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Procès : Mboua Massock jugé et libéré

by mboasawa
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Il a écopé d’une amende de 138.000 Fcfa au terme d’un procès expéditif vendredi.

Il aura fallu tout juste un jour pour connaître l’issue de l’affaire qui opposait le «combattant» Mboua Massock au ministère public depuis jeudi, 1er octobre dernier. Date à laquelle celui qui se présente comme un leader nationaliste est arrêté par les éléments du commissariat de police du 1er arrondissement et logé dans les services de cette section.

Durant l’audience qui aura duré un peu plus de deux heures, le ministère public rappelle à l’accusé qu’il est poursuivi pour destruction de bien public et monument classé, en référence à l’édifice dédié à la mémoire du général français Leclerc de Hauteclocque. Le verdict est prononcé en l’absence des avocats de Mboua Massock. Ce dernier écope d’une amende de 138.000 Fcfa. Le juge délivre ensuite un mandat d’incarcération contre lui. La salle manifeste de la sympathie pour le condamné, puisqu’une somme de 28.000 Fcfa est collectée dans la foulée. «Le reste de l’amende a été soldée par les combattants», renseigne Mboua Massock, faisant allusion aux membres de son parti, la Nouvelle dynamique nationaliste africaine (Nodyna) présents à l’audience ce jour. L’amende ainsi payée auprès d’un greffier, Mboua Massock retrouve son domicile à PK 13.

Vendredi dernier, Mboua Massock et son coaccusé Mardochée Ekwe ont aussi écopé d’une amende de 100.000 Fcfa et 25.000 Fcfa de frais de justice, pour le même motif de destruction de bien et monument public classé en référence à la statue du général Leclerc. N’empêche, le coordinateur de la Nodyna entend poursuivre son «combat», celui qui vise à inciter l’Etat à élever des monuments à la mémoire «des nationalistes camerounais qui ont payé de leurs vies pour que ce pays ne soit une province française». «Ils sont sérieux, puisqu’ils repeignent à chaque fois le monument. Moi aussi je suis sérieux, je recommencerai. Je ne rigole pas…», lance-t-il.
Le 1er octobre dernier, sous l’œil de nombreux curieux, Mboua Massock dégrade à coups de peinture rouge et verte, la statue du général Leclerc élevée à Bonanjo. Il y inscrit entre autres propos engagés : «nos héros et martyrs d’abord, nous insistons. Non au vestiges coloniaux improductifs».

Monique Ngo Mayag

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Il a écopé d’une amende de 138.000 Fcfa au terme d’un procès expéditif vendredi.

Il aura fallu tout juste un jour pour connaître l’issue de l’affaire qui opposait le «combattant» Mboua Massock au ministère public depuis jeudi, 1er octobre dernier. Date à laquelle celui qui se présente comme un leader nationaliste est arrêté par les éléments du commissariat de police du 1er arrondissement et logé dans les services de cette section.

Durant l’audience qui aura duré un peu plus de deux heures, le ministère public rappelle à l’accusé qu’il est poursuivi pour destruction de bien public et monument classé, en référence à l’édifice dédié à la mémoire du général français Leclerc de Hauteclocque. Le verdict est prononcé en l’absence des avocats de Mboua Massock. Ce dernier écope d’une amende de 138.000 Fcfa. Le juge délivre ensuite un mandat d’incarcération contre lui. La salle manifeste de la sympathie pour le condamné, puisqu’une somme de 28.000 Fcfa est collectée dans la foulée. «Le reste de l’amende a été soldée par les combattants», renseigne Mboua Massock, faisant allusion aux membres de son parti, la Nouvelle dynamique nationaliste africaine (Nodyna) présents à l’audience ce jour. L’amende ainsi payée auprès d’un greffier, Mboua Massock retrouve son domicile à PK 13.

Vendredi dernier, Mboua Massock et son coaccusé Mardochée Ekwe ont aussi écopé d’une amende de 100.000 Fcfa et 25.000 Fcfa de frais de justice, pour le même motif de destruction de bien et monument public classé en référence à la statue du général Leclerc. N’empêche, le coordinateur de la Nodyna entend poursuivre son «combat», celui qui vise à inciter l’Etat à élever des monuments à la mémoire «des nationalistes camerounais qui ont payé de leurs vies pour que ce pays ne soit une province française». «Ils sont sérieux, puisqu’ils repeignent à chaque fois le monument. Moi aussi je suis sérieux, je recommencerai. Je ne rigole pas…», lance-t-il.
Le 1er octobre dernier, sous l’œil de nombreux curieux, Mboua Massock dégrade à coups de peinture rouge et verte, la statue du général Leclerc élevée à Bonanjo. Il y inscrit entre autres propos engagés : «nos héros et martyrs d’abord, nous insistons. Non au vestiges coloniaux improductifs».

