sert de v\u00e9hicule et de support \u00e0 tout ceci.<br \/>\nCr\u00e9\u00e9e au moment de quitter Ngog Lituba il y a environ six cent (600) ans, l\u2019ACTEM a \u00e9t\u00e9 reconstitu\u00e9e sous sa forme actuelle en 1948 par quelques fils Mpoo, dont entre autres OMOG LIKABO, MIYEMEG mi SIM, TOTO KANGUE, Fr\u00e9d\u00e9ric NYEGUE, PRISO EBOBISSE, etc. ces p\u00e8res pr\u00e9curseurs se sont attach\u00e9s depuis cette date , non seulement \u00e0 revaloriser et \u00e0 redynamiser notre tradition, mais aussi \u00e0 conduire jusqu\u2019en 1979 son adaptation aux exigences de notre temps.<br \/>\nApr\u00e8s une longue hibernation de douze (12) ans (1979-1990) cons\u00e9cutive \u00e0 une interdiction administrative, l\u2019ACTEM comme toutes les structures du m\u00eame genre (Ngondo, Ngouon, etc) a \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9e \u00e0 reprendre ses activit\u00e9s par la loi 90\/053 du 19.12.90. Cette reprise des activit\u00e9s s\u2019est accompagn\u00e9e d\u2019une r\u00e9vision de toutes les structures de l\u2019ACTEM, les temps ayant chang\u00e9 et le contexte social n\u2019\u00e9tant plus le m\u00eame.<br \/>\nDans le cadre de cette adaptation, l\u2019ACTEM, r\u00e9unie en Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale le 13 Ao\u00fbt 1994, s\u2019est dot\u00e9 d\u2019une Charte, document consensuel qui ne comporte pas de catalogue de sanctions. Fruit de 15 longs mois de d\u00e9licates tractations et de laborieux compromis, la Charte est le cadre structurel de l\u2019_expression de la fraternit\u00e9 et de l\u2019unit\u00e9 des Elog Mpoo. Ce texte a connu plusieurs r\u00e9am\u00e9nagements pour le rapprocher plus et mieux du peuple Mpoo. La derni\u00e8re en date remonte au 13 Mars 2004 \u00e0 Mouanko.<br \/>\nElle cr\u00e9e des cadres de concertations, de coordination, d\u2019ex\u00e9cution et d\u2019animation par le biais des instances ci-apr\u00e8s :<br \/>\nL\u2019Assembl\u00e9e G\u00e9n\u00e9rale<br \/>\nLe Conseil Mpoo<br \/>\nLe Bureau Mpoo<br \/>\nLes Bureaux des Cantons<br \/>\nLes Coordinations R\u00e9gionales<br \/>\nLes Amicales et Associations.<\/p>\n<p>DE L\u2019ASSEMBLEE GENERALE<br \/>\nParce qu\u2019elle est constitu\u00e9e de l\u2019ensemble des descendants de MPOO et de ses collat\u00e9raux, elle st plut\u00f4t un id\u00e9al. Elle n\u2019approche sa v\u00e9ritable dimension que lorsqu\u2019elle se r\u00e9unit dans un des treize (13) clans comme c\u2019est le cas aujourd\u2019hui. F\u00eate foraine, elle sert alors d\u2019excellent pr\u00e9texte \u00e0 la d\u00e9couverte des uns par les autres, \u00e0 la fraternisation, \u00e0 la consolidation de l\u2019unit\u00e9, bref \u00e0 la reconnaissance de soi dans l\u2019autre. Sur le plan formel, elle se r\u00e9unit deux fois par an et sa session de d\u00e9cembre devient la F\u00eate Comm\u00e9morative, Coutumi\u00e8re et Traditionnelle, la F\u00eate MPOO. DU CONSEIL MPOO<br \/>\nInstance supr\u00eame de l\u2019ACTEM, le Conseil Mpoo est le cadre par excellence de toutes les d\u00e9lib\u00e9rations. Structure d\u2019orientation, de concertation, de d\u00e9lib\u00e9ration et de contr\u00f4le, le Conseil Mpoo est en quelque sorte le Parlement des Elog Mpoo. Son Pr\u00e9sident est un Chef Sup\u00e9rieur de 1er ou de 2\u00e8me degr\u00e9. Il est d\u00e9sign\u00e9 par la Chambre Coutumi\u00e8re et Traditionnelle sur proposition de ses pairs pour un mandat de deux (02) ans non renouvelable. La disposition III.2.5. de la Charte en fixe ainsi la composition :<br \/>\n&#8211; Tous les Chefs Sup\u00e9rieurs de 1er et 2\u00e8me degr\u00e9, membres de droit<br \/>\n&#8211; Un Mbombog, Mp\u00e8p\u00e8\u00e8 ou tout autre Initi\u00e9 de haut rang par Canton, membre de doit<br \/>\n&#8211; Tous les membres du Bureau Mpoo et de ses organes d\u00e9centralis\u00e9s, membres ex officio<br \/>\n&#8211; Quatre (04) d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s dont un Chef de 3\u00e8me degr\u00e9 par canton, membres d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s<br \/>\n&#8211; Deux (02) d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s de la Jeunesse Elog Mpoo dont une (01) fille.