L’Upc maintient son congrès interdit à Douala

par mboasawa

Conflit :


L’administration a retiré hier le récépissé de déclaration de la réunion et invité le parti à s’entendre avec les factions dissidentes.
Jean Baptiste Ketchateng


Samuel Mack-Kitt, le président de l’Union des populations du Cameroun (Upc) s’est voulu rassurant. " Si vous êtes invité au congrès de demain, venez. Soyez à l’heure parce que nous tiendrons bien notre réunion comme cela avait été prévu. " Ainsi a-t-il conclu la conversation téléphonique qu’il a eue avec Mutations hier soir peu avant 20h. Pour autant, l’état-major du parti nationaliste était en réunion jusqu’à ce moment-là. Rencontre de routine nécessaire à l’heure où s’annonce le plus grand moment politique de la vie du parti depuis 2004 ou manière de préparer une réponse à toute action de l’administration opposée à la rencontre de ce matin ?

C’est en effet le sous-préfet de Douala 1er, rapporte Hilaire Ham Ekoue, le secrétaire à la communication de l’Upc, qui a annoncé dans une correspondance qui est parvenue au siège du parti peu après 14h hier, qu’il retirait le récépissé enregistrant la déclaration de la tenue du congrès de l’Upc. Ce congrès qui se tient 60 ans après la naissance du parti en avril 1948 devait, durant trois jours, réfléchir à la réorganisation de ce parti qui a joué le rôle de leader de la vie politique camerounaise jusqu’en 1992.
Dès lors, la direction de l’Upc s’est-elle rapprochée du sous-préfet de Douala 1er et du préfet du Wouri à Douala, que nous n’avons pas pu joindre, pour régler le différend né du retrait du récépissé. " Il [le préfet, Ndlr] a expliqué que [le dirigeant d’une faction ralliée au pouvoir] a déclaré que le congrès allait troubler l’ordre public. Il nous a demandé de surseoir à l’organisation du congrès et de régler le problème dans la famille upéciste ", explique encore M. Ham Ekoue.

Mais il n’en sera rien, s’empresse-t-il d’ajouter, le congrès qui est préparé depuis l’année dernière, assurent des cadres de l’Upc interrogés à Douala, se tiendra contre vents et marées. " L’Upc fait ce qu’elle dit et dit ce qu’elle va faire ", tranche d’ailleurs Hilaire Ham Ekoue qui, comme de nombreux upécistes venus parfois de l’Europe ou d’autres pays africains, " attendait cette rencontre pour relancer le parti ".
Le différend qui oppose l’administration à l’Upc a en effet largement contribué à affaiblir l’Union des populations du Cameroun depuis son retour sur la scène publique en 1990 à la faveur du procès de Yondo Black et deux upécistes : Henriette Ekwe et Anicet Ekane ; qui avaient préparé un manifeste pour le retour à la démocratie. De fait, interdite en juillet 1955 par l’administration coloniale française, réhabilitée en 1960 sous Ahmadou Ahidjo, l’Upc ne prendra cependant pas part à la vie politique en raison d’une répression qui en faisait un mouvement proscrit de fait.

La récente sortie du ministre d’Etat chargé de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Marafa Hamidou Yaya, qui rappelait que le pouvoir de Yaoundé ne reconnaît que l’Upc qu’elle a enregistrée en faveur de Augustin Frédérick Kodock, ancien ministre et allié au Rdpc, n’était donc peut-être pas un épisode banal dans la bataille que l’Upc livre contre l’administration et le régime. " Il est possible que des alliés du pouvoir qui n’ont pas encore occupé des positions comme Augustin Kodock et Henri Hogbe Nlend soient à la manœuvre pour éviter que l’on ne reconstitue des forces upécistes. Kodock est mal avec le pouvoir en ce moment, puisqu’il l’a publiquement convoqué devant le juge pour sa gestion au ministère de l’Agriculture ", analyse par ailleurs un ex-cadre de l’Upc à Yaoundé.

Quoi qu’il en soit, pour Anicet Ekane, le président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), il ne faut point que ses " camarades dans la lutte pour un Cameroun démocratique reculent d’un iota ". " J’espère qu’ils ne vont pas se laisser faire car c’est une attitude inacceptable et scandaleuse que celle du gouvernement ", a-t-il déclaré. Ce matin, au Foyer protestant d’Akwa, lieu prévu pour le congrès, ou à la permanence de l’Upc à la Montagne Manga Bell, qui de l’administration ou des partisans au drapeau rouge et au crabe noir, qui donna son nom au Cameroun, triomphera-t-il ?

