{"id":9089,"date":"2024-01-17T12:47:16","date_gmt":"2024-01-17T11:47:16","guid":{"rendered":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/?p=9089"},"modified":"2025-03-16T07:39:33","modified_gmt":"2025-03-16T06:39:33","slug":"ernest-ouandie-alias-emile","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/ernest-ouandie-alias-emile\/","title":{"rendered":"Ernest Ouandi\u00e9 alias Emile"},"content":{"rendered":"\n<p>Figure embl\u00e9matique, h\u00e9ros et martyr de la lutte pour l&rsquo;ind\u00e9pendance du Cameroun au sein de l&rsquo;UPC Union des populations du Cameroun.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Il \u00e9tait l&rsquo;un des principaux acteurs de la guerre civile \u00e0 partir de l&rsquo;ind\u00e9pendance en 1960 lorsque le parti d\u00e9clencha une insurrection pour renverser le nouveau r\u00e9gime.<\/p>\n\n\n\n<p>Condamn\u00e9 et ex\u00e9cut\u00e9 sur la place publique \u00e0 Bafoussam le 15 Janvier 1971, en compagnie de Raphael Fotsing et de Gabriel Tabeu dit \u00ab\u00a0Wambo le <a><\/a>courant\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Ernest Ouandi\u00e9 est n\u00e9 en 1924 \u00e0 Badoumla, arrondissement de Bana (Haut-Nkam) mais serait originaire de Bangou dans les Hauts-Plateaux.<\/p>\n\n\n\n<p>Il fait ses \u00e9tudes \u00e0 Bafoussam, Dschang et en 1940, il est re\u00e7u au certificat d&rsquo;\u00e9tudes primaires \u00e9l\u00e9mentaires, puis au concours d\u2019entr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole primaire sup\u00e9rieure de Yaound\u00e9 o\u00f9 il obtient le dipl\u00f4me des moniteurs indig\u00e8nes (DMI).<\/p>\n\n\n\n<p>Il enseigne \u00e0 Edea puis Dschang et en 1948 il adh\u00e8re \u00e0 l&rsquo;UPC et il est affect\u00e9 \u00e0 Douala comme directeur de l\u2019\u00e9cole publique du quartier New-Bell Bamil\u00e9k\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Fervent militant de l&rsquo;UPC, en 1952 il quitte sa famille pour mener pleinement son engagement et devient vice-pr\u00e9sident de l\u2019UPC charg\u00e9 de l\u2019organisation et directeur de la \u00ab\u00a0Voix du Cameroun\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1954 il s&rsquo;exile au Cameroun Occidental et cr\u00e9\u00e9 le syndicat des enseignants \u00e0 Edea.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 3 juin 1957, le gouvernement britannique interdit l\u2019UPC.<\/p>\n\n\n\n<p>Ernest Ouandi\u00e9 est alors expuls\u00e9 du Cameroun occidental et d\u00e9port\u00e9 \u00e0 Khartoum (Soudan) avec F\u00e9lix-Roland Moumi\u00e9, Abel Kingu\u00e9 et dix autres militants nationalistes (UPC, UDEFEC et JDC).<\/p>\n\n\n\n<p>En 1960, il rencontre Albert Mukong \u00e0 Accra, qui l&rsquo;encourage \u00e0 cesser la lutte arm\u00e9e maintenant que l&rsquo;ind\u00e9pendance est acquise et \u00e0 participer aux \u00e9lections de 1960, ce \u00e0 quoi \u00e9tait favorable F\u00e9lix Moumi\u00e9, mais Ouandi\u00e9 refuse puis la guerre civile commence.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette m\u00eame ann\u00e9e il rencontre \u00e9galement Nelson Mandela au Caire \u00e0 qui il enjoint d&rsquo;engager la lutte arm\u00e9e contre l\u2019apartheid.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la suite de l&rsquo;assassinat de F\u00e9lix-Roland Moumi\u00e9 le 3 Novembre 1960, Ernest Ouandi\u00e9 lui succ\u00e8de \u00e0 la pr\u00e9sidence de l&rsquo;UPC.<\/p>\n\n\n\n<p>En janvier 1961, il se rend au Caire en compagnie d&rsquo;Abel Kingu\u00e9 pour rencontrer les autorit\u00e9s \u00e9gyptiennes.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 cette occasion, ils d\u00e9nonc\u00e8rent la coop\u00e9ration du gouvernement camerounais avec l&rsquo;\u00ab imp\u00e9rialisme \u00bb .