{"id":5394,"date":"2020-08-30T00:30:55","date_gmt":"2020-08-29T22:30:55","guid":{"rendered":""},"modified":"2024-06-26T09:30:06","modified_gmt":"2024-06-26T07:30:06","slug":"5394","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/5394\/","title":{"rendered":"DROIT COUTUMIER ET DROIT POSITIF"},"content":{"rendered":"<p>Les r\u00e8gles de succession dans la tradition Sawa ne sont pas respect\u00e9es : chez les Sawa, le chef n\u2019est pas \u00e9lu, alors que l\u2019administration s\u2019obstine \u00e0 organiser des \u00e9lections.<\/p>\n<p>I \u2013 DROIT COUTUMIER<\/p>\n<p>Chez les sawa, le chef n\u2019est pas \u00e9lu, contrairement \u00e0 ce que l\u2019on voudrait faire croire. Il fut un temps ou l\u2019administration camerounaise, pour des raisons de commodit\u00e9 propre, dues sans doute \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de ma\u00eetriser les chefs traditionnelles, a entrepris de faire \u00e9lire le chef par un coll\u00e8ge \u00e9lectoral facile \u00e0 manipuler. Mais si la chefferie est une affaire de tradition, et si l\u2019administration voudrait rester fid\u00e8le \u00e0 ce qu\u2019elle a \u00e0 pr\u00e9sent, ces derniers temps comme sa nouvelle philosophie.<\/p>\n<p>En mati\u00e8re de succession \u00e0 la t\u00eate des chefferies (l\u2019administration ne se m\u00ealera plus des probl\u00e8mes de succession, nous a &#8211; t- on dit, et ne se contentera que d\u2019appliquer la d\u00e9cision du KING MAKERS), alors le respect de nos traditions nous \u00e9loignerait d\u2019une quelconque \u00e9lection. Aucun chef traditionnel de quelque degr\u00e9 que ce soit, n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 \u00e9lu jusqu\u2019aux ind\u00e9pendances de notre pays (tout au moins \u00e0 Douala et chez les Sawa, zone qui aujourd\u2019hui nous int\u00e9resse). Un chef traditionnel mourrait \u2013il ? On faisait aussit\u00f4t appel \u00e0 son fil pour lui succ\u00e9der. Et m\u00eame la d\u00e9signation du successeur avant sa mort par le d\u00e9 cujus lui \u2013m\u00eame, \u00e9tait un mode de d\u00e9volution successoral tr\u00e8s souvent pratiqu\u00e9. Ce n\u2019est qu\u2019en cas de carence des enfants, qu\u2019on faisait appel \u00e0 la famille compos\u00e9e des fr\u00e8res du d\u00e9funt qui avaient alors le devoir de d\u00e9signer parmi eux un successeur ; ainsi, chez les AKWA, le roi DIKA MPONDO, avant de d\u00e9c\u00e9der, a d\u00e9sign\u00e9 son fils MPONDO DIKA Ludwing pour le succ\u00e9der.<\/p>\n<p>Mais il devait ajouter qu\u2019au cas o\u00f9 MPONDO DIKA Ludwig ne reviendrait pas de prison, le Commandement devait aller \u00e0 un autre de ses enfants, DIN DIKA. Et le probl\u00e8me s\u2019est finalement pos\u00e9 entre DIN DIKA ET BETOTE DIKA( deux fr\u00e8res), ce sont tous deux les fils de DIKA MPONDO qui auront \u00e9t\u00e9 sollicit\u00e9s pour la d\u00e9signation du nouveau Roi, et nullement un quelconque Coll\u00e8ge Electoral qui serait compos\u00e9 des Chefs de villages d\u2019Akwa. Ce sont les fils de DIKA MPONDO qu\u2019on a alors appel\u00e9 les BONADIKA, la chefferie existait \u00e0 Akwa et \u00e9tait d\u00e9tenue par les BONAMPONDO \u00e0 NGANDO \u00e0 travers l\u2019un de leurs membres, le Roi DIKA MPONDO ; et avant cela, la chefferie \u00e9tait d\u00e9tenue par les BONANGANDO\u2019A KWA, par le truchement du Roi MPONDO\u2019A NGANDO. De m\u00eame, \u00e0 la mort du Roi BETOTE AKWA, seuls ses enfants, les BONABETOTE auraient d\u00fb \u00eatre interrog\u00e9s pour apporter un successeur \u00e0 leur p\u00e8re. Aujourd\u2019hui il s\u2019agit tout simplement de savoir si feu Enis Richard KOUM BELL a r\u00e9gn\u00e9 \u00e0 BONABERI ; si feu Ernest EBONGUE AKWA a effectivement r\u00e9gn\u00e9 \u00e0 Akwa. Si tel est le cas, ( et je dirai sans risque aucun d\u2019\u00eatre d\u00e9menti qu\u2019ils ont tous deux r\u00e9gn\u00e9s) la succession regarde exclusivement leurs fils, au premier chef. Ce n\u2019est qu\u2019en cas de d\u00e9faillance de ces fils que les oncles de ces Princes devraient \u00eatres sollicit\u00e9s, mais pas avant.