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L’administration a retiré hier le récépissé de déclaration de la réunion et invité le parti à s’entendre avec les factions dissidentes.
Jean Baptiste Ketchateng


Samuel Mack-Kitt, le président de l’Union des populations du Cameroun (Upc) s’est voulu rassurant. " Si vous êtes invité au congrès de demain, venez. Soyez à l’heure parce que nous tiendrons bien notre réunion comme cela avait été prévu. " Ainsi a-t-il conclu la conversation téléphonique qu’il a eue avec Mutations hier soir peu avant 20h. Pour autant, l’état-major du parti nationaliste était en réunion jusqu’à ce moment-là. Rencontre de routine nécessaire à l’heure où s’annonce le plus grand moment politique de la vie du parti depuis 2004 ou manière de préparer une réponse à toute action de l’administration opposée à la rencontre de ce matin ?

C’est en effet le sous-préfet de Douala 1er, rapporte Hilaire Ham Ekoue, le secrétaire à la communication de l’Upc, qui a annoncé dans une correspondance qui est parvenue au siège du parti peu après 14h hier, qu’il retirait le récépissé enregistrant la déclaration de la tenue du congrès de l’Upc. Ce congrès qui se tient 60 ans après la naissance du parti en avril 1948 devait, durant trois jours, réfléchir à la réorganisation de ce parti qui a joué le rôle de leader de la vie politique camerounaise jusqu’en 1992.
Dès lors, la direction de l’Upc s’est-elle rapprochée du sous-préfet de Douala 1er et du préfet du Wouri à Douala, que nous n’avons pas pu joindre, pour régler le différend né du retrait du récépissé. " Il [le préfet, Ndlr] a expliqué que [le dirigeant d’une faction ralliée au pouvoir] a déclaré que le congrès allait troubler l’ordre public. Il nous a demandé de surseoir à l’organisation du congrès et de régler le problème dans la famille upéciste ", explique encore M. Ham Ekoue.

Mais il n’en sera rien, s’empresse-t-il d’ajouter, le congrès qui est préparé depuis l’année dernière, assurent des cadres de l’Upc interrogés à Douala, se tiendra contre vents et marées. " L’Upc fait ce qu’elle dit et dit ce qu’elle va faire ", tranche d’ailleurs Hilaire Ham Ekoue qui, comme de nombreux upécistes venus parfois de l’Europe ou d’autres pays africains, " attendait cette rencontre pour relancer le parti ".
Le différend qui oppose l’administration à l’Upc a en effet largement contribué à affaiblir l’Union des populations du Cameroun depuis son retour sur la scène publique en 1990 à la faveur du procès de Yondo Black et deux upécistes : Henriette Ekwe et Anicet Ekane ; qui avaient préparé un manifeste pour le retour à la démocratie. De fait, interdite en juillet 1955 par l’administration coloniale française, réhabilitée en 1960 sous Ahmadou Ahidjo, l’Upc ne prendra cependant pas part à la vie politique en raison d’une répression qui en faisait un mouvement proscrit de fait.

La récente sortie du ministre d’Etat chargé de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Marafa Hamidou Yaya, qui rappelait que le pouvoir de Yaoundé ne reconnaît que l’Upc qu’elle a enregistrée en faveur de Augustin Frédérick Kodock, ancien ministre et allié au Rdpc, n’était donc peut-être pas un épisode banal dans la bataille que l’Upc livre contre l’administration et le régime. " Il est possible que des alliés du pouvoir qui n’ont pas encore occupé des positions comme Augustin Kodock et Henri Hogbe Nlend soient à la manœuvre pour éviter que l’on ne reconstitue des forces upécistes. Kodock est mal avec le pouvoir en ce moment, puisqu’il l’a publiquement convoqué devant le juge pour sa gestion au ministère de l’Agriculture ", analyse par ailleurs un ex-cadre de l’Upc à Yaoundé.

Quoi qu’il en soit, pour Anicet Ekane, le président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), il ne faut point que ses " camarades dans la lutte pour un Cameroun démocratique reculent d’un iota ". " J’espère qu’ils ne vont pas se laisser faire car c’est une attitude inacceptable et scandaleuse que celle du gouvernement ", a-t-il déclaré. Ce matin, au Foyer protestant d’Akwa, lieu prévu pour le congrès, ou à la permanence de l’Upc à la Montagne Manga Bell, qui de l’administration ou des partisans au drapeau rouge et au crabe noir, qui donna son nom au Cameroun, triomphera-t-il ?