<\/p>\n\n\n\n<p>Le 21 juillet 1961, il revient clandestinement au Cameroun depuis la fronti\u00e8re nig\u00e9riane et prend les commandes de l&rsquo;arm\u00e9e de lib\u00e9ration nationale kamerunaise (ALNK) qu&rsquo;il r\u00e9organise.<\/p>\n\n\n\n<p>Il annonce la dissolution des anciennes structures militaires et la mise en place d&rsquo;une nouvelle hi\u00e9rarchie, dont la direction est confi\u00e9e \u00e0 David Kana.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 13 septembre 1962 il pr\u00e9side dans le maquis une assembl\u00e9e populaire qu&rsquo;il a convoqu\u00e9e. La d\u00e9cision de cr\u00e9ation du Comit\u00e9 r\u00e9volutionnaire comme direction provisoire de l\u2019UPC est prise.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est d\u00e9cid\u00e9 de la cr\u00e9ation d\u2019un \u00e9tat-major de l\u2019ALNK.<\/p>\n\n\n\n<p>Ernest Ouandi\u00e9 est arr\u00eat\u00e9 le 19 ao\u00fbt 1970 \u00e0 Mbanga, dans le Moungo.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est aussit\u00f4t conduit dans les locaux de la Brigade mixte mobile (BMM) \u00e0 Kondengui, pr\u00e8s de Yaound\u00e9, tristement c\u00e9l\u00e8bre pour ses salles de torture et dont le chef, Jean Fochiv\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de sa d\u00e9tention dans les locaux de cette police secr\u00e8te paramilitaire, il partagera la cellule d&rsquo;Albert Mukong, ancien secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du One Kamerun de Ndeh Ntumazah et, en tant que tel, habitu\u00e9 des prisons politiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 28 D\u00e9cembre 1970 il comparait devant le tribunal militaire de Yaound\u00e9 en compagnie de Mgr Albert Ndongmo et de 26 autres copr\u00e9venus pour avoir, dans l&rsquo;\u00e9tendue de la r\u00e9gion administrative de l&rsquo;Ouest et du d\u00e9partement du Mungo, courant 1961 \u00e0 1970, en tout cas dans le temps l\u00e9gal des poursuites :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Tent\u00e9 par la violence de modifier les lois constitutionnelles ou de renverser les autorit\u00e9s politiques institu\u00e9es par lesdites lois ou de les mettre dans l&rsquo;impossibilit\u00e9 d&rsquo;exercer leurs pouvoirs ;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les m\u00eames circonstances de temps et de lieu, organis\u00e9, command\u00e9 des bandes arm\u00e9es dans le but de provoquer la guerre civile et de commettre la r\u00e9volution ;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les m\u00eames circonstances de temps et de lieu et dans l&rsquo;ex\u00e9cution des faits ci-dessus analys\u00e9s, commis ou fait commettre des assassinats, des incendies, des arrestations et s\u00e9questrations de personnes, des pillages en bande ;<\/p>\n\n\n\n<p>De s&rsquo;\u00eatre dans les m\u00eames circonstances de temps et de lieu rendus complices desdits crimes. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>A l&rsquo;ouverture des d\u00e9bats, Ernest Ouandi\u00e9 est priv\u00e9 de ses avocats qui n&rsquo;ont pas pu obtenir de visa pour se rendre au Cameroun et assurer sa d\u00e9fense, et ayant r\u00e9cus\u00e9 Ma\u00eetre Orcel, son avocat commis d&rsquo;office, il d\u00e9clarera au pr\u00e9sident du tribunal qu&rsquo;il lui est impossible d&rsquo;\u00eatre jug\u00e9, que le gouvernement veut l&rsquo;abattre et que ce proc\u00e8s est une forfaiture.<\/p>\n\n\n\n<p>Passant outre, le pr\u00e9sident fera donner lecture par le greffier de l&rsquo;ordonnance de renvoi, qui pr\u00e9cisait notamment que:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab [&#8230;] le bilan des op\u00e9rations de r\u00e9bellion est tr\u00e8s \u00e9loquent.