<\/p>\n<p>II- DROIT POSITIF<\/p>\n<p>Le principe de l\u2019\u00e9lection d\u2019un chef Sup\u00e9rieur par Coll\u00e8ge Electoral compos\u00e9 de Chefs de villages ou de quartiers ne r\u00e9pond en rien au droit moderne ; pas plus qu\u2019il ne saurait \u00eatre envisag\u00e9 l\u2019\u00e9lection d\u2019un Chef de village ( ou de Quartier en zone urbaine) par des Notables. Nous savons tr\u00e8s bien qu\u2019en droit celui qui peut \u00e9lire (l\u2019\u00e9lecteur) peut aussi poser sa candidature pour \u00eatre \u00e9lu (\u00e9ligible). En g\u00e9n\u00e9ral, celui qui est in\u00e9ligible perd aussi le droit d\u2019\u00e9lire. Or voila des personnes qui sont appel\u00e9es \u00e0 \u00e9lire un Roi (ou un Chef) mais qui ne pourront jamais faire acte de candidature au poste pour lequel ils sont appel\u00e9s \u00e0 voter, car ils ne font pas parti de la famille r\u00e9gnante. Ceci devrait servir \u00e0 mettre un trait sur l\u2019\u00e9lection d\u2019un Responsable du Commandement Traditionnel par un quelconque Coll\u00e8ge Electoral n\u2019appartenant pas \u00e0 la famille r\u00e9gnante.<\/p>\n<p>III \u2013 Dans un rapport, le Vice \u2013 Premier Ministre, Ministre charg\u00e9 de l\u2019administration territoriale \u00e0 propos de la succession \u00e0 la chefferie de premier degr\u00e9 BELLE \u2013 BELLE, le sous Directeur de l\u2019organisation administrative semble poser les bonnes questions, amener un d\u00e9veloppement de ses id\u00e9es assez correctes ; mais il arrive \u00e0 la mauvaise solution : les \u00e9lections entre le fils du Chef d\u00e9funt et Monsieur KOUM Fr\u00e9d\u00e9ric.<\/p>\n<p>Dans un autre rapport, les Chefs sup\u00e9rieurs du Wouri sont tax\u00e9s de faire du dilatoire alors qu\u2019ils ne seraient pas concern\u00e9s par ce probl\u00e8me de Bonaberi.<br \/>\nIl faudrait savoir si l\u2019administration est plus \u00e0 m\u00eame d\u2019interpr\u00e9ter un point de la coutume Sawa que les Chefs Sup\u00e9rieurs Sawa, gardiens de cette coutume. Car il ne s\u2019agit pour les Chef sup\u00e9rieurs Sawa de s\u2019immiscer dans le processus de d\u00e9signation du successeur de feu Enis KOUM BELL mais leur intervention est motiv\u00e9e par le respect d\u2019un point de la coutume Sawa : Le Chef n\u2019est pas \u00e9lu, mais sort de la famille r\u00e9gnante ; c\u2019est en priorit\u00e9 l\u2019un des fils du d\u00e9funt Chef qui lui succ\u00e8de et l\u2019on ne fait appel au reste de la famille qu\u2019en cas de d\u00e9faillance de tous les enfants. Ce point doit \u00eatre constant et le fait de vouloir \u00e9riger en r\u00e8gle de succession chez les Sawa, une disposition qui a \u00e9t\u00e9 amen\u00e9e en son temps par l\u2019administration, l\u2019\u00e9lection est la base de tout le d\u00e9sordre que l\u2019on note aujourd\u2019hui dans la plupart des chefferies du Littoral Sawa.<\/p>\n<p>Curieusement, alors qu on croyait d\u00e9finitivement avoir resolu le probl\u00e8me des chefferies par la lign\u00e9e, qu on est encore confront\u00e9 \u00e0 un autre cas plus que complexe dans la chefferie Bojongo.