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L’administration a retiré hier le récépissé de déclaration de la réunion et invité le parti à s’entendre avec les factions dissidentes.
Jean Baptiste Ketchateng


Samuel Mack-Kitt, le président de l’Union des populations du Cameroun (Upc) s’est voulu rassurant. " Si vous êtes invité au congrès de demain, venez. Soyez à l’heure parce que nous tiendrons bien notre réunion comme cela avait été prévu. " Ainsi a-t-il conclu la conversation téléphonique qu’il a eue avec Mutations hier soir peu avant 20h. Pour autant, l’état-major du parti nationaliste était en réunion jusqu’à ce moment-là. Rencontre de routine nécessaire à l’heure où s’annonce le plus grand moment politique de la vie du parti depuis 2004 ou manière de préparer une réponse à toute action de l’administration opposée à la rencontre de ce matin ?

C’est en effet le sous-préfet de Douala 1er, rapporte Hilaire Ham Ekoue, le secrétaire à la communication de l’Upc, qui a annoncé dans une correspondance qui est parvenue au siège du parti peu après 14h hier, qu’il retirait le récépissé enregistrant la déclaration de la tenue du congrès de l’Upc. Ce congrès qui se tient 60 ans après la naissance du parti en avril 1948 devait, durant trois jours, réfléchir à la réorganisation de ce parti qui a joué le rôle de leader de la vie politique camerounaise jusqu’en 1992.
Dès lors, la direction de l’Upc s’est-elle rapprochée du sous-préfet de Douala 1er et du préfet du Wouri à Douala, que nous n’avons pas pu joindre, pour régler le différend né du retrait du récépissé. " Il [le préfet, Ndlr] a expliqué que [le dirigeant d’une faction ralliée au pouvoir] a déclaré que le congrès allait troubler l’ordre public. Il nous a demandé de surseoir à l’organisation du congrès et de régler le problème dans la famille upéciste ", explique encore M. Ham Ekoue.

Mais il n’en sera rien, s’empresse-t-il d’ajouter, le congrès qui est préparé depuis l’année dernière, assurent des cadres de l’Upc interrogés à Douala, se tiendra contre vents et marées. " L’Upc fait ce qu’elle dit et dit ce qu’elle va faire ", tranche d’ailleurs Hilaire Ham Ekoue qui, comme de nombreux upécistes venus parfois de l’Europe ou d’autres pays africains, " attendait cette rencontre pour relancer le parti ".
Le différend qui oppose l’administration à l’Upc a en effet largement contribué à affaiblir l’Union des populations du Cameroun depuis son retour sur la scène publique en 1990 à la faveur du procès de Yondo Black et deux upécistes : Henriette Ekwe et Anicet Ekane ; qui avaient préparé un manifeste pour le retour à la démocratie. De fait, interdite en juillet 1955 par l’administration coloniale française, réhabilitée en 1960 sous Ahmadou Ahidjo, l’Upc ne prendra cependant pas part à la vie politique en raison d’une répression qui en faisait un mouvement proscrit de fait.

La récente sortie du ministre d’Etat chargé de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Marafa Hamidou Yaya, qui rappelait que le pouvoir de Yaoundé ne reconnaît que l’Upc qu’elle a enregistrée en faveur de Augustin Frédérick Kodock, ancien ministre et allié au Rdpc, n’était donc peut-être pas un épisode banal dans la bataille que l’Upc livre contre l’administration et le régime. " Il est possible que des alliés du pouvoir qui n’ont pas encore occupé des positions comme Augustin Kodock et Henri Hogbe Nlend soient à la manœuvre pour éviter que l’on ne reconstitue des forces upécistes. Kodock est mal avec le pouvoir en ce moment, puisqu’il l’a publiquement convoqué devant le juge pour sa gestion au ministère de l’Agriculture ", analyse par ailleurs un ex-cadre de l’Upc à Yaoundé.

Quoi qu’il en soit, pour Anicet Ekane, le président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), il ne faut point que ses " camarades dans la lutte pour un Cameroun démocratique reculent d’un iota ". " J’espère qu’ils ne vont pas se laisser faire car c’est une attitude inacceptable et scandaleuse que celle du gouvernement ", a-t-il déclaré. Ce matin, au Foyer protestant d’Akwa, lieu prévu pour le congrès, ou à la permanence de l’Upc à la Montagne Manga Bell, qui de l’administration ou des partisans au drapeau rouge et au crabe noir, qui donna son nom au Cameroun, triomphera-t-il ?

