mardi, février 17, 2026
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Transes au Lycée de Babouantou

by mboasawa
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Le proviseur suspend les cours pendant deux jours.

Une émotion particulière anime les élèves et les enseignants du Lycée de Babouantou dans le Haut-Nkam depuis quelques jours. Elle s’est accentuée ce mardi 09 décembre 2008 autour de 10 heures. Jacqueline Siéwé, quinze ans, élève en sixième, est tombée et s’est évanouie devant ses camarades de classe. Impuissants, ces élèves ont alerté le staff de l’établissement. Vu le degré d’agitation de la fillette, le proviseur Serge Djampou et ses collaborateurs l’ont transportée au centre de santé de Babouantou. Ce qui n’a pas empêché de faire monter la colère chez de nombreux parents d’élèves à l’instar de Véronique K. Surtout que les secousses vécues par Jacqueline Siéwé seraient similaires à celles ayant frappé les autres élèves dudit établissement il y a à peine une semaine. Pour cette dernière, ce phénomène qui prend corps au Lycée de Babouantou, notamment lors de la cérémonie de levée des couleurs, relève de l’inédit.
« Nous sommes malades à cause de ce qui se passe au Lycée. Depuis le lundi 1er décembre, des élèves ne font que tomber en transe. Nous sommes confus. C’est la première fois que cela arrive dans ce village », soutient-elle. A en croire celle-ci, le nombre d’élèves entrés en transe au Lycée de Babouantou depuis une semaine s’élève à six. Mais des sources proches de la direction de l’établissement parlent de cinq personnes. Selon un enseignant, hormis le cas de Jacqueline Siéwé, celui des autres élèves affectés par les transes dont quatre filles et un garçon a été maîtrisé au niveau de l’infirmerie de l’établissement.

Arrêt des cours
Après avoir passée une journée agitée dans une salle du centre de santé de Babouantou, Jacqueline Siéwé a regagné le domicile de ses parents. Une infirmière en service dans le centre affirme qu’elle se trouve hors du danger. « Elle est arrivée ici étant particulièrement fatiguée. Elle était consciente. Après lui avoir administré des remontants, son état s’est stabilisé. C’est pourquoi nous l’avons libéré », assure la soignante. Approchée par le reporter du Messager, Jacqueline Siéwé dit se sentir légèrement mieux. Seulement, elle est incapable de raconter les circonstances de sa chute. « Je ne sais pas ce qui s’est réellement passé. Je me suis juste retrouvée couchée à l’hôpital », déclare-t-elle.
Joint au téléphone par Le Messager, le proviseur du Lycée de Babouantou essaie de minimiser la situation de crise qui secoue son établissement. Pour lui, les élèves affectées ces derniers jours ont retrouvé leur forme. Reste qu’à la suite de la crise de Jacqueline Siéwé, M. Talla, enseignant de mathématique et par ailleurs pasteur de l’église évangélique du Cameroun (Eec) dans la localité a été invité pour sauver les meubles. Dans la même logique, le proviseur Serge Djampou a suspendu les cours. Ils ne reprendront, d’après lui, que le jeudi 11 décembre, donc aujourd’hui.
Avant cette reprise, les parents d’élèves et le staff du Lycée de Babouantou devaient se réunir mercredi 10 décembre 2008 pour « examiner profondément ce qui affecte les élèves et proposer des solutions pour empêcher les transes de perturber l’année scolaire». Au niveau départemental et régional, l’intervention des responsables du ministère des Enseignements secondaires (Minesec) ne se fait pas encore sentir. 

Par Guy Modeste DZUDIE, à Babouantou

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Le proviseur suspend les cours pendant deux jours.

Une émotion particulière anime les élèves et les enseignants du Lycée de Babouantou dans le Haut-Nkam depuis quelques jours. Elle s’est accentuée ce mardi 09 décembre 2008 autour de 10 heures. Jacqueline Siéwé, quinze ans, élève en sixième, est tombée et s’est évanouie devant ses camarades de classe. Impuissants, ces élèves ont alerté le staff de l’établissement. Vu le degré d’agitation de la fillette, le proviseur Serge Djampou et ses collaborateurs l’ont transportée au centre de santé de Babouantou. Ce qui n’a pas empêché de faire monter la colère chez de nombreux parents d’élèves à l’instar de Véronique K. Surtout que les secousses vécues par Jacqueline Siéwé seraient similaires à celles ayant frappé les autres élèves dudit établissement il y a à peine une semaine. Pour cette dernière, ce phénomène qui prend corps au Lycée de Babouantou, notamment lors de la cérémonie de levée des couleurs, relève de l’inédit.
« Nous sommes malades à cause de ce qui se passe au Lycée. Depuis le lundi 1er décembre, des élèves ne font que tomber en transe. Nous sommes confus. C’est la première fois que cela arrive dans ce village », soutient-elle. A en croire celle-ci, le nombre d’élèves entrés en transe au Lycée de Babouantou depuis une semaine s’élève à six. Mais des sources proches de la direction de l’établissement parlent de cinq personnes. Selon un enseignant, hormis le cas de Jacqueline Siéwé, celui des autres élèves affectés par les transes dont quatre filles et un garçon a été maîtrisé au niveau de l’infirmerie de l’établissement.

