Deux associations viennent de lui adresser des correspondances à cet effet.
Parfait Tabapsi (Stagiaire)
Ils sont quelques uns à n’avoir pas attendu le début de l’année comme c’est la coutume pour adresser les vœux au président de la république. Des vœux dont le destinataire saura apprécier la qualité dans le florilège qui ne manquera sans doute pas de lui parvenir.
" De nos jours au Cameroun, comme vous êtes sans l’ignorer, c’est dans la couche des personnes handicapées que le taux d’analphabétisme le plus élevé, le seuil de pauvreté jamais atteint et le taux de chômage jamais égalé ". C’est par ces mots et sans prendre de gants que les handicapés ont porté à l’attention du président de la république les problèmes qui sont les leurs en cette fin d’année. En plus de brosser une situation qu’ils estiment proche de la misère, ils souhaitent " l’engagement personnel " du chef de l’Etat ainsi que sa " volonté manifeste " en vue de voir s’inverser la " situation de maltraitance " dont ils sont l’objet.
S’ils souhaitent l’implication personnelle du président dans la résolution de leurs problèmes, ils reconnaissent cependant que des efforts sont faits par certaines structures pour leur venir en aide, respectant en cela l’article 12 du décret 90/1516 du 26 novembre 1990 qui stipule que : " les entreprises publiques et privées réservent autant que possible aux personnes handicapées les emplois qui leur sont accessibles dans la proportion de 10 à 12% au moins". Ils évoquent le cas de la Caisse nationale de la prévoyance sociale avant de s’interroger sur les raisons qui poussent les autres entreprises à ne pas faire de même alors que la Cnps " ne se porte pas si mal " en le faisant.
En rappel, cette doléance arrive au lendemain de la célébration le 03 décembre dernier de la 16è journée internationale des personnes handicapées dont le thème était " un emploi décent pour les personnes handicapées."
Revalorisation
La Fédération des syndicats de l’enseignement et de la recherche (Feser) pour sa part s’est faite le devoir de rappeler au chef de l’Etat que ces dernières années ont vu la revalorisation des conditions de vie de certains corps comme les magistrats, les diplomates, les policiers ou les fonctionnaires de l’administration pénitentiaire, alors même que " le statut des enseignants promulgué depuis l’an 2000 reste sans textes d’application ". Bien pire, la Feser relève à son attention ce qu’elle qualifie d’" iniquité " à savoir que dans la fonction publique, " à indices égaux ne correspondent pas nécessairement des salaires indiciaires identiques ". Puis elle évoque la série de correspondances adressées par ses soins aux ministres en charge de l’éducation, de l’économie, des finances, de la planification et de l’aménagement du territoire ainsi qu’au premier ministre. Des correspondances qui sont restées lettre morte. Et qui l’amène à dire qu’elle " ne peut plus contenir les appels incessants (…) de ses militants à développer des stratégies syndicales (…) pour faire conjurer par les autorités publiques la misère où ils sont plongés depuis bientôt 15 ans. " C’est pour quoi elle sollicite l’intervention du président Biya " pour désamorcer cette tension sociale préjudiciable à la paix, en redonnant aux forces de travail de notre pays un pouvoir d’achat qui leur permette d’étrangler l’inflation. "