Monique Ngo Mayag

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Durant l’audience qui aura duré un peu plus de deux heures, le ministère public rappelle à l’accusé qu’il est poursuivi pour destruction de bien public et monument classé, en référence à l’édifice dédié à la mémoire du général français Leclerc de Hauteclocque. Le verdict est prononcé en l’absence des avocats de Mboua Massock. Ce dernier écope d’une amende de 138.000 Fcfa. Le juge délivre ensuite un mandat d’incarcération contre lui. La salle manifeste de la sympathie pour le condamné, puisqu’une somme de 28.000 Fcfa est collectée dans la foulée. «Le reste de l’amende a été soldée par les combattants», renseigne Mboua Massock, faisant allusion aux membres de son parti, la Nouvelle dynamique nationaliste africaine (Nodyna) présents à l’audience ce jour. L’amende ainsi payée auprès d’un greffier, Mboua Massock retrouve son domicile à PK 13.

Vendredi dernier, Mboua Massock et son coaccusé Mardochée Ekwe ont aussi écopé d’une amende de 100.000 Fcfa et 25.000 Fcfa de frais de justice, pour le même motif de destruction de bien et monument public classé en référence à la statue du général Leclerc. N’empêche, le coordinateur de la Nodyna entend poursuivre son «combat», celui qui vise à inciter l’Etat à élever des monuments à la mémoire «des nationalistes camerounais qui ont payé de leurs vies pour que ce pays ne soit une province française». «Ils sont sérieux, puisqu’ils repeignent à chaque fois le monument. Moi aussi je suis sérieux, je recommencerai. Je ne rigole pas…», lance-t-il.
Le 1er octobre dernier, sous l’œil de nombreux curieux, Mboua Massock dégrade à coups de peinture rouge et verte, la statue du général Leclerc élevée à Bonanjo. Il y inscrit entre autres propos engagés : «nos héros et martyrs d’abord, nous insistons. Non au vestiges coloniaux improductifs».

Monique Ngo Mayag

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Il a écopé d’une amende de 138.000 Fcfa au terme d’un procès expéditif vendredi.

Il aura fallu tout juste un jour pour connaître l’issue de l’affaire qui opposait le «combattant» Mboua Massock au ministère public depuis jeudi, 1er octobre dernier. Date à laquelle celui qui se présente comme un leader nationaliste est arrêté par les éléments du commissariat de police du 1er arrondissement et logé dans les services de cette section.

Durant l’audience qui aura duré un peu plus de deux heures, le ministère public rappelle à l’accusé qu’il est poursuivi pour destruction de bien public et monument classé, en référence à l’édifice dédié à la mémoire du général français Leclerc de Hauteclocque. Le verdict est prononcé en l’absence des avocats de Mboua Massock. Ce dernier écope d’une amende de 138.000 Fcfa. Le juge délivre ensuite un mandat d’incarcération contre lui. La salle manifeste de la sympathie pour le condamné, puisqu’une somme de 28.000 Fcfa est collectée dans la foulée. «Le reste de l’amende a été soldée par les combattants», renseigne Mboua Massock, faisant allusion aux membres de son parti, la Nouvelle dynamique nationaliste africaine (Nodyna) présents à l’audience ce jour. L’amende ainsi payée auprès d’un greffier, Mboua Massock retrouve son domicile à PK 13.

Vendredi dernier, Mboua Massock et son coaccusé Mardochée Ekwe ont aussi écopé d’une amende de 100.000 Fcfa et 25.000 Fcfa de frais de justice, pour le même motif de destruction de bien et monument public classé en référence à la statue du général Leclerc. N’empêche, le coordinateur de la Nodyna entend poursuivre son «combat», celui qui vise à inciter l’Etat à élever des monuments à la mémoire «des nationalistes camerounais qui ont payé de leurs vies pour que ce pays ne soit une province française». «Ils sont sérieux, puisqu’ils repeignent à chaque fois le monument. Moi aussi je suis sérieux, je recommencerai. Je ne rigole pas…», lance-t-il.
Le 1er octobre dernier, sous l’œil de nombreux curieux, Mboua Massock dégrade à coups de peinture rouge et verte, la statue du général Leclerc élevée à Bonanjo. Il y inscrit entre autres propos engagés : «nos héros et martyrs d’abord, nous insistons. Non au vestiges coloniaux improductifs».