<\/p>\n\n\n\n<p>On compte en effet depuis 1961 jusqu&rsquo;en 1970 : 47 militaires, 69 gardes civiques et 962 civils tu\u00e9s, 448 personnes enlev\u00e9es, 114 militaires et 458 civils bless\u00e9s, 2 269 cases et 56 v\u00e9hicules incendi\u00e9s. Tandis que le nombre connu des hors-la-loi tu\u00e9s par les forces r\u00e9guli\u00e8res dans la m\u00eame p\u00e9riode est de 3 852.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est gr\u00e2ce au soutien sans r\u00e9serve de quelques citoyens menant une vie apparemment paisible, surtout \u00e0 celui de M. l&rsquo;abb\u00e9 Ndongmo devenu \u00e9v\u00eaque qu&rsquo;Ouandi\u00e9 n&rsquo;a pu \u00eatre mis hors d&rsquo;\u00e9tat de nuire depuis 1961.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme tout a des limites, m\u00eame l&rsquo;infini, ce criminel a \u00e9t\u00e9 captur\u00e9 le 19 ao\u00fbt 1970 par les populations des environs de Mbanga, en l&rsquo;absence de son puissant protecteur.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi la duplicit\u00e9 de ce pr\u00e9lat s&rsquo;annonce tr\u00e8s dangereuse, car Mgr Ndongmo qui s&rsquo;est cach\u00e9 dans sa soutane d&rsquo;homme de l&rsquo;Eglise a pris fait et cause pour Ouandi\u00e9 Ernest en le prot\u00e9geant, en collaborant avec lui, en l&rsquo;assistant mat\u00e9riellement et moralement et spirituellement m\u00eame dans ses activit\u00e9s plus criminelles que r\u00e9ellement r\u00e9volutionnaires. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Ouandi\u00e9 Ernest en sa qualit\u00e9 de vice-pr\u00e9sident de l&rsquo;UPC, a pris le commandement des maquis du territoire en 1961 pour continuer la lutte r\u00e9volutionnaire engag\u00e9e par ce qu&rsquo;on a appel\u00e9 \u00ab\u00a0Arm\u00e9e de lib\u00e9ration nationale kamerounaise\u00a0\u00bb ;<\/p>\n\n\n\n<p>que cette lutte avait pour but essentiel de faire abdiquer le pouvoir par les autorit\u00e9s en semant la terreur dans les populations par des assassinats, des meurtres, des incendies, des vols, des pillages, des enl\u00e8vements de personnes ;<\/p>\n\n\n\n<p>que c&rsquo;est gr\u00e2ce au soutien sans r\u00e9serve accord\u00e9 par Mgr Ndongmo qui comptait exploiter cette occasion pour acc\u00e9der \u00e0 la magistrature supr\u00eame, que Ouandi\u00e9 a r\u00e9sist\u00e9 aux op\u00e9rations mont\u00e9es et effectu\u00e9es par toutes les forces r\u00e9guli\u00e8res du pays. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Appel\u00e9 \u00e0 la barre par le pr\u00e9sident pour \u00eatre interrog\u00e9 sur les faits qui lui \u00e9taient reproch\u00e9s, Ernest Ouandi\u00e9 d\u00e9clara:<\/p>\n\n\n\n<p>qu&rsquo; \u00ab il s&rsquo;agit d&rsquo;un jugement de pure forme \u00bb et refusa de s&rsquo;exprimer, maintenant son refus tout le long des d\u00e9bats.<\/p>\n\n\n\n<p>Le verdict fut prononc\u00e9 le 5 janvier 1971 :<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 10 relaxes (Ngu\u00e9meni L\u00e9on, Wansi Bolofan Pascal, Tchouand\u00e9 Christophe, Ngu\u00e9meni Michel, Yimo Timoth\u00e9e, Poualeu Victor, Movo Jean, Ther Monique, Kamdem Kanga et Simo Luc).<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 9 condamnations \u00e0 5 ans de d\u00e9tention (Nana Maurice, Ngak\u00e9a Gabriel, T\u00e9n\u00e9wa Emmanuel, Kiengaing Louis, Sadefo Joseph, Tuntcheu Emmanuel, Ngamo Pierre, Fondjo Simo et Njilla Joseph).<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 3 condamnations \u00e0 10 ans de d\u00e9tention (Minkam Robert, Tchakont\u00e9 David, Seutio Abraham).