{"id":5388,"date":"2020-08-13T15:47:24","date_gmt":"2020-08-13T13:47:24","guid":{"rendered":""},"modified":"2023-12-29T12:53:50","modified_gmt":"2023-12-29T11:53:50","slug":"5388","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/5388\/","title":{"rendered":"Douala, une capitale \u00e9conomique si charg\u00e9e d\u2019histoire"},"content":{"rendered":"<p>Pour l\u2019\u00e9tranger qui arrive \u00e0 l\u2019a\u00e9roport international de Douala, sa sobri\u00e9t\u00e9 et son \u00e2ge indiquent en apparence que ses beaux jours sont derri\u00e8re lui. Une image qui caract\u00e9rise l\u2019ensemble des b\u00e2tisses qui se dressent \u00e0 travers la capitale \u00e9conomique du Cameroun. Laquelle n\u2019en finit pas d\u2019\u00e9tendre ses tentacules sur les bords du fleuve Wouri.<\/p>\n<p>A\u00e9roport international de Douala. Les formalit\u00e9s me prennent beaucoup de temps, puisque c\u2019est \u00e0 l\u2019a\u00e9roport que je prends mon visa d\u2019entr\u00e9e. L\u2019Afrique n\u2019a pas encore fini avec ses probl\u00e8mes de circulation des personnes et des biens entre l\u2019Ouest et le Centre. Il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019un d\u00e9fi \u00e0 relever pour les nouvelles g\u00e9n\u00e9rations. Avec mon ami et confr\u00e8re Honor\u00e9 Moundou, nous quittons l\u2019a\u00e9roport ensemble pour rouler \u00e0 travers les rues de Douala que je d\u00e9couvre pour la premi\u00e8re fois.<\/p>\n<p>Pour un premier contact avec Douala, j\u2019ai rendez-vous dans un restaurant, Le White House, pour d\u00e9jeuner. Le buffet est pour moi une d\u00e9couverte gastronomique avec notamment la sauce Ndol\u00e8, la viande de porc- \u00e9pic et j\u2019en passe. Une fois r\u00e9gal\u00e9s, nous d\u00e9cidons de rendre visite \u00e0 Albert K. Doo- Collins. La rencontre nous permet de faire la connaissance de Val\u00e8re Epee, professeur, linguiste, \u00e9crivain et grand initi\u00e9. Sa connaissance des traditions du pays et sa grande culture fait que nous entrons tout de suite dans le vif du reportage alors que nous sommes invit\u00e9s \u00e0 d\u00e9jeuner au Cabanon. Comme on peut s\u2019en douter, le d\u00e9jeuner prend plus de temps qu\u2019il n\u2019en faut et nous ne nous s\u00e9parons qu\u2019en d\u00e9but d\u2019apr\u00e8s-midi. Entre deux rendez-vous, nous avons juste le temps de souffler un peu. Au lendemain de mon arriv\u00e9e \u00e0 Douala, je retrouve de nouveau Val\u00e8re Epee dans l\u2019apr\u00e8s-midi. Nous visitons le palais Dicka Akwa, l\u2019ancien palais royal de Bonanjo, le lieu o\u00f9 Rudolf Duala Manga Bell fut pendu. Des lieux charg\u00e9s de m\u00e9moire et qui m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre r\u00e9habilit\u00e9s pour les g\u00e9n\u00e9rations futures.<\/p>\n<p><strong>Un peu d\u2019histoire\u2026<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019histoire de Rudolf Duala Manga Bell m\u00e9rite d\u2019\u00eatre revisit\u00e9e par les g\u00e9n\u00e9rations actuelles et futures, tant elle est riche en enseignement. Rudolf Duala Manga Bell n\u2019est pas un prince comme les autres. Quand il rentre d\u2019Allemagne dans les ann\u00e9es 1896, il est d\u00e9j\u00e0 juriste. Pour y avoir \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9 par son p\u00e8re Auguste Manga Bell, le jeune Rudolf Duala a eu le temps d\u2019apprendre beaucoup de son \u00e9cole primaire \u00e0 Aalen \u00e0 son \u00e9cole secondaire et sup\u00e9rieure \u00e0 Bonn, et de se faire des convictions au contact de ses camarades europ\u00e9ens. Comme pour se mettre \u00e0 la hauteur de la mission pour laquelle on le pr\u00e9parait.