<br \/>\nL\u2019ACTEM est actuellement dirig\u00e9e par :<br \/>\n-Sa Majest\u00e9 Albert ETOTOKE EPOUNE, Chef Sup\u00e9rieur du Canton Yakalag Mouanko, Pr\u00e9sident<br \/>\n-Sa Majest\u00e9, Jean Michel NJAB , Chef Sup\u00e9rieur du Canton Ndog Bisso Messondo, Vice Pr\u00e9sident.<br \/>\nDU BUREAU MPOO<br \/>\nStructure d\u2019animation permanente, d\u2019administration et de gestion de l\u2019ACTEM, le Bureau Mpoo est surtout une force de proposition charg\u00e9e de conduire la vie et le fonctionnement de l\u2019ACTEM. Il est conduit par un Secr\u00e9taire Ex\u00e9cutif d\u00e9sign\u00e9 par le Conseil sur proposition du Pr\u00e9sident. Les douze (12) autres membres sont d\u00e9sign\u00e9s par le Conseil sur proposition du Secr\u00e9taire Ex\u00e9cutif pour un mandat de deux (02) ans, renouvelable. Sa composition actuelle est la suivante :<br \/>\n&#8211; Secr\u00e9taire Ex\u00e9cutif M. Henri \u2013 Claude ENOUMBA (Ndonga)<br \/>\n&#8211; Conseiller Sp\u00e9cial n\u00b0 01 M. Luc BINONG (Badjob)<br \/>\n&#8211; Conseiller Sp\u00e9cial n\u00b0 02 M. Charles METOUCK (Yakalag)<br \/>\n&#8211; Conseiller n\u00b0 01 M. Esa\u00efe EBOA EYOUM (Bakoko du Moungo)<br \/>\n&#8211; Conseiller n\u00b0 02 Mme Esther MOUTNGUI (Biso\u2019o)<br \/>\n&#8211; Secr\u00e9taire Administratif n\u00b0 01 M. Sam Th\u00e9ophile EBOBISSE (Yasuku)<br \/>\n&#8211; Secr\u00e9taire Administratif n\u00b0 02 M. Salomon NJOH (Bakoko du Moungo)<br \/>\n&#8211; D\u00e9l\u00e9gu\u00e9 aux Activit\u00e9s Rituelles<br \/>\n&#8211; D\u00e9l\u00e9gu\u00e9 Adjoint aux Activit\u00e9s Rituelles M. Albert EBONGUE DOUMBE (Bakoko du Wouri)<br \/>\n-D\u00e9l\u00e9gu\u00e9 aux Activit\u00e9s Culturelles M. Dieudonn\u00e9 Parfait ETOMENE (Adi\u00e8)<br \/>\n-D\u00e9l\u00e9gu\u00e9 aux Affaires Economiques et au D\u00e9veloppement M. Etienne Marcelin KANA (Ndog Bisso)<br \/>\n-D\u00e9l\u00e9gu\u00e9 \u00e0 la Communication M. EBONA NYETAM (Adi\u00e8)<br \/>\n-D\u00e9l\u00e9gu\u00e9 au Marketing et aux Relations Publiques M. Blaise BWEMBA (Yakalag)<br \/>\n-D\u00e9l\u00e9gu\u00e9 aux Affaires Financi\u00e8res (Tr\u00e9sorier) M. Robert NDJIGI (Ndog Bisso)<br \/>\n-D\u00e9l\u00e9gu\u00e9 aux Activit\u00e9s Sportives M. Paul BITEG (Ndonga)<br \/>\nCe Bureau est compl\u00e9t\u00e9 dans son action par deux (02) Commissaires aux Comptes d\u00e9sign\u00e9s par le Conseil. En ce moment, cette fonction est assur\u00e9e par MM. Etienne NGUIDJO MOUSSI (Biso\u2019o) et Ruben Pierre EKWEME NDJENG (Adi\u00e8).<br \/>\nDES BUREAUX DES CANTONS<br \/>\nDe Cr\u00e9ation r\u00e9cente (Mouanko le 13 Mars 2004), les Bureaux des Cantons ne sont pas encore op\u00e9rationnels. Structures de suivi des activit\u00e9s de l\u2019ACTEM dans le Canton, ils sont charg\u00e9s de transmettre l\u2019information du Bureau Mpoo vers les populations d\u2019une part, et de porter les dol\u00e9ances des populations vers le Bureau d\u2019autre part. Ils doivent \u00eatre cr\u00e9\u00e9s dans tous les Cantons.<br \/>\nDES COORDINATIONS REGIONALES<br \/>\nLes Coordinations R\u00e9gionales sont cr\u00e9\u00e9es dans tous les centres urbains o\u00f9 la concentration des Elog Mpoo le rend n\u00e9cessaire. Actuellement, il en existe \u00e0 Douala, Yaound\u00e9, Ed\u00e9a, Limb\u00e9, Nkongsamba, Kribi.