{"id":5387,"date":"2020-08-13T14:58:35","date_gmt":"2020-08-13T14:58:35","guid":{"rendered":""},"modified":"2024-06-21T14:47:14","modified_gmt":"2024-06-21T12:47:14","slug":"5387","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/5387\/","title":{"rendered":"Paul Soppo Priso, le 1er milliardaire Camerounais"},"content":{"rendered":"<p>Le natif de Bonadoumbe, a laiss\u00e9 une fortune estim\u00e9e apr\u00e8s son d\u00e9c\u00e8s, le 26 mai 1996, \u00e0 1000 milliards de Fcfa. Son patrimoine couvre les secteurs de la sant\u00e9, l&rsquo;immobilier, l&rsquo;industrie, le foncier, les Btp, les finances, etc. Son \u0153uvre \u00e9conomique, politique, sociale et traditionnelle a fait l&rsquo;objet d&rsquo;une conf\u00e9rence le 14 novembre 2019 \u00e0 Douala.<\/p>\n<p>Parmi les points inscrits dans les festivit\u00e9s du Ngondo 2019, l\u2019assembl\u00e9e traditionnelle du peuple Sawa, figure l\u2019hommage \u00e0 Paul Soppo Priso, fils Sawa et figure embl\u00e9matique du Cameroun. Georges Dooh Collins l\u00e8ve un pan de voile sur le contenu de la c\u00e9r\u00e9monie d\u2019hommage qui aura pour le cadre la grande salle Andr\u00e9 Siaka du Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam). Paul Soppo Priso \u00e9tait en effet un homme pluridimensionnel. N\u00e9 le 19 juillet 1913 \u00e0 Bonadoumb\u00e9, dans le Canton Njo Njo, dans l\u2019arrondissement de Douala 1er, Paul Soppo Priso est le second fils de Mouelle Priso et de Jeanne Dina.<\/p>\n<p>Il va se lancer dans les affaires apr\u00e8s avoir constitu\u00e9 une immense richesse dont l\u2019origine a longtemps aliment\u00e9 la pol\u00e9mique. Sa fortune serait li\u00e9e \u00e0 sa proximit\u00e9 avec les milieux coloniaux fran\u00e7ais. Dans les ann\u00e9es 1930, alors que la Seconde Guerre mondiale s\u2019annonce, le 3\u00e8me Reich allemand envisage de r\u00e9cup\u00e9rer ses anciennes colonies perdues en Afrique lors de la guerre de 1914-1918 et m\u00e8ne une campagne active \u00e0 cet effet. Un courant germanophile commence \u00e0 gagner du terrain dans l\u2019opinion autochtone camerounaise. En 1938, Paul Soppo Priso devient pr\u00e9sident d\u2019une organisation francophile, cr\u00e9\u00e9e \u00e0 l\u2019initiative du gouverneur colonial fran\u00e7ais, Richard Brunot, nomm\u00e9e Jeunesse camerounaise fran\u00e7aise (Jeucafra). Son but est de susciter des sympathies profran\u00e7aises au sein de l\u2019opinion publique camerounaise pour contrer les id\u00e9es germanophiles.<\/p>\n<p><strong>Services rendus<\/strong><\/p>\n<p>Soppo Priso va ainsi abondamment b\u00e9n\u00e9?cier de subventions importantes provenant des fonds secrets fran\u00e7ais, selon les t\u00e9moignages recueillis par Deltombe, Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa, les auteurs du livre \u00abKamerun\u00bb. A la ?n de la guerre, l\u2019administration lui autorise \u00e0 conserver l\u2019argent pour service rendu. Au sujet de l\u2019origine de sa fortune, son ami Andr\u00e9 Bovar, le premier pr\u00e9sident de l\u2019Assembl\u00e9e camerounaise, explique qu\u2019:\u00abau d\u00e9part, pour animer la Jeucafra, Soppo Priso \u00e9tait largement subventionn\u00e9 par les fonds secrets. A la fin de la guerre, l\u2019administration lui a dit : \u00abapr\u00e8s tout, vous avez rendu service, gardez le fric\u00bb. Enrichi par les fonds secrets et devenu entrepreneur, Paul Soppo Priso met \u00e0 pro?t son carnet d\u2019adresses politique, gr\u00e2ce auquel, l\u2019administration lui alloue des quotas de ciment contingent\u00e9 et lui attribue des pr\u00eats, rapportent les trois auteurs. Avec cet argent, il devient entrepreneur et ses relations avec l\u2019administration lui permettent d\u2019obtenir facilement des contrats dans le secteur du BTP. Le journaliste Philippe Gaillard, r\u00e9cemment d\u00e9c\u00e9d\u00e9 et cit\u00e9 par les auteurs, raconte de son c\u00f4t\u00e9 que Soppo Priso servait de \u00abpr\u00eate-nom au directeur des travaux publics, Maucl\u00e8re, pour une entreprise de b\u00e2timent dont il a h\u00e9rit\u00e9 au d\u00e9part du territoire de ce fonctionnaire fran\u00e7ais\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Division<\/strong><\/p>\n<p>Dans le Cameroun des ann\u00e9es 1950 et 1960, il investit lourdement dans la pierre. Il acquiert un nombre impressionnant de terrains entre 1950 et 1970, essentiellement \u00e0 Douala. Bonapriso, le quartier chic de Douala, fut un temps constitu\u00e9 de nombreuses villas lui appartenant. Paul Soppo Priso construit pour une client\u00e8le ais\u00e9e, presque exclusivement occidentale. Il cr\u00e9e plusieurs soci\u00e9t\u00e9s civiles immobili\u00e8res \u00e0 Douala, dont l\u2019Union g\u00e9n\u00e9rale immobili\u00e8re du Cameroun (Ugic) et l\u2019Union g\u00e9n\u00e9rale immobili\u00e8re de Douala (Ugid). Il poss\u00e8de aussi un nombre important de biens achet\u00e9s en France, dans l\u2019immobilier parisien. Des appartements dans les Hauts-de-Seine (\u00e0 Neuilly et \u00e0 Boulogne-Billancourt) et dans le Var (\u00e0 Nice). Il aurait \u00e9galement poss\u00e9d\u00e9 des actions dans de grandes entreprises occidentales : Total, Cfao, Schlumberger Ugid, Ugic et Axa, etc., sa fortune est estim\u00e9e \u00e0 plus de 1000 milliards de Fcfa, r\u00e9partis en actifs immobiliers entre Douala, Paris, Yaound\u00e9, Buea, etc. (600 milliards de Fcfa), puis en d\u00e9p\u00f4ts bancaires au Cameroun et \u00e0 l\u2019\u00e9tranger (400 milliards de Fca). Une fortune malheureusement abandonn\u00e9e.<\/p>\n<p>https:\/\/www.camerounweb.com\/<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le natif de Bonadoumbe, a laiss\u00e9 une fortune estim\u00e9e apr\u00e8s son d\u00e9c\u00e8s, le 26 mai 1996, \u00e0 1000 milliards de Fcfa. 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