<\/p>\n<p>A la mort du p\u00e8re en 1909 Rudolf lui succ\u00e8de et devient roi des Bell. Seulement voil\u00e0 : d\u00e8s 1910 son r\u00e8gne conna\u00eet des turbulences avec l\u2019administration coloniale allemande. L\u2019histoire commence quand na\u00eet dans les esprits des colons allemands un plan d\u2019urbanisation comportant deux volets. Primo : l\u2019expropriation des Duala de leur terre de r\u00e9sidence en bordure du fleuve. Secundo : l\u2019instauration d\u2019une sorte d\u2019apartheid en divisant la ville en deux (la ville blanche occupant le bord du fleuve et les enfants de p\u00eacheurs repouss\u00e9s vers l\u2019int\u00e9rieur). Cette perspective inadmissible aux yeux de Rudolf Duala Manga Bell est le d\u00e9but de la r\u00e9volte.<\/p>\n<p>D\u00e8s 1912, le Ngondo (Assembl\u00e9e traditionnelle du peuple Duala), apr\u00e8s avoir fait de ce dernier le chef supr\u00eame des Duala, le charge de mener ce combat contre les Allemands, avec \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s Adolf Ngosso Din, son cousin,<br \/>\nSecr\u00e9taire et compagnon de lutte. A partir de ce moment, les deux figures organisent la r\u00e9bellion.<\/p>\n<p>Adolf Ngosso Din, se d\u00e9guise et se rend clandestinement en Allemagne. Sa mission est de rechercher des avocats pour d\u00e9fendre leur cause. Sur place, Rudolf Duala Manga Bell r\u00e9dige une s\u00e9rie de correspondances \u00e0 l\u2019attention des chefs traditionnels, autorit\u00e9s militaires et autres personnalit\u00e9s indig\u00e8nes aux quatre coins du Cameroun. Dans ces correspondances, le roi leur explique le drame de Douala appel\u00e9 \u00e0 devenir avant longtemps le drame camerounais. Toutes les personnes contact\u00e9es adh\u00e8rent spontan\u00e9ment \u00e0 la cause des Duala. Sauf le sultan Njoya des Bamoum qui remet sa lettre \u00e0 un missionnaire allemand. Lequel missionnaire contacte l\u2019administration coloniale et Rudolf Duala Manga Bell est arr\u00eat\u00e9 \u00e0 Douala et Adolf Ngosso Din en Allemagne.<\/p>\n<p>Nous sommes en 1914, la premi\u00e8re guerre mondiale vient juste d\u2019\u00e9clater et l\u2019Allemagne est sur les dents. Aussit\u00f4t les grands mots fusent et l\u2019accusation est celle de haute trahison. Le 7 ao\u00fbt 1914, un proc\u00e8s sommaire a lieu et les condamne \u00e0 la peine de mort par pendaison. La sentence est ex\u00e9cut\u00e9e d\u00e8s le lendemain. Les principales t\u00eates de file dans les r\u00e9gions contact\u00e9es ne sont pas tout \u00e0 fait \u00e9pargn\u00e9es. C\u2019est ainsi que nous avons la d\u00e9portation de King AKwa (Ludwig Mpondo Avua), Henry Matola de Kribi, Martin Samba d\u2019Ebolawa etc. Ce don de soi jusqu\u2019au sacrifice supr\u00eame dont ont fait preuve Rudolf Manga Bell et Adolf Ngosso Din est un acte \u00e0 la fois de patriotisme et de bravoure qui m\u00e9rite un devoir de m\u00e9moire de la part des g\u00e9n\u00e9rations actuelles et futures.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Au c\u0153ur de Douala, la grouillante capitale \u00e9conomique<\/strong><\/p>\n<p>En d\u00e9pit de la pr\u00e9sence remarquable des fameux \u00ab bensikines \u00bb (taxis- moto), du nom d\u2019une danse traditionnelle par laquelle on se tr\u00e9mousse vigoureusement, les taxis interurbains ne se font pas encore rares ici comme dans bien de grandes villes africaines o\u00f9 le ph\u00e9nom\u00e8ne a pris de l\u2019ampleur. Cela saute \u00e0 l\u2019\u0153il d\u00e8s qu\u2019on quitte l\u2019a\u00e9roport pour s\u2019\u00e9vanouir dans les d\u00e9dales de la capitale \u00e9conomique du Cameroun. Avec 2.500 FCFA pour une course en auto et 100 FCFA, voire plus et \u00e0 d\u00e9battre, selon la distance et le temps \u00e0 moto, se d\u00e9placer n\u2019est pas un probl\u00e8me. Loin s\u2019en faut.