De nombreux universitaires ont arrêté hier une position africaine commune pour le rendez-vous d’octobre 2008 à Québec.
Le thème du séminaire est : "La francophonie: l’une des réponses à la mondialisation culturelle?". A en croire le représentant de la République française auprès de la Francophonie, Christian Philip, il s’agit de montrer que l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) participe au développement des médias, ceci à travers des actions plurielles comme ces séminaires où expertises et expériences sont échangées. Dans son propos liminaire, Christian Philip explique que la Francophonie doit être aujourd’hui un objet de débats : « La Francophonie existe, mais trop de gens considèrent que c’est quelque chose de ringard. Nous croyons que la Francophonie est un instrument de maîtrise, un outil de la diversité culturelle et linguistique. Le français est une façon de s’ouvrir au monde. Il faut qu’elle se traduise dans l’action », a-t-il soutenu.
Hier, au campus de l’université de Soa, le séminaire de préparation du sommet de la Francophonie 2008 à Québec a réuni de nombreux universitaires. Autant d’éminences grises en un seul endroit, et autour de la problématique du rôle de la Francophonie comme acteur clé de la construction d’un espace culturel mondial de diversité et de partage. Comment échapper aux diverses menaces du capitalisme culturel et sauver le patrimoine culturel mondial ? Dans cette perspective, la Francophonie peut-elle être une réponse à la mondialisation culturelle ? ces questions sont au menu de ces experts de haut niveau et de divers champs culturels et scientifiques. Le ministre de l’Enseignement supérieur, chancelier des ordres académiques, Jacques Fame Ndongo, a lui-même présidé la séance d’ouverture en présence du recteur de l’université de Yaoundé II, Jean Tabi Manga. Le Minesup, dans son allocution, a avancé : « Nous sommes tous des citoyens du monde, quelles que soient nos origines ethniques. Le défi est énorme. Nous attendons des éminents experts des échanges fructueux et une réflexion profonde ». Pendant les travaux, de nombreux autres thèmes ont été abordés : la problématique : la Francophonie face à la mondialisation culturelle ; la Francophonie, la production et la diffusion des œuvres culturelles ; la Francophonie des Médias, la Francophonie universitaire et scientifique, etc.
Marthe BASSOMO BIKOE