Arrêt des cours
Après avoir passée une journée agitée dans une salle du centre de santé de Babouantou, Jacqueline Siéwé a regagné le domicile de ses parents. Une infirmière en service dans le centre affirme qu’elle se trouve hors du danger. « Elle est arrivée ici étant particulièrement fatiguée. Elle était consciente. Après lui avoir administré des remontants, son état s’est stabilisé. C’est pourquoi nous l’avons libéré », assure la soignante. Approchée par le reporter du Messager, Jacqueline Siéwé dit se sentir légèrement mieux. Seulement, elle est incapable de raconter les circonstances de sa chute. « Je ne sais pas ce qui s’est réellement passé. Je me suis juste retrouvée couchée à l’hôpital », déclare-t-elle.
Joint au téléphone par Le Messager, le proviseur du Lycée de Babouantou essaie de minimiser la situation de crise qui secoue son établissement. Pour lui, les élèves affectées ces derniers jours ont retrouvé leur forme. Reste qu’à la suite de la crise de Jacqueline Siéwé, M. Talla, enseignant de mathématique et par ailleurs pasteur de l’église évangélique du Cameroun (Eec) dans la localité a été invité pour sauver les meubles. Dans la même logique, le proviseur Serge Djampou a suspendu les cours. Ils ne reprendront, d’après lui, que le jeudi 11 décembre, donc aujourd’hui.
Avant cette reprise, les parents d’élèves et le staff du Lycée de Babouantou devaient se réunir mercredi 10 décembre 2008 pour « examiner profondément ce qui affecte les élèves et proposer des solutions pour empêcher les transes de perturber l’année scolaire». Au niveau départemental et régional, l’intervention des responsables du ministère des Enseignements secondaires (Minesec) ne se fait pas encore sentir. 

Par Guy Modeste DZUDIE, à Babouantou

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Une émotion particulière anime les élèves et les enseignants du Lycée de Babouantou dans le Haut-Nkam depuis quelques jours. Elle s’est accentuée ce mardi 09 décembre 2008 autour de 10 heures. Jacqueline Siéwé, quinze ans, élève en sixième, est tombée et s’est évanouie devant ses camarades de classe. Impuissants, ces élèves ont alerté le staff de l’établissement. Vu le degré d’agitation de la fillette, le proviseur Serge Djampou et ses collaborateurs l’ont transportée au centre de santé de Babouantou. Ce qui n’a pas empêché de faire monter la colère chez de nombreux parents d’élèves à l’instar de Véronique K. Surtout que les secousses vécues par Jacqueline Siéwé seraient similaires à celles ayant frappé les autres élèves dudit établissement il y a à peine une semaine. Pour cette dernière, ce phénomène qui prend corps au Lycée de Babouantou, notamment lors de la cérémonie de levée des couleurs, relève de l’inédit.
« Nous sommes malades à cause de ce qui se passe au Lycée. Depuis le lundi 1er décembre, des élèves ne font que tomber en transe. Nous sommes confus. C’est la première fois que cela arrive dans ce village », soutient-elle. A en croire celle-ci, le nombre d’élèves entrés en transe au Lycée de Babouantou depuis une semaine s’élève à six. Mais des sources proches de la direction de l’établissement parlent de cinq personnes. Selon un enseignant, hormis le cas de Jacqueline Siéwé, celui des autres élèves affectés par les transes dont quatre filles et un garçon a été maîtrisé au niveau de l’infirmerie de l’établissement.

Arrêt des cours
Après avoir passée une journée agitée dans une salle du centre de santé de Babouantou, Jacqueline Siéwé a regagné le domicile de ses parents. Une infirmière en service dans le centre affirme qu’elle se trouve hors du danger. « Elle est arrivée ici étant particulièrement fatiguée. Elle était consciente. Après lui avoir administré des remontants, son état s’est stabilisé. C’est pourquoi nous l’avons libéré », assure la soignante. Approchée par le reporter du Messager, Jacqueline Siéwé dit se sentir légèrement mieux. Seulement, elle est incapable de raconter les circonstances de sa chute. « Je ne sais pas ce qui s’est réellement passé. Je me suis juste retrouvée couchée à l’hôpital », déclare-t-elle.
Joint au téléphone par Le Messager, le proviseur du Lycée de Babouantou essaie de minimiser la situation de crise qui secoue son établissement. Pour lui, les élèves affectées ces derniers jours ont retrouvé leur forme. Reste qu’à la suite de la crise de Jacqueline Siéwé, M. Talla, enseignant de mathématique et par ailleurs pasteur de l’église évangélique du Cameroun (Eec) dans la localité a été invité pour sauver les meubles. Dans la même logique, le proviseur Serge Djampou a suspendu les cours. Ils ne reprendront, d’après lui, que le jeudi 11 décembre, donc aujourd’hui.
Avant cette reprise, les parents d’élèves et le staff du Lycée de Babouantou devaient se réunir mercredi 10 décembre 2008 pour « examiner profondément ce qui affecte les élèves et proposer des solutions pour empêcher les transes de perturber l’année scolaire». Au niveau départemental et régional, l’intervention des responsables du ministère des Enseignements secondaires (Minesec) ne se fait pas encore sentir. 

