Nous sommes légitimés – Je pense que toute personne qui a écouté le président de la République au cours de cette interview a trouvé une réponse à de nombreuses interrogations du peuple camerounais sur divers sujets qui étaient soit tabous, soit des sujets pour lesquels on croyait qu’il ne manifestait aucun intérêt ou alors qu’il ne maîtrisait pas.
Pour ce qui nous concerne, nous sommes ravis que pour une fois, sur une chaîne internationale, la culture a été au cœur du débat parce que vous savez que nous les artistes sommes souvent confinés à la portion congrue et généralement à la fin pour égayer les gens. Nous savons que la question culturelle était au cœur des préoccupations du chef de l’Etat. En tant qu’artiste, j’ai été ravie de constater que le président de la République reconnaissait le talent de ses compatriotes, même s’il parlait à ce moment là des peintres, mais nous sommes nombreux, aussi bien dans la danse, la musique, le théâtre, les arts plastiques. En tant qu’artiste qui travaille sur le terrain depuis une vingtaine d’années, savoir que le président apprécie ce qui est fait m’a rassuré.
Sur l’autre volet (accroissement des ressources allouées aux artistes ndlr), en tant que Pca, vous connaissez tous les remous qu’il y a aujourd’hui sur les droits d’auteur au Cameroun. Là, je crois que le chef de l’Etat a tranché. Il a félicité vivement le ministre d’Etat Oyono, il a même qualifié le travail qu’il a fait dans le domaine du droit d’auteur de révolutionnaire parce qu’il a conféré un statut à l’artiste camerounais. Nous sommes contents que le président a tranché en faveur des choix qui se sont opérés dans le secteur du droit d’auteur depuis que la loi de 2000 a été votée, que ce soit pour ce qui concerne la gestion collective au sein des organismes qui ont été créés, que ce soit en ce qui concerne les artistes qui perçoivent régulièrement leurs droits. Nous devons travailler pour la préservation des acquis, c’est ce à quoi le président de la République nous convie.