<\/p>\n<p>M\u00eame si de nombreux chantiers ne manquent pas \u00e7\u00e0 et l\u00e0, Douala n\u2019est pas une nouvelle ville. Elle a sans doute perdu de sa superbe et de son lustre d\u2019antan comme en t\u00e9moigne le nombre consid\u00e9rable d\u2019anciens b\u00e2timents \u00e0 un ou plusieurs niveaux, l\u2019\u00e9tat de certaines art\u00e8res secondaires. Et c\u2019est, peut-\u00eatre, en cela que r\u00e9side son charme discret. A cela, il faut ajouter son allure un peu british qui \u00e9voque une cit\u00e9 anglophone bien que l\u2019on soit dans le Cameroun francophone.<\/p>\n<p>A Douala, le d\u00e9calage du relief est inattendu. Il est loisible de passer d\u2019une route plane \u00e0 une mont\u00e9e suivie d\u2019une descente selon votre itin\u00e9raire et ainsi de suite. Tant et si bien qu\u2019on a l\u2019impression qu\u2019il se d\u00e9cline en tranches successives sous forme de pyramide. On monte, on descend pour reprendre le c\u00e9l\u00e8bre humoriste camerounais, Jean Mich\u00e9 Kankan. Sauf qu\u2019ici un cadavre ne doit pas mourir. Il y a plusieurs si\u00e8cles, depuis ce qui constitua l\u2019embryon du Douala d\u2019aujourd\u2019hui, que la ville se construit selon la mythologie des trois piliers du divin foyer.<\/p>\n<p>Selon le professeur Val\u00e8re Epee, linguiste et \u00e9crivain de son \u00e9tat, grand initi\u00e9 de surcro\u00eet, Douala tient son nom de son anc\u00eatre fondateur Ewal\u00e8. A l\u2019origine, elle s\u2019appellerait Doul\u2019ewal\u00e8, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019embouchure du fleuve d\u2019Ewal\u00e8. La langue Duala proc\u00e9dant par amputation Doul\u2019ewal\u00e8 est devenu Dou\u00e8l\u00e8 avant de conna\u00eetre une \u00e9volution qui est celle de l\u2019appellation actuelle de la ville : Douala. Vers le 15e si\u00e8cle, quand le peuple Duala quitta le Congo au moment des grands mouvements migratoires pour arriver \u00e0 Douala, les Bassa et les Bakoko \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 install\u00e9s sur les lieux. Les traditions ancestrales \u00e9tant bas\u00e9es sur l\u2019accueil et l\u2019hospitalit\u00e9, il s\u2019\u00e9tait agi de cr\u00e9er un nouveau Douala et par voie de cons\u00e9quence de fonder une nouvelle communaut\u00e9 entre Ewal\u00e8 et ses fr\u00e8res qui venaient de d\u00e9barquer en masse et les anciens occupants. Et pour violer les barri\u00e8res de sang, il fallait un rite qui n\u00e9cessitait un sacrifice humain. La question se posa alors de savoir laquelle des communaut\u00e9s devait payer ce lourd tribut quand sept jeunes filles vierges se d\u00e9clar\u00e8rent volontaires des rangs des nouveaux arrivants. Ainsi, furent-elles emmen\u00e9es et sacrifi\u00e9es au large du fleuve, donnant ipso facto naissance \u00e0 la l\u00e9gende des sept vierges de Bonadouma. A en croire Val\u00e8re Epee, des ph\u00e9nom\u00e8nes extrasensoriels se produisent encore de temps en temps \u00e0 cet endroit pr\u00e9cis. La nouvelle communaut\u00e9 ayant \u00e9t\u00e9 form\u00e9e, on commen\u00e7a \u00e0 parler de Bassa de Douala et de Bakoko de Douala pour les diff\u00e9rencier des autres Bassa et Bakoko.<\/p>\n<p>Au d\u00e9part, chaque communaut\u00e9 avait sa chefferie. Ce n\u2019est qu\u2019\u00e0 partir de 1792 que Douala a connu une chefferie unique. Mais \u00e0 la mort du roi d\u2019Olamacongo la s\u00e9cession de son neveu, Akwa, marqua ainsi le schisme entre Akwa et Bell.<br \/>\nMalgr\u00e9 les ann\u00e9es de colonisation et ses avatars, sur les bords du Wouri qui traverse Douala, l\u2019on a su garder certaines valeurs traditionnelles, notamment le Ngondo.