Par Guy Modeste DZUDIE, à Babouantou

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« Nous sommes malades à cause de ce qui se passe au Lycée. Depuis le lundi 1er décembre, des élèves ne font que tomber en transe. Nous sommes confus. C’est la première fois que cela arrive dans ce village », soutient-elle. A en croire celle-ci, le nombre d’élèves entrés en transe au Lycée de Babouantou depuis une semaine s’élève à six. Mais des sources proches de la direction de l’établissement parlent de cinq personnes. Selon un enseignant, hormis le cas de Jacqueline Siéwé, celui des autres élèves affectés par les transes dont quatre filles et un garçon a été maîtrisé au niveau de l’infirmerie de l’établissement.

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Après avoir passée une journée agitée dans une salle du centre de santé de Babouantou, Jacqueline Siéwé a regagné le domicile de ses parents. Une infirmière en service dans le centre affirme qu’elle se trouve hors du danger. « Elle est arrivée ici étant particulièrement fatiguée. Elle était consciente. Après lui avoir administré des remontants, son état s’est stabilisé. C’est pourquoi nous l’avons libéré », assure la soignante. Approchée par le reporter du Messager, Jacqueline Siéwé dit se sentir légèrement mieux. Seulement, elle est incapable de raconter les circonstances de sa chute. « Je ne sais pas ce qui s’est réellement passé. Je me suis juste retrouvée couchée à l’hôpital », déclare-t-elle.
Joint au téléphone par Le Messager, le proviseur du Lycée de Babouantou essaie de minimiser la situation de crise qui secoue son établissement. Pour lui, les élèves affectées ces derniers jours ont retrouvé leur forme. Reste qu’à la suite de la crise de Jacqueline Siéwé, M. Talla, enseignant de mathématique et par ailleurs pasteur de l’église évangélique du Cameroun (Eec) dans la localité a été invité pour sauver les meubles. Dans la même logique, le proviseur Serge Djampou a suspendu les cours. Ils ne reprendront, d’après lui, que le jeudi 11 décembre, donc aujourd’hui.
Avant cette reprise, les parents d’élèves et le staff du Lycée de Babouantou devaient se réunir mercredi 10 décembre 2008 pour « examiner profondément ce qui affecte les élèves et proposer des solutions pour empêcher les transes de perturber l’année scolaire». Au niveau départemental et régional, l’intervention des responsables du ministère des Enseignements secondaires (Minesec) ne se fait pas encore sentir. 

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La trace de la Nolica

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A l’issue d’un atelier d’écriture dénommé  » Afrinouvelles  » en octobre 2005, l’écrivain et enseignant Pascal Bekolo plus connu sous le pseudonyme de Pabé Mongo a mis sur pied un atelier d’écriture permanent.
P.T. –




Depuis lors et flanqué d’une quinzaine de jeunes auteurs, il tient réunion une fois par mois à la Centrale de lecture publique de Yaoundé. Au menu des rencontres, des exercices de style et de création littéraire, des lectures de manuscrits, des visites de création….
Pour le promoteur, "nous pensons ici qu’un écrivain professionnel, tout comme un footballeur doit pouvoir répéter ses gammes au quotidien s’il veut atteindre le firmament de son art. " Et pour les participants qui, pour la plupart ont déjà publié ou sont en voie de l’être, " c’est tout bénéfice. Ceci parce que nous apprenons au contact d’écrivains confirmés le métier. Les exercices sont parfois difficiles, mais le regard du promoteur est là pour nous rappeler notre deal de départ qui était celui de la professionnalisation. " Il y a là, en plus du promoteur, Angeline Solange Bonono ; Charles Tenguéné, récent vainqueur du Prix du jeune écrivain francophone et auteur d’un recueil de nouvelles depuis ; Lotin Wekapé dont le troisième ouvrage vient de partaîtrte chez L’Harmattan ; Kamdem Souop dont le deuxième recueil de nouvelles paraît bientôt à L’Harmattan et bien d’autres encore.

Et s’il venait chez un participant de publier, une collection a été ouverte à cet effet depuis 2006 aux Presses universitaires de Yaoundé (Puy) et portele nom de Nolica pour " Nouvelle littérature camerounaise ". Une collection qui a depuis produit quelques ouvrages comme " Bouillon de vie " de Solange Bonono, " Ménages d’Afrique " de Chantal Julie Nlend ou " L’empêcheur d’aimer en rond " de Joseph Ndong’aroga. En décidant ainsi d’accompagner la création littéraire, Pabé Mongo espère simplement " contribuer par ce moyen à rendre aux autres ce que j’ai reçu de mes aînés chez qui j’ai beaucoup appris lors des années dorées de l’Association des poètes et écrivains camerounais (Apec). " Nul doute qu’avec l’arrivée de Pabé Mongo à la tête de la toute nouvelle représentation sous-régionnale de l’Association des écrivains de langue française (Adelf), les ambitions de cet atelier seront revues à la hausse.

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