Recherche : Charles Atangana compulse les dossiers

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Une nouvelle bibliothèque a ouvert ses portes hier à Yaoundé.
Eugène Dipanda

Logé aux confins d’une ruelle parallèle à l’Avenue d’Efoulan, non loin de l’entrée principale du Club France, l’espace ne paie pas de mine. Une habitation sobre, apparemment rénovée pour les besoins de la cause, sert en effet de siège à la toute nouvelle bibliothèque internationale Charles Atangana (Bica). L’espace a officiellement ouvert ses portes hier, mardi 6 février 2007, à Yaoundé. Une initiative du Centre de recherche sur les questions internationales et de développement (Cerdraa), qui a pour promoteur le nommé Jean Joseph Atangana, par ailleurs sous directeur Asie-Pacifique-Océanie à la direction Asie du ministère des Relations extérieures.

"Mettre des idées au service du développement de l’Afrique", tel est, selon le promoteur, le principal objectif visé à travers l’ouverture de cette bibliothèque, qui, à vrai dire, se veut davantage un centre de recherche pour élèves, étudiants, professionnels et experts de tous bords. La Bica, explique Jean Joseph Atangana, entend en effet "œuvrer pour l’épanouissement de la science et de la culture, en facilitant et en accélérant au mieux l’accès à l’information et aux connaissances à toutes les catégories de chercheurs, pour une maîtrise avérée de leurs sujets, ainsi que le renforcement de leur capacité à générer des in-puts notables et viables en faveur des processus de développement de notre pays…".

Chercheurs
De l’avis des agents de la Bica rencontrés sur place hier, il se posait en effet, jusque-là, "un gros problème" d’accès à certaines informations pour les chercheurs camerounais. D’où cette initiative du Cerdraa, qui vient en quelque sorte occuper un espace presque en friche. Pour y parvenir, des documents divers, compilés par les moyens propres du promoteur de la Bica, sont d’ores et déjà mis à la disposition des visiteurs. Ils ont trait à des domaines variés, à l’instar de l’histoire, de la science, de la criminalité, du droit, de l’éducation, de l’agriculture, de la technologie, des arts, de la littérature etc. En attendant que "des bonnes volontés" s’intéressent éventuellement au projet, notamment à travers l’octroi d’un supplément de livres et autres documentations, les agents en service à la Bica revendiquent ainsi plus de 2000 dossiers, thèses, mémoires et divers rapports compris.

Pour le démarrage de ses activités, la Bica ouvre ses porte d lundi au samedi, entre 9h et 20h. Les conditions d’abonnement, elles, ont été assoupies, probablement "pour permettre à un maximum de personnes d’y avoir accès". Selon qu’on est élève, étudiant ou professionnel, on paiera ainsi entre 500 et 1.500 Fcfa pour une journée de recherche. L’abonnement annuel lui, est fixé 5.000 Fcfa pour les élèves, 10.000 Fcfa pour les étudiants et 15.000 Fcfa pour les professionnels et experts. Pour les années à venir, Jean Joseph Atangana ambitionne par ailleurs d’étendre les activités de la Bica sur l’ensemble du pays ; et, plus tard, dans certains pays étrangers. Ce sera dit-on, dans le but de promouvoir effectivement l’industrie culturelle au Cameroun.

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