<\/p>\n<p>Jadis le Ngondo \u00e9tait l\u2019Assembl\u00e9e traditionnelle, la chambre de commerce, la haute cour de justice et l\u2019organe supr\u00eame d\u2019ex\u00e9cution du peuple Sawa. Ses assises \u00e9taient souveraines et avaient lieu chaque ann\u00e9e sur un banc de sable qui \u00e9merge au milieu de la rivi\u00e8re Ngondo, un affluent du fleuve Wouri maintenant disparu. Pour les chefs traditionnels du Ngondo,<em>\u00a0\u00ab en mettant l\u2019action au centre et m\u00eame au c\u0153ur des pr\u00e9occupations de la communaut\u00e9 Sawa, le Ngondo entend jouer un r\u00f4le pr\u00e9curseur, de pionnier et de catalyseur pour l\u2019\u00e9veil et la prise de conscience collective qui m\u00e8nent au d\u00e9veloppement et au progr\u00e8s de la soci\u00e9t\u00e9 tout enti\u00e8re \u00bb<\/em>. Ferm\u00e9e donc la parenth\u00e8se profane caract\u00e9ris\u00e9e par son immixtion politique, \u00e9conomique et culturelle dans la vie des Camerounais qui lui valut d\u2019\u00eatre interdit en 1977 avant d\u2019\u00eatre r\u00e9habilit\u00e9 en 1991.<\/p>\n<p>Que ce soit au palais Dicka Ackwa ou \u00e0 l\u2019ancien palais de Bonanjo, le visiteur a de quoi nourrir sa curiosit\u00e9 en dehors m\u00eames vestiges de la colonisation sous les Allemands et les Fran\u00e7ais. Le symbole vivant de cette colonisation \u00e0 plusieurs visages reste la vieille cath\u00e9drale de la ville. Construite \u00e0 l\u2019origine par les Fr\u00e8res Pallotins issus du catholicisme allemand dans les ann\u00e9es 1890, cette \u00e9glise a finalement \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite sous la colonisation fran\u00e7aise dans les ann\u00e9es 1930 et plac\u00e9e sous la congr\u00e9gation des P\u00e8res du Saint Esprit. Et c\u2019est cette \u00e9glise qui est l\u00e0 jusqu\u2019\u00e0 nos jours. A sa suite, l\u2019Ecole des gar\u00e7ons Saint Jean Bosco a vu le jour en 1951 avant que le tr\u00e8s c\u00e9l\u00e8bre Coll\u00e8ge j\u00e9suite Libermann ne vienne s\u2019y ajouter pour devenir le symbole de l\u2019\u00e9ducation r\u00e9ussie. Non pas en \u00e9tant seulement le meilleur coll\u00e8ge de Douala, mais aussi celui de tout le Cameroun.<\/p>\n<p>Quand le jour se l\u00e8ve sur Douala, les taxis jaunes et les \u00ab bensikines \u00bb qui quadrillent la ville de part en part en qu\u00eate de clients d\u00e9bouchent de partout comme des trous \u00e0 rats, cr\u00e9ant de facto aux heures de pointe des embouteillages par endroits. Cette m\u00e9galopole conna\u00eet une d\u00e9mographie galopante \u00e0 l\u2019image des grandes villes d\u2019Afrique. Avec ses grands panneaux publicitaires le long des art\u00e8res principales, son centre administratif et commercial, sa rue de la joie, sa mar\u00e9e humaine qui monte et qui descend, ses rues commer\u00e7antes etc.<\/p>\n<p>Bonanjo a l\u2019avantage de rassembler \u00e0 quelques encablures pr\u00e8s, contrairement aux autres quartiers de la ville, un nombre consid\u00e9rable de b\u00e2timents administratifs et commerciaux ainsi que des r\u00e9sidences et des h\u00f4tels. Quand on veut parler affaires, c\u2019est un endroit id\u00e9al. Il n\u2019y a qu\u2019\u00e0 arpenter les rues dans tous les sens pour s\u2019en convaincre : banques, compagnies a\u00e9riennes, h\u00f4tels, bars restaurants, boutiques s\u2019alignent et montrent que la ville a connu des heures de grande prosp\u00e9rit\u00e9 \u00e0 une certaine \u00e9poque. Cela va sans dire quand on sait que Douala dispose d\u2019une fa\u00e7ade maritime et que son port fait partie des plus grands et modernes de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest et du Centre. Rien d\u2019\u00e9tonnant aussi si elle a le statut de capitale \u00e9conomique du pays.<\/p>\n<p>Dans les quartiers de Bali, de New Bell, de Bonapriso, de Bonaberi pour ne citer que ceux-l\u00e0, l\u2019intensit\u00e9 avec laquelle les gens s\u2019adonnent au commerce le long des rues indique, si besoin en \u00e9tait encore, combien les \u00ab\u00a0Doualais\u00a0\u00bb pour ainsi appeler les habitants de Douala ont en grande partie une propension pour cela. Une activit\u00e9 dans laquelle l\u2019on retrouve en bonne place la gent f\u00e9minine \u00e0 en juger par le nombre de celles qui commercent entre Douala et certaines capitales ouest africaines comme Cotonou au B\u00e9nin, Lom\u00e9 au Togo, Lagos au Nigeria, voire Abidjan en C\u00f4te d\u2019Ivoire.