Monique Ngo Mayag

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Bonnes feuilles (Pp 284 à 287) : Epilogue : préemption

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Il s’agit pour nous moins d’inventer un style juste pour dire la tragédie de notre continent, que de créer un style d’écriture qui rende celle-ci dorénavant impossible : c’est ce style d’écriture que nous appelons écriture préemptive. –




Et ce en connaissance de cause ; car justement parce que le concept de préemption est usé par le politique, aujourd’hui, et cela en plus dans un sens si guerrier, nous réclamons, comme jadis Aimé Césaire, (…) oui, nous réclamons la licence poétique, et donc, le droit de redéfinir à notre guise, en l’inscrivant dans les logiques tourbillonnantes et parfois si affreuses de l’histoire africaine, et ainsi, de lui insuffler la vision qui est la nôtre : celle d’un écrivain originaire d’Afrique.

Et pourtant cet effort n’est même pas si utile : la préemption est un mot que notre vocabulaire a arraché au commerce, et qui dans son étymologie vient du latin emptio, emption qui veut dire "vendre", dérivé de emptus qui est le participe passé de emere, acheter. Dans son sens classique, préemption veut donc dire : se donner le droit d’acheter quelque chose avant les autres, et plus spécifiquement celui d’acheter un espace du domaine public qui aura été mis à la disposition d’un tiers qui l’occupe ; elle signifie l’acte d’achat exercé sur la base d’un tel droit ; de même, elle signifie la saisie, l’appropriation, ou alors tout simplement, la revendication à l’avance d’une propriété, en même temps que la suspension d’un acte, qui, lui, aurait rendu une telle acquisition impossible.

Le concept est donc dans sa définition même, inscrit dans l’anticipation, qui elle, est bien relevée par le préfixe "pré", marque de l’antériorité, comme on sait. Il signifie donc l’antériorité d’une action, dont l’implication est le différemment, ou la suspension d’une autre : d’un achat ; d’une acquisition. C’est vrai que la langue française n’a pas un usage extensif de ce mot qui y est plutôt dans le registre du langage soutenu : du peu usuel ; en anglais cependant, le mot "préemption" se retrouve dans le langage informatique, et signifie l’acte d’interrompre une fonction en marche pour donner quartier libre à une autre ; (…)

Mais c’est surtout que l’histoire de l’Afrique contemporaine s’ouvre de plus en plus devant nous, elle, autant comme un puzzle du désordre, que comme une équation aux variantes déjà connues : un puzzle chaotique parce que personne ne pourra jamais dire, devant la carte de l’Afrique, dans quel pays la catastrophe explosera demain, et aussi, oui, avouons-le, parce que les zones du désordre sont bien plus nombreuses qu’elles l’étaient trois ans après l’indépendance de nos pays ; une équation aux variantes déjà connues, parce qu’il y a très peu de pays dans lesquels toutes les conditions de l’explosion qui a lieu chez le voisin ne sont pas entièrement remplies -nous n’osons pas dire qu’il n’y en a pas, parce qu’il n’est jamais prudent en histoire, et encore moins en littérature, d’être aussi catégorique.

Pourtant, même si relatif, le regard tout comme la plume de l’écrivain ne peuvent pas échapper à cette vision des pulsations qui secouent le continent : celui-ci peut avec ses écrits, rechercher le beau (…) il peut aussi, l’écrivain, confronter le monstre et, dans le moment de son écriture, se battre avec mille diables pour trouver la phrase capable de dire l’Indicible (…) il peut également suivre les catastrophes avec une conscience perpétuellement en irruption, en permanence indigné -et c’est ici que nous retrouvons le combattant, l’écrivain-militant, à qui il est bien légitime, à un moment de demander pourquoi il a laissé tomber sa plume, même si sa figure illumine encore les lettres africaines de nos écrivains les plus originaux et courageux…

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