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Opération Epervier : Ce n’est pas fini

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La suite de « l’opération épervier », la couverture sanitaire nationale et la gestion de l’ordre publique étaient, entre autres vendredi, au menu des échanges.
Aimé-Francis AMOUGOU –

Ils ne sont pas allés du dos de la cuillère, les députés, pour interpeller les membres du gouvernement, vendredi dernier à l’hémicycle du Palais de Verre de Ngoa-Ekelle. Le verbe suffisamment haut, les élus de la nation, issus des rangs du Rdpc, de l’Udc et de l’Undp principalement, ont exigé des ministres des réponses appropriées sur, ce qu’ils ont appelé, « la gestion de certains dossiers sensibles de l’Etat ». Sont tour à tour passés à la tribune du peuple, le représentant du Premier ministre, chef du gouvernement, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation ; le Vice-Premier ministre, ministre de la justice, garde des Sceaux ; le ministre de l’Education de base ; le ministre des Travaux publics ; et le ministre de la Santé publique.

Sur la gestion de l’ordre public – Au nom du Premier ministre, chef du gouvernement, le ministre d’Etat Marafa Hamidou Yaya est venu donner des explications complémentaires à la série de questions, posée par Patricia Tomaino Ndam Njoya, député Udc du Noun-Centre, sur la violence sociale et la gestion qui en est faite par les autorités administratives et les forces de maintien de l’ordre. Pour le Minatd, qui s’est abondamment appuyé sur les textes qui régissent la République, l’Etat a mis en place tout un dispositif de maintien de l’ordre partout où celui-ci est troublé. Les cas de bavures, mentionnés dans la question de l’élue du Noun-Centre, sont, pour le Minatd, quelques cas isolés. Reconnaissant tout de même l’installation dans les habitudes de la culture de violence, le ministre d’Etat Marafa Hamidou Yaya a lancé un appel aux députés pour qu’ils s’impliquent également dans la promotion du dialogue, gage de paix et de progrès social.

Sur la suite de « l’opération épervier » – Interpellé par Amadou Adji, député de l’Undp du Diamaré-Centre, sur la suite de la stratégie gouvernementale dans la lutte contre la corruption et les détournements de deniers publics, le Vice-Premier ministre, ministre de la Justice, garde des Sceaux, Amadou Ali, a affirmé que « l’Opération épervier » ne s’est pas arrêtée. Après avoir fait le point des « affaires » ayant déjà été jugées en première instance, le Vice-Pm a affirmé que même s’il est difficile d’évaluer les sommes détournées, la traque de ceux qui se seront enrichis au détriment de la fortune publique devra se poursuivre de façon déterminante, comme le veut le chef de l’Etat. Ceux-là, a-t-il dit, citant le chef de l’Etat, « devront rendre gorge ». Pour dissiper les doutes de ceux qui pensent qu’un bémol a été mis à l’opération, Amadou Ali a révélé qu’à l’heure actuelle une vingtaine de dossiers était en examen et actuellement recouvert du sceau du secret lié à l’instruction en cours. Il ne s’agit donc pas, a poursuivi le Vice-PM, d’une « chasse aux sorcières », pour lui « l’Opération épervier se porte bien. L’épervier n’est pas malade ». « Ne devront donc s’inquiéter que ceux qui ont quelque chose à se reprocher », a conclu Amadou Ali.

Sur l’encadrement des élèves – Le ministre de l’Education de base, Haman Adama, est à son tour monté à la tribune du peuple pour parler du fonctionnement actuel des écoles, où, a relevé un élu du peuple, « des salles de classe ont plus de 200 élèves, le plus souvent assis à même le sol ». Pour le Minédub, 66% du budget de son département ministériel sont, depuis 2004, consacrés à la construction des écoles, malheureusement victimes de vandalisme. Et l’insuffisance des tables-bancs fait l’objet d’une stratégie de fourniture de ces équipements.

Sur la carte sanitaire nationale – 2.476. Tel est le nombre d’établissements de santé de différentes catégories à travers le pays. Le chiffre a été donné par André Mama Fouda, ministre de la Santé publique, interpellé par Amadou Mohaman, député Undp du Mayo-Louti. Le Minsanté a indiqué que 43 autres vont être créés, comme prévu dans la stratégie gouvernementale consistant à doter le pays d’un système de santé moderne.

Egalement interpellé par les députés, le ministre des Travaux publics, Bernard Messengue Avom, sur l’état actuel du réseau routier où l’on connaît de plus en plus, ont relevé les députés, l’effondrement croissant des ponts.

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