<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 2 condamnations \u00e0 20 ans de d\u00e9tention (Tenkeu Laurent et Djoumessi Mathieu).<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 1 condamnation \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9 (Mgr Albert Ndongmo).<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; 3 condamnations \u00e0 mort :<\/p>\n\n\n\n<p>Ernest Ouandi\u00e9,<\/p>\n\n\n\n<p>Matthieu Njassep (dit \u00ab Ben Bella \u00bb, maquisard et secr\u00e9taire particulier de Ouandi\u00e9)<\/p>\n\n\n\n<p>et Fotsing Rapha\u00ebl (maquisard et agent de liaison entre Ouandi\u00e9 et Mgr Ndongmo).<\/p>\n\n\n\n<p>Ernest Ouandi\u00e9 a \u00e9t\u00e9 fusill\u00e9 en place publique le 15 janvier 1971 \u00e0 Bafoussam, avec le jeune Rapha\u00ebl Fosting, son compagnon d&rsquo;armes au maquis, et Gabriel Tabeu dit \u00ab Wambo le Courant \u00bb, fondateur et responsable politico-militaire du mouvement de la \u00ab Sainte Croix pour la lib\u00e9ration du Cameroun \u00bb, condamn\u00e9 \u00e0 mort le 6 janvier 1971 dans le second proc\u00e8s ouvert contre Mgr Ndongmo.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce triste 15 Janvier 1971 \u00e0 11h sur la grande place de Bafoussam, les habitants sont rassembl\u00e9s en silence.<\/p>\n\n\n\n<p>Ernest Ouandi\u00e9 est menott\u00e9 et escort\u00e9 par une escouade de soldats camerounais. Il avance avec fi\u00e8re allure, son visage ne laisse transpara\u00eetre aucune inqui\u00e9tude, au contraire on le sent plut\u00f4t d\u00e9tendu et joyeux.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019instant est douloureux en m\u00eame temps historique.<\/p>\n\n\n\n<p>Ernest Ouandi\u00e9 refuse de se faire bander les yeux.<\/p>\n\n\n\n<p>Avant d\u2019\u00eatre ex\u00e9cut\u00e9, Ernest Ouandi\u00e9 prononce quelques paroles qui vont sonner comme l\u2019appel \u00e0 lutter pour la libert\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Il exprime toute sa fiert\u00e9 et sa gratitude d\u2019avoir combattu pour l\u2019int\u00e9r\u00eat de son pays, tout en proph\u00e9tisant que le combat \u00e9tait loin d\u2019\u00eatre termin\u00e9, mais que d\u2019autres prendront le relais jusqu\u2019\u00e0 la victoire finale.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s avoir chant\u00e9, l\u2019ordre fut donn\u00e9 de tirer.<\/p>\n\n\n\n<p>Les premiers tirs sont mortels pour Gabriel Tabeu alias Wambo le Courant et de Rapha\u00ebl Fotsing ses deux camarades.<\/p>\n\n\n\n<p>Quant \u00e0 Ernest Ouandi\u00e9, il ne meurt pas sur le coup, il aura le temps de crier \u00ab Que vive le Cameroun \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 27 juin 1991, il fut d\u00e9clar\u00e9 h\u00e9ros national par l&rsquo;Assembl\u00e9e nationale du Cameroun.<\/p>\n\n\n\n<p>La loi no 91\/022 du 16 d\u00e9cembre 1991 le r\u00e9habilitera, celui-ci ayant \u00ab \u0153uvr\u00e9 pour la naissance du sentiment national, l&rsquo;ind\u00e9pendance ou la construction du pays, le rayonnement de son histoire ou de sa culture. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/camerounretro?__cft__[0]=AZW1rpknrVRgmxVoU3wazYp9kvjE1Ztu42XDzfT8WiIkAPFTw3EztcaLxjrO1D1c70yu8J9rJtQbGYJg-9vNhCqXSmKlPHEjntPLNFR0WMEdnSMd41HeTgnJHQWhkOz08asRACcMGbLrLDOLUnC6kIzdh3PUEbUmENU9gz-LxGv_DKESnBeGOrgYYqCBINUMLzo&amp;__tn__=-UC%2CP-R\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><strong>Cameroun R\u00e9tro &#8211; Photos du pass\u00e9<\/strong><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Figure embl\u00e9matique, h\u00e9ros et martyr de la lutte pour l&rsquo;ind\u00e9pendance du Cameroun au sein de l&rsquo;UPC Union des populations du Cameroun. 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