<br \/>\nComplexe parce qu elle pose deux vrais problemes.<\/p>\n<p>&#8211; 1 Le probl\u00e8me du d\u00e9coupage territorial par l administration centrale comme socle \u00e9lectoral regroupant un certain nombre de villages sous l autorit\u00e9 du sous prefet ( chef des terres de l arrondissement ), qui s oppose au d\u00e9coupage traditionnel et coutumier sous l autorit\u00e9 du chef du 1 er degr\u00e9. L histoire est confuse \u00e0 ce sujet, Bojongo dont le territoire se situait sur les berges du plateau joss ( Bonanjo) c est vu, suite a l expropriation, se retrouve au lieu actuel, dont il d\u00e9pendait (du canton Njo Njo).<br \/>\nEt d autre pensent que Bojongo avait perdu ses terres et qu il d\u00e9pendrait d\u00e9sormais de Duala 4 eme (du canton Belle Belle ).<\/p>\n<p>&#8211; 2 Egalement va se poser un autre probl\u00e8me, qui est celui de la transmission du pouvoir dans un groupe qui au d\u00e9part \u00e9tait homog\u00e8ne. Il s agit de deux fr\u00e8res Ebokea1 repr\u00e9sent\u00e9 par les bonaMassoma et les BonEtoumba et Ebokea 2 ou Ekollo Ndongo repr\u00e9sent\u00e9 par les BonaMoujongue et les BonaMouasso.<br \/>\nApres la mort du chef Etoumbe Ebokea, le troisieme chef de la lign\u00e9e de Ebokea1, la chefferie passe \u00e0 la lign\u00e9e de Ebokea 2, plus precisement dans le foyer de Ekoll&rsquo;a Ndongo, n\u00e9 Bossissa lui m\u00eame fils de Ebokea 2.<\/p>\n<p>Ekoll&rsquo;a Ndongo, enfant de la 4 \u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, apr\u00e8s l anc\u00eatre Bojongo&rsquo;a mbedi, fils a\u00een\u00e9 de Ndongo&rsquo;a Bossissa, fut ainsi le premier de la descendance Ebokea 2 \u00e0 \u00eatre intronis\u00e9. Il laissera 6 enfants : Dibobe ( l a\u00een\u00e9) Mouasso, Moujongue, Ngalle, Molle et Seh.<\/p>\n<p>L ALTERNANCE<\/p>\n<p>A la mort du chef Ekoll&rsquo;a Ndongo et en l abscence de son fils a\u00een\u00e9 Dibob\u00e9 Ekollo Ndongo, qui lui aurait naturellement succ\u00e9d\u00e9 au tr\u00f4ne mais se retrouve exil\u00e9, l histoire ne nous dit pas les raisons de cet exile, Mouasso Ekoll&rsquo;a Ndongo est fait chef de Bojongo. Et vont se succeder:<br \/>\n&#8211; Ekoll&rsquo;a Mouasso Ekoll&rsquo;a Ndongo<br \/>\n&#8211; Mouasso Ekoll&rsquo;a Mouasso dans l incapacite d assurer le pouvoir, le r\u00e8gne passe chez Moujongue Ekoll&rsquo;a ndongo<br \/>\n&#8211; \u00c9p\u00e9e Munjongue Ekoll&rsquo;a Ndongo<br \/>\n&#8211; Priso Mouasso Ekoll&rsquo;a Ndongo<br \/>\n&#8211; Ndame Bruno Ekoll&rsquo;a Ndongo r\u00e9gna tr\u00e8s peu et fut destitu\u00e9 par l administrattion fran\u00e7aise le 15 janvier 1945.<br \/>\n&#8211; Iwondo Ekam Ekoll&rsquo;a Ndongo ( Munjongue ) a sa mort le 22 Mai 1956 se pose un probleme du choix de son successeur. L&rsquo; histoire nous parle d une R\u00c9GENCE apr\u00e8s la destitution brutale de Ndame Bruno. Aucun documment officiciel n atteste cette th\u00e8se pour la soutenir.<br \/>\n&#8211; contre toute attente, Mouasso Priso Fostin Ekoll&rsquo;a Ndongo est d\u00e9sign\u00e9 par la collectivit\u00e9 de Bojongo au d\u00e9triment de Douala Ndame fils a\u00een\u00e9 de Ndame Bruno destitu\u00e9 alors qu il \u00e9tait pressenti par le roi Bell Alexandre Ndoumb&rsquo;a Duala.<br \/>\n&#8211; apres la mort de Mouasso Priso Ekoll&rsquo;a Ndongo le probleme de la succession se repose \u00e0 nouveau, Bojongo se retrouve en conflit larv\u00e9 avec son fr\u00e8re voisin Bonendale pour un litige foncier, il faut trouver une personne charismatique, car selon l histoire Njoh Mouasso Ekoll&rsquo;a Ndongo le fr\u00e8re cadet de Mouasso Priso n&rsquo;est pas apte \u00e0 assumer cette fonction et les enfants du d\u00e9funt non plus selon la tradition ne sont pas en \u00e2ge.