<\/p>\n<p>La grande ouverture des \u00ab Doualais \u00bb \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019\u00e9tranger proc\u00e8de en partie sinon du fait de leur culture de l\u2019\u00e9change et du voyage, du moins de cette tendance \u00e0 savoir prendre la vie du bon c\u00f4t\u00e9. L\u2019humour, la d\u00e9tente, le chant et la danse sont autant de choses qu\u2019on sait mettre en valeur \u00e0 chaque occasion. Pour passer un agr\u00e9able s\u00e9jour \u00e0 Douala, il faut avoir les bonnes adresses. Il n\u2019est gu\u00e8re difficile de trouver un h\u00f4tel, quel que soit le standing recherch\u00e9. Le premier conducteur de taxi interurbain ou de taxi-moto peut vous y conduire. Au nombre des h\u00f4tels, on peut citer Sawa, Ibis, Le M\u00e9ridien, Akwa Palace, Parfait Garden, Serena Palace, Beau rivage. Il en est de m\u00eame des restaurants : Le Cabanon, Oriental Garden Bonapriso, Aladin Bonapriso sont quelques endroits au choix, selon votre go\u00fbt.<\/p>\n<p>Ici, au pays de Manu Dibango, Petit Pays, Dina Bell, Ekambi Brillant, Grace Deca, Chantal Ayissi et autres, la musique et la danse sont ancr\u00e9es dans les traditions. A telle enseigne que m\u00eame les nouveaux courants musicaux qui balaient le continent n\u2019ont pas encore r\u00e9ussi \u00e0 entamer ou \u00e9branler le traditionnel \u00ab\u00a0Makossa\u00a0\u00bb qui continue de tenir le haut du pav\u00e9 sur les bonds du fleuve Wouri. Dans les bo\u00eetes de nuit, l\u2019on peut parfois attendre apr\u00e8s plus d\u2019une heure pour avoir droit \u00e0 un rythme autre que camerounais. Normal, il n\u2019y a rien \u00e0 gagner \u00e0 promouvoir ou privil\u00e9gier une culture autre que la sienne. Et \u00e7a, les Camerounais au moins, l\u2019ont bien compris. Malgr\u00e9 sa parure de grand-m\u00e8re, la ville vibre au rythme du c\u0153ur d\u2019une jeune fille.<\/p>\n<p>Si vous allez \u00e0 Douala, pour quelque raison que ce soit, il est recommandable de ne pas en repartir sans avoir effectu\u00e9 un crochet \u00e0 au pied du Mont Cameroun \u00e0 Buea ou du Mont Etinde \u00e0 Limbe. C\u2019est \u00e0 une soixantaine de kilom\u00e8tres. Et ce que vous y d\u00e9couvrirai vaudra le d\u00e9placement.<\/p>\n<p><strong>Par\u00a0<em>Marcus Boni Teiga<\/em>, envoy\u00e9 sp\u00e9cial<\/strong><\/p>\n<p><strong><a href=\"http:\/\/www.courrierdesafriques.net\/\">http:\/\/www.courrierdesafriques.net\/<\/a><br \/>\n<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour l\u2019\u00e9tranger qui arrive \u00e0 l\u2019a\u00e9roport international de Douala, sa sobri\u00e9t\u00e9 et son \u00e2ge indiquent en apparence que ses beaux jours sont&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":5601,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[251,244,232],"tags":[],"class_list":["post-5388","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-douala-fr","category-histoire","category-quartiers-lieux-de-vie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5388","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5388"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5388\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7887,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5388\/revisions\/7887"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5601"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5388"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5388"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5388"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}