<br \/>\n&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-<br \/>\nLE FOLKLORE, LES COUTUMES ET LES ARTS<\/p>\n<p>Par : NLONG II Jean Michel &#8211; Le 24 Ao\u00fbt 2004.<\/p>\n<p>Naissance<br \/>\nLes femmes enceintes ne devaient ni voir un mort, ni assister \u00e0 un enterrement. Elle \u00e9tait choy\u00e9e, avait droit aux mets les recherch\u00e9s. Personne ne doit la bousculer ni la r\u00e9primander, y compris son mari. Avant l\u00b4arriv\u00e9e du christianisme, la m\u00e8re et l\u00b4enfant ne pouvaient sortir de la maison avant neuf jours. La premi\u00e8re sortie d\u00e9butait par un rite de purification publique apr\u00e8s lequel tout le monde venait voir l\u00b4enfant. Si un nouveau-n\u00e9 mourait avant cette sortie, on consid\u00e9rait qu\u00b4il n\u00b4avait jamais exist\u00e9. Il existe plusieurs fa\u00e7ons d\u00b4attribuer un nom \u00e0 un enfant<br \/>\nMariages<br \/>\nLa proc\u00e9dure du mariage peut durer des mois.<br \/>\nLes danses initiatiques<br \/>\nFon et kolobicha:<br \/>\nC\u00b4est une danse (ou mieux un rite) pratiqu\u00e9e par les Mpoo de la for\u00eat. Les danseurs sont habill\u00e9s d\u00b4une ceinture de paille qui leur tombe aux genoux. La soci\u00e9t\u00e9 du Fon utilisait ce rite pour gu\u00e9rir (en communiquant avec les esprits). Elle \u00e9tait r\u00e9serv\u00e9e aux hommes d\u00fbment initi\u00e9s. Un fon entre en transe \u00e0 l\u00b4\u00e9coute du son du tamtam l\u00b4appelant, et n\u00b4est lib\u00e9r\u00e9 qu\u00b4une fois arriv\u00e9 au lieu de la c\u00e9r\u00e9monie.<br \/>\nBisima :<br \/>\nCe rite \u00e9tait pratiqu\u00e9 par les peuples de la c\u00f4te, pour invoquer les esprits de l\u00b4eau. C\u00b4est une organisation masculine. Les consacr\u00e9s jouent le r\u00f4le d\u00b4interm\u00e9diaire entre les humains et les hommes de l\u00b4eau. On y entre de p\u00e8re en fils d\u00e8s le jeune \u00e2ge. Les bisima entrent en transes en communication avec leurs ma\u00eetres et parlent un langage incompr\u00e9hensible aux non initi\u00e9s. Ces danses rituelles accompagnent des traitements. Certains bisima ont pu rester jusqu\u00b4a douze ans dans l\u00b4eau.<br \/>\nBilemba :<br \/>\nC\u00b4est une organisation strictement r\u00e9serv\u00e9e aux femmes qui ont suivi une longue initiation depuis l\u00b4\u00e2ge de cinq ou six ans, et qui r\u00e9unissent toutes les qualit\u00e9s de ma\u00eetresse-femme, en particulier celle de fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 leur mari. Particuli\u00e8rement craintes, les femmes elemba tenaient en respect les hommes contre les abus desquels elles luttaient avec efficacit\u00e9.<br \/>\nPo\u00e9sie:<br \/>\nNgoso:<br \/>\nC\u00b4\u00e9tait une po\u00e9sie chant\u00e9e, g\u00e9n\u00e9ralement sans instrument de musique, qui sevait \u00e0 louer, ou \u00e0 manifester sa cr\u00e9ativit\u00e9 par l\u00b4improvisation. Les po\u00e9sies du ngoso ont servi et servent encore dans beaucoup d\u00b4autres rythmes mondains.<br \/>\nOndende:<br \/>\nC\u00b4\u00e9tait aussi une po\u00e9sie chant\u00e9e, cette fois avec un instrument \u00e0 corde semblable au mvet chez les b\u00e9ti.<br \/>\nDanses diverses:<br \/>\nDans cette classe on distingue surtout:<br \/>\n&#8211; le Mbay\u00e8,<br \/>\n&#8211; le s\u00e8k\u00e8l\u00e8,<br \/>\n&#8211; l\u00b4es\u00e8w\u00e8,<br \/>\n&#8211; l\u00b4asiko,<br \/>\n&#8211; le bolbo et bien d\u00b4autres, etc., qui sont des chants rythm\u00e9s dans\u00e9s en toutes occasions. Ces danses sont d\u00b4ailleurs les plus r\u00e9pandues aujourd\u00b4hui.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La m\u00e9moire orale des Elog Mpoo (Bisoo\/Bakoko) affirme qu`ils viennent d`Egypte antique et des r\u00e9gions tchadiennes. 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