<\/p>\n<p>LA REGENCE<\/p>\n<p>Le 17 Mars 1968, Moussinga Dibobe, fils de Dibobe Tanga, de la famille Munjongue Ekoll&rsquo;a Ndongo est port\u00e9 au tr\u00f4ne apr\u00e8s avis unanime de tous les notables Bojongo .<br \/>\nL histoire pr\u00e9cise qu \u00e0 situation exceptionnelle, moyens exceptionnels, un accord entre les deux grandes familles ( Mouasso Ekoll&rsquo;a Ndongo et Munjongue Ekoll&rsquo;a Ndongo) \u00e9tait sign\u00e9 qu au vue de la situation conflictuelle qui prevaut, \u00ab\u00a0le chef Moussinga va assurer le r\u00e8gne jusqu \u00e0 ce que le fils a\u00een\u00e9 du d\u00e9funt Mouasso Priso Fostin Ekoll&rsquo;a Ndongo du nom de Mouasso Priso Richard soit en \u00e2ge de r\u00e9gner\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>A la mort du chef Moussinga, apr\u00e8s un r\u00e8gne de 35 ans environ ( contestant durant son regne ce fameux accord) se repose encore \u00e0 nouveau le probl\u00e8me de la succession qui va durer pr\u00e8s de 7 ann\u00e9es mais finalement r\u00e9gl\u00e9 par vote \u00e0 la sous prefecture de Duala 4 \u00e8me par devant le chef des terres, l histoire ne nous dit pas la composition du corps \u00e9lectoral, sur 4 candidats \u00e9ligibles, Mousinga Mpondo Alfred est \u00e9lu avec la diff\u00e9rence d une voix et succ\u00e8de \u00e0 son p\u00e8re.<\/p>\n<p>Ceci est un fait que ce d\u00e9sordre ne peut profiter \u00e0 l\u2019Etat \u00e0 qui la chefferie traditionnelle a encore \u00e9norm\u00e9ment \u00e0 apporter pour aider le Chef de l\u2019Etat et son gouvernement dans l\u2019\u0153uvre de construction nationale. Et cet apport ne pourra se sentir que dans la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 retrouv\u00e9e.<br \/>\nNotre conclusion est donc que :<br \/>\n1- Le Chef n\u2019est jamais \u00e9lu : le principe de l\u2019\u00e9lection ne saurait passer, ni au regard de la coutume Sawa, ni m\u00eame du droit positif moderne.<br \/>\n2- Le successeur du Chef est prioritairement un de ses fils ; et en cas de d\u00e9faillance de tous les Princes, alors la famille r\u00e9gnantes LATO SENSU est sollicit\u00e9e pour donner un Chef.<br \/>\n3- Le Successeur \u00e0 la chefferie BELLE BELLE doit \u00eatre incontestablement le fils de feu Enis Richard KOUM BELL, tandis qu un des enfants de EBONGUE AKWA est en droit de succ\u00e9der \u00e0 son p\u00e8re etc.<br \/>\nMPF<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les r\u00e8gles de succession dans la tradition Sawa ne sont pas respect\u00e9es : chez les Sawa, le chef n\u2019est pas \u00e9lu, alors&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3177,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[24],"tags":[],"class_list":["post-5394","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-culture-tradition-sawa"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5394","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5394"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5394\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6157,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5394\/revisions\/6157"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3177"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5394"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5394"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5394"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}